Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1582 articles en ligne, dont 14 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...
Notules express :
XML10, les 10 ans de XML en 2008
Du 1er au 5 juillet 2008, les neuvièmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL), à Mont-de-Marsan
Liste de sujets relevés dans l'actualité d'octobre 2006
Voici des notules d'octobre, pour de futurs articles (ou pas), à propos des standards ouverts, de l'interopérabilité.
Google Docs & Spreadsheets
« Easily save and export copies You can save your files to your own computer in DOC, XLS, CSV, ODS, ODF, PDF, RTF and HTML formats. » « Upload your existing files. Google Docs & Spreadsheets accepts most popular file formats, including DOC, XLS, ODF, ODS, RTF, CSV, etc. » http://docs.google.com
Microsoft, interopérabilité et virtualisation
Microsoft met en place Sender ID, pour l'interopérabilité et la sécurité des courriels
La version 11 du lecteur Windows Media
Le manifeste Bureautique 2.0
« Formats : Propriétaires en Bureautique 1.0 - Ouverts en 2.0
L'indépendance entre les logiciels et les formats permet à des services bureautiques 2.0 différents, de puissances différentes, de partager des documents, comme le font tous les logiciels de traitement d'images qui utilisent .jpg. ODF est le nouveau porte-drapeau de ces formats bureautiques ouverts. »
Office2.0Con : tous présents sauf...
Le 11 et 12 octobre, à San Francisco, première conférence sur le thème Office 2.0, la Office2.0Con. La liste des sponsors : Zoho, Google, Netvibes, SAP, IBM, HP, BEA,... Un absent : Microsoft.
Voici Windows Internet Explorer 7
Voici Firefox 2.0
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Par Thierry Stoehr,
mardi 31 octobre 2006 à 23:50 :: Notules
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Il y a un siècle et demi, et toujours aujourd'hui, pas de format numérique (et pourtant ils volent !)
L'aviation : on l'associe aux technologies modernes. Ainsi l'électronique embarqué, les ordinateurs de bord et d'autres outils numériques sont présents dans les appareils. Le numérique est aussi présent dans la chaîne de production et de conception... au point d'être parfois à l'origine de problèmes liés aux formats comme récemment pour l'Airbus A380, l'un des avions les plus modernes.
Mais ce n'est pas toujours le cas, loin de là. Ainsi, il y a déjà le pilotage de précision et le rallye aérien qui ne font pas du tout appel à bord à l'électronique ni au numérique.
Et il y a aussi le vol à voile, plus connu sous le terme de vol en planeur. Les 14 et 15 octobre 2006, la Fédération Française de Vol à Voile (FFVV) [1] a mis en avant sa discipline.
C'était pour marquer le 150e anniversaire du premier vol [2] avec un aéronef, La Barque Ailée, conçue et pilotée par Jean-Marie Le Bris [3], un des pionniers de l'aviation. Cela se déroulait à Plonévez-Porzay (Finistère), organisé par le Comité Régional de Vol à Voile de Bretagne et l'association La Barque Ailée [4].
150 ans après, toujours pas ou peu de numérique à bord des planeurs : la mécanique de l'engin (avec quelques instruments), le pilote et l'air (avec ses courants). Sans oublier l'utilisation des cartes papier, donc sans forcément de GPS. Donc bien peu de problème d'interopérablité ou de formats (ouverts ou pas).
Sources et liens :
- Le Centre National de Vol à Voile (CNVV), aérodrome de Saint-Auban sur Durance (04, Alpes de Haute Provence), http://www.cnvv.net/
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Par Thierry Stoehr,
lundi 30 octobre 2006 à 23:50 :: Non-électronique
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Le format ouvert UNIMARC à la BnF
Le vendredi 27 octobre s'est tenue la Journée d'étude 2006 du CfU, le Comité français de l'UNIMARC, créé en mars 2000 [1]. Elle se tenait au Petit auditorium de la Bibliothèque nationale de France (BnF), de 9h30 à 17h30.
Au programme de la journée [2], deux grandes parties :
- UNIMARC : contexte international et national ;
- UNIMARC Bibliographique : mise à jour 5 du format.
UNIMARC, (pour UNIversal MAchine-Readable Cataloging) [3] est un format ouvert publié par l’IFLA (Fédération internationale des associations de bibliothécaires et des bibliothèques). Il permet l’échange de l’information bibliographique informatisée et sert d’interface entre les formats MARC nationaux : l'interopérabilité en action. La première édition remonte à 1977. UNIMARC est maintenu par le Comité permanent UNIMARC (Permanent UNIMARC Committee, PUC) de l’IFLA. [4]
UNIMARC est utilisé pour les notices bibliographiques, les notices d'autorité, les classifications et les données locales. Sa version en XML ouvert est déclinée dans les formats ouverts MARC XML et BiblioML [5].
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
dimanche 29 octobre 2006 à 23:50 :: Manifestations
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Une déclaration de Microsoft France
Vendredi 27 octobre, Éric Bousteller, Président de Microsoft France depuis le 1er février 2005, était l'invité de l'émission À la une de l'économie - matin de Sylvie Johnsson sur France Info [1]. Au cours de l'interview sur l'actualité de Microsoft, il a notamment déclaré dans la dernière partie de l'entretien :
nous sommes extrêmement attachés à l'interopérabilité, nous militons dans ce sens (à propos notamment de la musique numérique et de la position d'Apple)
[nous travaillons] avec en tête le bien et le bénéfice pour le consommateur avec le souci pour nous, qui est très important pour nous encore une fois, l'ouverture, les standards ouverts et l'interopérabilité.
Quitte à paraphraser, ce sont donc 2 fois « interopérabilité », 1 fois « ouverture » et 1 fois « standards ouverts » qui ont été mentionnés, de manière soutenue et aussi officielle.
Quitte à radoter, la question est toujours la même : quelle est la définition retenue pour ces termes ? Car tout le monde est favorable à l'ouverture, à l'interopérabilité et aux standards ouverts, mais chacun peut avoir sa propre définition.
Quitte à consulter les archives ouvertes de Formats-Ouverts.org, ce type de déclarations de Microsoft n'est pas nouveau :
Voilà donc pour quelques déclarations. Et le dossier n'est pas clos.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
samedi 28 octobre 2006 à 23:50 :: Entreprise
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Les MTP, c'est fini aussi... et à la place, il y a...
Ne dites plus DRM, ne dites plus MTP : fini les Digital Rights Management, fini les Mesures Techniques de Protection...
En effet, le journal officiel a publié dans son numéro 249 du 26 octobre le texte suivant [1] de la Commission générale de terminologie et de néologie, dans la rubrique Avis et communications, Avis divers à propos du Vocabulaire de la culture :
gestion des droits numériques
Abréviation : GDN
Domaine : Audiovisuel-Communication
Définition : Mise en œuvre des différents procédés destinés à protéger les droits afférents à la diffusion de contenus sur supports numériques
Équivalent étranger : digital rights management (DRM)
Il faut donc dire maintenant qu'il y a des GDN sur de nombreux de fichiers et que la GDN touche de nombreux domaines comme la bureautique, la musique, la télévision ou la VoD.
Pour ce qui est des standards ouverts, le journal officiel en donne aussi une définition.
Sources et liens :
- [1] Journal officiel, n°249 du 26 octobre 2006 page 15865 texte n°127
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Par Thierry Stoehr,
vendredi 27 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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Télé par ADSL avec Microsoft TV ou Intel Viiv : et les formats ?
La télévision : dans sa version la plus répandue et la plus simple, il suffit d'avoir un poste et de le brancher à une prise électrique et à une antenne de réception. Il y aussi les chaînes payantes (avec décodeur), le câble ou le satellite (avec sa parabole).
Mais dans chacun de ces cas, ni la marque ni le modèle de la télévision n'entrent en ligne de compte. Petite ou grande, récente ou pas, la télévision est interchangeable : c'est l'interopérabilité en action.
Les deux dernières évolutions s'appellent télé via ADSL et télé HD : et on retrouve encore les formats...
- pour la télévision Haute Définition, c'est toute la chaîne de matériel qui est en jeu ;
- pour la télévision par ADSL, les boitiers (les « box ») de chaque fournisseur constituent le point de passage.
Et parfois, il y a aussi un autre boitier spécial pour la télé par ADSL. C'est ce que propose par exemple Club Internet ou les fabricants de PC de salon équipés de la technologie Viiv d'Intel.
TV à la demande avec système exclusif Microsoft TV indique la publicité de Club Internet [1]
Plus besoin de magnétoscope ni d'enregistreur coûteux dans votre meuble TV ; un PC Intel Viiv se charge de les mettre au placard. avancent les documents d'Intel [2]
Et du côté des formats ? DRM, HDMI, HDCP, DTCP/IP et autre HD Ready ou Full HD sont là. Plus clairement, des formats liés au numérique mais peu ouverts et plutôt à contrôler les usages des contenus.
Et pourtant, la solution Microsoft TV se réclame des standards ouverts...
Sources et liens :
- [2] Magazine Connecté La mobilité et les loisirs numériques par Intel, page 21, numéro livré avec le magazine Télérama, octobre 2006
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Par Thierry Stoehr,
jeudi 26 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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La présidentielle, les législatives et les formats
Le conseil des ministres du 24 octobre 2006 a arrêté les dates du calendrier des élections de 2007 [1] :
l’élection du Président de la République aura lieu les dimanches 22 avril et 6 mai 2007.
les élections législatives se dérouleront donc les dimanches 10 et 17 juin 2007.
Pour ce qui est des différents formats possibles pour indiquer ces dates, les possibilités sont nombreuses : 22/04/2006, 22-4-06, di 22 av 06, 20060422,... le plus important étant de savoir de quelle manière ces informations sont codées (jour, mois, année, chiffres ou/et lettres,...).
Encore plus important : d'ici à ces échéances importantes dans moins de 6 mois et de 8 mois, qu'en sera-t-il des formats ?
Plus précisément :
- Les formats et protocoles ouverts avec leurs enjeux seront-ils l'un des sujets des 2 campagnes électorales ? Si oui, que diront chacune et chacun dans son programme ?
Mesdames et Messieurs les candidats et les responsables des partis, les standards ouverts sont capitaux, ce serait une grave erreur de les négliger : ne les oubliez pas. [2]
Sources et liens :
- [2] Donnez une place visible aux rôles des formats ouverts, et non pas reléguée en fin de liste : un format visible pour les formats ouverts !
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Par Thierry Stoehr,
mercredi 25 octobre 2006 à 23:50 :: Politique
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Et le plus simple est...
Le mardi 24 otobre au soir se déroulait le deuxième débat des 3 candidats à l'investiture présidentielle du parti socialiste.
La médiatisation de ce débat était importante, et il était possible de suivre les échanges :
Ils seront diffusés en direct dès 20h30 sur les chaînes parlementaires LCP AN et Public Sénat (disponibles sur le câble, TNT, satellite, sites Internet des chaînes) [1]
Mais encore une fois, les formats s'en mêlent : pour le câble, il faut y être abonné avec le bon matériel ; pour la TNT, il faut être en zone couverte avec là aussi le bon matériel ; idem pour le satellite ; et pour les sites Web des chaînes, il faut que son ordinateur arrivent à lire les formats video utilisés. D'après le site, on a :
En cas de problème pour recevoir le flux Windows Media, vous pouvez le voir sur www.lcpan.fr en cliquant ici
Si vous avez des problème avec Windows Média, vous pouvez voir le flux en Real Média sur www.publicsenat.fr
Et si on n'arrive pas à lire ces 2 formats fermés ? L'université de Nice Sophia Antipolis arrive à diffuser en format video ouvert...
Finalement, entre les différents abonnements, les zones de couverture (ou pas), les formats de video et leurs logiciels de lecture... voir les images et entendre les propos du débat n'était pas du tout aussi simple...
Pardon, c'était très simple : avec une radio.
En effet, on pouvait aussi suivre « à la radio sur France Culture » : et dans ce cas, pas de problème de couverture (ou très largement moins), pas de problème d'abonnement, pas de problème de marques d'appareils ni de tailles ni de modèles, pas de problème d'interopérabilité, pas de problème de logiciels ni de formats de fichiers.
Le format hertzien analogique de la radio, ouvert
, est celui retenu par la Sécurité civile en cas de crise : les autres formats (téléphones fixes ou portables, courriels, Web, télévision,...) ne sont pas à la hauteur pour diffuser efficacement les informations.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
mardi 24 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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Depuis octobre 2001, Apple, son baladeur et ses formats fermés
23 octobre 2001 (c'était un mardi, et une semaine après la journée de grève dans les transports en commun du 16). Apple lançait officiellement son baladeur numérique, l'iPod [1], disponible à partir du 10 novembre 2001. Il venait en complément de son site Web de vente de musique, iTunes [2].
Pour ce qui est des formats, cela signifie d'une part un site Web, mais utilisable uniquement avec un logiciel dédié, iTunes, qui est aussi lecteur audio : pas de format ouvert HTML consultable par n'importe quel navigateur Web.
D'autre part pour les morceaux de musique à acheter en ligne et à écouter sur le baladeur, c'est le format audio AAC d'Apple [3], un format fermé, propre à iTunes et à iPod, qui est privilégié.
Finalement, on a un mariage matériel-site (« iPod + iTunes » selon le slogan officiel), lié par le logiciel et ses formats fermés, dont le format audio AAC. Pas de formats ouvert, pas d'interopérabilité : le baladeur Apple tu auras, pour écouter la musique achetée chez Apple avec le logiciel d'Apple.
Le texte du communiqué de presse fait mention de ces liens étroits entre site, matériel et logiciel, mais de manière plus positive (« téléchargements automatiques de toutes vos chansons iTunes et playlists »). Il cite les formats MP3, MP3 VBR (variable bit rate), AIFF et WAV comme ceux utilisables par l'iPod.
L'arrivée de l'iPod a mis en place un modèle économique et matériel (avec accessoires et aussi une référence de design) pour Apple, avec un succès indéniable (au format marketing on parle de « révolution » ou de « nouvelle génération de baladeur » ou encore « avec l'iPod, écouter de la musique ne sera plus jamais la même chose »). On trouve même une déclinaison dans le vocabulaire avec les podcasts et le podcasting, ces émissions en baladofiffusion.
Rendez-vous en octobre 2011 pour les 10 ans ? Mais alors avec quel format, fermé ou ouvert (foo) ?
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
lundi 23 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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Les sites FNACMusic.com et VirginMega.com vont vendre de la musique sans DRM ?
C'est la nouvelle tombée le 20 octobre : les sites de la FNAC et de Virgin vont vendre des morceaux de musique numérique sans DRM, ces composants qui rendent la musique inutilisable hors d'un cadre matériel et logiciel précis.
Alors, restons calme : selon la chronique de Jérôme Colombain [1], il s'agit d'une intention, d'une rélexion pour Virgin. Pour la Fnac, deux chansons de Aaron sont disponibles en téléchargement payant mais sans DRM.
Donc : d'un côté, « on réfléchit » et de l'autre 2 chansons... La marge de progression est importante... Symboliquement, ce qui compte c'est la prise de conscience d'une part, et le fait que ces 2 sociétés en parlent officiellement d'autre part.
Et tout le monde est favorable à l'interopérabilité voire aux standards ouverts : distributeurs, majors de la musique, industriels de l'informatique, syndicats de gestion des droits. Mais avec son format et sa vision de l'interopérabilité... Comme le dit aussi Jérôme Colombain, « ça va durer encore longtemps ? » [2].
Rappelons qu'il y avait déjà eu Yahoo! Music fin juillet qui vendait une chanson sans DRM... Et il y a aussi des sites de vente de musique au format ouvert Ogg Vorbis.
C'est donc à suivre par des actes : à l'approche de Noël, une opération spéciale avec cette fois 4 chansons sans DRM chacun ? Et Apple avec iTunes qui propose 2 fichiers pour commencer en fanfare ?... Qui dit mieux ?...
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
dimanche 22 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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La messagerie instantanée de Microsoft sur les téléphones de Orange
Le 17 octobre 2006, Steve Ballmer, un des responsables de Microsoft Corporation (Chief Executive Officer), était en France. Dans son agenda, il y avait d'une part des rencontres avec peu de communication dessus (voire aucune... coulisses et stratégie obligent...), et d'autre part des actions visibles de communication.
Ce fut ainsi le cas pour l'école Polytechnique et pour France Telecom, avec des accords signés, des annonces et des interventions couvertes par les media et par les 2 sociétés... du moins pour la partie française car il n'y a aucun communiqué de presse concernant l'école Polytechnique ni France Telecom sur le site de Microsoft Corporation [1] (ces 2 structures françaises ne doivent pas avoir le bon format...).
Pour France Telecom, il s'agit de l'opération Orange Messenger by Windows Live, qui concerne l'utilisation de la messagerie de Microsoft, anciennement dénommée MSN, et désormais appelée Windows Live Messenger, sur les téléphones portables de Orange. « Et Les Formats ? »....
Pour la messagerie instantanée, sur ordinateurs comme sur téléphones portables, la règle quasi systématique est de ne pouvoir échanger qu'avec ceux qui ont le même logiciel : donc messagerie Microsoft avec messagerie Microsoft, qui utilise un protocole d'échange qui lui est propre à un format fermé.
Heureusement, il est toujours possible d'appeler avec un téléphone Orange vers n'importe quel téléphone... : l'interopérabilité est (encore) de mise.
Il est aussi prévu d'avoir aussi la possibilité de communiquer de téléphones vers ordinateurs (et inversement)... mais depuis Windows Live Messenger sur chacun. L'accord entre Microsoft et Yahoo! pour rendre leurs 2 messageries compatibles permettra-t-il d'utiliser Yahoo! Messenger sur l'ordinateur ? Rien n'est moins sûr...
Enfin, un extrait de la page du communiqué de presse mérite d'être cité : il est prévu,
Sur mobiles : interopérabilité de Orange Messenger by Windows Live avec d'autres opérateurs mobiles [2]
Une coquille s'est glissée dans cette phrase : il ne s'agit pas d'interopérabilité, mais de compatibilité avec d'autres. Sauf à utiliser un protocole ouvert (comme Google l'a fait avec le protocole ouvert Jabber/XMPP), ce qui alors permettra vraiment l'interopérabilité.
Sources et liens :
- Article Orange et Microsoft signent un accord dans la messagerie instantanée, de Nathalie Brafman, le 18 octobre 2006, site du Monde, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-824829@51-756303,0.html
- Article MSN passe à l'Orange, le 18 octobre 2006, site de Libération, http://www.liberation.fr/actualite/economie/211434.FR.php
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Par Thierry Stoehr,
samedi 21 octobre 2006 à 23:50 :: Entreprise
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Rendez-vous à la faculté Jean Monnet
Le vendredi 10 novembre 2006 de 9h30 à 16h30 se tient une journée d'étude intitulée « L'interopérabilité au cœur du droit, de l'économie et de la technique ».
Elle est organisé par le CERDI (Centre d'études et de recherche en droit de l'immatériel, et notamment Frédéric Duflot de l'équipe d'organisation de la manifestation) de l'université Paris-Sud 11 [1], avec deux autres laboratoires partenaires de Paris-Sud : l'ADIS (Analyse des Dynamiques Industrielles et Sociales) [2] et le L2S (Laboratoire des Signaux et Systèmes) [3].
Elle se déroulera à Sceaux, à la faculté Jean Monnet (54 boulevard Desgranges ; RER B, Robinson ; salle Georges Vedel) [4] et s'inscrit dans le cadre de l'ACI « Sécurité et Informatique » [5], au sein du programme Asphalès [6], qui a pour objet « Les interactions entre la sécurité informatique et la sécurité juridique dans les chantiers normatifs de la société de l'information ».
Cette journée proposera, en matinée, un éclairage sur la diversité des situations concernées. L'après-midi sera consacrée à une réflexion économique et juridique destinée à esquisser le cadre dans lequel l'interopérabilité est mise en œuvre. [7]
J'interviendrai de 11h50 à 12h10 dans le Focus 4 avec comme sujet L'interopérabilité entre contenus. Ce sera une des 11 interventions de la journée, séparées par des Débats et Pause, et le déjeuner.
L'inscription est gratuite mais obligatoire avant le 3 novembre à colloque _à_ interoperabilite.net. Outre l'interopérabilité, les standards ouverts seront aussi présents.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
vendredi 20 octobre 2006 à 23:50 :: Conférence
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L'université de Lille, le master et les formats
Le 18 octobre j'étais à Lille pour faire une conférence traitant de logiciels libres et des standards ouverts : c'était dans le cadre de Lille3000 [1].
C'est à cette occasion que j'ai découvert l'existence d'une formation universitaire originale : le master XML-Doc [2].
Son titre plus long est master « XML et document » ou « Informatique et Document ». Il s'agit d'une formation de niveau master centrée sur le XML et le document électronique. Elle a été lancée à la rentrée 2004 par l'université Charles-de-Gaulle Lille 3 [3], au sein du GRAPPA [4]. Marc Tommasi et Fabien Torre y sont fortement impliqués.
C'est une formation de nature professionnelle qui s'appuie sur des enseignements d'informatique (150 heures sur les technologies XML en première année, représentation électronique de documents et usage) et de documentation. L'étudiant diplômé dans cette spécialité maîtrisera la chaîne complète de production de document électronique, depuis la conception du document (notice technique, rapport, ...) jusque sa publication et sa diffusion sur réseau électronique.
L'approche est pluridisciplinaire, avec des étudiants de sciences humaines et sociales ou scientifiques. Les sujet des formats ouverts ou pas, de l'interopérabilité, du XML et de sa famille nombreuse ne sont donc pas pour eux des nouveautés. Et il y a sans doute d'autres formations qui traitent aussi des formats de manière aussi importante.
Autres articles à propos des formats dans l'éducation et la formation :
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
jeudi 19 octobre 2006 à 23:50 :: Éducation & Formation
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Un format ouvert en video, en production
Alors que la TNT se développe, ...avec des formats fermés, et que les sites Web proposent de la video à la demande, ...avec des formats fermés, il faut signaler Nice.
En effet, l'université de Nice Sophia Antipolis [1], enregistre, diffuse et utilise de la video numérique, mais avec un format ouvert, le Ogg Theora [2]. Cela a déjà été indiqué en mai et en juillet, et cela se poursuit : 50 heures enregistrées chaque semaine, utilisables avec les lecteurs VideoLan (vlc) [3] sur Windows, GNU/Linux et MacOSX, ou HelixPlayer/RealPlayer 10 sous GNU/Linux (MPlayer sous GNU/Linux marche aussi très bien).
Ce qui est utilisé en production dans une université peut aussi être employé par une commune pour ses retransmissions via le Web, par une administration pour ses documents video ou par des associations. Sans oublier les particuliers et les entreprises, eux aussi concernés.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 18 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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Le français et le mot « sur »
Les langues ont des formats, ouverts quand on en connaît le fonctionnement, fermé comme lorsque la dernière utilisatrice meurt. Et les langues utilisent des tournures, des expressions, des formulations. Ainsi en est-il du petit mot sur. L'excellent site de Jean Véronis, Technologies du Langage [1], se penchait sur « sur » : cette préposition se retrouve de plus en plus souvent utilisée.
« L'information qui est en ligne sur le site officiel », « Mon voisin assis sur un fauteuil », « C'est du sur mesure » ou « Un format sur deux » sont corrects. Là où sur s'immisce moins correctement, c'est dans les formulations comme « Je travaille sur Paris » (au lieu de à Paris), « L'évolution sur les 5 derniers mois » (au lieu de au cours des 5 derniers mois) ou « Une vision sur le long terme » (au lieu de à long terme).
Pour le travail sur Paris, Jean Véronis avance l'idée « d'écologie du langage » et d'une utilisation qui « remplit une "niche" vacante » [2]. Les autres cas ne sont pas mentionnés. Mais en tendant l'oreille, on peut relever « sur » fréquemment, comme aussi le « sûr » (et plus rarement le « sur » signifiant acide, aigre). Tic de langue, évolution du français, format (ouvert) de langage ? Sans doute des trois.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
mardi 17 octobre 2006 à 23:50 :: Non-électronique
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« Les formats de fichiers »
Un format de fichier est la manière dont un programme va présenter votre document sur le disque dur. C'est en quelque sorte la langue du programme.
Pour un format ouvert, la langue est publique et la grammaire connue (les spécifications).
Il est donc relativement simple pour un programmeur de réaliser un logiciel lisant de tels documents.
On peut le comparer avec une personne ne connaissant pas l'espagnol devant lire un livre dans la langue de Cervantes mais disposant d'une collection complète de dictionnaires et grammaires. Le travail va prendre du temps mais il est réalisable et pas extraordinaire.
Maintenant imaginez que vous souhaitiez traduire un livre écrit dans un langage inconnu dont les auteurs ne veulent pas vous faire part de la moindre information concernant le vocabulaire ni la grammaire. Le travail semble soudain bien plus ardu et il faut des génies comme Champollion pour le réussir.
Or, c'est exactement ce qu'est le format .doc de Microsoft Word. Pour arriver à lire de tels documents, les développeurs d'OpenOffice.org et d'Abiword ont réalisé un travail digne de Champollion.
Aussi, pensez-y la prochaine fois qu'un document .doc ne s'ouvre pas correctement et remerciez-les pour pour les documents qui fonctionnent sans problème.
http://formats-ouverts.org
Extrait du livre Ubuntu efficace, encadré Culture Formats ouverts, formats fermés, page 196, chapitre 10, Bureautique (liens ajoutés) [1]. Et merci pour la référence.
Sources et liens :
- [1] Ubuntu efficace, de Lionel Dricot
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
lundi 16 octobre 2006 à 23:50 :: Premiers pas
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La TNT gratuite en chiffres, et les formats
Le 15 octobre 2006, la couverture en Télévision Numérique Terreste (TNT) touche 66% de la population avec l'ouverture de nouveaux émetteurs. Tel est le calendrier de déploiement de la TNT, après les essais en janvier 2005, le lancement du 31 mars 2005, la suite en octobre 2005 et juin 2006. Sur les pages d'information ou de publicité à propos de la TNT gratuite, on peut lire 3 arguments :
- 1 : La gratuité
- 2 : La qualité
- 3 : La simplicité
Pour compléter, on peut aussi avancer :
- 1 (et 1) : pour 1 TNT gratuite (18 chaînes)... et aussi 1 TNT payante (11 chaînes)
- 2 : pour les 2 formats différents : un pour la TNT gratuite (format MPEG2) avec un décodeur et un pour la TNT payante (format MPEG4) avec un décodeur
- 3 : pour le 3e larron, les DRM avec sa chaîne technique à posséder (câble HDM, écran spécial avec HDCP)
- et zéro format ouvert utilisé
- et zéro information sur le site de la TNT gratuite : tout est en Flash, donc le site n'existe pas aux yeux d'un moteur de recherche, donc son contenu n'est pas référencé, donc sans lecteur Flash pas d'information [1].
Bonne TNT tout de même. Et pendant ce temps là... à Nice, l'université de Sophia Antipolis utilise le format video ouvert Ogg Theora.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 15 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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Une journée dédiée aux normes
« Rendez-vous le samedi 14 octobre 2006 pour la trente-septième journée » : tel était la fin de l'article publié sur Formats-Ouverts.org en octobre 2005 à propos de la journée mondiale de la normalisation.
Le 14 octobre 2006 est donc la 37e édition, avec pour thème Les normes : un atout gagnant pour les PME [1]. Elle est organisée par 3 grandes structures de normalisation :
- l'ISO, Organisation internationale de normalisation [2] (dont le site est aussi en français) ;
- la CEI, Commission électrotechnique internationale [3] ;
- l'UIT, Union internationale des télécommunications [4].
Cette journée est destinée à souligner le travail d'élaboration des normes et leur importance : sans norme internationale commune, établie et reconnue, pas d'interopérabilité, pas d'échange possible, quel que soit le domaine : l'informatique, les technologies de l'information, les télécommunications, et aussi l'alimentaire, les services, l'énergie, les transports, la construction,...
Et les autres organismes de normalisation ?
On peut noter que les organismes comme le W3C, l'IETF, l'IEEE ou l'OASIS [5], qui sont aussi des structures importantes de normalisation et de standardisation, notamment à propos d'Internet (avec HTML, les RFC, une partie de la famille XML, TCP/IP, HTTP, SMTP, POP, IMAP), ne font partie des organisateurs de la journée.
En revanche des liens existent entre ces 2 groupes, puisque des standards établis par l'un peuvent devenir des standard de l'autre, après soumission et décision. Cela a été le cas à propos du format ouvert de bureautique OpenDocument Format (ODF), normalisé par l'OASIS en mai 2005 et reconnu comme standard par l'ISO en mai 2006.
Norme payante ou pas ?
Le format ODF est un format ouvert dont les informations sont entre autres librement disponibles, sans paiement. Quand ODF sera définitivement une norme ISO, ces mêmes informations techniques deviendront-elles payantes ? Ce sujet de l'accès payant aux spécifications techniques des normes a déjà été soulevé à propos du format PDF/A utilisé pour l'archivage électronique, et normalisé par l'ISO le 10 octobre 2005.
Les normes à spécifications non-payantes, comme les standards ouverts d'Internet, sont-elles plus efficaces pour propager ces normes ? Le succès d'Internet semble aller dans ce sens, même si tous les domaines ne sont pas forcément concernés de la même manière.
Autres articles sur la journée mondiale de la normalisation sur Formats-Ouverts.org
- la 35e édition, en 2004, « Les normes connectent le monde »
- la 36e édition, en 2005, « Des normes pour un monde plus sûr »
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
samedi 14 octobre 2006 à 23:50 :: Manifestations
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10 cas de journée noire à cause des formats
Vendredi 13, jour de chance ou de malchance ? Les trois vendredis 13 depuis l'ouverture de Formats-Ouverts.org (en août 2004, en mai 2005 et en janvier 2006), étaient pris sous l'angle de la chance, valable toute l'année pour les fichiers bureautiques, le traité européen ou les sites et courriels... grâce aux formats ouverts.
Mais on peut prendre aussi les choses sous l'angle de la malchance... à cause des formats. Voici 10 exemples de ce qui peut rendre une journée du 13 (vendredi ou pas, et même sans être le 13) très noire...
- Vous retrouvez enfin les disquettes Zip de 100 Mo qui contiennent des fichiers auxquels vous tenez, mais vous n'avez plus de lecteur pour lire ce format d'archives...
- Votre transformateur de téléphone portable est hors service, et le format de la prise sur le téléphone oblige à racheter exactement le même câble, qui n'est pas identique aux autres modèles de la marque...
- Vous avez acheté au dernier moment une carte mémoire pour votre nouvel appareil photo numérique et vous êtes maintenant parti pour votre voyage, avec toute une série de photos à faire. Et en essayant la carte, vous vous rendez compte que le format n'est pas le bon... Mais pourquoi les fabricants ont-ils créé tant de formats différents...
- Le fichier que vous avez reçu ne s'ouvre qu'avec un logiciel... que vous avez... mais pas dans la version utilisée par l'expéditeur et qui nécessite d'avoir une autre version de votre système d'exploitation...
- Vous ne retrouvez plus le CD Rom du logiciel qui vous a servi à produire des documents au cours d'heures de travail : or ce logiciel est le seul à savoir lire les fichiers produits dans son format fermé et il n'existe plus...
- Vous avez acheté le DVD de votre film préféré, c'est un DVD baptisé HD DVD. Vous vous rendez compte que vous n'avez qu'un lecteur de DVD : impossible donc de le lire... Et l'autre film que vous attendez est quant à lui édité au format Blu-ray Disc : il faudra avoir aussi un lecteur spécial pour ce format...
- Le CD audio que vous avez offert n'en est pas un vrai CD audio : on ne peut le lire que sur certains matériels, pas dans un autoradio, ni avec tous les ordinateurs fixes et portables...
- Impossible d'accéder au site Web de votre commune où se trouve les informations dont vous avez besoin. Idem pour le site pour envoyer une lettre recommandée électronique (LRE) depuis le site de La Poste [1]. Ces sites exigent le navigateur Internet Explorer, que vous n'avez pas...
- Le CD Rom gravé il y a un an, sur lequel vous avez gravé des photos et des enregistrements audio faits lors d'une importante fête n'est plus utilisable, bien qu'en parfait état apparemment : il s'est dégradé... En informatique, gravé ne veut pas dire sécurité, ni longue durée et encore moins éternité...
- Vous voulez lire des DVD haute définition sur votre ordinateur. Inutile de le changer, vous dit-on, il suffit d'ajouter un lecteur... mais il faut aussi une carte video et une carte son compatibles, et un moniteur de résolution siffusante et équipé d'un connecteur DVI ou HDMI. Tout de même...
Dans chacun de ces 10 cas, les formats physiques ou numériques sont à l'œuvre et compromettent l'utilisation, la pérennité, l'archivage ou le simple accès aux informations.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
- il y a 1 an : Souriez, Sony l'a fait (Sony et ses 4 coquilles, avec la première photo sur Formats-Ouverts.org)
- il y a 2 ans : Le projet 1dok.org (Permettre l'établissement d'un format standard ouvert)
Par Thierry Stoehr,
vendredi 13 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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Les formats dans le logiciel WordPerfect
Connaissez-vous WordPerfect ? [1]
- c'est un logiciel de traitement de texte édité par Corel [2] ;
- c'est le logiciel de bureautique le plus utilisé fin des années 80 et début des années 90 : son format de fichiers était le standard de facto (Microsoft Word n'était pas du tout répandu) ;
- la dernière version, WordPerfect X3, est sortie début 2006, et fait partie de la suite Corel WordPerfect Office (avec le tableur Quattro Pro et l'outil de présentation Presentations) ;
- WordPerfect est encore très présent dans certains secteurs dans plusieurs pays, dont l'Amérique du Nord - (voilà pour des informations au format liste).
Il faut signaler 4 points à propos de WordPerfect en rapport avec les formats.
Les macrocommandes : dans le cadre d'utilisations avancées, elles permettent d'être plus efficace et sont puissantes. Mais ces macrocommandes sont liées à WordPerfect : il n'y a pas d'indépendance vis-à-vis de l'outil. Et le format de ces macrocommandes, même s'il était ouvert, nécessite WordPerfect et ses formats. C'est le principe des éléments d'une chaîne qui peuvent enchaîner.
Le PDF : la version X3 sait utiliser le format PDF (comme aussi OpenOffice.org et bientôt MS Office 2007), avec la possibilité de créer des fichiers PDF et aussi d'en ouvrir pour les modifier.
La compatibilité : sur le site de Corel, le texte de présentation du produit [3] met en avant la « compatibilité » comme signe distinctif, et ne parle donc pas de manière abusive d'interopérabilité.
Les coulisses : « Révéler les codes » voici une originalité de WordPerfect, qui consiste à montrer les codes de formatage du texte (ceux qui donnent du gras, de l'italique, un retour à la ligne, une liste,...). Cela est identique au principe des balises HTML. Cependant, ces codes ne sont pas le codage exact utilisé par le logiciel, contrairement au HTML.
Pour autant le format des fichiers produits par WordPerfect n'est pas ouvert au sens de la loi française, mais l'ouverture est à signaler.
Sources et liens :
- [1] Article WordPerfect, encyclopédie Wikipédia :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 12 octobre 2006 à 23:50 :: Logiciel
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Le format n'est pas sous contrôle...
Le 10 octobre j'étais à Dijon à l'Ecole Nationale des Greffes pour une conférence. Et en plus de l'accueil excellent et des participants attentifs, les locaux de l'ENG où j'étais méritent aussi d'être signalés.
C'est un bâtiment récent, moderne, confortable avec salles de cours, bureaux, salles de conférences. Il y a le tout à l'égout, l'eau courante et l'électricité... avec aussi des prises réseau dans les pièces et de la domotique (des caractéristiques plus récentes).
Pour ce qui est de la domotique, le chauffage et les stores sont par exemple contrôlés par un système dit intelligent...
Ainsi, si le soleil frappe les vitres de la salle, les stores descendent automatiquement pour atténuer la luminosité. Et opération inverse si la lumière baisse. C'est a priori séduisant.
Mais cela se complique : en effet, en cas de variation fréquente de cette luminosité, les stores montent, descendent, remontent, redescendent...
Est-il possible de faire cesser cela dans la pièce ? Non. Et quand on demande au service en charge du bâtiment ? Impossible de désactiver le système. Il ne reste que la coupure d'électricité...
Finalement, qui contrôle le contrôle du bâtiment intelligent ? Et si le système s'emballe ? Il y avait un épisode de la série de Chapeau melon et bottes de cuir [1] qui mettait les héros aux prises avec un bâtiment qui décidait de les éliminer... (d'autres références existent comme le fameux ordinateur HAL de 2001, l'odyssée de l'espace [2]). Sans aller jusque là, la domotique peut réserver des surprises, avec la question des formats
ouverts ou pas qui se pose.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
mercredi 11 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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10/10 : les LL et les SO à l'ENG
10/10 : c'est un format d'écriture qui peut indiquer une note parfaite, une fraction et aussi une date. Sans plus d'information, impossible de faire la différence.
Donc, le 10/10, soit le dix octobre (un mardi, et c'est le format date), j'étais à Dijon à l'École Nationale des Greffes (ENG) [1] du Ministère de la Justice. La formation continue des greffiers, greffières et des responsables des services de greffes proposait 3 journées consacrées aux logiciels libres (LL).
J'ai assuré l'ouverture avec une intervention toute la matinée à propos des logiciels libres. Avec en dernière partie, le sujet des formats et standards ouverts (SO) ou fermés, au travers notamment de 3 exemples : le gendarme, le viaduc et l'affaire Seznec.
- le gendarme de Gresse-en-Vercors : ses notes sur un cahier ont permis d'élucider en 2005 un meurtre de 1913 (avec aussi des analyses ADN). Et si ses notes avaient été électroniques et donc contenues dans un fichier créé par un logiciel, comment faire dans 92 ans pour les lire ?
- le viaduc de Millau : sa garantie est de 120 ans. Comment faire pour lire les plans électroniques dans plus d'un siècle ?
- et l'affaire Seznec de 2056 : imaginons une décision de justice de 2006 qui donne lieu à réouverture du dossier dans plusieurs dizaines d'années. Comment consulter les pièces du dossier qui sont à des formats numériques ?
La réponse n'est pas absolue : les formats ouverts sont à privilégier, mais il faut aussi gérer ces archives électroniques. En se rappelant de l'exemple de la conservation des données à propos de déchets radioactifs où la durée est de 300 ans... : la réponse apportée a été le format papier.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
mardi 10 octobre 2006 à 23:50 :: Conférence
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Une conférence à Strasbourg
Jamais deux sans trois dit le dicton populaire : donc en octobre, après Lyon le 14 et Lille le 18, ce sera pour finir l'Alsace avec Strasbourg.
Ainsi, le samedi 28 octobre se déroule la journée Rentrée du libre à l'IUT d'Illkirch [1]. Elle est organisée par le Groupe d'Utilisateurs Linux de Strasbourg, le Flammekueche Connection [2]. J'interviendrai dans l'après midi avec comme sujet :
Formats et standards ouverts, interopérabilité : qu'en est-il exactement ? Tour d'horizon d'un sujet capital à l'ère du numérique qui VOUS concerne, voire vous menace directement.
Rendez-vous donc le 28, au format de visu, entrée gratuite.
Sources et liens :
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Par Thierry Stoehr,
lundi 9 octobre 2006 à 23:50 :: Conférence
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La VOD de FranceTV : avec des DRM
La video on demand, la VOD : comme TF1 et ARTE, France Télévision s'y est lancée, avec son site FranceTVOD [1]. Ce site propose des fichiers video « compatible avec Windows Media Player 9 » : c'est donc le format video Windows Media Video (WMV) qui est utilisé.
Mais l'article précédent qui développait cette information n'était pas assez complet : il manquait les DRM !
En effet, les fichiers video en question ont des dispositifs techniques de protection (DRM) qui fixent les droits d'utilisation : on peut regarder la video et « la visualiser via un écran d'ordinateur mais uniquement via l'ordinateur par lequel vous avez commandé et acheté la ou les Vidéo(s), » [2]
On a donc un fichier utilisable sur une seule machine : pas de tranfert possible vers une autre machine, pas de copie de sauvegarde. Et si vous changez de machine ? Fichier inutilisable aussi... Cela rappelle des problèmes identiques avec la musique numérique : en cas de changement de matériel, fichiers de musique inutilisables... Interopérabilité et formats ouverts : ici, point de cela.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 8 octobre 2006 à 23:50 :: Général
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Lille, l'Inde et une conférence sur les formats ouverts
Après Lille 2004 (en 2004, Lille capitale européenne de la culture), c'est au tour de Lille3000 [1] en 2006, à partir du 14 octobre, avec l'Inde comme thème. L'occasion de manifestations, d'expositions, de spectacles ou de conférences.
Parmi les conférences, j'interviens dans celle intitulé Le logiciel libre ; Regards croisés en France et en Inde :
- mercredi 18 octobre
- de 18h à 20h
- Maison Folie de Moulins
- à Lille
- avec Chandrasegaran Parassouramane, Ingénieur Qualité chez Mandriva, éditeur Gnu-Linux
- animé par Marc Tommasi [2].
Avec comme sujet les logiciels libres et aussi les standards ouverts et l'interopérabilité. Avant Lille le 18, il y a Lyon le 14.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :
Par Thierry Stoehr,
samedi 7 octobre 2006 à 23:50 :: Conférence
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Millau, son viaduc et 2 questions sur les formats
Connaissez-vous la sérendipité ? (si vous êtes pressé, vous pouvez passer au 3e paragraphe, mais c'est un peu dommage pour suivre le cheminement...) La sérendipité, ou comment trouver par hasard une information intéressante voire celle recherchée, notamment au gré des liens hypertextes entre les pages Web.
Ainsi, au départ il y a le XIe sommet de la Francophonie. La société RyXéo y était présente. Elle avait un blog, Bucarest 2006 avec une série d'articles. Et parmi ces articles, il y en a un à propos des formats, avec ce passage [1] :
Imaginez que les plans du viaduc de Millau soient dans un format de fichier lisible par un seul logiciel et que ce logiciel vient à disparaître d'ici 10 ans (très probable dans le domaine de l'informatique) comment feront les réparateurs du viaduc lorsqu'il faudra faire appel aux plans initiaux pour concevoir des réparations ?
Cette question est claire et pertinente : comment archiver de tels plans s'ils sont au format numérique ? L'article comporte un lien vers le site du viaduc de Millau [2]. En se rendant sur ce site, on trouve les « Chiffres clés » de la page Les chiffres de tous les records [3]. Et on lit tout en bas de la page les 2 lignes suivantes :
Durée de la concession : 78 ans - 3 ans de construction et 75 ans d'exploitation
Garantie de l'ouvrage : 120 ans
78 ans... 120 ans... ce sont des durées proches de l'éternité aux yeux de l'informatique... Et donc seconde question : dans plus de 70 ans ou dans plus d'un siècle, comment faire pour consulter les plans de cet ouvrage d'art ? quel est le format des plans en question et des informations ?
- format électronique : comment lire ces données dans autant de temps ? car les matériels et les logiciels vont évoluer... des formats ouverts, certes, mais la gestion des informations sera capitale ;
- les 2 formats : une version papier (en plusieurs exemplaires) conservée dans des conditions spécifiques et une version numérique, en plusieurs exemplaires aussi ?
Dans cet exemple concret du viaduc de Millau, on ne peut pas se poser la question de savoir