Pour les formats ouverts !

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Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Le calendrier Google en ligne et les formats

Lancement de Google Calendar : et les formats ?

Le 13 avril 2006 Google a annoncé dans un communiqué de presse [1] le lancement de son nouveau service, Google Calendar [2]. Il s'agit d'un calendrier en ligne, dans la suite des autres services Google comme le Webmail GMail ou la messagerie instantanée Google Talk.

Et encore une fois, la question ELF FOO se pose : « Et Les Formats ? Fermés Ou Ouverts ? » Voyons ce qu'il en est :

  • c'est au format Web, c'est en ligne : cela peut sembler évident, mais encore faut-il le signaler et insister : cette application est un service Web ; et l'outil crucial pour y accéder est donc le navigateur, qui doit être moderne en intégrant les standards ouverts du Web. La guerre des navigateurs a donc bien lieu d'être, avec un Internet Explorer fortement concurrencé par Firefox, et avec Microsoft qui développe aussi sa stratégie de produits et services en ligne comme avec son site Live.com (et par exemple la déclinaison Academic.Live.com)
  • le format utilisé par Google Calendar : il s'agit de « standards ouverts des calendriers pour vous proposer plus de choix pour accéder à votre calendrier » (« Google Calendar uses open calendar standards to give you more choice when it comes to accessing your calendar ») : il s'agit du format iCal ou de fichiers en XML (pas forcément ouvert) selon la page Overview. [3]
  • Google Calendar sait utiliser différents formats : les informations saisies dans d'autres outils y sont-elles prisonnières à cause de formats fermés ? D'après la page Switching to Google Calendar [4] il est possible d'importer les données au format des calendriers de Microsoft Outlook, d'Apple iCal (le logiciel) et de Yahoo! Calendar.

Et pour que Google Calendar soit utilisé par les développeurs, ils doivent disposer des outils pour l'utiliser, les API (Application Programming Interfaces, interfaces de programmation). Et mettre ces API à disposition dans un format technique et juridique ouvert, cela facilite l'adoption et l'utilsiation de l'outil. Google a donc publié ses API de Google Calendar [5].

La stratégie de Google, comme pour Google Talk (basé sur le protocole ouvert Jabber) ou pour GMail (avec le protocole ouvert POP3), semble être l'utilisation de formats et protocoles ouverts pour garantir l'indépendance par rapport à l'outil et à la société ainsi que l'interopérabilité. La question qui demeure concerne le format ouvert ou fermé... de sa vie privée, avec les données personnelles confiées aux serveurs de la société qui indexe les informations pour établir un profil fin de ses utilisateurs. Mais ce n'est plus une question technique.

Sources et liens :

Alcatel et le XML

Pendant les fusions, les affaires en XML continuent

Alcatel et Lucent [1], Alcatel et les prestigieux laboratoires Bell [2], Alcatel et Thales [3]... : Alcatel occupe le devant de la scène depuis le 2 avril avec son annonce de fusion avec la société Lucent Technologies (créée en 1995, ancienne AT&T [4]) et les conséquences de cette opération. Cependant, alors que ces informations occupent la une, d'autres éléments sont à signaler pour Alcatel, sous l'angle des formats...

En effet, le 5 avril 2006, Alcatel annonçait dans un communiqué de presse [5] que Genesys [6], sa filiale spécialisée en logiciels pour centres d'appels [7], rachetait la société VoiceGenie [8]. Ces deux sociétés utilisent massivement et ouvertement la technologie XML : plus exactement il s'agit de VoiceXML [9], qui « se destine à la création des dialogues électro-acoustiques soulignant une voix synthétisée, un signal sonore numérisé, la reconnaissance d'une entrée vocale ou d'une tonalité DTMF, l'enregistrement d'une commande vocale, un échange téléphonique ou des conversations à initiative mixte » [10].

Dans un format plus synthétique, VoiceXML permet les interactions entre un utilisateur et un système informatique, et comprend des technologies comme celle basée sur le format SSML (Speech Synthesis Markup Language) publié en septembre 2004.

Voici donc l'exemple d'un industriel majeur qui utilise des standards ouverts dans sa stratégie produits et services, et non pas ses propres formats fermés liés exclusivement à son matériel.

Sources et liens :

Un trio en guerre, puis en paix, avec là aussi des formats

Les ordinateurs MacIntel avec OS X plus Windows XP, et les formats

C'était un trio en guerre, Apple-Intel-Microsoft. Le premier, Apple, n'utilisait pas les puces du deuxième, Intel ; et concurrençait le troisième, Microsoft. Avec maintes piques et critiques : lors de procès ou dans des publicités, Apple attaquait Intel pour ses puces bien plus lentes (comme dans une publicité parodiant les bonhommes Intel) et attaquait Microsoft à propos de Windows (que ce soit pour son interface graphique à son lancement ou encore récemment à propos du retard de Windows Vista).

C'est désormais un trio en paix, au moins en apparence : Apple fabrique désormais des machines avec des microprocesseurs Intel ; et Apple propose Windows sur ses machines !

En effet, juste après avoir passé ses 30 ans (la société à la pomme a été créée le 1er avril 1976, soit le format 3 fois anniversaire des 10 ans), Apple a annoncé [1] le 5 avril la disponibilité d'un logiciel, Boot Camp [2], qui permet aux ordinateurs Apple de dernière génération d'installer Windows (non fourni par Apple) et ensuite de pouvoir utiliser l'un des deux systèmes d'explotation, Mac OS X Tiger 10.4.6 ou Windows XP (Home Edition ou Professional Edition) Service Pack 2. Windows sur Apple, même l'AFP en a parlé en dépêche générale [3].

Alors, cette décision d'Apple, coup de génie gagnant ou trahison absolue ? Suivant l'angle (le format ?) retenu, pessimiste ou optimiste, la réponse diffère ! Toujours est-il qu'Apple propose ainsi ce qui était développé hors de son giron par le site OnMac.net [4], et qui sera intégré dans la prochaine version de Mac OS X 10.5, dénommée Leopard.

Et pour les formats :

  • c'est celui appelé EFI [5] pour le firmware (le logiciel du matériel), « la technologie ultra-moderne, standard de l'industrie » d'Intel, qui n'est pas « le BIOS démodé des années 80 », dans lequel « Windows XP et le prochain Vista sont malheureusement coincés » (on notera le format très marketing du texte...) ;
  • s'ils sont ouverts, il n'y aura pas problème d'exploitation des données.
Sources et liens :