Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1685 articles en ligne, dont 32 pour le mois de septembre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Attention aux conditions pour bénéficier des offres Citroën Virgin Mega...

Vous voulez acheter une Citroën Virgin Mega ? Alors ayez Windows et n'achetez pas de baladeur Apple ou Sony

La publicité de la marque aux chevrons [1] indique qu'avec les Citroën Virgin Mega (modèles C2, C3 et C4 Coupé), vous avez droit à « 50 titres à télécharger sur le site VirginMega.fr ». [2]

Première condition non-mentionnée pour profiter de l'offre : pour accéder au site VirginMega.fr et les 50 titres offerts, vous devez avoir un ordinateur avec Windows. Conducteurs ayant Apple ou Linux, passez votre chemin, pas de titres pour vous.

Seconde condition non-indiquée : si vous avez un baladeur Apple (iPod) ou Sony, la musique téléchargée depuis VirginMega.fr peut ne pas être utilisable... En effet, les formats de musique numérique sont différents et incompatibles : le format WMA pour VirginMega.fr, le format ATRAC pour les baladeurs Sony et le format AAC pour les appareils Apple.

Si les 2 conditions sont réunies, alors vous pourrez profiter de l'offre. Quant à la voiture, elle possède un « lecteur MP3 », soit un 4e format, le MP3, différent des 3 précédents, excepté le fait d'être lui aussi un format fermé.

« Votre musique ne vous quittera plus » : tel est le slogan mis en avant. Faire passer la musique entre la voiture, le baladeur et l'ordinateur ne semble pas aussi évident... Si les formats étaient ouverts, alors l'interopérabilité serait plus de mise.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

VirginMega.fr : acheteurs avec Linux ou Mac OS X, passez votre chemin

Que du Windows sur le site VirginMega.fr

Pour préparer l'article sur les offres spéciales Citröen Virgin Mega, il était nécessaire de consulter le site de Virgin [1], ou plutôt de tenter de le consulter, car on y lit le texte ci-dessous (en fait le texte est une image...), copié et collé in extenso (y compris la faute à « disponible » sans s...) :

Bienvenue sur VirginMega.fr !
Les navigateurs adaptés au surf sur ce site ne sont pas encore disponible pour le système d'exploitation que vous utilisez.
Voici la liste des plate-formes permettant d'accéder à toutes les fonctionnalités du site :
- Plateforme Windows (98 SE et supérieur) [2]

Le navigateur Firefox utilisé n'est donc pas en cause : ses utilisateurs ne sont pas interdits d'achat, soit 20% des internautes (bon réflexe, car 1 acheteur sur 5 potentiellement, cela compte). Il y a interopérabilité du site dans le monde Windows.

Mais avec les systèmes d'exploitation Mac OS X ou Linux, ce n'est « pas encore » possible : le site ne reconnaît que le format Windows, depuis la version « 98 SE », « et supérieur », soit jusqu'à Windows Vista. Donc pas d'achat hors Windows : c'est dommage pour les ventes, surtout si les utilisateurs Mac OS X et Linux achètent plus en moyenne...

Mais cela est très cohérent avec les morceaux de musique proposés par le site quand on y accède : ils ont le format WMA, Windows Media Audio, format pas du tout ouvert de musique. Alors VirginMega.fr rebaptisé VirginMegaWindows.fr ? Non, c'est exagéré : le site fait a le choix technique de refuser les internautes non-Windows. Et ces derniers ont aussi le choix de refuser Virgin, ses magasins et produits. Libre choix et concurrence.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La radio est coupée !

Pour cause d'élections, plus d'émission radio. Mais il y a le Web... le courriel et le téléphone...

Le premier tour des élections présidentielles a eu lieu le dimanche 22 avril 2007. Mais dans les Dom-Tom, cela s'est déroulé le 21 avril. Or la loi indique :

Conformément au deuxième alinéa de l'article L.49 du Code électoral, à partir de la veille du scrutin à 0 heure (heure locale), il est interdit de diffuser ou de faire diffuser, par tout moyen de communication au public par voie électronique, tout message ayant le caractère de propagande électorale. [1]

Donc dès le vendredi 20 avril 00h00, plus d'information, ce qui correspond en France métropolitaine à un jour classique... avec des informations qui peuvent être écoutées. Alors, comment faire ?

Pour la radio... on coupe les émissions : plus de France Inter, de RTL ni d'Europe 1 dès le vendredi 20 avril 00h00 heure locale. C'est ce qui s'est passé, plus de radio, moyen si efficace.

Mais il y a la radio au format numérique (avec des formats ouverts et fermés). Les auditeurs se sont tournés vers les sites Web des stations pour écouter les émissions via Internet. Sans oublier d'utiliser le téléphone et les courriels pour faire passer l'information et signaler cette « coupure ». Ah ces formats numériques... Alors, couper Internet ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les téléphones mobiles et les standards

Sur France Info : les SMS, les standards, les Mobiletag

Un responsable de France Telecom / Orange était interviewé le 27 avril dans l'émission L'invité de France Info [1], de Bernard Thomasson, pour parler des téléphones portables.

Le marché continue d'évoluer et le responsable a indiqué que dans ce contexte, « les standards sont importants », des standards « communs », comme par exemple pour les SMS : quand les 3 opérateurs d'alors (Bouygues, SFR et Itinéris) ont décidé d'utiliser un protocole commun pour permettre aux messages textes (SMS ou Texto suivant les dénominations commerciales) de circuler entre les réseau de chacun, cela a marqué le début de l'explosion de cet usage.

Il a aussi annoncé l'arrivée de l'utilisation des « mosaïque 2D », ces pictogrammes avec de petits carrés noirs ou blancs à l'intérieur d'une forme carrée. On les appelle aussi MobileTag [2] ou encore « QR code » au Japon.

S'agit-il de standards, de formats et de protocoles qui sont ouverts ou fermés ? Ils sont plutôt fermés, cela permettant de contrôler le marché et de le verrouiller pour éviter une concurrence extérieure. A contrario du Web où les standards sont pour l'essentiel ouverts : un Firefox peut ainsi relancer la concurrence pour offrir un meilleur navigateur, le Web 2.0 peut ainsi s'implanter avec de nouveaux services, avec une réelle interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«La clé du succès du portable au Japon, c'est l'inter-opérabilité»

Le téléphone portable au Japon et les formats

Le numéro 2989 du magazine Télérama [1] paru le 25 avril met en double titre de couverture « Japon - Le téléphone portable du futur » et « Le téléphone portable de demain s'invente au Japon - Mobile à tout faire » [2]. Le dossier de 5 pages, « L'empire du mobile innovant », traite donc du portable, le « keita », véritable mini-ordinateur multimedia qui fait office :

  • de téléphone avec répertoire (la base) ;
  • de lecteur de musique (le baladeur MP3) ;
  • de carte de paiement (achats électroniques ou en ligne) ;
  • de titre de transport (ticket de métro par exemple) ;
  • de GPS (la nouveauté) ;
  • d'appareil connecté au Web et aux courriers électroniques (il n'y a plus de SMS, mais des courriels) ;
  • de console de jeux (via téléchargements) ;
  • d'appareil photo et de caméra.

L'iPhone semblerait en retard. Ainsi, comme le décrit l'article page 36 :

L'e-mail fait le lien entre le téléphone et l'ordinateur ; des sites Internet archi-populaires permettent d'archiver ses photos réalisées en un clic de portable et de les partager ; on peut aussi échanger sa musique avec des amis depuis le métro ou la rue, ou alimenter son blog. Le keitai est devenu un petit ordinateur personnel, sachant se transformer en console de jeux (le marché du téléchargement est colossal !), en lecteur vidéo, ou encore, grande nouveauté 2007, en GPS.

Qu'est-ce qui permet tout cela ? Les 2 phrases qui précèdent le texte ci-dessus répondent à la question :

La clé du succès du portable au Japon, c’est l'inter-opérabilité. C'est-à-dire la capacité à faire communiquer, entre eux, des appareils, des systèmes de plusieurs types.

L'interopérabilité est « la clé », avec les formats en élément de voûte : ceux pour communiquer et échanger (les protocoles) et ceux derrière les données (musique, photo, video, pages Web, courriels, logiciels, textes). Formats ouverts ou fermés ? Cela n'est pas précisé, mais les standards ouverts permettent plus de possibilités, d'indépendance, de saine concurrence, d'innovation, de pérennité et aussi d'interopérabilité. Internet et ses standards ouverts (TCP/IP, HTTP, HTML, POP, SMTP, FTP) en sont un excellent exemple.

A contrario, des formats et protocoles fermés sont des armes très efficaces souvent employées pour contrôler et verrouiller un marché, que ce soit du fait d'une entreprise ou de plusieurs d'un même secteur.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Thunderbird 2 et les formats

La nouvelle version du logiciel de messagerie

Le logiciel libre Thunderbird [1] de la fondation Mozilla [2] est sorti dans sa version 2 le 19 avril 2007 [3], après la version 2 du navigateur Firefox en octobre 2006. Qu'en est-il des formats et des protocoles utilisés ?

Ceci est la base depuis très longtemps (même si l'IMAP est un peu plus récent). On peut ajouter aussi parmi les nouveautés :

  • la navigation comme dans le navigateur Web : « Avant » ou « Après » ;
  • les requêtes enregistrées pour une réutilisation ;
  • l'étiquetage des courriels avec ses propres mots clés (« tag » en anglais) pour retrouver les informations : ce sont des métadonnées personnelles.

Ces nouveautés de Thunderbird 2 utilisent des formats ouverts et sont à un format technique ouvert, car les coulisses techniques sont ouvertes : c'est un logiciel libre. Les données, c'est-à-dire les courriels et les adresses, ne sont donc pas prisonnières du logiciel ni utilsables que par lui. L'interopérabilité est de mise.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

SNCF : 2 fichiers aux formats différents, mais pas tant que cela

Le cas S'Miles, les formats et le pragmatisme aux guichets

La carte Escapades de la SNCF propose des réductions [1]. Avec aussi une carte de fidélité appelée S'Miles (une dénomination au format plutôt anglais) [2]. Et il y a donc 2 fichiers distincts propres à chaque offre.

Voyons cela d'un point de vue pratique et aussi d'un point de vue des formats.

Dialogue au guichet, lors d'un achat d'un billet avec la carte Escapades :

  • Vous avez la carte S'Miles ?
  • Non, je ne l'ai pas sur moi.
  • Alors impossible de créditer votre compte car il faut faire l'opération avant l'utilisation du billet.
  • Mais tous les achats de billets faits tant que la carte n'était pas reçue sont perdus pour le compte S'Miles ?
  • Oui... car les fichiers sont séparés, avec des formats différents et on nous a dit qu'ils ne communiquent pas.
  • Ah... donc pas de carte S'Miles, pas de point S'Miles... en attendant de recevoir la carte... et de ne pas l'oublier...
  • ...Oui... mais certains clients ne l'ont toujours pas reçue depuis plusieurs mois... alors on utilise une astuce...

Verdict : on peut accéder au fichier des cartes S'Miles lors de l'achat, sans avoir la carte sur soi car il y a bien « une astuce » qui se transmet entre les personnes aux guichets de ventes et qui n'est pas dans la documentation officielle. Finalement, les formats ne sont pas aussi incompatibles que cela... Peut-être s'agit-il même de formats ouverts avec l'interopérabilité comme souci.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Questions générales et expertes à poser sur les formats

20 questions (+ 1) qui peuvent coller

Depuis presque 3 ans, les articles de ce site traitent des formats : à partir d'informations liées à l'actualité, ils pointent et expliquent l'importance et le rôle des formats, ouverts ou pas.

Il y a des formats presque partout, et en poussant l'approche jusqu'au bout, voici 20 questions (+ 1) à propos des formats qu'il serait intéresant de poser à des candidat(e)s, des responsables, des élu(e)s, des dirigeant(e)s... même si elles sont parfois pointues et trop spécifiques par rapport aux préocupations et à des sujets plus généraux. (Il ne s'agit pas ici de programme politique lié aux formats).

1 question liminaire :
  • Utilisez-vous par vous-même un ordinateur :
    • à titre professionnel ?
    • à titre personnel ?
    • si oui, depuis quand ? avec quels logiciels ?
18 questions générales et expertes :
  • De quoi traite l'article 4 de la Loi sur la confiance en l'économie numérique (LCEN) du 21 juin 2004 ?
  • Pourriez-vous citer un format ouvert (voire plus) ? et un format fermé (voire plus) ?
  • Quel était le sujet de l'article du Monde publié le 22 janvier 2005 et signé Jean-Noël Jeanneney et quel est le projet qui en a découlé ?
  • Votre baladeur numérique lit-il le format Ogg Vorbis voire du Ogg Theora ?
  • Qu'est-ce que le format HTML ? Pourriez-vous en donner 5 balises et la signification de W3C ?
  • Le format MP3 concerne quel domaine ?
  • Vrai ou faux : les chaînes de télévision du service public utilisent un format fermé pour diffuser leurs journaux télévisés sur le Web et aussi pour la VOD ?
  • Pour vos DVD video, vous préférez le format DVD video, Blu-ray Disc ou HD-DVD ?
  • La TNT utilise quels formats video ?
  • Vrai ou faux : la Direction des Archives de France a joué un rôle essentiel dans la diffusion du format ouvert EAD pour l'archivage ?
  • Votre site Web utilise du PHP, de l'ASP ou un autre format ?
  • Quel format est utilisé pour conserver les informations à propos des déchets radioactifs du centre d'enfouissement de la Manche ?
  • Vous êtes Google Talk, Live Windows Messenger, Yahoo!Messenger ou Jabber ?
  • En photo numérique, vous préférez le JPEG ou le RAW ?
  • Pourriez-vous donner 5 avantages de l'utilisation des standards ouverts ?
1 question subsidiaire et 1 question bonus :
  • Connaissez-vous le terme FOo ? Si oui, à quoi renvoie-t-il ?
  • Que signifie TCP/IP et que concerne-t-il ?

Il ne reste plus qu'à déterminer la note sur 20 en fonction des réponses.

Et sur Formats-Ouverts.org :

Dossier «Indexation de ressources : métadonnées, normes et standards»

Un séminaire et un dossier de l'Éducation nationale

Le ministère de l'Éducation nationale [1] avait organisé en janvier 2007 un séminaire sur la baladodiffusion : le sujet des formats y était en arrière plan (quel format audio ? ouvert ou fermé ? pour quel baladeur ? avec quelles métadonnées ? pour quelle pérennité ?).

Les 26 et 27 mars, un autre séminaire était organisé : il portait cette fois directement sur les formats, intitulé « Indexation et visibilité des ressources pédagogiques : un enjeu pour la valorisation du patrimoine pédagogique des établissements d’enseignement supérieur ».

Un dossier a été réalisé par les documentalistes de la Sous-Direction du Ministère en charge de la manifestation (la SDTICE [2]). Il est disponible au format papier mais aussi en ligne sur les pages Web consacrées au sujet « Indexation de ressources Métadonnées, normes et standards ». [3]

Ce dossier est très riche et propose de nombreuses informations : des définitions, des sites Web, une bibliographie, et aussi le Dublin Core, le format LOM FR [4], les archives ouvertes, et les métadonnées, normes et standards. Avec l'importance des formats ouverts et de l'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un PowerPoint ? Non, une présentation (assistée par ordinateur, ou PréAO)

Les formats des présentations assistées par ordinateur

Diaporama avec ordinateur, projection de « slides » ou de transparents : ces 2 expressions servent à désigner des présentations projetées sur écran à partir d'un ordinateur. Elles sont à l'honneur avec l'annonce de Google d'un logiciel en ligne pour en créer, disponible à l'été 2007.

On entend (et on lit) aussi très souvent que ces présentations sont « des PowerPoint ». Or une « présentation assistée par ordinateur », son nom en français (PréAO en format abrégé), avec ses « diapositives » ou ses « transparents » (termes issu de la photographie et des feuilles en plastique transparente pour rétroprojecteur) n'est qu'une projection de pages plus ou moins animée avec texte et image (voire son et video).

PowerPoint est l'un des logiciels disponibles, parmi d'autres. Il s'agit de Microsoft Office PowerPoint, c'est-à-dire un des logiciels de la suite Microsoft Office. [1]

Et Les Formats ? Il sont encore présents, avec 2 disctinctions à faire :

  1. il y a l'outil utilisé pour créér le fichier de présentation : c'est le logiciel (fermé ou ouvert), ici PowerPoint (logiciel fermé) ;
  2. il y a le format de ce fichier de présentation (fermé ou ouvert), ici le .ppt (format fermé) ;
  3. et on assimile souvent les deux.

Comme le format ppt est fermé et dépend du logiciel PowerPoint, format et logiciel sont liés pour la création et pour la lecture (même si ce n'est pas systématique pour ce dernier cas). Mais l'utilisation future dépendra des décisions de l'éditeur quant à la reprise d'un format d'une précédente version dans son logiciel.

A contrario, il existe des formats ouverts de présentation qui sont indépendants d'un seul logiciel :

  • le PDF, y compris animé, utilisable avec n'importe quel lecteur PDF et créé par exemple avec le logiciel libre LaTeX couplé à Beamer [2] ;
  • le HTML, avec une seule page ou plusieurs, y compris dynamiques, utilisable avec un navigateur Web, voire mieux avec Firefox et des extensions comme S5 et Fuller Screen [3] ; on crée du HTML avec de très nombreux logiciels, de Emacs ou Vim à Nvu [4] ;
  • l'ODF, qui est « à la PowerPoint », créé par exemple avec Impress de la suite bureautique OpenOffice.org [5].

Alors, finalement, un PowerPoint ? Non, plutôt une présentation avec un format ouvert pour garantir l'interopérabilité et la pérennité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Logiciel de présentation de Google : et les formats ?

Nouveau logiciel Google, nouveau format ?

Janvier 2003 : Steve Jobs, patron d'Apple, annonce lors de sa conférence au salon MacWorld que la présentation qu'il fait à cet instant (avec textes et images animés, effets de transition,...) a été créée par un logiciel dénommé Keynote, qui s'ajoute au catalogue de l'éditeur [1].

Avril 2007, le mardi 17 : Eric Schmidt, patron de Google, annonce lors de sa conférence à Web 2.0 Expo [2] que la présentation qu'il fait à cet instant a été créée par un logiciel en ligne, qui s'ajoutera au catalogue de Google à l'été 2007 [3].

ELF, Et Les Formats ? Encore une fois, c'est « la » clé, avec la guerre des formats (ouvert contre fermé) derrière la guerre des logiciels (PowerPoint-Office contre les autres suites bureautiques) et la guerre entre entreprises (Google contre Microsoft) [4].

Quel format, quelle stratégie ?

Ce logiciel de Google vient compléter d'autres logiciels en ligne, où les formats sont des éléments clé :

  • Google Documents & Tableur avec les formats fermés de Word (.doc) et Excel (.xls) mais aussi le format ouvert ODF (OpenDocument Format) ;
  • Google Mail avec les formats ouverts texte et HTML (pour les courriels) et le protocole ouvert POP3 (pour les récupérer ; mais pas IMAP, proposé par Yahoo!Mail) ;
  • Google Agenda avec le format ouvert iCal ;
  • Google Talk : à la différence des autres, il n'y a pas de création de données, mais échanges de messages. Ici c'est le protocole de communication qui est la clé : il s'agit de Jabber XMPP, un protocole ouvert.

Quel sera le(s) format(s) proposé(s) par Google pour les fichiers créés avec ce logiciel en ligne de création de présentations ? Il y a plusieurs possibilités :

  • le PDF et le HTML : c'est possible, et tous les deux sont ouverts ;
  • celui de Microsoft, PowerPoint (.ppt), fermé mais très présent : certainement ; mais quelle version ?
  • celui d'Apple, Keynote, fermé et célèbre grâce aux présentation d'Al Gore : la question se pose ;
  • celui d'ODF, format ouvert, Google étant membre de l'ODF Alliance : très certainement. Et c'est une arme en faveur des formats ouverts.

Enfin, il y aurait une dernière possibilité : le format créé ex nihilo, comme Microsoft pour la photo. Ce n'est pas sûr du tout : la compatibilité, l'interopérabilité, le souci d'ouverture et l'existence de formats sur le marché incitent sans doute à retenir ce qui est en place, notamment le format ouvert ODF.

Encore une fois, ce sont les données et leur format qui sont la clé. Réponse définitive à l'été 2007.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Le bon choix, quel qu'il soit»

Encore et toujours le format des données

Dans TGVmagazine n°93 d'avril 2007, une des nombreuses pages de publicité est consacrée aux téléphones du fabricant palm []. Intitulée « Le bon choix, quel qu'il soit », on y voit 2 « Smartphones » de la gamme Treo (page 21) l'un à côté de l'autre :

  • l'un « équipé de Palm OS » comme système d'exploitation (le 680) ;
  • l'autre « équipé de Windows Mobile », « pour les inconditionnels de Windows Mobile » (le 750).

Ces téléphones dits « intelligents » (ou évolués) permettent bien sûr de téléphoner ! Dans ce cas il ne vient pas à l'esprit de se soucier de la marque de l'appareil appelé, ni du clavier, ni du réseau utilisé. On appelle, cela marche. Mais en plus, comme l'indique le texte de la publicité, il y a aussi :

e-mail. SMS/MMS. Web. Organiseur. Photos. Musique.

Et quels sont les formats pour toutes ces données ? Les rendez-vous, les adresses, les numéros de téléphone, les notes prises et les courriels sont-ils à des formats propres uniquement aux logiciels présents sur chaque appareil ? Et les morceaux de musique et les photos, quels formats ? Quant aux SMS et MMS, sont-ils transférables hors de l'apapreil ? Finalement, les donées sont-elles emprisonnées dans un logiciel seul capable de les lire du fait du format ?

Que le Treo soit avec Palm OS ou avec Windows Mobile (impensable il y a quelques années...), ce qui compte, ce sont les données... et leurs formats. Comme pour les ordinateurs, Mac ou PC, MacOS X ou Windows, puce Intel ou puce IBM (et Windows et Intel sur matériel Apple était impensable il y a quelques années...), cela importe peu : les données doivent être à des formats ouverts afin de disposer des conditions permettant l'interopérabilité et la pérennité.

En fin de compte : le bon choix, des formats ouverts, quels qu'ils soient !

Sources et liens :
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Normes internationales pour les archives numériques, à Berlin

Archivage électronique : une conférence européenne sur des formats ouverts

Le mardi 24 avril à 13h s'ouvre à Berlin la 3e Conférence européenne sur les DTDs EAD et EAC et le schéma METS, aussi intitulée Normes internationales pour les archives numériques [1]. Elle se termine le vendredi 27 avril midi. La participation est libre. Il y aura la traduction simultanée en Allemand, Anglais, Francais et Russe.

Le Conseil Européen étant présidé par l'Allemagne, les Archives fédérales allemandes [2] « invitent les archivistes de tous les pays européens à se réunir à Berlin pour discuter des questions d'actualité de la profession. » Comme l'indique aussi la présentation générale :

L'utilisation des normes internationales EAD (Encoded Archival Description), EAC (Encoded Archival Context) et METS (Metadata Encoding and Transmission Standard) constitue une condition essentielle pour l'échange des descriptions et des métadonnées sur des archives numériques ou numérisées pour la constitution de portails communs.

Pour les archives, les formats sont donc bien présents et même au cœur du numérique. Quant à l'EAD, l'EAC et METS [3], ce sont des formats ouverts, notamment à propos de métadonnées, gage d'interopérabilité, de pérennité et de maîtrise de la mémoire numérique. La France est représentée par la Direction des Archives de France (DAF) [4] avec une intervention intitulée Un exemple européen : l’EAD dans les archives françaises, de Claire Sibille.

En plus de cette conférence européenne, 3 organisations liées aux archives tiendront leur assemblée générale :

  • le Bureau européen des archivistes nationaux (EBNA) ;
  • la Branche régionale européenne du Conseil international des Archives (EURBICA) [5] ;
  • le Forum DLM [6] ;

avec aussi une réunion du Comité Européen de Normalisation [7] à propos de Standard d'échange de données pour l'archivage.

Les premières Journées européennes sur les DTD EAD et EAC s'étaient déroulées les 7 et 8 octobre 2004 à Paris, dans le grand auditorium du musée des Arts et Traditions Populaires.

Clin d'œil et hasard du calendrier : cette conférence européenne à Berlin sur l'EAD se déroule en même temps que le symposium international à la BnF, De la production à la pérennisation des objets numériques, où l'EAD sera sans doute cité et où la première journée est modérée par Catherine Dhérent (BnF), qui a donné en 1999 « une impulsion décisive » pour la diffusion de l'EAD en France, comme l'écrivent Alain Jacquesson et Alexis Rivier dans le livre de référence Bibliothèques et documents numériques (page 432).

Enfin, le comité technique TC 46 de l'ISO, Information et documentation, portant entre autres sur les archives numériques, se réunira en Espagne du 7 au 10 mai, et traitera des formats numériques. Il est présidé par la BnF, le secrétariat étant assuré par l'AFNOR.

Sources et liens :
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Pass ne passe pas avec tous les navigateurs

Passez votre chemin : « ce service est accessible uniquement aux utilisateurs d'Internet Explorer »

Le site Pass Services Financiers [1] propose des informations sur ses produits et aussi des services en ligne. La lettre d'information adressée aux titulaires d'une carte Pass indique « Et si vous participiez à notre effort pour préserver notre environnement » avec « votre relevé mensuel sur Internet ». En se connectant au site dans la partie réservée aux relevés, on peut avoir ce message :

Ce service est accessible uniquement aux utilisateurs d'Internet Explorer

Mais quelle version d'Internet Explorer ? Et donc utilisateurs de Firefox ou encore de Safari, passez votre compte, vous n'avez pas le « bon » navigateur...

Cela est sans doute une situation temporaire : un site sérieux ne peut plus se limiter à un seul navigateur, aussi bien pour des raisons techniques, en termes d'image et aussi pour la satisfaction des clients. Et les standards ouverts permettent cela, sans oublier l'accessibilité et l'interopérabilité.

En attendant, le format papier sera de mise pour ces relevés. Heureusement, cet accès impossible n'est pas aussi grave que pour les victimes de l'ouragan Katrina en septembre 2005.

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Fin de la Vie en papier

Le magazine LIFE cesse sa parution au format papier

20 avril 2007 (un vendredi) : avis aux collectionneurs (et aux archivistes ou aux bibliothécaires), c'est la parution du dernier numéro du magazine LIFE [1]. Quant aux formats, outre celui du titre avec ses 4 lettres majuscules, le papier et le Web sont encore de la partie.

La collection complète des numéros de LIFE va de 1936 à 2007, avec deux interruptions, de 1972 à 1978 et de 2000 à 2004. Cette collection est constituée d'exemplaires au format papier. Et revoilà donc le format papier (comme pour les livres, les affiches et tracts ou les bulletins de vote) et un bel exemple de sa rareté, que le numérique ne connaît pas, copie à l'identique oblige (sauf à limiter ces copies même pour soi-même avec des DRM).

Pour ce qui est des formats numériques, ouverts ou pas, LIFE devrait paraître au format Web [2], son coût papier étant trop élévé selon son propriétaire, Time Inc. Le site de LIFE permet déjà de retrouver les célèbres couvertures du magazine photo, au travers de mots clés associés : c'est ici l'illustration de l'importance des métadonnées, encore plus pour une image.

Quant aux photos pour lesquelles le magazine était connu, elles devraient aussi être mises en ligne : c'est ici la puissance du numérique, avec des qualités différentes en fonction du niveau de numérisation (comme les photos sont fixées sur pellicule argentique, les problèmes des formats numériques comme RAW ou JPEG ne sont pas rencontrés).

Autre sujet similaire : arrêt de la publication du magazine Epok de la FNAC, en janvier 2007.

Sources et liens :
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Vote électronique : 7 autres formulations

Choisissez votre format de texte

7 jours avant les premières élections avec utilisation massive du vote électronique et après la lettre ouverte du vendredi 13, voici 7 courts textes avec des formulations différentes sur le sujet de ce vote électronique fermé.

Avec le vote papier, il y a vérification des urnes. Avec le vote électronique, la vérification est dans les urnes. Des urnes funéraires.

Note à destination des journalistes, des éditeurs de manuels scolaires, des responsables de dictionnaires. Les expressions suivantes sont désormais à bannir : « glisser son bulletin dans l'urne », « l'appel aux urnes » , « le bulletin de vote », « A voté ! », « scrutateur », « se rendre aux urnes » et « procéder au dépouillement », ainsi que les photos avec des urnes transparentes. Les retirer rapidement des nouvelles versions et aussi des archives. Fin aussi des photos des candidats, l'enveloppe du bulletin papier à la main sur le point d'être glissée dans l'urne...

Élections 2007 : du fait du vote électronique, les premières en France pour lesquelles la suspicion des dépouillements sera possible, et sans vérification après coup.

Un dépouillement erroné dans un bureau de vote, c'est un incident grave ; un million, c'est une statistique.

Le vote papier, parce que les électeurs (et la démocratie) le valent bien.

Visite d'un maire dans une école de sa commune : « Vous savez les enfants, voter est important, on s'est battu dans l'Histoire de France pour que tous les citoyens en aient le droit comme maintenant. En démocratie, la transparence est de mise. »
Question d'un enfant : « Vous pouvez nous expliquer le vote électronique comment ça marche ? »

Idées répétées : il faut rapprocher les Français des élus, il faut les réconcilier avec la politique ; il faut rendre lisible les décisions ; il faut rappeler que la République, ce sont les citoyens. D'où le vote électronique invérifiable ?

Sources et liens :
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Sainte Ida le vendredi 13

2 formats symboliques : le format papier, le format XML

Depuis le 1er juillet 2004 (un jeudi), jour de lancement de Formats-Ouverts.org, c'est le 5e cas de vendredi 13, avec en avril 2007 la lettre ouverte à propos du vote électronique, qui suit :

  • en août 2004, chance pour les fichiers bureautiques...
  • en mai 2005, chance pour le traité européen...
  • en janvier 2006, chance pour les sites Web et les courriels...
  • en octobre 2006, malchance pour 10 cas concrets...

De plus, le 13 avril est d'après le calendrier le jour de sainte Ida, nom également d'une nymphe de la mythologie grecque [1], ou encore comme le nom du programme européen à propos d'interopérailité, qui en est à sa troisième version depuis le 14 août 2006 (et le nom a changé : de Interchange of Data between Administrations Business and Citizens, cela est devenue Interoperable Delivery of European eGovernment Services to public Administrations, Businesses and Citizens.) [2].

Alors, que dire à propos de formats au lendemain de cette date doublement particulière ? Et en parler en chance ou en malchance (comme au lendemain de Noël) ?

Parmi les nombreux formats au sens large, 2 ressortent et sont au cœur de nos activités et aussi de nombreux débats, à la fois chance et malchance, modernité et patrimoine.

Le format papier, en tant que format de support [3] : c'est un des plus anciens, y compris pour l'archivage ; il peut être de valeur du fait de sa rareté, il se retrouve dans les livres, symboles culturels forts, ou les agendas, sans parler des données sensibles conservées à ce format, des tickets de transport, ou encore de l'argent papier, des affiches et tracts pour les élections, de la numérisation pour les bibliothèques numériques et de manière plus importante le vote avec bulletin papier.

Le format XML, comme format technique des données numériques [4] : Vive le XML ! est le slogan à la mode à propos des formats, le Sésame de l'interopérabilité. Mais quel type de XML exactement ? Car le XML est une catégorie de formats. Certains sont des formats ouverts, d'autres pas du tout.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vote électronique, vote énigmatique : incompatible avec la République

Lettre ouverte : Quand voter n'est plus un acte civique

Lors des élections, le vote électronique sera utilisé par plus d'un million d'électeurs en France : ils exprimeront leurs choix sur des « machines à voter », véritables petits ordinateurs équipés de logiciels. Ce vote remplacera dans ce cas le vote papier.

Mais ce vote électronique n'est pas compatible avec une République démocratique.

En démocratie, le vote des citoyens est l'un des actes les plus importants. Et de part sa nature même, le vote papier est une garantie de démocratie.

Le débat entre le vote électronique (voire le vote en ligne) et le vote papier fait s'affronter des arguments à propos d'écologie, de rapidité des résultats, de sécurité et de fiabilité des machines, de modernité de la démarche ou encore du manque de citoyens pour décompter voire de participation.

Ces arguments sont pertinents, mais il en est un plus simple et plus important encore : le dépouillement, avec ses deux corollaires, sa compréhension et sa vérification, y compris a posteriori.

Le vote à l'école et l'École du vote

Chaque citoyen majeur est capable de comprendre et de vérifier le vote papier, sans distinction de formation, de milieu social ni d'âge.

Voter est un acte d'une telle importance en démocratie qu'il est en France l'un des objectifs d'apprentissage et de formation de l'École obligatoire de la République. Dès l'école élémentaire, savoir lire, écrire et compter permet de pratiquer le vote : cela est effectué à l'école puis au collège et au lycée, en utilisant même souvent les isoloirs et les urnes officiels.

En âge de voter, tous les citoyens ont pratiqué le vote papier lors de leur scolarité, et surtout, ils l'ont compris et savent le vérifier grâce aux connaissances qu'ils ont acquises.

L'École de la République est l'école du vote, elle en assure sa compréhesion par tous. Or avec le vote électronique cela disparaît : fin des bulletins papier et fin du dépouillement. Fin donc du contrôle libre et égal par tous pour tous.

Ne faut-il pas d'ailleurs voir comme un symbole fort les nombreux bureaux de vote qui sont situés dans des écoles, rappellant l'une des missions de l'éducation : former des citoyens éclairés.

Deux questions à propos de « l'acte civique » de voter

Dès lors, les questions qui se posent sont simples :

  • Faut-il rendre incompréhensible et invérifiable au nom de toutes les raisons possibles l'acte aussi capital que le vote ?
  • Quelle position et quelle décision seront prises à propos de ce sujet par les élus et les responsables ?

Il ne s'agit pas d'un débat des anciens contre les modernes, mais d'une question de citoyenneté. En tant que citoyen, je vote contre le vote électronique, qui n'est pas digne de la République.

« Voter est un droit, c'est aussi un devoir civique ».

Cette phrase est écrite en dessous de la devise française sur chaque nouvelle carte électorale en papier et en couleur, reçue récemment. Devoir civique signifie « devoir de citoyen », ce qui implique cet autre principe démocratique :

Dépouiller ouvertement les votes est aussi un droit civique.

Références et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les formats utilisés dans les campagnes électorales

Campagnes électorales : avec quels formats ?

Les campagnes électorales [1] peuvent se diviser en 2 périodes :

  • la campagne officielle : elle dure par exemple 13 jours pour les présidentielles, du lundi 9 avril 00h00 au samedi 21 avril minuit ;
  • celle plus ou moins longue qui précède la période officielle.

Quels sont les formats employés dans ces campagnes électorales ? Et qu'elles en sont les caractéristiques ?

  • la radio : au format hertzien, le plus répandu, on allume le récepteur, de toutes tailles, très mobile, et on reçoit. Pas de souci de format. De plus le taux d'équipement en postes de radio est le plus élevé. La Sécurité civile privilégie d'ailleurs ce format radio. En revanche, n'est pas émetteur qui veut : il faut une autorisation ;
  • la télé : règne de l'image, en version hertzienne elle est très enviée. Comme pour la radio, on allume, et l'image surgit, sans souci de format. Pour ce qui est de la TNT, du câble ou du satellite, cela suppose équipements et abonnements supplémentaires. Et n'est pas du tout émetteur qui veut ;
  • la presse traditionnelle papier (autre formulation : presse payante, en distinction de la suivante) et la presse papier gratuite : pour les formats, c'est du papier avec du texte et de l'image . Très transpostable, sans aucune technologie particulière. Mais n'est pas propriétaire d'un journal qui veut ;
  • Internet : le nouveau format, qui en proposent plusieurs avec les formats techniques qui sont bien présents, mais tout le monde n'est pas connecté :
    • le Web : texte et images dans un page HTML, rien de plus facile, le format est ouvert et aucune autorisation nécessaire pour publier ; les candidats ne s'y sont pas trompés, chacun(e) a son site ;
    • les courriels : les envois massifs, avec parfois des abus, les chaînes et autres messages vrais ou faux sont dans un format ouvert et interopérable ;
    • la video, la radio, la télé : pour ces 3 moyens (sous forme de retransmissions, de podcast, de videocast, d'enregistrement sonores,...) le format technique se révèle capital et peut ne pas être utilisable faute d'avoir les logiciels adéquats (et les formats fermés sont très présents...) ;
  • le téléphone portable : les SMS sont aussi utilisés, donc du format texte, avec l'impossibilité de toucher tout le monde et avec accord préalable ;
  • les panneaux d'affichage : le format papier, avec un ordre particulier : pas de liste au format alphabétique, mais le Conseil Constitutionnel qui a procédé à un tirage au sort [2] ;
  • les tracts, programmes et professions de foi : le format papier aussi, utilisable par toutes et tous (ou presque) ;
  • les livres : ce format papier est sans aucun doute important car les candidats ont assez souvent publié récemment un ouvrage. Mais aucun n'est allé au Salon du livre...

Quel est le format qui peut toucher le plus de personne ? La radio. Et celui qui permet le plus de réactivité sans autorisation de diffusion ? Les pages Web. Et celui utilisable par toutes et tous sans technologie ? Le texte et l'image sur papier. Pour ce qui est du multimedia, voire d'un débat en video retransmis sur le Web, le sujet des formats ouverts et de l'interopérabilité se pose.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vote électronique : des éléments

Dossier à propos du vote électronique

Articles à propos du vote électronique sur Formats-Ouverts.org :

Des sites Web
Et sur Formats-Ouverts.org :

Vote électronique : format ouvert ou format fermé ?

Vote électronique ou vote papier ?

Utiliser un format ouvert électronique ou un format ouvert non-électronique ?... C'est le second cas qui a été retenu pour l'archivage de documents sensibles... avec finalement le papier !

On peut se poser la même question pour les élections : vote électronique ou vote papier ?

D'un côté, un format ouvert non-électronique avec comme « technologies » :

  • des isoloirs et des bulletins de vote papier ;
  • une urne pour y glisser son enveloppe ;
  • des listes de votants à signer ;
  • des scrutateurs ;
  • une procédure claire pour tous, avec un décompte public compréhensible par tous.

De l'autre côté, un vote électronique avec :

  • une machine sur laquelle on choisit son vote (mais que saisit-elle exactement ?) ;
  • un logiciel (mais quelle garantie qu'il fasse ce que le votant demande ?) ;
  • une comptabilisation après transmission (mais quelle garantie quant à cette transmission ?).

Même en utilisant des logiciels libres, le vote au format électronique implique ici des connaissances assez poussées ; ou le fait d'accorder sa confiance en une certification qui assurera que ce qui est demandé est bien fait.

Faut-il obligatoirement remplacer une procédure claire et ouverte pour tous avec un format électronique, aussi ouvert soit-il ? Surtout dans un domaine aussi capital que l'expression des citoyens.

Ce texte a presque 3 ans !

Il y a des sujets qui restent éminement d'actualité : les lignes ci-dessus (gras et italique exceptés) et les références ci-dessous (sauf la dernière), ont été publiées le 7 août 2004 dans l'article Le format ouvert pour voter, alors que le site Formats-Ouverts.org n'avait qu'un mois et une trentaine d'articles (contre 33 mois et 1120 articles début avril 2007).

Quant au vote électronique, son format est fermé, contrairement au vote papier. Lire aussi le dossier et la lettre ouverte « Vote électronique, vote énigmatique : incompatible avec la République ».

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le catalogue explique la télé HD, mais oublie la révocation...

Les écrans télé qui refuseront d'afficher les contenus...

Ce sont les derniers jours du catalogue Automne/Hiver de Pulsat [1] (au format papier), valable jusque fin avril 2007. Il concerne les domaines « Télé Hifi Video Ménager » et en propose différents produits. On trouve page 4 un encadré « Conseils Pulsat » intitulé « La Télévision Haure Définition (TVHD) » avec le texte suivant (gras ajouté) :

« Bien entendu cette nouvelle technologie nécessitera le recours à de nouveaux appareils, capables de véhiculer des quantités d'informations phénoménales requises par la TVHD. Pour être aux normes TVHD un télévisuer devra être :

  • De technologie LCD ou plasma.
  • Capable d'afficher sur son écran un minimum de 720 lignes en écran en 16/9 voir même 1080 ligne
  • Capable de traiter le signal 720 x 1280 / 1080 x 1920.
  • Equipé d'une connectique d'entrée DVI ou HDMI et YUV.
  • Doté d'un système de protection anti-copie HDCP. »

La dernière caractéristique concerne donc le HDCP. Derrière ce sigle et ce terme de « système de protection anti-copie » qu'est-ce que cela signifie exactement ? Est-il possible de visionner toutes les émissions ? tous les DVD, notamment les HD ? et les enregistrements avec son camescope personnel ? Qu'en est-il exactement ? [2]

En théorie : l'encadré n'en parle pas, mais il y a contrôle des contenus (transmis par le câble HDMI) avant affichage, et il peut même y avoir révocation HDCP : l'appareil ne sera plus autorisé à afficher des contenus, il pourra être révoqué par exemple en cas de désaccord entre producteurs et fabricants.

En pratique : cette révocation sera-t-elle rendue effective et utilisée ? Et auparavant, les contenus intégreront-ils ce système HDCP visionnables que sur des matériels avec HDCP ? [3] Comme à propos du HD Ready et du Full HD, il y a peu d'informations et d'explications à propos de ces aspects du numérique... et certainement pas de formats ouverts ni d'interopérabilité : le principe est une chaîne complète verrouillée.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Pâques : les dates, les œufs, les formats

On connaît la formule


Le dimanche 8 avril 2007 est le jour de Pâques [1]. Cette date de fête religieuse est mobile, contrairement à Noël par exemple. Elle est déterminée par une règle claire et connue : c'est le premier dimanche qui suit ou qui coïncide avec la première pleine lune après le 21 mars.

On sait donc comment déterminer la date de Pâques pour n'importe quelle année, passée ou future [2]. Ainsi le lundi 9 avril, lundi de Pâques en 2007, est le même qu'en 2012, en 1928 et en 1917 - ce dernier ayant aussi été le jour du lancement de l'attaque de la crête de Vimy par les troupes canadiennes, autour d'Arras et Douai dans le Pas-de-Calais, dont on célèbre officiellement le 90e anniversaire. [3]

D'un point de vue des formats, cela veut dire que la méthode de calcul de la date de Pâques est connue, disponible, utilisable par tous : elle n'est pas secrète, elle a un format ouvert.

Ce format ouvert du calcul est valable pour les mathématiques en général : les théorèmes, les règles ne sont pas fermés ni payants. C'est d'ailleurs cette ouverture qui a permis (et cela continue) le développement de cette science. Le théorème de Fermat-Wiles, resté très longtemps un problème non-résolu, fut démontré en 1995 : il est disponible [4].

A contrario, lorsque le format est fermé, on ne sait pas ce qui passe ni comment cela se passe : c'est d'ailleurs l'expression « œufs de Pâques » qui désignent des éléments cachés dans les DVD video, les jeux video ou les logiciels, mais il est possible de trouver ces éléments-là. En revanche il y a aussi des éléments secrets qui ont un format fermé dont on ne sait rien et qui posent la question : mais que fait exactement le logiciel que vous utilisez ?... Parfois, on le découvre par hasard.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le numérique, de la production à la pérennisation

Un important symposium international à la BnF

Les données numériques, leur conservation et leur pérennité : tel pourrait être le titre court d'un important symposium international qui se tient fin avril. Et la question des formats (des protocoles et des standards) y est omniprésente.

Il s'agit du symposium intitulé « De la production à la pérennisation des objets numériques : expériences internationales ». Il se tient du 25 au 27 avril, à la Bibliothèque nationale de France (BnF). [1]

Cette manifestation internationale se déroule dans le cadre du programme PAC (Préservation and Conservation, dont le siège est à la BnF) [2] de l'IFLA [3], avec la BnF [4] et l'Institut national du Patrimoine (INP) [5].

L'inscription au symposium est gratuite mais obligatoire, par courriel avant le 18 avril 2007 (le nombre de places est limité) [1].

De manière directe ou pas, sont concernés les sujets comme l'archivage numérique, le records management, les formats ouverts EAD ou Dublin Core voire les bandes perdues de la NASA (ou encore, même s'ils sont plus anciens, le Manuel sur l'archivage des docume