Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1659 articles en ligne, dont 6 pour le mois de septembre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008


Les Blackberry sont interdits... et...

Pas d'appareils Blackberry dans les cabinets : l'arbre qui cache la forêt ?

« Une complainte récurrente monte, depuis la présidentielle, au sein des cabinets ministériels, à Matignon et à l'Elysée : l'interdiction d'utiliser le Blackberry, un assistant personnel permettant de téléphoner et de recevoir des courriers électroniques »

Ainsi commence l'article du Monde intitulé La complainte du Blackberry dans les ministères [1], et l'information s'est rapidement propagée [2].

Résumé : dans un contexte de guerre économique basée sur l'information, le Secrétariat Général de la Défense Nationale (SGDN) [3] a rappelé que l'utilisation des appareils Blackberry [4] de l'entreprise canadienne Research In Motion (RIM) [5] est interdite pour les personnes des cabinets ministériels et présidentiels. En effet les données échangées passent toutes par 2 serveurs situés à l'étranger (USA et Royaume-Uni) : donc risque accru d'espionnage.

Si on retient cette approche forte dans le cadre de l'intelligence économique, il ne faut peut-être pas oublier d'autres éléments des systèmes d'informations :

  • le logiciel Skype a été interdit de l'éducation nationale fin septembre 2005 pour cause de protocole fermé ;
  • quid des logiciels fermés des ordinateurs connectés et utilisés dans les cabinets, les ministères, les administrations : sont-ils aussi sûrs ?
  • quid des connexions sans fil utilisées par des ordinateurs portables ?
  • quid des spywares et autres malware qui peuvent infecter les machines et exploiter des ports peut-être ouverts ?
  • quid des courriels de responsables utilisant le service Google Mail pour stocker les informations ?

Derrière ces questions de sécurité, les formats et les protocoles ouverts, y compris les logiciels libres (à code source ouvert) peuvent jouer un rôle essentiel et permettre de maîtriser l'information.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La récolte des accents dans «La révolte des accents»

L'accent est capital, même pour les majuscules

Le dernier livre d'Érik Orsenna s'intitule La révolte des accents [1]. Il s'inscrit à la suite de La grammaire est une chanson douce et Les chevaliers du subjonctif et avant celui sur la ponctuation. Et les formats y sont bien présents.

Le livre traite des accents sur les lettres de l'alphabet, ces 4 petits signes (grave, aigu, circonflexe et tréma) qui donnent des mots aux voyelles accentuées comme « là » « été » « gîte » « malström » « où » « Louÿs » [2]. Les SMS, les courriels et d'autres formats d'écriture les massacrent, ou plus exactement les oublient ou les ignorent, hélas.

Or les accents (et aussi la cédille) sont esentiels pour toutes les lettres, grandes ou petites. Or La révolte des accents n'a fait la récolte que des minuscules martyrisées. Et en page de couverture se trouve un « Erik »... Il est capital de ne pas oublier les majuscules accentuées ! Elles aussi existent avec des accents, comme déjà signalé, essentiels pour comprendre le sens :

« NOUVEAU SUCCES DE LIBRAIRIE : VIVRE FATIGUE » : que lisez-vous, FATIGUE ou FATIGUÉ ? [3]

Et les formats ?

Pour obtenir les caractères accentués du français (or il y a bien d'autres langues avec d'autres accents et formes de lettres...), que ce soit en minuscule et en majuscule, les différents logiciels (de traitement de texte, de courriels, de PAO,...) utilisent un codage des caractères : on parle aussi d'encodage au format ISO 8859-1, UTF 8 ou ASCII 128. Selon le codage utilisé, on a plus ou moins de caractères (et selon le clavier au format AZERTY ou QWERTY, on voit ou pas des caractères accentués sur les touches) [4].

Pour un fichier avec du texte, il faut donc veiller à la « langue numérique » avec :

  • le format du codage de caractères utilisé (est-il présent sur la machine du lecteur ?) ;
  • les polices employées (si elles sont absentes, l'affichage et l'impression ne seront pas comme prévu...) ;
  • et bien sûr aussi le format de ce fichier, un format ouvert.
Sources et liens :
  • [3] Cet exemple est donné page 37 de l'excellent petit livre Au palais des Congres, sous-titré Accents, signes et ponctuation, de Maryz Courberand, édition Mots & Cie, 96 pages, 2004
Et sur Formats-Ouverts.org :

Deux autres conférences

Les standards ouverts aux RMLL d'Amiens

Outre les 3 conférences déjà citées, en voilà 2 autres du thème Le libre au-delà du logiciel [1] à propos des standards ouverts lors des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre [2] à Amiens :

« De l'importance du logiciel Libre et des standards pour que le Web reste un bien commun », de Tristan Nitot, le mercredi 11 juillet, de 9h à 9h45.

« Comprendre et expliquer l'importance des standards ouverts », par moi-même, le vendredi 13 juillet, de 14h45 à 15h30.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La reprise de l'existant et CIPISI

Conférence à Telecom Lille 1 avec 2 exclusivités

Le 25 juin 2007 (un lundi) je suis intervenu en soirée à la conférences RMIT (Rencontres autour des Métiers de l'Informatique et des Télécommunications) [1] de l'école d'ingénieurs TELECOM Lille 1 [2], devant plus d'une centaine de personnes attentives (et dont l'approche de l'heure du repas pouvait être un concurrent sérieux).

Le sujet : Logiciels libres et formats ouverts en entreprise.

Sans diapositive projetée (mais au format « tableau blanc + feutres »), il a été question de nombreux points développés sur Formats-Ouverts.org (liste non exhaustive : les formats ouverts des données, des logiciels et des licences ; la double question « ELF ? FOO ? » pour « Et Les Formats ? Fermés Ou Ouverts ? » ; les formats partout ; la Gendarmerie ; l'Assemblée Nationale ; les exemples du savon liquide, de la bière et du café).

Deux exclusivités :

  • « Si le monde a pu être créé en 7 jours c'est qu'il n'y avait pas de reprise de l'existant » : une formulation pour souligner l'importance capitale des données déjà existantes et de leurs formats, en vue d'une réutilisation (et éviter les pertes) ;
  • CI PI SI (ou 6-3,14-6 dans un format numérique mais bien trop abscont !) pour : Coût - Indépendance - Pérennité (donc archivage) - Interopérabilité (plus que compatibilité) - Sécurité - Innovation (donc concurrence), 6 points importants où les logiciels libres et les formats ouverts jouent un rôle essentiel.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La XIIIe législature et les formats

Les 577 élus et les formats utilisés

Le 26 juin 2007 (un mardi) à 15 heures a eu lieu l'ouverture de la XIIIe législature [1] de l'Assemblée nationale [2] après les élections du 10 et 17 juin des 577 députés.

Que dire à propos des formats ?

Tout d'abord, comme annoncé le 22 novembre 2006, les ordinateurs des députés et de leur assistant sont équipés de logiciels libres dont le système d'exploitation (Ubuntu Linux), la suite bureautique (OpenOffice.org) et le navigateur (Firefox), avec aussi la messagerie (a priori Thunderbird).

Cela signifie des logiciels à des formats ouverts.

Ensuite les formats des données créées (avec le traitement de texte, le tableur, l'outil de présentation, la messagerie,...) seront plus souvent ouverts, notamment avec le format OpenDocument d'OpenOffice.org, norme ISO depuis mai 2006.

Ce sont là des actes très forts, et aussi des symboles à saluer et à soutenir.

Enfin les députés ont tous adopté le numérique au moins pour son outil d'échange le plus courant : le courriel. Ainsi les fiches de présentation [3] indiquent pour tous une adresse de courrier électronique. On peut relever :

  • une seule adresse de courriel : celle au format initialeduprénom.nom@assemblee-nationale.fr ;
  • pas d'adresse en @assemblee-nationale.fr mais une autre ;
  • une (voire deux) adresse avec du wanadoo.fr, du club-internet.fr, du orange.fr ou du gmail.com.

Si « Mél » (pour Messagerie électronique) reste utilisé (courriel est aussi exact), on trouve aussi l'indication « site internet » souvent au format du nom de l'élu puis .info, .org, .net, .fr ou .com.

Pour ce qui est de la retransmission en direct de la séance publique [4], les formats sont depuis le 10 janvier au nombre de 3.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Prisonnier d'un fût

Les fûts de bière suivront-ils les capsules de café ?

Voici au format écrit l'exclusivité exposée le 16 juin lors de mon intervention à Montpellier pour les JLM 2007.

Avez-vous remarquez depuis quelques mois les publicités à propos de l'appareil BeerTender ? On y voit des verres de bière Heineken devant un distributeur muni de sa pompe et estampillé Krups.

Il s'agit du « premier système pression français pour la maison imaginé et développé par Heineken et Krups » comme l'indique le site spécial mentionné dans les publicités, BeerTender.fr [1]. En d'autres termes voilà la bière pression Heineken à domicile.

La publicité montre aussi parfois une petite photo du fût spécial Heineken qui sert à alimenter l'appareil : il y a une recharge.

Le fût, la clé.

Mais si on souhaite une bière Fischer, 33 Export, 1664, Pelforth, Stella Artois, Amstel ou Buckler (ou autres) ? Impossible pour l'instant car il n'y a pas de fût spécial pour ces marques. Mais y en aura-t-il un jour ? Rien n'est moins sûr.

En effet, la clé de l'appareil réside dans son fût spécial, utilisable que par lui. Si un autre appareil pression arrivait sur le marché (ce qui peut se produire en cas de succès), il y a de fortes chances que le fût Heineken-Krups ne sera pas utilisable par le concurrent.

Mais où sont les formats ?

Le fût utilisé possède des caractéristiques propres, un format physique. Et ce format de fût n'est fabriqué que par Heineken avec Krups. Or :

  • si l'un des deux change de partenaire (autre bière, autre appareil) ;
  • s'ils arrêtent de proposer ce distributeur pour un autre modèle ;
  • s'ils abandonnent ce type de vente ;

alors l'appareil se trouve inutilisable pour cette bière car les 2 étaient indissociales. On peut être prisonnier d'un fût de bière, comme prisonnier d'une capsule de café cas 1 ou cas 2. (La bière non-pression se sert sans contrainte technique de distributeur de bière en fût : on ouvre la bouteille que l'on verse dans n'importe quel verre). Mais on n'aura rien créer avec cet appareil, alors qu'avec un logiciel, on crée des données...

Dans le monde du numérique, la situation de dépendance est la même quand le format des données créées par l'utilisateur est fermé et totalement dépendant d'un logiciel seul à savoir utiliser ce format. En cas de décision de modification du format en cours, en cas d'arrêts des formats « anciens » voire d'abandon du logiciel, les données sont emprisonnées, les utilisateurs sont prisonniers.

Avec des formats ouverts, cette dépendance et ces risques n'existent pas.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Cet article est le 1200e, après le 1100e et le 1000e.

Ah ces pièges (possibles) des distributeurs

Utiliser un appareil distributeur peut être une erreur

Lors de la conférence du 13 juin sur les standards ouverts à Paris Capitale du Libre 2007, j'ai donné 2 exemples pour illustrer le sujet des formats. Après la réponse au « What else? » de Georges Clooney, voici le cas des distributeurs.

Situation de départ : une entreprise, une administration voire un particulier utilisent des distributeurs pour le savon liquide, pour le papier toilette et pour les essuie main disponibles. Le fournisseur de chacun des 3 produits peut être différent ou le même.

Mais un jour il est décidé de changer de fournisseur.

Et alors les formats s'en mêlent (et emmêlent)... En effet, on se rend compte que chaque distributeur n'est utilisable qu'avec un produit particulier qui a le format spécifique de l'appareil de distribution en question. En changeant les produits proposés, on est obligé de changer tous les distributeurs...

Heureusement, il n'y a pas de production de données avec ces appareils, et « le coût de sortie » ne signifie pas perte des données créées avec lesdits appareils.

En revanche dans le numérique, des données sont produites... et leur format est la clé de la dépendance. Dans le cas de formats ouverts, la dépendance entre le format des données et le logiciel n'existe pas et l'interopérabilité est en place.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

What else? Réponse à Georges Clooney

Pour des capsules de café à un format ouvert

Lors de la conférence du 13 juin sur les standards ouverts à Paris Capitale du Libre 2007, j'ai donné 2 exemples pour illustrer le sujet des formats. Le premier est une réponse à la question de Georges Clooney, « What else? » (mais il n'était pas dans la salle).

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Les Yes Men et les formats

Pastiche, plagiat, détournement, faux, imitation, imposture, caricature, parodie, copie: reprise des formats de l'original

Les Yes Men [1] ont encore fait parler d'eux en juin 2007 : ils se sont faits passer pour des représentants de l'industrie pétrolière et sont intervenus dans une conférence internationale pour exposer une solution extrême au réchauffement climatique. Mais ils ont été démasqués avant la fin de leur intervention et ont été expulsés [2].

Le principe adopté par les Yes Men est d'utiliser les codes vestimentaires, les usages des groupes, les règles de comportement et d'autres éléments qui sont caractéristiques d'un domaine ou de personnes, pour sembler crédibles. Cette approche est aussi celle des imitateurs politiques ou autres, des caricaturistes, des humoristes (voire des escrocs et des faussaires), en modifiant plus ou moins les choses.

Dans le monde non-numérique, du social à l'artistique, le principe de l'imitation (et aussi du pastiche, du plagiat, du détournement, du faux, de l'imposture, de la caricature, de la copie ou de la parodie) consiste à reprendre les caractéristiques propres et à les modifier plus ou moins : ces caractéristiques peuvent être considérées comme définissant un format. Et quand ces informations sont connues, le format est ouvert, utilisable ou modifiable.

Quant au monde numérique, la copie à l'identique du format est intrinsèque, format ouvert ou fermé.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

21 juin 2004 : les standards ouverts dans la LCEN

3 ans de formats ouverts et de protocoles ouverts dans la loi

Quelle date retenir ? Il y a en 2004 :

  • le 21 juin, date de la loi n° 2004-575 pour la confiance dans l'économie numérique (LCEN) [1] ;
  • ou le 22 juin, date de publication au Journal Officiel (JO) n° 143, page 11 168 à 11 182 ;
  • ou le 23 juin, date d'entrée en vigueur des lois publiées au JO du 22 juin.

Toujours est-il que depuis 3 ans donc, le jour de l'arrivée de l'été et le jour de la Fête de la musique (et les formats sont très présents dans la musique numérique) est aussi le jour anniversaire de l'article 4 de la LCEN qui définit les standards ouverts :

On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre.

Et alors ? Et depuis ?

Certes cette définition n'est pas suivie d'un article obligeant à utiliser ces standards ouverts. Certes il n'y a pas de décret d'application exigeant leur utilisation. Mais cette définition du législateur a permis d'établir clairement les choses de manière très officielle et permet de s'y réferrer quand on traite d'interopérabilité, de pérennité, de concurrence saine ou d'indépendace technologique qui reposent sur les standards ouverts. (C'est aussi ce qui a provoqué la décision finale de lancer Formats-Ouverts.org quelques jours après ce 21 juin 2004 avec cet article 4 comme fondement).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Le véritable enjeu est l'interopérabilité entre les systèmes, seule garante de l'innovation.»

Un avis du Syntec Informatique

Le 15 juin 2007 (un vendredi), le Syntec Informatique, « la chambre professionnelle des Sociétés de Services et d'Ingénierie Informatiques (SSII) et des Éditeurs de Logiciels » [1], a fait part de sa position à propos des logiciels libres.

Une partie de cette position officielle ne concerne pas vraiment les logiciels libres ou propriétaires, mais « tranche... pour l'interopérabilité » [2] :

Il faut sortir des préjugés et utiliser ce qui marche. Le véritable enjeu est l'interopérabilité entre les systèmes, seule garante de l'innovation. L'économie de marché finira bien par sélectionner le modèle économique le plus efficace. [3]

Voilà qui met au cœur de l'approche les formats et les protocoles utilisés pour assurer cette interopérabilité. Voilà qui signifie que les logiciels et les données doivent pouvoir échanger de manière la plus ouverte pour innover.

Voilà donc les standards ouverts comme la réponse à l'interopérabilité : ils permettent l'innovation souhaitée, mais aussi la pérennité, l'indépendance et une saine concurrence. Et les logiciels à formats ouverts avec licences ouvertes sont les logiciels libres.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vote électronique : alerte, on ne voit que les pieds !

Note d'alerte du service communication : ne plus faire de photo lors du vote

Après les 4 dimanches de vote (22 avril et 6 mai : présidentielles ; 10 et 17 juin : législatives), voici un article au format d'une imaginaire note interne des équipes des candidats et candidates, qui serait rédigée par le responsable de la communication : « Vote électronique et image médiatique : des soucis de compatibilité entre le candidat et les électeurs ».

La mise en place des machines à voter risque de créer un souci au niveau de la communication.

La situation actuelle consiste en une couverture importante du moment où le candidat se rend à son bureau de vote. Les media couvrent ce moment fort de la démocratie et du parcours du candidat avec de nombreuses photos et images.

Il y a 5 étapes principales :

  1. l'arrivée du candidat au bureau de vote ;
  2. le passage dans l'isoloir et sa sortie avec son enveloppe de vote à la main ;
  3. le vote avec « la pose du bulletin » ;
  4. les salutations aux responsables du bureau ;
  5. la sortie du bureau de vote.

Les étapes 2 et 3 sont de loin les plus fortes, notamment « la pose du bulletin » : les photos et les reportages de cet instant sont très médiatisés. Le candidat souriant, sur le point de glisser son bulletin dans l'urne transparente possède un fort pouvoir d'identification et renvoie aussi à l'idée de transparence démocratique.

Or avec le vote électronique, cela disparaît : le candidat sera derrière un rideau pour voter sur l'ordinateur. Seuls ses pieds sont alors visibles ! (avec une partie de ses jambes). Il y a là un déficit d'images qui pourrait être préjudiciable, installant une distance et un mystère qui irait à l'encontre des objectifs visés.

D'un point de vue médiatique, les risques sont réels avec :

  • d'un côté les photos positives de candidats devant l'urne transparente ;
  • de l'autre, des candidats dont ne voit que les pieds...

Peut-être faudrait-il alors envisager de ne plus médiatiser le passage dans le bureau de vote.

(Précision : les termes et les tournures utilisés ci-dessus adoptent le « format de la note » pour parler de ce sujet : un exercice de style, ou de format, à propos d'un point factuel. Le vote papier utilise un format ouvert).

Autres articles sur le vote électronique sur Formats-ouverts.org :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Fête des Mères, Fête des Pères, et les formats

De nouvelles formulations et le format électronique

2007 : le dimanche 3 juin, Fête des Mères ; le dimanche 17 juin, Fête des Pères. Pour ces 2 moments de cadeaux, il y en a des classiques (parfums, livres, disques, habillement,...) mais aussi certains plus originaux. Un fabricant s'est lancé pour la première fois dans ce créneau avec son produit du moment : Nintendo [1], avec sa console de jeux video portable, la NintendoDS [2].

Les affiches (papier) et les pages de magazines (encore papier) de la campagne publicitaire indiquaient en plus de la photo d'un homme et d'une femme :

NintendoDS prend soin des mamans.

Avec NintendoDS, les papas se dépassent.

Appliquons un petit décodage pour avoir un format plus clair :

  • l'homme et la femme en photo avaient le bon format : celui de la cible, donc en âge d'être papa et maman, en les représentant valorisés, l'air sérieux et crédible, mais décontractés ;
  • le marché des jeux video s'élargit vers des personnes moins jeunes que le public habituel ;
  • le « transgénérationnel » est en arrière plan : enfants et parents peuvent désormais être utilisateurs de jeux video, partager et se retrouver ;
  • maintenir son cerveau en forme [3] est l'argument au bon format avec des jeux plutôt orientés vers la réflexion, la mémoire ou les langues (donc vraiment pas de jeu type FPS ! [4]) ;
  • enfin, le format électronique veut ainsi adopter une stature aussi sérieuse que les autres cadeaux.

Comme dans tout le monde numérique, les formats sont la clé des données : ici il s'agit des jeux avec le format de leur cartouche. Bien sûr, pas de formats ouverts ni d'interopérabilité (tout juste une rétrocompatibilité avec la console prédédente, la Game Boy Advanced, de Nintendo aussi).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format APS : la belle théorie, la dure réalité et l'appel à l'aide

La théorie dit que...

Connaissez-vous le format APS [1] ? Il s'agit de photo, cela signifie Advanced Photo System, lancé en 1996, et les caractéristiques intéressantes sont les suivantes :

  • 3 dimensions possibles de photos (appelées H, C et P) ;
  • la possibilité de rembobiner la cartouche contenant le film, de la retirer puis de la réinsérer ultérieurement ;
  • et surtout les « autres » informations enregistrées, des métadonnées à propos de la photo :
    • la date et l'heure de la prise de vue ;
    • les données d'exposition ;
    • et même le nombre de tirages voulu au moment de la photo.

Ces métadonnées sont enregistrées (dans un format donné) sur une bande magnétique de la cartouche, et il est possible de les faire imprimer au dos de la photo lors du développement.

Mais en pratique : un exemple de mésaventure et un appel à l'aide...

Mais les appareils numériques sont là... et les laboratoires capables de lire correctement les informations et de les développer ne sont pas (plus) là...

Alors au-delà des avantages bien réels du format APS... il y a la vie ordinaire d'un utilisateur d'APS, Roland Mas, avec ses mésaventures concrètes, et un appel à l'aide dans son très bon texte intitulé Transition APS --> numérique [2].

Hélas, cette histoire concerne tous les utilisateurs (de photo ou pas) et tous les formats (numériques ou pas) à propos des lecteurs et d'ouverture.

Sources et liens :
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Colloque International sur le Document Electronique (CIDE)

Avec les formats comme élément omniprésent

Du 2 au 4 juillet 2007 se déroulera à Nancy la 10e édition du CIDE, Colloque International sur le Document Electronique [1]. Il est organisé par plusieurs structures nationales, dont le Ministère de la recherche, le CNRS ou l'INIST [2], ou plus locales comme des universités (Nancy 1, Caen ou Paris 8).

Le thème 2007 est « Le document numérique dans le monde de la science et de la recherche », avec « pour objectif de confronter les points de vue des différentes disciplines concernées, et de diffuser les résultats des laboratoires académiques ou industriels qui contribuent à en améliorer les usages. »

Le document électronique en soi est déjà un sujet où la question des formats (et des protocoles) se pose, que se soit à propos de sa pérennité, de son archivage, des bibliothèques ou de ses utilisations possibles.

Le programme de CIDE 10 [3] mentionne tout autant les formats : il sera notamment question au cours des 3 jours,

Et ces formats sont presque tous ouverts, permettant l'interopérabilité et preuve de leur importance.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Formats ouverts, en latin et en grec aussi

Le latin et le grec, les références, les thèses, les bibliographies... et les formats

15 juin 2007, un jour de soutenance de thèse parmi d'autres pour de nombreuses personnes en France : thèses en sciences, en droit ou en lettres classiques avec du latin et du grec ancien. Et pour ces langues dites anciennes, il y a aussi des formats ouverts.

Tout d'abord, elles ont un format ouvert : on sait comment elles fonctionnent car on en a des grammaires, des dictionnaires, des livres de syntaxe. Nulle interdiction pour les utiliser ni y accéder.

Ensuite, les textes des auteurs sont établis dans des éditions proposant différentes traductions, mais ils utilisent le même repérage pour le texte original : vers, lignes et chapitres sont numérotés de la même manière. Nulle interdiction d'utiliser ces informations communes à tous.

Enfin les noms des auteurs et des œuvres sont abrégés selon un format ouvert et disponible pour tous et valable internationnalement. Les latinistes et les hellenistes de tous les pays et de toutes les langues peuvent se référer aux mêmes contenus de manière précise.

Ce qui donne par exemple VERG. pour Virgile [1], HOM. pour Homère [2], DRAC. pour Dracontius [3] avec respectivement Aen. pour l'Énéide, Il. pour l'Iliade et Romul. pour Romulea, et qui peut donner :

licet exiguum tamen inter iura poetam
temnitis immemores facunda mente periti
DRAC. Romul. 7, 123-124

Plus généralement, il y a aussi le format (ouvert) de la bibliographie avec un ordre particulier pour les différentes informations (le titre, les prénom et nom de l'auteur, la nature du document, l'année, l'éditeur, le nombre de pages,...) et une mise en forme particulière (droit, italique, gras, parenthèses, espaces,...).

Mais à l'opposé de ces formats ouverts, il y a le danger des formats fermés des fichiers des thèses (ou d'autres documents) : sera-t-il encore possible de lire les informations qu'elles contiennent dans quelques années ? Utilisation de formats ouverts pour la pérennité du numérique...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Apple lance Safari pour Windows : et le gagnant est...

...les standards ouverts du Web !

Apple a annoncé le 11 juin 2007 [1] la disponibilité de son logiciel de navigation Web Safari 3 pour Windows XP et Vista. Safari version 1 et 2 n'existait jusqu'à présent que pour le système d'exploitation Mac OS X d'Apple (et pas forcément toutes les versions de Mac OS X).

On peut synthétiser la situation de 4 navigateurs à propos des systèmes d'exploitation où ils sont disponibles [2] :

  • Internet Explorer (IE en abrégé) - 1 : Windows (XP et Vista) ;
  • Safari - 2 : Mac OS X et Windows ;
  • Opera - 3 : Mac OS X, Windows et Linux ;
  • Firefox - 3 : Mac OS X, Windows et Linux ;

IE7, comme son nom complet Windows Internet Explorer 7 l'indique, n'est disponible que Windows, certes très présent (il en existe d'autres dans ce cas de monoversion, comme Konqueror pour Linux, Camino pour Mac OS X).

Et alors, le gagnant ? Les standards ouverts du Web !

Le communiqué de presse d'Apple [1] est explicite et mentionne le « prise en charge totale des standards ouverts Internet » et indique :

Safari 3 prend en charge tous les standards Internet actuels (notamment les langages HTML, CSS, JavaScript, SVG et Java), permettant ainsi aux utilisateurs d'afficher les sites Web tels qu'ils ont été initialement conçus.

Le HTML, les CSS et le SVG sont 3 formats ouverts du W3C.

Parmi les réactions, Tristan Nitot, président de Mozilla Europe, a écrit :

Aussi, j'encourage Apple à investir dans les standards ouverts et le Web ouvert de façon à ce que tous les utilisateurs de navigateurs, quelque soit leur système d'exploitation, puisse profiter au maximum du Web. [3]

Et Mike Schroepfer, un des responsables de la fondation Mozilla (vice president of engineering), en écho :

J'encourage Apple à peser de tout son poids en faveur des standards ouverts et du Web ouvert de façon à ce que quel que soit le système d'exploitation et le navigateur utilisés, tous les utilisateurs puissent profiter du Web au maximum [4].

On peut parler de guerre des navigateurs entre les différents produits, tous gratuits. Mais sur ce marché des navigateurs, la concurrence est possible entre autres car « l'objet à traiter », le Web, repose sur des standards ouverts : le marché n'est pas verrouillé. Et les standards ouverts assurent l'indépendance et l'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Conférences sur les standards ouverts à Amiens

Lors des RMLL 2007, il y aura...

...des conférences dans de nombreux thèmes, dont celui intitulé Le libre au-delà du logiciel [1] proposera du 11 au 13 juillet des interventions à propos des standards ouverts, avec notamment le mercredi 11 :

  • de 14h à 14h45, la messagerie instantanée (et bien plus) avec le protocole ouvert Jabber/XMPP (de Nicolas Vérité) ;
  • de 16h à 17h, l'interopérabilité, les standards ouverts et le logiciel libre (de Charles-H. Schulz et Jérôme Dumonteil).

N'hésitez pas, entrée libre et gratuite.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un autre site de VOD et l'avenir de la VOD

UniversCine.com et l'avenir de la VOD sur ordinateur

Le magazine Télérama consacrait un article de 2 pages sur la video à la demande (VOD) dans son numéro 2992 : « Le système VOD » [1].

Une partie de l'article était consacrée à « Nos trois sites préférés » avec le site de Vodeo, celui de Mk2VOD et UniversCiné [2]. Qu'en est-il pour ce dernier à propos des formats : même situation que les 2 premiers (et que TF1 ou Arte ou CanalPlay ou France Télévision) ou situation nouvelle ?

La réponse est claire sur la page de FAQ [3] :

Quels logiciels doit on installer pour accéder au service ? Un navigateur et le lecteur Windows Media Player correctement mis à jours suffisent !

Plus précisément, « Pour accéder au service, il vous faut les logiciels suivants » :

  • Un navigateur :
    • Internet Explorer version 5.5 ou supérieur ;
    • Mozilla Firefox version 1.0 ou supérieur ;
  • Le Windows Media Player version 9 ou supérieur ;
  • Les systèmes d'exploitation acceptés pour accéder au service : les Windows VISTA, XP, Millenium, 2000, 98 et NT.

Conclusion : « Malheureusement, les utilisateurs MAC et Linux ne peuvent pas encore accéder au service... »

L'avenir de la VOD : télé ou ordinateur ?

L'article consacre aussi un long paragraphe final à la question « Comment voir ? » et y répond ainsi :

Cela peut sembler paradoxal, mais l'avenir de la VOD n'est pas sur les écrans d'ordinateurs. Trop de contraintes.

Il y a les contraintes de procédures (s'inscrire, payer en ligne, les risques de coupures,...) et aussi les problèmes de formats : « Changement de cap, donc, vers la télé ». En effet, via les boitiers haut débit, la VOD passerait(ra) par la télévision. Peut-être avec moins de problèmes de formats (même si l'écran de télé peut réserver des surprises), mais sans l'interopérabilité basée sur des formats ouverts.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Archiver des courriers électroniques : la British Library et...

Juste 2 lignes

Au départ, il y a juste 2 phrases dans un journal non-informatique, Télérama (dans le n°2995, page 9 - dans ce même numéro se trouve page 19, la publicité Apple-Orange avec des erreurs de format). On lit donc dans la rubrique Vite dit, sous le titre A sauvegarder :

La British Library (à Londres) souhaite établir la première collection au monde d'e-mails (ou courriels). Les Britanniques sont invités à lui transmettre les e-mails qu'ils jugent dignes d'intérêt « sur un plan social et historique ».

Et 3 remarques

Première remarque sur ces 2 phrases : un courrier électronique (ou courriel en format plus concis et officiel) est un document qui a un format ouvert : c'est du texte brut, voire du HTML (ce qui ne devrait pas être le cas théoriquement).

Deuxième remarque : comme tout document numérique, il n'y a aucun caractère unique ni aucune rareté. La copie à l'identique est intrinsèque.

Troisième remarque : l'élaboration d'un faux courriel est hélas tout à fait possible (sans signature certaine).

En d'autres termes, un document numérique ne peut être comparé par exemple à la lettre écrite par Charles-Henri Sanson [1], bourreau (exécuteur des hautes œuvres de Paris), qui a exécuté Louis XVI le 21 janvier 1793 : elle fut vendue aux enchères le 7 juin 2006 chez Christie's et elle était unique. Comme sont uniques vos lettres et autres notes manuscrites.

Et le communiqué de presse dit : British Library et Microsoft

Mais où sont les sources de l'information ? Sans doute sur le site de la British Library. En effet, un communiqué de presse a été publié le 3 mai [2]. Et la première phrase indique :

Pour célébrer le lancement au Royaume-Uni du nouveau Windows Live Hotmail, Microsoft a annoncé une collaboration unique avec la British Library pour créer la première archive de courriers électroniques.

Il s'agit donc d'une action de la British Library et de Microsoft à l'occasion du lancement mondial de Windows Live Hotmail avec communiqué de presse de Microsoft [3] (qui ne cite pas l'initiative et qui propose une capture d'écran avec une photo de 2 pingouins !). La British Library a déjà travaillé avec Microsoft (groupe de travail ECMA pour OpenXML ou bibliothèque numérique par exemple).

Le site de l'opération n'est pas celui de la British Libray, mais Email Britan [4]. Il y est précisé que l'envoi du courriel se fait par tranfert (forward en anglais, et pas de redirection, bounce en anglais [5]). L'opération a duré du 1er au 31 mai 2007, réservée aux résidents du Royaume-Uni, Microsoft se réservant la possibilité de vérifier, comme indiqué dans les « Règles de la Campagne » [6].

Comme le veut le format des communiqués de presse, les 2 derniers paragraphes avant les informations de contact sont 2 citations de 2 responsables de l'opération et celui de la British Library indique que « l'archivage numérique de courriers électroniques n'a jamais été entrepris auparavant à cette échelle ».

Cette opération est une illustration intéressante du sujet de l'archivage numérique : a priori il est aisé (plus que le cas de la capsule Yahoo!, du viaduc de Millau ou que l'informatique immortelle) car les courriels sont « du texte », un format ouvert, utilisable dans n'importe quel logiciel de messagerie électronique. L'interopérabilité est en action (exception faite du cas où le format texte est transformé en code binaire).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La VOD de Mk2

Pour la video à la demande de Mk2 il vous faut...

Mk2 [1] a lancé son site Web de Video à la demande (VOD, Video On Demand) : mk2vod.com [2]. Et on y retrouve le problème des formats, car dans la rubrique « Aide en ligne (FAQ) » [3] on lit pour le point « Matériel et mises à jour » :

« Les systèmes d'exploitation compatibles : Microsoft Windows 98, Windows 98 Deuxième édition, Windows Millénium, Windows 2000, Windows XP et Vista. »

« Les logiciels nécessaires : Internet Explorer 5.0 ou supérieur ou Firefox qui est plus performant pour le téléchargement. Le Lecteur Windows Media 11. »

La rubrique « Testez votre configuration » [4] confirme fort logiquement et fournit le « Rapport de test de configuration » suivant : « Diagnostic : NON » (majuscules, sic) pour le « Plug-in Windows Media Player » et pour l'«ordinateur » ; mais un « OUI » pour le navigateur Firefox. La conclusion :

« Vous n'utilisez pas Windows » (c'est exact !)

« Pour acheter vos vidéos sur MK2VOD.com, vous devez impérativement utiliser un PC équipé de windows 98 ou plus récent. Nous sommes désolés de ne pouvoir donner suite à votre requête pour l'instant. »

J'en suis aussi désolé, d'autant qu'à l'inverse de ses contenus, le site utilise des formats ouverts comme le HTML et la technologie PHP : formats fermés (ceux des contenus avec Microsoft) contre formats ouverts (ceux des technologies non-Microsoft).

Il reste...

Pour la VOD de MK2, il faut donc Windows (98 à Vista) avec Windows Media Player (version 11). La situation n'est pas nouvelle.

Il reste les autres sites de VOD.

Mais les concurrents sont dans la même situation : que ce soit TF1 ou Arte ou CanalPlay ou France Télévision ou VodeoTV... pas d'interopérabilité , pas de formats ouverts.

Il reste les video cassettes.

Mais pour les video cassettes, les appareils pour lire ces formats de supports tentent à disparaître, sans oublier la guerre des débuts entre les formats VHS, Betamax et V2000.

Il reste les DVD.

Mais pour les DVD, il y a aussi les formats avec les 6 formats différents et notamment le DVD Video, le DVD Blu-ray et le HD-DVD... pas d'interopérabilité , pas de formats ouverts.

Il reste la télévision.

Mais pour la télé, fin de l'analogique en décembre 2011, et pour la télé HD, il y a aussi les formats avec les prises HDMI, les écrans HDCP voire les décodeurs... pas d'interopérabilité , pas de formats ouverts.

Il reste la salle de cinéma.

Et pour le cinéma analogique ou numérique, pour l'instant, aucune contrainte spéciale de format : les marques et modèles de chaussures, de vêtements ou de lunettes sont utilisables avec les sièges et avec les images projetées.

Il reste aussi la radio hertzienne (pour dialogues et musique) et le papier (pour le script).

La radio analogique existe encore : elle est utilisable avec n'importe quel récepteur radio. Le papier existe encore : il est lisible sans technologie spéciale. Mais... ils ne sont pas très appropriés pour la video et l'image animée !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La liste des États favorables aux formats ouverts diminue, car...

Ils étaient 6 aux États-Unis, il n'en reste que...

La liste des 6 États ayant entamé officiellement la mise en place d'une législation pour l'utilisation de formats ouverts, notamment en bureautique, était :

La liste est maintenant la suivante :

  • Massachussets
  • Texas
  • Minnesota
  • Connecticut
  • Californie
  • Oregon

En d'autres termes, 5 États sont revenus en arrière (le Texas, le Minnesota, le Connecticut, la Californie et l'Oregon) et il n'en reste d'un seul à maintenir sa politique d'utilisation de standards ouverts, le Massachussets.

Selon l'article de ComputerWorld qui détaille l'information [1], c'est « l'opposition importante des lobbyists de Microsoft et des alliées du fournisseur de logiciel » qui est l'origine de ces arrêts. Fin des propositions de textes officiels avec la définition détaillée de formats ouverts avant d'indiquer que ces formats seront utilisés par les différentes structures (agences, bibliothèques,...) de l'État.

Pour l'instant en France l'information semble peut diffusée : sans doute l'éloignement ou un sujet trop sensible. On ne peut que souhaiter que le même sort ne s'abatte pas sur le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI, qui met en avant les standards ouverts) et sur le travail de l'AFNOR à propos du format OpenXML. Une chose est certaine : c'est la guerre des formats, avec une guerre dans les coulisses.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

L'Ina a archivé : et le format ?

Archivage des élections présidentielles de 2007

« L’Ina archive sites et blogs relatifs aux élections présidentielles » : tel est le titre du communiqué de presse diffusé par l'Institut national de l'audiovisuel (Ina) le 10 mai 2007 (au format PDF) [1].

L'information a été reprise [2] et elle est importante : en effet, les élections présidentielles de 2007 ont vu l'utilisation pour la première fois de manière importante d'Internet avec les sites Web, les blogs, les commentaires, les listes de diffusion, les documents à télécharger,... Il s'agit donc d'archiver les publications électroniques de cette période.

Les sites Web, les forum et les blogs utilisent le format ouvert HTML, mais aussi de la video, de l'audio ou des documents à télécharger à différents formats, notamment fermés (Quicktime, Flash ou WMV pour la video, MP3 ou WMA pour l'audio, .doc pour les textes).

L'Ina a donc archivé ces éléments dans le cadre de sa politique numérique : mais comment ? Quel est le format utilisé ? Ouvert ou fermé ? (Deux leitmotiv de Formats-Ouverts.org.) Les articles de presse reprennent le communiqué de presse officiel : c'est « le format de stockage DAFF développé par l'INA ». Certes, mais encore... :

  • que signifie DAFF ?
  • où se trouve les informations techniques sur ce format ?
  • l'Ina est-il le seul à l'utiliser ?
  • y a-t-il des métadonnées qui sont rajoutées ?
  • y a-t-il un travail commun avec la Bibliothèque nationale de France (BnF) ?
  • ce format entre-t-il dans le cadre de la formation de conservateur du patrimoine audiovisuel lancée par l'Ina ?
  • quelle est la licence d'utilisation ?
  • et finalement : le format DAFF est-il un format ouvert ou fermé ?

Sur le site officiel ou dans les articles de presse, aucune précision n'était indiquée à propos de cette action à saluer pour la préservation et la conservation de cette période, encore plus si le format utilisé est ouvert.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Il faut conserver toute la machine

Les formats à travers le temps : un musée temporaire

Depuis le 5 juin est ouvert l'exposition Histoires d'informatique 1940-1990 [1] sur le toit de la Grande Arche de la Défense [2]. On y découvre d'anciennes machines avec leurs logiciels.

ELF, Et Les Formats ? Il y a les formats des appareils et des lecteurs (de bandes, de disquettes grande ou petite), il y a les formats des logiciels (les différentes versions pour les différents systèmes d'exploitation) et il y a les formats des données (les fichiers produits avec ces outils). Comment lire les fichiers quand leurs logiciels ont disparu et que les formars n'étaient pas ouverts ? Sans parler des appareils de lecture disparus.

C'est une véritable chaîne (qui peut enchaîner) que constituent ces différents éléments : les données - le logiciel outil - le système d'exploitation - la machine. Le format des données possède parfois des dépendances obligées avec les autres éléments. Dans ce cas, pour une conservation la plus sûre des données, la meilleure solution est de conserver la machine dans son ensemble : c'est alors de l'archivage électronique d'ordinateur complet.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Préservation et conservation des films de cinéma

La World Cinema Foundation

Lors du festival de Cannes 2007 [1], Martin Scorcese [2] est venu lancer la World Cinema Foundation [3]. Cette fondation se consacre au patrimoine mondial du cinéma avec 2 axes principaux :

  • retrouver les films (comme les cassettes de la NASA) ;
  • les restaurer ;
  • finalement, il s'agit de les sauver et de les préserver.

Le constat avancé par Martin Scorcese est alarmant :

90% de tous les films muets sont perdus. Et d’autres sont en train de disparaître au moment même où je vous parle. 50% de tous les films américains réalisés avant 1950 ont également disparu. [4]

Cela pose le problème des supports : pour ces films, il s'agit de bobines et de pellicules, qui se détériorent avec le temps et en fonction des conditions de stockage. Mais en ce qui concerne le cinéma numérique, ce problème des supports se pose dans les mêmes termes : un CD ou un DVD gravés ou pressés, une clé USB ou un disque dur ont une durée de vie limitée. Avec le problème des lecteurs de ces supports, le problème du récolement et enfin le problème des formats (ouverts ou pas) des fichiers.

Comment filmer : video HD ou pellicule ? Martin Scorcese indique : « je suis finalement revenu au 35 [mm]. Même le concert des Rolling Stones que j’ai tourné en novembre. ». [4]

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Passer d'un format à un autre format pour des thèses

Présentation d'un convertisseur de LaTeX vers du XML

Le jeudi 28 juin 2007 à partir de 11h se déroulera à Lyon une journée de présentation du programme de conversion des documents scientifiques au format LaTeX vers le format XML TEILite. Elle comprend 6 présentations sur le sujet, réparties en 2 temps : 3 le matin et 3 l'après-midi à l'amphithéâtre Benveniste, 86 rue Pasteur [1].

Le format LaTeX [2] est utilisé de manière très importante dans le monde scientifique. Le format XML/TEILite [3] est de la famille XML, TEILite étant plus précis que le seul terme XML bien trop vague. Et il s'agit de 2 formats ouverts : cela permet bien plus facilement de réaliser les outils de conversion car le fonctionnement de chacun est connu et les correspondances peuvent être réalisées.

Cette journée et cet outil résultent du travail commun du Service général des publications scientifiques de l'université Lyon 2 [4] et de EDP Sciences, éditeur de revues scientifiques [5], et AJLSM, société de services en informatique [6]. L'université Lyon 2 archive et diffuse en format numérique les thèses soutenues de manière systématique depuis 2000 au travers du dispositif Cyberthèses [7].

Derrière ces 2 formats ouverts, se trouve les sujets de l'accès à l'information, l'archivage et la pérennité ou encore l'interopérabilité.

Sources et liens :