Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1659 articles en ligne, dont 6 pour le mois de septembre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Comment évoluer ? Avec les standards ouverts !

POP vient compléter GMail

En avril 2004, Google annonçait le lancement de Google Mail Beta, futur service GMail, un webmail, avec une capacité de 1 gigaoctets de stockage.

Au lancement, le mode de suivi (écriture, lecture, recherche) des courriels était la consultation en ligne depuis un navigateur, selon le principe du webmail. Il y eut aussi la possibilité de faire suivre les courriels reçus à une autre adresse.

Mais cela n'était pas complet : il n'était pas possible de récupérer ses courriels dans un logiciel de messagerie. Mais quel logiciel de messagerie ? Un seul ? Deux ? Et lesquels ? Tous !

En effet, les logiciels de messagerie (par exemple les Eudora, Outlook, Mail, Sylpheed, Kmail, Mozilla Messenger ou Thunderbird) s'appuient en fait sur les standards ouverts de la messagerie : pour l'envoi (SMTP), la réception (POP, IMAP) et les messages au format texte. Comme ils sont ouverts, inutiles de penser à un seul en particulier : en respectant les normes ouvertes, chaque logiciel les employant est utilisable.

Ainsi, Google a annoncé la disponibilité prochaine du protocole ouvert POP (Post Office Protocol) pour récupérer ses courriels dans les logiciels de messagerie. Le service proposé s'enrichit ainsi facilement grâce aux standards ouverts.

Sources et liens :

Le lien hypertexte : un format à garder ouvert

La politique de liens suivant les sites du service public

A l'occasion du 11 novembre, un site mérite d'être cité, riche et complet : Chemins de mémoire, à la découverte des hauts lieux de mémoire français, de la Direction de la mémoire du patrimoine et des archives (DMPA), dont l'adresse Web est www.cheminsdememoire.gouv.fr.

Normalement, il devrait y avoir un lien hypertexte permettant de cliquer sur l'adresse ci-dessus afin de se rendre sur le site www.cheminsdememoire.gouv.fr. Cette possibilité est la base même du Web.

Mais cela n'est pas le cas, car cela n'est pas autorisé par le site : en effet, on peut lire

Les utilisateurs et visiteurs du site Internet ne peuvent mettre en place un hyper lien en direction de ce site sans l'autorisation expresse et préalable de la Direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives. Dans l'hypothèse où un utilisateur ou visiteur souhaiterait mettre en place un hyper lien en direction du site Internet de la Direction de la Mémoire du Patrimoine et des Archives, il lui appartiendra d'adresser un courrier électronique accessible sur le site ou un courrier simple afin de formuler sa demande de mise en place d'un hyper lien.
(Sources : Informations légales du site, point 4, page http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/index.php?idLang=fr)

Cette situation a déjà hélas été rencontrée pour le site jes Jeux Olympiques d'Athènes 2004, ou encore pour les sites Nespresso ou Tassimo.

Mais le site www.cheminsdememoire.gouv.fr est un site de service public. Or quand on prend d'autres sites institutionnels publics, on ne trouve pas tout à fait la même approche des liens amenant au site.

Site de l'Elysée : www.elysee.fr Rien n'est indiqué à ce jour, donc lien possible a priori.

Site du Premier Ministre : www.premier-ministre.gouv.fr

Le site du Premier ministre autorise tout site Internet ou tout autre support à le citer ou à mettre en place un lien hypertexte pointant vers son contenu. L’autorisation de mise en place d’un lien est valable pour tout support, à l’exception de ceux diffusant des informations à caractère polémique, pornographique, xénophobe ou pouvant, dans une plus large mesure porter atteinte à la sensibilité du plus grand nombre.
(Source : le point 3 de la page http://www.premier-ministre.gouv.fr/info_editeur/information_editeur_350/droit_auteur_reprise_contenu_50778.html)

Site de l'Assemblée nationale : www.assemblee-nationale.fr

L'établissement de liens hypertextes est autorisé, à condition de mentionner le nom et l’adresse du site de l’Assemblée nationale (www.assemblee-nationale.fr) et sous réserve des droits attachés à l’iconographie. Ces liens ne doivent cependant pas être utilisés à des fins commerciales ou publicitaires. Il est possible d’utiliser le logo du site pour illustrer le lien. Les services de l’Assemblée nationale, tout en s’efforçant de maintenir la stabilité des liens figurant sur son site, ne peuvent totalement la garantir.
(Source : point 7 de http://www.assemblee-nationale.fr/faq.asp)

Site du Sénat : www.senat.fr

L'établissement de liens hypertextes est autorisé, à condition de mentionner le nom et l'adresse du site du Sénat et sous réserve des droits attachés à l'iconographie. Ces liens ne doivent cependant pas être utilisés à des fins commerciales ou publicitaires.
(Source : point 9 de http://senat.fr/sidt.html)

Le format du lien hypertexte est un format ouvert simple et rapide à mettre en place : il faut souhaiter que l'ensemble des sites, dont ceux du service public, continuent de permettre de circuler de manière aussi simple et interopérable que ce que les créateurs du Web et le W3C ont mis en place il y a 10 ans.

Mise à jour 1

Deux autres sites autour du thème du 11 novembre et de de www.cheminsdememoire.gouv.fr sont à signaler :

réalisés par le Secrétariat général pour l'administration (SGA) du Ministère de la Défense. Pour chacun, les liens hypertexte ne sont pas cités comme soumis à demande ou autorisés, rien n'est indiqué : c'est la situation par défaut de l'énorme majorité des sites, qui existent d'autant plus (notamment dans les moteurs de recherche) que des liens pointent vers eux.

Enfin, lorsqu'il y a des précisions concernant les liens, c'est presque toujours pour signaler qu'il n'y a pas de responsabilité du contenu des sites qui pointent vers le site (lien entrant) ou sur lesquels on peut aller (lien sortant). Et que le lien entrant ne doit pas être avec un contenu contraire à la loi. C'est certainement ce qui est souhaitable et logique, en permettant ainsi de pleinement tirer partie de la puissance des liens hypertextes à la base du Web.

Mise à jour 2

Le site du Mémorial du Chemin des Dames, www.chemindesdames.fr, édité par le Conseil Général de l'Aisne, donne dans ses mentions légales :

Liens : L'utilisation de liens pointant vers l'une des pages du site www.chemindesdames.fr même partiellement, est soumise à certaines conditions : Sont autorisés sans formalité préalable : les liens hypertextes vers le site site www.chemindesdames.fr, les liens images vers le site www.chemindesdames.fr

Le navigateur, ce «pas grand chose» ?

Un cadre de Microsoft traite de façon originale les navigateurs

Le chat d'Olivier Ezratty a donné lieu à déjà traiter des «standards d'interopérabilité» et de comment connecter des systèmes hétérogènes. Un autre point mérite attention dans ses déclarations : le navigateur Web. Car le navigateur est un logiciel clé d'accès à l'information dont le fonctionnement repose sur les standards ouverts établis par le W3C depuis 10 ans.

Question : Y aura-t-il une nouvelle version d'Internet Explorer dans Longhorn ? Si oui, que pensez vous de l'avancée des parts du marchés de Mozilla ?

La réponse et les commentaires :

On vient de sortir une nouvelle version avec celle qui est dans le SP2 de Windows XP (avec pop up blocker, sécurité améliorée, etc).

La dernière version de Internet Explorer (IE6) n'est disponible que pour Windows XP SP2. Mais sans la navigation par onglets. Pour les autres versions de Windows (de 95 à 2000 en passant par Me), arrêt du logiciel.

La prochaine pour l'instant est celle qui sera dans Longhorn.

Donc en 2006. Donc dans longtemps pour implémenter les technologies ouvertes du Web qui ne manqueront pas d'apparaître ou d'évoluer d'ici là (comme la voix en SSML, les formulaires en XForms, le XHTML en modules).

Je ne connais pas les parts de marché de Mozilla et Firefox.

Pourtant la couverture presse est plus qu'importante en ce moment (et va continuer...) et parle de parts de marché entre 4 et 12%, qui diffèrent suivant les types de public de sites, mais disent tout de même que la part de Mozilla et Firefox augmente de façon significative, avec recul d'Internet Explorer. Ou alors c'est une manière de minimer ce phénomène de concurrence.

Sur Windows, il y a toujours eu une très grande diversité d'outils tiers utilisés et cela ne me choque pas qu'il y ait une diversité d'usage dans les navigateurs Internet.

Les outils tiers est une expression déjà utilisée dans la communication de Microsof pour parler des raisons des problèmes de sécurité de Windows... Pourtant ce n'est pas la sécurité de Firefox qui est un point fable... ni qui le sera au vu de la réactivité. Quant à la diversité qui ne choque pas, heureusement !

Ce ne sont que des outils de rendering HTML et pas grand chose de plus.

Cette affirmation minimise plus que fortement l'importance du navigateur ! Presque un déni du travail des équipes d'Internet Explorer. En contradiction avec les déclarations de Microsoft à propos d'Internet Explorer sur son site : il «vous ouvre les portes du Web», il assure confidentialité, fiabilité et souplesse, il travaille de pair Windows XP. Et cela revient à nier les Web services... qui passent par l'utilisation d'un navigateur. Quant aux 31 Mo zippés du code source de Firefox, ce n'est pas rien !

Ils s'appuient d'ailleurs grandement sur l'infrastructure réseau de Windows pour fonctionner.

Ce ne sont pas tout simplement les protocoles ouverts Internet (TCP/IP, HTTP,...) qui permettent au navigateur de fonctionner ? Ou du moins par l'intégration de ces protocoles ouverts dans Windows, qui ne fait alors qu'en disposer.

Finalement, les choses pour Internet Explorer et son futur (après la version 6 exclusive à XP SP2) ne sont pas aussi clairement exposées, y compris par d'autres cadres de Microsoft, comme récemment Cyril Voisin. On en viendrait même à se demander si Microsoft aime Internet avec ses standards ouverts comme développé dans l'article Le navigateur en tant que plate-forme.

Sources et liens :

Le format ouvert le plus utilisé au monde...

...mais quelle évolution envisager ?

Le nombre incroyablement élevé de pages Web en ligne et le nombre colossal de courriers électronqiues qui circulent sur le réseau Internet font que leurs formats et leurs protocoles sont parmi les plus utilisés.

Que ce soit pour les courriels ou pour le Web, les formats et les protocoles concernés sont ouverts, gage entre autres d'interopérabilité. Il en est donc ainsi pour Internet en général avec TCP/IP ; pour le Web avec le format HTML et le protocole http ; pour le courriel avec les protocoles SMTP, IMPAP ou POP et le format texte.

Pour ce qui est des messages électroniques, un fléau sévit depuis quelques temps : le spam ou pourriels, ces messages non-sollicités qui vantent tout et n'importe quoi. Comment ne pas subir le spam en tant qu'internaute ? C'est-à-dire ne pas avoir à le lire mais l'éliminer automatiquement de sa boite ? Avec des outils comme les filtres bayesiens, puissants et efficaces, présents dans les logiciels de messagerie comme Mozilla ou Thunderbird. Ou avec un logiciel comme SpamAssassin.

Mais cela peut ne pas être suffisant : alors comment tenter d'éliminer la circulation du spam sur le réseau Internet afin qu'il ne soit plus à en utiliser une partie des ressources ? En remontant à la source, donc au niveau des envois : c'est en tout cas une approche possible. Avec une authentification de l'expéditeur lors de l'envoi : c'est la solution mise en avant par Microsoft avec sa technologie Sender ID. Celle-ci a été présentée à l'IETF, instance technique d'Internet, pour validation officielle de ce protocole. La décision a été en septembre d'un rejet, notamment du fait d'absence de compatibilité importante et en raison de brevets liés à cette technologie : il ne s'agirait plus du tout alors d'un protocole ouvert.

La technologie est à nouveau proposée à l'IETF par Microsoft, avec le soutien de AOL, qui l'avait retiré en septembre. Mais toujours avec des brevets liés à cette technologie (mais envisagés sans royalties) et avec les objections de structures comme le projet Debian ou la fondation Apache. Il est à souhaiter que les protocoles Internet, dont ceux du courriel, restent ouverts.

Sources et liens :