Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1685 articles en ligne, dont 32 pour le mois de septembre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Le format des billets aux guichets

Carte Navigo ou coupon papier ?

Le 17 décembre, la carte à puce de transport Navigo fit parler d'elle : en effet la RATP a annoncé que pour garder l'anonymat concernant son utilisateur et ses déplacements, elle comptait demander 5 euros. La CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) a dénoncé cette volonté :

« Chaque fois que l'on met en place un système de carte à puce qui permet de tracer des déplacements, il faut proposer aux gens une alternative, qui est l'alternative de l'anonymat. Cette alternative doit être gratuite », a affirmé sur France-Info vendredi 17 décembre Christophe Pallez, secrétaire général de la CNIL, qui s'insurge contre le fait qu'il faille payer pour rester anonyme. (Source : Nouvel Observateur).

Le coupon papier avec sa piste magnétique ne transmet pas d'informations concernant les déplacements (lieux exacts, heures précises) et ne contient pas de données personnelles (il comporte seulement éventuellement un numéro correspondant à la carte nominative de l'utilisateur).

Un autre aspect lié aux formats est à signaler : l'équipement des guichets. En effet certains ne sont plus utilisables qu'avec la carte Navigo, estampillés alors « Réservé Navigo ». Impossible d'y faire passer les coupons papier, le dispositif physique n'est plus en place. Avec un nombre de ces guichets éventuellement savamment dosé pour être légèrement supérieur à ceux des guichets pour coupon papier, on peut inciter à trouver plus intéressant de passer à Navigo. Jusqu'à ne plus avoir que ces guichets ? De l'importance du format physique accepté ici aux guichets : même s'il ne concerne pas les formats ouverts de fichiers, il illustre tout de même l'importance des formats dans le domaine non-électronique.

Sources et liens :

  • Sur le site de la RATP, structure à fonds publics, http://www.ratp.fr, vous trouverez des informations sur la carte Navigo. Mais comme pour le site de la célèbre marque S. (société privée), créer un lien sans autorisation est contraire à la politique du site de la RATP :

« Liens hypertextes - Les utilisateurs du site de la RATP ne peuvent mettre en place de liens hypertextes en direction du site susvisé sans l'autorisation expresse et préalable de la RATP. » (Gras ajouté. Source : page http://www.ratp.fr/corpo/mentions.html, lien contraire aussi à la politique du site, car aucune autorisation reçue, car aucune demande formulée : le lien hypertexte à la base du Web doit rester ouvert).

Mise à jour : un article de Estelle Dumout, ZDNet France, le 28 décembre, Cartes Navigo: cinq euros pour ne pas figurer dans un fichier commercial, http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39195591,00.htm

Attention, « Seul le prononcé fait foi » !

Format oral ou format écrit ?

Le 10 décembre, le Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, François Fillon, prononçait un discours. Il donnait le nom de « Résidence Jean-Zay » au Foyer des lycéennes à Paris, à l'occasion du centième anniversaire de la naissance de Jean Zay, ministre de l’éducation nationale et des beaux-arts en 1936 à 1939.

Le discours du Ministre est disponible en ligne. Mais la page du discours indique que cette disponibilité est particulière... En effet on lit en début de page : « Seul le prononcé fait foi ». Après le « Seul l'écrit fait foi » du juridique, voici donc son contraire.

En d'autres termes, le format écrit, le format des lois, des choses qui restent, se voit ici récusé : le format oral, celui qui s'envole, est le seul valable. Le texte fourni n'est finalement là qu'à titre indicatif, sous réserve de ce qui a été plus ou moins changé lors de l'allocution, uniquement disponible sur un éventuel enregistrement sonore.

Ce rôle secondaire inhabituel de l'écrit soulève quelques questions :

  • remet-on encore un dossier de presse avec le discours écrit ?
  • quelle valeur accorder à un texte en ligne dont le contenu peut être différent de ce qui a été prononcé ?
  • comment savoir exactement ce qui a été dit si aucune trace au moins sonore n'est disponible ?

Les réponses possibles sont sans doute de laisser ainsi toute liberté au Ministre de modifier son texte préparé à l'avance en fonction des situations (contraintes de temps, volonté de développer un point,...). Et il ne s'agit pas d'une retranscription, sans aucun doute plus longue à établir et plus couteuse. Mais comment constituer des archives exactes des discours si aucune trace sonore (prise en direct lors du « prononcé ») ou écrite (a posteriori et validée) n'est disponible ?

Le format écrit, format plutôt ouvert, se mettant en retrait par écrit au bénéfice du format oral, malheureusement non disponible, cela est assez inhabituel.

Sources et liens :

Un format du beau ?

Deux émissions sur les plus belles femmes

Le 9 novembre, émission de télévision « La plus belle femme du monde ». Et ce 4 décembre, « Miss France 2005 ». Dans les deux cas, indépendamment du sujet et de la chaîne, il y eut choix et classsement. Avec des critères subjectifs. Avec aussi l'expression de certains canons de beauté, de standards esthétiques propres à notre époque et à notre société. Il est intéressant de relever que la première émission devait être consacrée au départ aux femmes les plus populaires, mais que les résulats ne semblaient pas concerner des personnes aussi télégéniques que les plus belles du monde et attirer ainsi les téléspectateurs.

Finalement, dans ce domaine non-électronique, les standards, canons ou autre normes en vigueur sont en quelque sorte des formats convenus, parfois plus ou moins acceptés et plus ou moins forts, pour bien « passer ». Un format qui se trouve dans les expressions péjoratives « formaté », « pas dans les normes » ou « pas standard ». Et qui se retrouve dans le fameux habit qui ne fait pas le moine, mais qui aide à se faire passer pour : le format costume-cravate fait souvent plus sérieux que les autres formats vestimentaires. Avec toutes les dérives possibles, passées ou pas, de vouloir faire rentrer les gens dans un soit-disant bon format. Le problème des formats n'est pas qu'électronique, même si celui des formats ouverts ne se posent pas de la même manière ici.

Sources et liens :