Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1685 articles en ligne, dont 32 pour le mois de septembre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Le nouveau site de l'Élysée : et les formats ?

Sur le site de la Présidence de la République française, on trouve...

Depuis le mercredi 26 septembre 2007, le site Web de l'Élysée propose une nouvelle version. Et les formats sur ce site institutionnel important : ouverts (comme définis dans la loi française) ou pas ? Petit passage en revue en 10 points des formats utilisés et proposés :

  • L'adresse et les rubriques : Elysee.fr, une adresse très logique qui ne change pas [1], avec des adresses des rubriques à un format qui est également très logique : pour la WebTV, c'est elysee.fr/webtv/, pour les photos c'est elysee.fr/photos/.
  • Les coulisses techniques : la technologie du site est du PHP, une technologie au format ouvert, indépendante de tout éditeur ; le système d'exploitation du serveur est Linux avec le logiciel Apache, des logiciels libres, indépendants de tous fournisseurs [2].
  • « L'Elyséethèque » : elle propose discours, photos et reprend l'idée du site Sarkothèque [3] : on voit une image avec 3 pastilles aux noms de « PDF », « Word » et « Jpeg », donc 2 noms de formats et un nom de logiciel ; mais cette partie ne semble proposer que du format ouvert PDF ou des images, alors pourquoi Word, qui a un format fermé dépendant d'un éditeur. Le format bureautique ouvert ODF peut-être, retenu pour le RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité) ?
  • Les videos : elles sont au format Windows Media Player ou Flash Video, des formats fermés ; un peu de Ogg Theora prochainement, un format ouvert de video ?
  • L'habillage graphique : la filiation avec le site de Nicolas Sarkozy candidat (Sarkozy.fr [4]) est évidente au travers de la couleur, de la mis en page ou de la typographie.
  • Les flux RSS : ils sont présent présents, en RSS XML 2.0, un format ouvert.
  • La conformité du site avec le format ouvert HTML/XHTML : le Validator du W3C dit « 13 erreurs », ce qui est peu et facilement améliorable [5].
  • L'accessibilité : la page ne contient que cette mention, « Un soin tout particulier a été pris pour rendre le site Internet de la Présidence de la République accessible au plus grand nombre et plus particulièrement aux personnes ayant un handicap visuel. Toutes les pages du site sont actuellement mises aux normes de codage de l'organisme W3C. Elles seront progressivement mises en conformité avec les recommandations W3C. » [6] Donc un bon point de départ et à suivre.
  • Les archives du site : elles sont disponibles en ligne dans la partie Élyséethèque, du lancement en 1995 jusqu'au 25 septembre 2007.
  • Les liens hypertextes : « Le site de la Présidence de la République autorise la mise en place de liens hypertexte pointant vers ses pages », ce qui est une approche ouverte des liens, « sous réserve de : ne pas utiliser la technique du lien profond, c'est-à-dire que les pages du site www.elysee.fr ne doivent pas être imbriquées à l'intérieur des pages d'un autre site, mais visibles par l'ouverture d'une fenêtre indépendante ; que la source qui pointera grâce à un lien hypertexte directement sur le contenu visé soit précisée. » [7]

On peut établir un lien profond, c'est-à-dire mettre un lien vers une page autre que la page d'accueil (mais en profondeur dans l'arborescence) sans avoir d'imbrication.

Une dernière remarque : dans le formulaire pour Écrire au Président [8], le Thème abordé (19 précis et Autres) ne propose pas comme sujet possible Internet, ni Informatique ni Technologies de l'information et de la communication (ni TIC). Sans doute un oubli qui sera corrigé.

Autres articles à propos du site Elysee.fr sur Formats-Ouverts.org :
Sources et références sur Formats-Ouverts.org :

Et sur Formats-Ouverts.org :

« Guerre des dosettes » pour « capter la clientèle »

Une comparaison entre iPod et machine à café (avec d'autres éléments pour compléter)

Dans le quotidien Le Figaro du 29 septembre, l'article de Florentin Collomp traite des dosettes de café [1]. Sous l'intertitre Pas de standard unique, on lit (gras ajouté) :

Car, comme pour les iPod et autres baladeurs MP3, chacun arrive avec son propre standard destiné à capter la clientèle. « Aucun standard unique ne va s'imposer. Il est souhaitable que le consommateur ait le choix », tempère Roberto Eggs, directeur commercial international de Nespresso.

Voilà bien là un problème de format :

  • un format fermé et propre à une machine à café dans le cas des dosettes ;
  • un format ouvert et valable pour toutes les cafetières.
  • une diversité, certes, mais pas d'interopérabilité (ni d'intercheagiblité) : une machine, une capsule. En cas d'arrêt d'un des parfums, en cas d'arrêt du produit, en cas d'arrêt de la société, dépendance totale.

C'est une illustration parfaite du rôle capital des formats (ici physiques) dans la guerre économique entre les fabricants, que ce soit pour le café ou dans le numérique :

Mais pour le café, la bière ou le savon, les conséquences ne sont pas si graves : il n'y a pas de fichiers créés dans un format fermé qui verrouille. Alors que dans le numérique, c'est son patrimoine qui est menacé...

Autres articles à propos de verrouillage par les formats dans la vie non-numérique :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Dublin Core 2007

Une manifestation annuelle sur les métadonnées

La 7e Conférence internationale Dublin Core s'est tenue du 27 au 31 août 2007 à Singapour [1]. Le sujet en était Application Profiles: Theory and Practice. C'est l'occasion d'échanges et de rencontres entre des chercheurs et des professionnels. C'est aussi l'occasion de traiter de formats ouverts capitaux, ceux des métadonnées Dublin Core et aussi du Web sémantique (avec ontologies ou taxinomies) [2].

Les métadonnées sont les données à propos des données : auteur, date, type de document (texte, photo, son,...) et bien d'autres. Elles sont capitales pour retrouver les informations ou pour l'archivage. Dublin Core est un ensemble de données, qui ont un format ouvert.

La Dublin Core Metadata Initiative (DCMI) [3] est à l'origine de ce format et de cette manifestation. C'est « une organisation ouverte engagée dans le développement de standards de métadonnées en ligne interopérables ».

Les précédentes conférences Dublin Core se sont déroulées à Tokyo (2001), Florence (2002), Seattle (2003), Shanghaï (2004), Madrid (2005) et Manzanillo (Mexique, 2006). L'édition 2008 aura lieu à Berlin, du 22 au 26 septembre.

Autres articles à propos de Dublin Core et des métadonnées sur Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Ces langues qui meurent et qui emportent vos données

Dans le monde des humains... des langues vivantes

Le 26 septembre 2007 est la Journée européenne des langues, pour « sensibiliser aux langues parlées en Europe ». C'est aussi le début de l'examen du texte du projet de loi à propos de l'utilisation de l'anglais comme seule langue pour les brevets en Europe.

Autre coïncidence de date : une étude a été publiée [1] à propos des langues dans le monde. Nombreuses sont celles qui vont mourir, certaines étant plus encore menacées que d'autres suivant les régions du globe.

Une langue peut disparaître avec la dernière personne qui l'utilise, mais cette langue disparaîtra totalement si aucune conservation écrite ou orale n'en aura été effectuée avec aussi les explications de son fonctionnement (grammaire, syntaxe, vocabulaire,...). Sans ces informations, la perte est alors définitive pour tout ce qui était transmis dans cette langue : ses connaissances, ses traditions, son histoire. En un mot, son patrimoine.

Dans le monde du numérique... des langues électroniques

Vous utilisez de nombreuses langues, sans le savoir et sans même les parler ! Et c'est pourquoi votre musique, vos textes, vos photos et plus généralement vos documents numériques sont menacés.

En effet, quand vous utilisez des outils numériques ou électroniques (agenda, ordinateur, appareil photo,...), les informations que vous enregistrez ont une langue : leur format. Il y a ainsi des formats pour la video, pour la musique, pour les textes, pour les photos, pour les tableaux de calcul (et dans bien d'autres domaines) : toutes ces langues sont omniprésentes dans notre vie numérique.

Mais ces formats peuvent eux aussi disparaître, sans savoir comment fonctionnait cette langue numérique qui contenait vos données. C'est le danger des formats fermé, très présents, et qui sont établis par un seul fabricant.

La société qui établit le format peut changer de version, l'abandonner ou même disparaître. Une fois le format fermé disparu, il est très difficile voire impossible d'utiliser encore ses données. A contrario, les formats ouverts permettent d'éviter ces dangers, car la langue est connue.

Calendrier : la prochaine disparition importante de langue numérique est programmée pour 2008. Elle concerne les enregistrements en ATRAC, le format audio fermé de Sony (sauf si Sony décide de l'ouvrir). Si vous avez des documents à ce format...

Autres articles sur les langues sur Formats-Ouverts.org :
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

1300e article et 17 points : c'est ouvert

Selon vous : il manquerait..., il faudrait...

Cela fait donc 1300 articles sur Formats-Ouverts.org (FOo)... ou treize cents en l'écrivant autrement (ah ces formats). C'est un (petit) cap, après celui des 1000 articles en décembre 2006 ou celui des 3 ans en juillet dernier (la série des cents avec le 1200e, le 1100e... et les anniversaires sont regroupés dans la page Coulisses et historique).

Cet article porte sur la vie du site, mais sans statistiques ni palmarès comme les 1er de chaque mois. Il ne s'agit pas d'un sondage sur les lecteurs et lectrices de Formats-Ouverts.org, mais l'idée est tout de même d'essayer d'améliorer le site.

Vous trouverez donc ci-dessous une liste de mes petites notes (ah ce beau mot de notule) à propos du site : questions, idées, améliorations, pistes...

Si vous souhaitez réagir à la liste, proposer des idées, alors les commentaires sont là, ou alors les courriels à contact chez formats-ouverts.org (constructifs dans chaque cas, merci).

Questions, remarques, pistes (numérotées mais sans ordre d'importance)

FOo est un site Web de type blog, avec en moyenne un peu plus de 1 article par jour, lancé le 1er juillet 2004, à propos des formats (et des standards) au sens large, ouverts ou pas ; le site est tenu sur temps libre (!).

  1. Les articles sont trop longs
  2. Les références détaillées en fin d'article sont-elles utiles et utilisées ?
  3. Les liens internes servent-ils ?
  4. Il faut vraiment autre chose que du texte : images, photos, schémas, video, son
  5. La charte graphique repousse
  6. Et à quand un beau logo ?
  7. Quelle licence pour empêcher le verrouillage notamment du droit des bases de données
  8. Publier plus souvent des choses brèves est-il suffisant ? Car chaque jour depuis plus de 3 ans les sujets relevés sont très nombreux...
  9. Qu'est-ce qui est le plus lu ?
  10. Il n'y a pas assez de sujets d'actualité
  11. Les Notules express en tête de page sont pertinentes !
  12. Qu'est-ce qu'il n'y a pas techniquement sur FOo et qui est présent sur d'autres sites ?
  13. Il faudrait ajouter...
  14. Mettre de la publicité et/ou des sponsors ? -Et vous êtes investisseur et vous voulez tout racheter- ;-)
  15. Le style des articles est trop souvent le même (le format de FOo, formaté...)
  16. Une blogroll serait bien pour mieux suivre l'actualité
  17. Mon article préféré est...

Voilà pour ma liste, à vous les claviers si vous le souhaitez, c'est ouvert.

Télescopage du 26 septembre 2007

Quand le projet de loi rencontre la Journée européenne : une seule langue contre plusieurs...

Il est parfois des clins d'œil le même jour... Ainsi, le 26 septembre 2007, un mercredi :

  • est la « Journée européenne des langues », manifestation annuelle dans des pays membres du Conseil de l'Europe [1] ;
  • est le premier jour de discussion en séance publique à l'Assemblée nationale du « Projet de loi autorisant la ratification de l'acte portant révision de la convention sur la délivrance de brevets européen. » [2].

Citations qui se télescopent (gras ajouté) :

Les objectifs de la journée européenne des langues sont : attirer l'attention du public sur l'importance de l'apprentissage des langues, les sensibiliser à toutes les langues parlées en Europe et encourager l'apprentissage des langues tout au long de la vie. [1]

Article 14 - Langues de l’Office européen des brevets, des demandes de brevet européen et d’autres pièces - Les langues officielles de l’Office européen des brevets sont l’allemand, l’anglais et le français. - Les personnes physiques et morales [...] peuvent déposer, dans une langue officielle [...]. [2].

D'un côté, « les langues parlées en Europe » (mais il s'agit de « sensibiliser »...) et de l'autre « une langue officielle », qui sera sans nul doute l'anglais. Donc un seul format. C'est à suivre avec d'autres formes de rédaction à propos de cette information...

Sources et références :

Le format papier, mauvais élève du développement durable ?

Et le format numérique, bon élève du développment durable ? Un communiqué de presse l'avance

Le 25 septembre 2007 (un mardi), début de l'Apple Expo Paris [1]. Cette année, pas de Steve Jobs avec sa keynote (il est venu à Londres la semaine dernière à propos de son « téléphone i » (!)). Pour annoncer la manifestation, il y eut des communiqués de presse, dont celui de mars 2007 [2] : on y lit presque que le format papier c'est mal, et que le numérique c'est bien (les commentaires sont en dessous de la citation en retrait, gras ajouté) :

« Apple Expo 2007 : Une salle de presse 100% numérique »

C'est bien plus juste que d'employer l'erroné digital.

« Tout le monde en parle, Apple Expo le fait ! »

Des formats ouverts ? Continuons.

« Convaincus que nous pouvons tous agir dans le sens du développement durable Apple Expo 2007 ouvrira ses portes cette année, avec l'une des toutes premières salles de presse sans papier en France. »

Donc : développement durable = sans papier. Ah. On aurait pu penser :

« Paris, le 21 mars 2007 La solution, nous l'avons tous pour contribuer au développement durable, mais la mettre en place parfois demande de l'innovation. Le premier rendez-vous des nouvelles technologies et des loisirs numériques en France (46 210 visiteurs en 2006) se devait de montrer l'exemple. »

Voilà la formulation et le format des communiqués de presse : la date, la ville et les bons éléments vocabulaire (premier rendez-vous, développement durable).

« Apple Expo 2007 a décidé de créer une salle de presse sans papier et propose aux journalistes de consulter les communiqués et dossiers de presse du salon sur des supports numérique. Plus de papier, plus de recyclage, plus de gaspillage ! »

Donc : papier = recyclage = gaspillage. Et il n'y aura vraiment aucun papier à l'horizon, petit ou grand, pour écrire une notule, griffroner une idée, faire un brouillon ? Les agendas (papier) ou les carnets (papier), ces assistants personnels non-numériques (PnDA, Personnal non-Digital Assistant) sont interdits ?

« Reed Exhibitions qui lance cette initiative, y associe tous les exposants qui auront la possibilité de communiquer par le biais de supports numériques :DVD, clés USB ou CD. »

Donc : fin des propectus ? fin des dépliants ? fin des fiches descriptives ? fin des cartes de visite ? fin des catalogues ? Ces papiers qui se prennent si facilement et qui se glissent dans la poche (et qui sont jetés, rarement conservés).

Conclusion : il faut donc avoir son ordinateur allumé pour lire le DVD fourni sur un stand (format DVD Rom, Blu-ray Disc ou HD-DVD ?), la clé USB proposée ou les CD remis gracieusement. Mais pas de Wi-fi ? Et qu'y a-t-il exactement sur ces supports ? Et les formats des données sont-ils ouverts et aussi facilement lisibles que les yeux pour le papier ?

Est-il même exact que le papier est moins favorable au développement durable que le numérique ? Chacun nécessite de l'énergie et des matières pour être produit puis recyclé, mais quelle est l'empreinte écologique la moins importante ? Le développement durable est un sujet très important, mais aussi à la mode (le format du moment).

Les manifestations Apple sur Formats-Ouverts.org :
  • Apple Expo Paris 2006
  • Apple Expo Paris 2005
  • Apple Expo Paris 2004
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le smiley : 25 ans d'un format universel et ouvert

Ces petits signes qui signent les phrases sont ouverts

Le smiley, aussi appelé émoticône en français, a 25 ans [1]. Un quart de siècle, comme le CD, avec quelques autres anniversaires techniques (comme la perte des bandes de la NASA ou le Super8) ou non-électroniques (comme Elvis, Vauban, Euler, Fouquet, l'Inde ou Toussaint Louverture).

Mais qu'est-ce qu'un smiley ? C'est par exemple :-) ou ;-) ou :-( pour les 3 plus connus, pour préciser le sens de ses propos : souriant, clin d'œil ou triste.

Ce ne sont que 3 signes non alphabétiques. C'est au format texte, sans image, sans couleur, issu d'une époque où ces simples caractères étaient les seuls outils : pas de courriels en HTML, pas de gif animés dans tous les sens, mais du texte, bien plus léger.

Et quand on voit une image de tête au visage qui sourit ? C'est une transformation, avec l'affichage qui correspond à : et - et )

Et ce format ; + - + ) est totalement ouvert et quasi-universel : la virgule, le trait d'union et les parenthèses sont présents dans toutes les polices de caractère (de l'ASCII à l'Unicode) et utilisables sur tous les ordinateurs et tous les logiciels de lecture de texte.

Simplicité, efficacité, universalité et donc interopérabilité, le smiley avec son format ouvert écrase les dessins, les images animés et autres personnages qui gigotent dans tous les sens.

Sources et liens :

Heroes saison 2 : et les formats ? Toujours pareil...

Les annonces

Les bandeaux publicitaires insérés dans la presse papier du lundi 24 septembre clament :

Ce soir aux Etats-Unis Her(2)es Demain sur TF1Vision

Le site Web de TF1 annonce : « HEROES : PREMIERE MONDIALE La saison 2 sur TF1 Vision Le 25 septembre, découvrez en exclusivité le premier épisode de la saison 2 d'HEROES en VOST, moins de 24 heures après la diffusion américaine ! »

Alors quels sont les formats utilisés pour Heroes saison 2 ? Une première avec une diffusion presque simultanée entre les USA et la France. Il y a le format au sens des caractéristiques connues des feuilletons (comme pour d'autres séries) et les formats numériques de la Video à la demande : quid pour cette VOD ?

La réalité technique

Le site TF1Vision est timide pour commencer. La page d'Aide en ligne indique [1] :

Configuration minimale requise. Notre système est optimisé pour la configuration suivante :

Mais la suite est bien plus claire (gras ajouté) :

  • « Player : lecteur Windows Média uniquement » ;
  • « Navigateur : Internet Explorer uniquement » ;
  • « Type de poste : PC uniquement (notre service ne fonctionne pas sous Mac ou tout autre système d'exploitation) ».

Plus directe et simple serait la formulation : Le site TF1Vision ne fonctionne qu'avec les produits Microsoft.

Verdict

Cela n'est pas nouveau, ni une surprise : comme toute la Video à la demande (VOD), pas de format ouvert sur TF1Vision, comme UniversCine.com, Vodeo, Mk2Video, TF1, Arte, CanalPlay ou FranceTélévision !

Il y avait eu fin juin un maigre espoir : au moment du lancement en France, on lisait que Heroes était la série phénomène du Web. Mais elle n'a pas les formats ouverts du Web. Donc techniquement les Heroes font dans la banalité de la VOD.

Quelles sont les non-recettes du fait de cette configuration technique obligatoire ? Elles existent et ne sont certainement pas négligeables. « Ah si seulement tout le monde avait un seul et même format » doivent se dire les responsables de chaînes (comme une seule et unique chaîne). Mais la diversité existe.

Erreur, il y a un format ouvert : celui de l'adresse des pages Web, avec TF1.fr/heroes et NBC.com/Heroes [2] : c'est une adresse logique, ce qui n'est pas toujours le cas avec les sites Web, donc à signaler pour cela.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le samedi 25 septembre 2004 : 1 article (Sony met du format MP3 dans ses baladeurs)
  • le dimanche 25 septembre 2005 : pas article pour cause de trajet Paris-Ouagadougou
  • le lundi 25 septembre 2006 : 1 article (Les formats ouverts vont élire domicile sur les ordinateurs des députés)

Louverture du 23 août

Une journée internationale importante avec Toussaint Louverture

Il y a 1 mois et 1 jour, nous étions le 23 août 2007 (un jeudi). Ce jour-là avait lieu la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, lancée en 1998 par l'UNESCO. Mais peu d'écho important en France : cela ne devait pas avoir le bon format.

Pourtant, une des figures historiques et symboliques de cette journée est Toussaint Louverture, salué par l'UNESCO [1] :

« François-Domenica Bréda connu aussi sous le nom de Toussaint-Louverture (1743-1803) fut l'un des leaders de la révolution haïtienne, et le premier homme noir qui devint gouverneur d’une colonie. [...] L’année suivante, le 22 août 1791, Toussaint fut un des principaux organisateurs d’une révolte d’esclaves connue comme la révolution haïtienne, la première et unique révolte victorieuse d’esclaves dans l’histoire. ».

Napoléon Bonaparte le fit arrêter et emprisonner en France dans le Fort de Joux : il y mourut le 7 avril 1803. « Le 1er janvier 1804 la colonie devint la première république noire sous le nom d’Haïti. » [2]

Toussaint Louverture (sans apostrophe) : avec un rôle aussi important et un nom aussi symbolique (avancé en politique française, employé en rugby mais aussi très souvent utilisé sur Formats-Ouverts.org), il était normal de lui rendre hommage, et de citer son « Déracinez avec moi l'arbre de l'esclavage ». [3]

Cette édition 2007 donna lieu à l'inauguration du Musée international de l’esclavage à Liverpool dans le cadre des 200 ans de l’abolition de la traite négrière dans l’ancien Empire britannique. [4]

Sources et références :
  • [3] Article Toussaint Louverture, rubrique En vue, journal Les Échos, le 23 août 2007
Et sur Formats-Ouverts.org :

Et si Sony osait sauter le pas de l'ouverture ?

L'ATRAC réattaque si Sony l'ouvre : et pourquoi pas ?

Le 30 août 2007, en pleine saga bureautique, Sony a annoncé le début de la fin du format audio ATRAC [1].

Il s'agit de son format, utilisé par certains de ses appareils (baladeurs, MiniDisc) et par son site de vente de musique en ligne Connect depuis début juillet 2004. La fin du format ATRAC, cela signifie la fin des enregistrements réalisés avec MiniDisc en ATRAC ou la fin des morceaux achetés chez Sony en ATRAC : les fichiers seront inutilisables à terme, plus de matériel, plus de logiciel.

C'est hélas une illustration des dangers d'un format fermé lié à un fabricant (qui peut donc décider de l'arrêter, et qui peut aussi disparaître avec).

Cependant une question peut se poser : et si Sony décidait de mettre le format ATRAC en format ouvert ? La question est simple, la décision peut-être moins, géant oblige, mais la conséquence serait capitale : assurrer la pérennité du format. Ainsi :

  • pour les millions d'utilisateurs amateurs et professionnels, pas de perte des données, pas de migration forcée ;
  • pour le marché, voilà une nouvelle stimulation, un choix supplémentaire parmi les solutions disponibles : diversité et concurrence ;
  • pour Sony, le travail réalisé depuis des années pour élaborer et améliorer ce format ne serait pas perdu (au mieux il sera conservé dans un musée interne du numérique) ;

Des précédents existent, dont l'exemple le plus fort est sans doute le cas de la société Netscape qui a annoncé fin mars 1998 qu'elle mettait en format ouvert les coulisses techniques de son logiciel Netscape Communicator [2]. Avec la réussite que l'on sait : le logiciel Firefox est issu de cette décision. Quant à la structure en charge de continuer de faire vivre le format, cela n'est pas un obstacle (fondation, consortium... les solutions existent).

Cette décision courageuse serait positive d'un point de vue économique et serait inédite en terme de patrimoine numérique et d'archivage électronique.

Cet article en parlait, Sony le fait ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fin des formats de l'été à la télé

Quelques formats estivaux

L'été est fini : dimanche 23 septembre est le début de l'automne. Pour les télévisions, les grilles de rentrée (et de l'année) sont en place depuis début septembre. Les programmes de l'été (avec les séries, reportages, jeux) possédaient des caractéristiques dont on connait les règles et les ingrédients, des formats connus :

  • les émissions de téléréalité de TF1 : un format à succès avec Koh-Lanta (TF1) et sa finale du mardi 11, L'île de la tentation ou encore Secret Story qui proposent des déroulements balisés (il n'en restera qu'un...), leurs formules et leur sujet connu (« Résistera-t-il aux tentatrices ? ») ;
  • la série Lost (TF1) : la saison 3 n'a pas eu les honneurs du samedi soir (le format de choix), mais fut programmé le lundi en deuxième partie de soirée avec 2 épisodes au mélange de fantastique, d'intrigue, de flash-back et de suspens ;
  • la série d'action 24 heures chrono saison 5 (TF1) : une diffusion très nocturne car ses 2 épisodes (dont les 2 derniers le 8 septembre) aux rebondissements terroristes incessants et en temps réel n'avaient pas le bon format pour un horaire moins tardif : plus de minuit le samedi soir (ou plutôt le dimanche matin) ;
  • le divertissement Intervilles (France 3) avec animateurs, vachettes et épreuves physiques déguisés, le concept est un format qui s'exporte et qui est repris sur d'autres chaînes ;
  • la série policière The Shield (France 3) : son heure de passage, le mercredi vers 23h, fait que cette première diffusion sur une chaîne publique pouvait concerner un public plus large que 24 malgré son format constitué d'action musclée et de personnages entiers...
  • la série annoncée comme la vedette, Heroes (TF1) : le format du samedi soir avec une multitude de personnages, du fantastique, de la science-fiction, mais pas autant de résussite ;
  • enfin la série The Nine (France 2) où la France bat les USA ! En effet, le dimanche 12 août à 23h20 était diffusé le 13e et dernier épisode de l'unique saison 1... alors qu'aux États-Unis cette histoire n'avait pas le bon format et a été retirée de l'antenne avant la fin.

Et pour l'été 2008, quels seront les formats vedette ? Les paris sont ouverts, même si plusieurs des émissions ci-dessus seront reconduites. Mais de nouveaux mélanges des recettes à succès et des créations inédites peuvent surgir, les formats étant ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

« Lettre aux éducateurs » : ses formats et 2 questions

Quelle est la police utilisée ? Quel est ce code sur l'enveloppe ?

Le 4 septembre 2007, la Lettre aux éducateurs de Nicolas Sarkozy, Président de la République, a été mis en ligne : il est au format HTML et PDF [1]. Après ces formats électroniques, le format papier a été envoyé :

  • c'est un format 32 pages, au format A5 (21 cm x 14,8 cm) [2] ;
  • d'un point de vue typographique, guillemets français («») et majuscules accentuées sont utilisés (LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE sur l'enveloppe et LETTRE AUX ÉDUCATEURS sur la couverture) ;
  • référence du document : ISBN 13, 978-2-11-006893-4 ;
  • logiciel utilisé pour créer le document : « Adobe InDesign CS2 (4.0.4) » disent les métadonnées du fichier PDF.

2 questions se posent :

  • dans le document, quelle est la police de caractères ? Elle est agréable, avec des ligatures entre les lettres st, ct, ff [3]. La Documentation française (pour la réalisation) et les Journaux officiels (pour l'impression) ont peut-être des réponses entre Optima, Helvetica et Garamond qui sont mentionnées dans les métadonnées.
  • sur l'enveloppe, outre l'adresse postale, que signifient les nombres 33833 et 109, avec un triangle plein et un carré vide entre ces nombres ? Ce n'est pas un code hexadécimal comme dans la lettre de l'UMP en septembre 2005, mais ce n'est pas un format ouvert pour l'instant.

Mise à jour avec réponse :

  • pour la police, le texte est en Adobe Garamond Pro italique (opentype), avec toutes les ligatures activées dans InDesign ; la couverture est en Optima ; le PDF mis en ligne est le fichier de production avec les hirondelles et les lignes d'informations en Helvetica. Merci à la liste GUTenberg [4] (dont Arthur Reutenauer et Thierry Bouche).
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format du rugby et d'autres sports

Gare aux chutes (entre joueurs), gare à la chute (de l'article)

Le rugby (à XV) est un des sujets d'actualité du moment (depuis le 7 septembre et jusqu'au 20 octobre) : on lit un peu partout « Allez au contact » et autres « En France, jamais autant d'hommes ne se feront plaqués en un seul mois. ». C'est aussi un bon format de communication pour les publicitaires... y compris pour des formules à propos des standards ouverts (mais Formats-Ouverts.org n'est pas du tout partenaire mondial ni national ni local de la RWC).

Le rugby à XV (chiffres romains) a ses règles, ses caractéristiques et son univers.

En y regardant de près, et aussi en prenant du recul par rapport aux différents sports, un point ressort : le format de sport collectif... qui est commun au football, au basket-ball, au hand ball, et même au waterpolo, au hockey sur glace ou sur gazon. C'est le match sur un terrain entre les joueurs de 2 formations... avec des engagements physiques, véritables affrontements au sens propre.

Mais à l'opposé de ces sports d'équipe, le format du volley-ball : 2 équipes sur un terrain, où seul le jeu collectif compte, sans aucune intervention ni aide des gestes de contact physique (il y a aussi dans ce cas le bobsleigh à 2 ou 4 et les relais en athlétisme 4 x 100 m et 4 x 400 m, mais c'est tout de même un peu différent). Le volley, un format à part dans les sports collectif ?

Ces lignes sont écrites dans la catégorie humour. Et pendant ce temps-là, Maître Éolas, brillant blogueur et grand fan de rugby, siffle la fin de la partie (humour) avec cet article sur la patrie (des droits de l'homme) [1].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

2 manifestations en Espagne à propos du format ODF

Barcelone : OOoConf 2007 et ODF Camp

Du 19 au 21 septembre se déroule à Barcelone la OpenOffice.org Conference 2007 (OOoConf au format abrégé, et cinquième du nom), à Barcelone. En 2006, cela se déroulait à Lyon. L'occasion de parler du format ouvert ODF, OpenDocument Format, norme OASIS et ISO, utilisé notamment dans la suite OpenOffice.org, et de la guerre des formats bureautiques avec OOXML de Microsoft.

Au milieu de ces 3 jours, le 20 septembre (un jeudi), se tient ODF Camp organisé par l'OASIS. Avec là aussi le format ODF au centre des discussions ainsi que l'interopérabilité.

Sources et références :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le dimanche 19 septembre 2004 : 1 article (Format compatible, format répandu : ne pas confondre)
  • le lundi 19 septembre 2005 : 2 articles (Michel Serre : « Il faut sortir du format » - La ministre de la Défense : « Pour une raison d'interopérabilité »)
  • le mardi 19 septembre 2006 : 1 article (« Pérenniser le document numérique » : séminaire INRIA IST 2006)

Les Échos et son format e-paper

Deux échos sur Les Échos en papier électronique

Le journal économique Les Échos a lancé le 12 septembre 2007 sa version électronique [1]. Pas celle en ligne de son site Web qui existe déjà [2], mais sa version électronique sous le nom de « e-paper ». Questions : de quoi s'agit-il ? et les formats ?

  • le matériel et ses formats : un appareil spécial, le e-Reader, « ultra-fin» (8 mm), format physique de « 18,8 cm x 11,8 » et qui « se glisse dans la poche ou dans le sac à main » (sic)
    • il « sait lire le MP3 », et câble USB « pour actualisation » (ou « Option wireless prochainement »)
  • les contenus et leurs formats : les « Formats Supportés » sont « Format propriétaire SDK. » et « Vos formats .PDF, .TXT, .JPG, .HTML via utilitaire fourni. » [3]

En d'autres termes, le format du journal dans sa version électronique e-paper est au « format propriétaire SDK ». Donc : un appareil, un contenu. Et inversement. C'est un choix, mais cette dépendance forte peut être un frein important, et le format n'est explicitement pas du tout un format ouvert (à l'inverse du TXT, du PDF ou du HTML).

Une autre formulation (et donc un autre format)

Les lignes ci-dessus sont une manière de dire les choses. On peut aussi avancer parmi les différents points que « Le format des données est totalement fermé. On ne peut rien en faire. Ni copier, ni sauver, ni utiliser. Rien. Le contraire de l'ouverture etde l'interopérabilité. » et de conclure à une « inadéquation au marché ». C'est une autre formulation, celle de l'article détaillé de Daniel Glazman [4], qui n'a pas tort, et dont le style (le format) est caractéristique (comme peut-être celui de ces lignes).

Alors, version papier, format Web ou sous forme de e-paper ? L'avenir le dira (flop ou pas ? : voir la capture d'écran de ZDNet faite par Daniel Glazman...). Toujours est-il que le papier consitue un support assez performant et ouvert, et avec des appareils de lecture-yeux (les « reader ») très répandus et une compétence de lire et comprendre (le logiciel) qui équipent de nombreux disques durs-cerveaux (du moins en France, le marché des Échos).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La visioconférence, le tableau numérique et les formats

Pour apprendre l'anglais, visioconférence, et aussi tableau numérique interactif : et leurs formats ?

Le 11 septembe 2007, le ministre de l'éducation nationale Xavier Darcos a annoncé [1] « qu'un dispositif de visioconférence serait installé dans 1 000 écoles primaires d'ici à la rentrée 2008 afin de soutenir l'enseignement précoce de l'anglais ». C'était à l'école Willy-Brandt (chancelier allemand [2] ; il y a parfois comme ça de petits télescopages...) à Élancourt. (Pour les autres langues vivantes à l'école élémentaire, on ne sait).

De plus, un tableau numérique interactif (dénommé aussi tableau blanc interactif) a été utilisé lors d'un cours de conversation anglaise entre un Anglais en direct de Londres et des élèves de CM2 : à partir de janvier 2008, l'utilisation d'un tableau numérique sera « expérimenté dans vingt établissements ».

Appareils de visioconférence, tableau numérique : et les formats ?

En effet, l'utilisation de ces 2 matériels numériques impliquent :

  • des logiciels pour les gérer : seront-ils spécifiques voire exclusifs (que Windows Vista, que Mac OS X) ou installables sur toute plateforme ?
  • des fichiers de données : à quels formats ? Propres aux logiciels spéciaux ou utilisables par d'autres logiciels ?

Si les formats (et les protocoles) sont ouverts, les matériels et les données ne sont pas liés à une seule configuration, il y a le choix. Sinon, c'est comme un jeu de domino, une chaîne qui enchaîne, un élément nouveau qui peut bouleverser tous les autres : changement de logiciel, changement de système d'exploitation, changement de matériel.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Y avait-il un ordinateur dans la pièce ?

Si ordinateur il y a, lequel et avec quels formats de données chez le Président et le Premier ministre

Un ordinateur à l'horizon ? Et si oui, avec quels logiciels et bien sûr avec quels formats utilisés ? Telles sont les questions que pouvaient se poser les 15 et 16 septembre les visiteurs exceptionnels de certains lieux du pouvoir en France, comme l'Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil constitutionnel, l'Hôtel de Matignon [1] ou le Palais de l'Élysée [2].

Pour les députés, ordinateurs il y a, avec des logiciels libres et des formats ouverts pour la XIIIe législature toute proche. Mais pour le Premier ministre et le Président de la République ?

  • pour François Fillon, il occupait presque toute la couverture du Journal du dimanche (JDD en format court [3]) le 1er juillet, photographié de face assis à une table dans une pièce du chateau de Rambouillet, avec un ordinateur portable ouvert devant lui, à travailler en vue de son discours de politique générale du mardi 3 à l'Assemblée nationale. Quel système d'exploitation ? Quel traitement de texte ? D'autres logiciels ? Et des formats ouverts utilisés pour communiquer avec les services des députés ?
  • pour Nicolas Sarkozy, les photos n'en on pas montrés semble-t-il, en tout cas jamais mis en avant notamment sur les couvertures et les photos des principaux journaux, JDD et autres ; quant aux textes, notamment lors des journées du patrimoine, ils mentionnent pour la visite du bureau du Président (une première) photos, stylo, mobilier ou décoration, mais pas d'ordinateur. Certes, le téléphone portable est parfois un mini-ordinateur, et lors de l'université d'été du MEDEF, un des blogeurs invités, Louis Naugès, a parlé de « geek » dans son compte-rendu et à propos de sa photo [4], mais pas de portable apercu (il ne devait pas s'agir d'un Blackberry pour raison de sécurité). Mais il y a déjà la « malette nucléaire », sorte d'ordinateur.

L'ordinateur, prochain objet de communication et de photo, en plus des chemises et des dossiers au format papier sous le bras des hauts responsables ? Ordinateur avec des formats ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le jeudi 16 septembre 2004 : 1 article (La standardisation de la technologie RFID menacée)
  • le vendredi 16 septembre 2005 : 2 articles (Victimes de Katrina, pour vous inscrire, vous devez avoir Internet Explorer - « Quand les standards ouverts comptent vraiment - Le cas Katrina »)
  • le samedi 16 septembre 2006 : 1 article (Ne l'appelez plus interopérabilité, mais dites... : 900e article)

Au cinéma, le format de l'année 2007, c'est le 3 !

La suite de la suite, c'est le format vedette du cinéma 2007 (mais pas toujours avoué)

Quel est le point commun entre les 8 personnages suivants : Alice, Jason Bourne, Danny Ocean, Lee et Parker, Davy Jones, Shrek, Peter Parker ? Ce sont les personnages de 7 films de cinéma dans lesquels ils reviennent en 2007 pour la troisième fois.

On aurait pu penser à 007, avec ses 21 films entre 1962 et 2006, pour être la vedette du cinéma en 2007, mais c'est « le format du 3 » qui devance tout le monde : 7 longs métrages portent ce numéro de série 3.

Mais les titres n'affichent pas forcément ce chiffre... Petit tour d'horizon sur l'art et la manière de le dire (ou pas), avec des formats différents pour un bon marketing et une bonne communication cinématographique voire commerciale :

  • Spider-Man 3, le premier à sortir (le 2 mai) et l'un des 2 seuls à assumer véritablement son chiffre, en l'annoncant clairement [1] ;
  • Rush Hour 3 sera le dernier à sortir le 17 octobre, après le 2 et le sans numéro [2] ;
  • Shrek le troisième : malin, l'ogre évite le numéro et adopte le rang, et en toutes lettres [3] ;
  • Ocean's 13 : tout aussi malin, en commencant à compter à 11 avec Ocean's 11 puis Ocean's 12 qui n'étaient pas le onzième ni le douzième film [4] ;
  • La vengeance dans la peau, sorti le 12 septembre, sans aucune trace du 3, après La mémoire dans la peau et La mort dans la peau ; à noter que le format des titres d'origine en anglais se basent sur le nom du héros, Jason Bourne, joué par Matt Damon (The Bourne Identity, The Bourne Supremacy, The Bourne Ultimatum) [5] ;
  • Pirates des Caraïbes, jusqu'au bout du monde : après le premier le secret du coffre maudit et puis la malédiction du Black Pearl : une petite virgule pour plusieurs mots et un titre au format long [6] ;
  • et enfin Resident Evil: Extinction, prévu pour le 3 octobre, après Resident Evil tout court et Resident Evil: Apocalypse : le format aux 2 points suivi d'un seul mot (sombre) [7].

Ces titres ont des formats ouverts qui obéissent à divers calculs. Ils sont aussi les formulations du moment et sont parfois détournés : ainsi « Fillon's 13 », titre principal du journal Métro du 20 juin 2007, à propos de l'équipe du gouvernement II de François Fillon.

On peut remarquer que le chiffre 3 est ici en numération arabe et non pas le romain III, comme celui de l'Épisode III de La guerre des étoiles (qui en compte 6).

Outre ces 7 « 3 » avoués ou pas, il y eut plus grand encore en 2007 :

  • le « 4 » revendiqué de Die Hard 4 - retour en enfer, le seul en français qui utilise le titre original anglais, Die Hard (alors que les 3 premiers étaient Piège de cristal, 58 minutes pour vivre et Une Journée en enfer) [8] ;
  • le « 5 » écarté de Harry Potter et l'Ordre du Phénix. Pour le livre, c'est un 7 final, avec Harry Potter et les reliques de la sorti cet été en anglais [9] ;
  • le « 6 » final pour Rocky Balboa en janvier 2007, dernier de la saga (qui utilise II, III et IV pour ces titres) [10].

Trouver le bon format pour accrocher, pour créer une identité, la chose est importante.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
  • le mercredi 15 septembre 2004 : 1 article (Sortie de Firefox 1.0, le navigateur respectueux des standards ouverts)
  • le jeudi 15 septembre 2005 : 1 article (Dossier Bibliothèque numérique, européenne ou non)
  • le vendredi 15 septembre 2006 : 1 article (« décider de rester car on a la liberté de partir » et « pouvoir substituer, plus encore qu'avoir l'interopérabilité. »)

Et le patrimoine numérique, il en est où ?

Votre mémoire, notre mémoire, à l'heure du numérique

Les journées européennes du patrimoine se déroulent les 15 et 16 septembre. Cela concerne « l'archéologie et les monuments jusqu'aux biens mobiliers en passant par la photographie, l'étude des savoir-faire, l'identification de nouveaux patrimoines. » indique la une du site portail Culture.fr du Ministère de la culture.

Mais en 2007, le patrimoine est aussi numérique. Un des « nouveaux patrimoines », en pleine explosion. Avec cette question : où en est le patrimoine numérique ?

Il concerne chacun de nous en tant que particulier et aussi toutes les structures publiques ou privées (administrations, services publics, associations, entreprises).

Le patrimoine numérique explose : photos, videos, CD et DVD, morceaux de musique, courriels, cartes géographiques, SMS, podcasts, documents en tous genres... ils sont omniprésents grâce aux différents appareils du quotidien numérique : téléphones, baladeurs, agenda personnel, ordinateurs, téléviseurs, consoles, appareils photo, GPS, camescopes...

Des tombereaux d'informations sont produits, mais peut-être voués à un très numérique tombeau. Car « l'explosion du numérique » peut aussi être prise au sens propre... :

  • les différents types de supports disparaissent (comme les disquettes, petit ou grand format), abandonnés par les industriels pour de nouveaux ;
  • ces support se détériorent eux aussi : un disque dur a une durée de vie limitée, un CD ou un DVD gravé ne l'est pas pour l'éternité ;
  • les appareils pour lire ces supports n'existent plus toujours : sans lecteur le support meurt ;
  • les câbles pour relier les appareils changent, avec une connectique qui modifie ses formes de connexion ;
  • les logiciels peuvent eux aussi cessér : et avec certains, les informations enregistrés sur les supports sont inutilisables sans le seul logiciel (dans une version spéciale) qui va savoir lire les données ; le format fermé de ces données est lié au logiciel, à la vie et surtout à la mort ;
  • les protections numériques utilisées sur certains fichiers (musique, film, bureautique) veulent empêcher certaines utilisations : copie (y compris pour soi), transferts vers un autre appareil. Ces protections menacent les données.

Cette liste, presque une chaîne, possède un point commun : les formats. Ceux des supports et leurs lecteurs, ceux des câbles : ce sont les matériels ; ceux des logiciels et ceux des données : ce sont les fichiers. Pour les données, quand les formats et les protocoles ne sont pas ouverts, l'épée s'abat : documents inexploitables, archives inutiles. Mémoire perdue.

Ainsi, tout en profitant du riche patrimoine lors des 2 journées, il ne faudrait surtout pas oublier le patrimoine numérique, personnel ou pas : à quels formats est-il ? est-il correctement géré ? Il en va de la conservation et de l'archivage de la mémoire qu'il représente. La fête ne doit pas se transformer en deuil.

Quelques exemples :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Journées du patrimoine : et le patrimoine numérique, étape II

Le métier inédit du patrimoine... numérique

Les 15 et 16 septembre, Journées du patrimoine, avec le site Web et le thème 2007 Les métiers du patrimoine (des hommes et des femmes au service des biens culturels) :

La vingt-quatrième édition des Journées européennes du patrimoine est l'occasion de valoriser l'ensemble des métiers qui interviennent dans la connaissance, la protection, la conservation, la restauration et la mise en valeur du patrimoine. [1]

Quels sont ces « métiers du patrimoine » ? Il y en a de très nombreux, dont les conservateurs du patrimoine [2] qui portent le nom le plus proche du sujet. Mais on trouve aussi :

  • des métiers connus : tailleur de pierre, joallier, luthier, verrier, dentellier, typographe au plomb
  • des métiers moins connus : dominotier, gnomoniste, rotinier, gainier, cirier, dinandier [3]
  • des métiers récents : chimistes, cartographes, informaticiens [4]

Qui dit informaticiens, dit formats, car ils sont très présents quand on parle de patrimoine numérique.

Le métier encore sans nom lié aux formats

Le patrimoine numérique est constitué de toutes les informations (textes, images, sons, videos, photos, films, cartes, musique...) conservées sous forme de fichiers informatiques. Ces fichiers ont des formats. Le tout est enregistré sur différents matériels : disquette, disque dur, clé USB, CD, DVD...

Ces fichiers, ces supports et leurs formats sont plus ou moins anciens (à l'échelle numérique, 5 ans est très ancien, 10 ans est antique). C'est là qu'intervient... le métier encore sans nom du patrimoine numérique.

Pour exercer « le métier encore sans nom » il faudra posséder de très bonnes connaissances :

  • en informatique : les logiciels, la programmation, les matériels et leurs formats ;
  • en technologie de l'information et de la communication (TIC) : les télécom', l'électronique et leurs formats ;
  • en archéologie : pour étudier et comprendre les civilisations et générations informatiques passées ;
  • en archivistique et records management : pour créer, trier, indexer, récoler, préserver les archives numériques ;

De bonnes compétences sont aussi nécessaires :

  • en histoire des sciences, des techniques et des TIC ;
  • en économie des marchés, au niveau macro ;
  • en droit d'auteur, de la concurrence, des licences ;
  • en lettres pour déchiffrer les textes marketing et officiels des différents acteurs publics et privés.

Bien sûr, la langue anglaise technique, marketing et de la com' est aussi maîtrisée. Il y a l'INA qui fait un peu cela avec la formation de conservateur du patrimoine audiovisuel et numérique depuis cette rentrée 2007. Pour le nom, formatologue est possible, mais cela reste ouvert.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :