Pour les formats ouverts !

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2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


«Interopérabilité des systèmes ferroviaires transeuropéens»

Communiqué de presse du Conseil des ministres

Les problèmes d'interopérabilité ne seraient que l'apanage du domaine informatique ? Une preuve du contraire, extraite du texte intégral du Conseil des ministres (du jeudi 24 mars 2005, partie « Décrets », gras ajouté) :

Interopérabilité des systèmes ferroviaires transeuropéens

Le ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer a présenté un décret relatif à l’interopérabilité des systèmes ferroviaires transeuropéens conventionnel et à grande vitesse.

Ce décret, qui achève la transposition de la directive 2001/16/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 mars 2001, a pour principal objet de définir les conditions qui doivent être satisfaites pour réaliser, sur le territoire communautaire, l’interopérabilité du système ferroviaire conventionnel. Ce système comprend les lignes du réseau ferroviaire transeuropéen conventionnel et les matériels conçus pour le parcourir.

Le développement de l’interopérabilité ferroviaire contribue à améliorer le marché des déplacements de voyageurs et celui du transport de marchandises et satisfaire les besoins croissants de mobilité en offrant une alternative satisfaisante au transport routier ou aérien.

L'interopérabilité est aussi une condition essentielle dans les domaines non-électroniques. En effet, comment assurer la circulation des trains dans différents pays sans avoir des caractéristiques techniques communes (voie ferrée, alimentation électrique, signalisation,...) ? Pour cela, les spécifications techniques doivent être identiques, donc diffusées et utilisables sans contrainte : elles sont à des formats ouverts.

On n'imagine pas qu'un brevet à propos de l'écartement des rails oblige à payer des droits pour chaque kilomètre de voie. Pourtant, dans les domaines utilisant l'informatique, des brevets de ce type, placés dans les programmes, pourraient s'appliquer en Europe en cas de décision du Parlement européen.

Source et liens :

[Rappel : En cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le mot ordinateur a un format ouvert

Terme protégé ou librement utilisable ?

Le 20 mars est la Journée internationale de la Francophonie, dans le cadre de la Semaine de la Francophonie, dont le thème cette année est « Le français, langue de l'aventure scientifique». Dix mots liés aux sciences ont été retenus, dont le mot ordinateur.

L'histoire de ce mot est très intéressante, y compris en regard des formats : il a été créé en avril 1955 par Jacques Perret, professeur de philologie latine à la Sorbonne. Il s'agissait d'une demande d'IBM pour avoir un terme français afin de désigner ses nouvelles machines électroniques de traitement de l'information (les Electronic Data Processing System ou EDPS). Le terme ordinateur fut retenu par la société, protégé au début par IBM France qui suite au succès le mit dans le domaine public. Il a donc 50 ans.

Mais où apparaissent les formats ouverts ou fermés ? Ordinateur est un véritable nom commun, pas une marque ou un terme déposé. Donc son utilisation est totalement libre, sans aucune contrainte particulière : le format est ouvert.

En revanche, ce n'est pas le cas par exemple des termes Ray Ban, Rolls Royce, bic, caddie, frigidaire ou walkman. Du fait de leur succès, tous sont passés dans la langue courante. Mais ce sont des marques ou des noms déposés. Pour les deux premiers, avec encore cette connotation en tant que noms propres de sociétés, pour les quatre derniers le succès les a fait admettre comme noms communs. Mais en fait leur format est plus fermé : les utilisations, notamment commerciales, ne sont pas possibles sans autorisations des propriétaires.

Dans le domaine non-électronique, les langues (vivantes ou mortes) et les mots connaissent aussi des problèmes de formats.

Sources et liens :

[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Le format ouvert et fermé des langues

Les langues ont des formats ouverts... et aussi fermés
Des formats ouverts... le cas général

Du 17 au 24 mars se déroule la Semaine de la Francophonie, avec diverses manifestations pour fêter et faire la promotion de la langue française. Avec aussi le 20 mars, Journée internationale de la Francophonie.

Les langues vivantes (comme le français actuel ou passé avec l'ancien français), ou les langues anciennes (les classiques latin et grec), avec leurs dictionnaires, leurs grammaires et autres documents qui en expliquent le fonctionnement et les règles, ont un format ouvert : en effet, ces informations, disponibles et utilisables, rendent la langue connue et claire.

Cela suppose donc que les informations sur la langue existent. Sans dictionnaire, sans grammaire, sans documents dans une langue, impossible de la comprendre (comme en informatique lorsqu'on ne dispose pas des DTD ou des Schema pour le XML) : le format est alors fermé, on a des signes sans en comprendre le sens.

Des formats fermés... trois cas

Dans le cas des langues uniquement orales, la disparition des dernières personnes l'utilisant entraine la fin de la langue. Et pour les langues encore non-déchiffrées car on ne dispose pas des clés pour les comprendre, le mystère demeure.

Enfin, il faut signaler que parfois, même des langues parfaitement connues, et donc à des formats ouverts, peuvent devenir difficilement compréhensibles malgré l'utilisation de termes assez communs :

  • il en est souvent ainsi du jargon administratif, au point par exemple d'avoir en France un Comité de simplification du langage administratif (COSLA), créé en juillet 2001, et qui est à l’origine d'un dictionnaire de 3000 mots de l’administration, traduits en langage clair, le « Petit Décodeur », publié le 17 février dernier ;
  • cela se rencontre aussi pour décrire des actes que les auteurs ne souhaitent pas vraiment dénommer comme il se devrait : les cas sont hélas nombreux, comme par exemple les termes qui étaient utilisés par le régime nazi. Cela a été remarquablement mis en lumière dans le journal tenu de 1933 à 1945 par Victor Klemperer, professeur à l'université de Dresde, le LTI, Lingua Tertiii Imperii (La langue du troisième Reich). Il a noté comment la langue parlée par les nazis est « adoptée par tout le monde de façon mécanique et inconsciente comme un poison qu'on avale à petites doses sans s'en rendre compte. » Un documentaire sur ce sujet, La langue ne ment pas, réalisé par Stan Neumann, a été diffusé par ARTE le 15 novembre 2004.
Sources et liens :

[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]

Sous le capot, des formats bien fermés

Comment l'électronique et l'informatique verrouillent le marché automobile

L'électronique, voilà l'ennemi. C'est elle qui oblige de plus en plus les petits garages à se limiter aux simples services, comme les changements de plaquettes de frein ou de pneus. Un coup de chiffon et hue cocotte. Mais il n'est plus question de toucher au moteur ! Pièces superficielles mises à part, le cœur technologique n'est plus accessible que par informatique, une informatique spécifique à chaque marque et valable pour elle uniquement.

Cette description met bien en évidence la part de plus en plus importante de l'informatique et de l'électronique dans les voitures actuelles. En conséquence, le garagiste doit avoir le matériel adéquat pour effectuer les vérifications, les réglages, les réparations. Du matériel propre à chaque marque du fait du format des données ou du format du matériel comme les câbles. Là aussi, comme en musique, il s'agit de verrouiller le marché : une marque et seul le réseau de garages de cette marque pour entretenir ces voitures.

Auparavant, les garages pouvaient s'occuper de toutes les voitures : on pouvait parler d'interopérabilité et de formats ouverts (un carburateur, une boite de vitesse ou un pot échappement étaient presque indentiques pour toutes les marques). Désormais, dans ce domaine a priori non-électronique, formats fermés et verrouillage via l'électronique et l'informatiques sont de mise. Le slogan « Qui mieux que Tauto peut s'occuper de votre Tauto ? » n'est finalement qu'une illustration de la guerre des formats, en automobile aussi.

Sources et liens :

[Rappel : le contenu de ce site est menacé. En effet, en cas de vote favorable sur les brevets logiciels au Parlement européen, des fonctionnalités triviales (comme utiliser une base de données pour un site Web, ou la barre de progression) qui sont déjà brevetées ailleurs, seront valables en Europe si elles ont été acceptées par l'OEB. Avec le risque d'en voir d'autres brevetées. Cela pourra signifier des droits à payer pour les utiliser. Ce qui ne sera pas possible pour ce site, ni pour beaucoup d'autres, y compris ceux de sociétés.]