Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1685 articles en ligne, dont 32 pour le mois de septembre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


«Ce message est à caractère confidentiel.»

Mais alors il sert à quoi ? A rien !

Finissons le mois d'août en souriant, avec un nouvel article de la catégorie Humour.

Il ne s'agit pas du slogan « Fond, forme, format : la refonte est complète ! » de la nouvelle édition, la 40e, du dictionnaire Le Petit Robert 2007 (qui peut faire dire qu'il y a des formats partout dans le vocabulaire). [1]

Il ne s'agit pas du courriel politique non-sollicité reçu comme de nombreuses autres personnes, à propos de la technologie P2P et de ses protocoles ouverts ou pas, utilisés par l'UMP lors de son université d'été marseillaise début septembre [2] (pour diffuser séries et chansons, les chaînes et les éditeurs utilisent déjà le P2P).

Il s'agit d'un courrier électronique reçu le 29 août 2006. Son contenu, fond et forme, le faisait passer pour du pourriel (le spam au format anglo-saxon). Erreur : aucun spam, c'est une information importante à propos d'un prochain rendez-vous ! Mais interdiction d'en écrire plus :

Ce message est à caractère confidentiel. Son contenu ne doit pas être divulgué ou utilisé par une autre personne que son destinataire. Si la transmission ne s'est pas faite correctement, merci de nous le notifier rapidement par retour.

Ce texte au format juridique, placé en fin de courriel, est pour une fois très clair.

Les interdictions sont parfois surprenantes : je ne respecte pas celles infondées à propos de l'établissement de liens hypertextes vers les sites Web.

En revanche dans le cas présent, je vais suivre scrupuleusement la consigne : aucune mention du nom exact des site Web concernés, aucune date du rendez-vous en question, ni avec qui.

Aucune citation donc... excepté ces mots de la signature de l'expéditeur : « Relations Publiques Criteo »... [3]

Sources et liens :
  • [3] « Les relations publiques se définissent comme un ensemble de techniques de communication destinées à donner une image favorable à une personne ou une organisation publique ou privée, développer une relation de confiance, d’estime et d’adhésion entre une entreprise, une marque et de multiples publics. », article Relations publiques, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_publiques
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une histoire incroyable : les bandes perdues de la NASA, c'est une affaire de formats

C'est une histoire de formats !

Résumé de l'histoire (vous avez aussi la version très sobre ou factuelle) : La NASA a perdu les bandes originales des premiers pas de l'Homme sur la Lune. Les images enregistrées dessus sont de bien meilleure qualité que ce qui a été rediffusé pour les télés. Et ces bandes ne peuvent être utilisées qu'avec un seul et dernier matériel de lecture existant. Or il doit disparaître car l'unité qui le possède va fermer ses portes en octobre. C'est l'incroyable histoire des bandes perdues de la NASA.

Les formats jouent un rôle important de cette histoire incroyable. Ils sont si présents qu'ils peuvent presque en constituer un chapitre particulier. Donc, après les chapitres I, II et III, voici :

Chapitre IV : illustration du rôle et de l'importance des formats (notamment dans la conservation des données et dans l'archivage électronique)

Point de cours sur l'archivage ci-dessous, mais voici nos amis ou nos ennemis les formats.

Tout d'abord le format des données : dans le cas de la NASA, c'est le format Slow Scan TV (SSTV). C'est un format analogique. Dans le monde du numérique on dirait aussi le format des données, ou le format du fichier. Pour que ce format soit utiliser de la Lune jusqu'aux télévisions dans les foyers, il aurait fallu une chaîne d'appareils sachant tous utiliser le format SSTV. Ce qui n'était pas le cas à l'époque, le format des télés était incompatible avec ce SSTV.

Ensuite le format des données et son inséparable question FOO : Fermé Ou Ouvert ? Si le format est fermé, on ne sait rien dessus, excepté les auteurs dudit format qui sont donc les seuls à le maîtriser : et s'ils disparaissent, s'ils arrêtent... Inversement, si le format est ouvert, la pérennité est plus assurée : les informations techniques dessus sont disponibles.

Enfin le format du support utilisé : la NASA a employé des bandes magnétiques, qui ont des caractétistiques (matière, dimensions, masse,...) et qui sont obligatoirement dépendante d'un appareil de lecture. Cet appareil pour lire peut être différent de celui qui enregistre (comme par exemple pour les disques vinyl). Sans son appareil de lecture, un support n'est rien. Si la laboratoire DEL possédant le dernier lecteur de bandes SSTV ferme...

On peut aussi ajouter le format des câbles et des prises utilisés pour relier, connecter ou alimenter les appareils. Les formats sont presque partout dans le monde technique. Finalement, c'est une série de questions EL qui se pose : ELF, Et Le Format ? ELS-L, Et Le Support-Lecteur ? ELM, Et Les Métadonnées (ou le récolement) ? ELG , Et La Gestion (des archives) ?

Chapitre V : d'autres questions se posent

Comment est-il possible d'égarer de la sorte des bandes aussi importantes de la part d'une organisation comme la NASA ? Et la conservation et la gestion des archives ? « Allô la Direction des Archives de France, Martine de Boisdeffre ? Ce serait pour donner une information sur les services d'archives dans les États et les structures gouvernementales. » [1]

Comment l'informatisation des archives peut-elle sembler aussi peu importante à la NASA ? Et l'utilisation des métadonnées et le records management ? « Allô la Bibliothèque nationale de France, Catherine Dhérent ? Ce serait pour faire une intervention sur la mise en place d'un système de records management. »

Comment ne pas penser aux puces RFID qui seraient si utiles sur ces bandes, véritables « trésors », pour en avoir un meilleur suivi. Mais encore faut-il retrouver les bandes...

Annexe pour être complet

Le point de départ de cette histoire incroyable est le remarquable document de John M. Sarkissian [2] qui travaille à l'observatoire Parkes, en Australie [3]. Cet observatoire fait partie du CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation), l'organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique [4]. L'observatoire de Parkes a aussi été l'un des 3 centres sur Terre à avoir reçu les images émises depuis la Lune le 21 juillet 1969.

Aucun des nombreux articles [5] qui traitent de cette information n'a indiqué ce document. Il n'y a que l'article du Nouvel Observateur qui fait plusieurs citations de John M. Sarkissian. Son document est donc en quelque sorte au format exclusivité sur Formats-Ouverts.org ! (le site Slashdot le mentionnait aussi [6]).

Enfin, il faut indiquer qu'il est possible de revoir des images d'époque, donc en qualité inférieure aux originales tant recherchées :

  • sur le site de la NASA [7] qui propose des pages consacrées à la mission Apollo 11, avec une video du module lunaire qui se pose et une autre du premier pas sur la Lune. Toutes deux sont au format AVI [8] ;
  • avec les commentaires en français d'époque, le site de l'INA [9] propose aussi de revoir les images du premier pas sur la Lune, « au format QuickTime ainsi qu'au format Real et Windows Media'' ». [10]
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une histoire incroyable : version 3, au format développé

Les bandes perdues de la NASA : une histoire incroyable à propos d'un élément important de notre histoire

Laissez vous emporter par une histoire incroyable... car ni la version sobre, ni la version factuelle, ni résumer en « Mais où sont les bandes ? Mais comment les lire ? » n'offrent le charme de la lecture d'une belle histoire folle.

Oyez, oyez, il était une fois...

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Une histoire incroyable : version 2, au format factuel

Les bandes perdues de la NASA : les faits d'une histoire incroyable

Voici donc l'incroyable information annoncée, ci-dessous au format factuel (en français ; et aussi en version sobre et en version développée ou en s'attachant aux formats). Il n'y a ici rien que des faits : pas de commentaire, pas d'analyse, pas de développement.

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Une histoire incroyable : version 1, au format sobre

Les bandes perdues de la NASA, version sobre (français et anglais)

Voici donc comme annoncé, l'incroyable histoire (et en version factuelle, ou en version développée, ou en s'attachant aux formats).

Pluton, les formats ouverts : même combat !

Mais quelle est la définition ?

Depuis le 24 août 2006, Pluton n'est plus une planète car Pluton n'est pas considéré comme respectant la définition du terme planète, mais c'est une planète naine [1]. Donc le système solaire a désormais 8 planètes et non plus 9 [2]. Telle a été la décision de l'UAI (Union Astronomique Internationnal, IAU en anglais) lors de sa 26e assemblée générale réunie à Prague, à la suite d'un vote à main levée pour définir ce qu'est une planète [3]. Et la presse s'en est fait l'écho [4].

Pour Pluton, pour les formats ouverts (comme pour le développement durable, le commerce équitable, le bio ou les standards ouverts), le sujet de la définition se pose, avec 2 questions :

  1. quelle est la définition d'un format ouvert ?
  2. à partir de cette définition, quel format est considéré comme un format ouvert ?

En effet, la définition peut varier en fonction des auteurs (entreprises, organismes, État, ministères,...) et en fonction des manières de considérer le respect aux critères de cette définition. Car bien sûr, tout le monde dit faire des standards ouverts, mais parfois ne s'agit-il que de ses propres standards qualifiés d'ouverts... Sur Formats-Ouverts.org, c'est la définition dans la loi française qui est utilisée.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Des éditeurs contre le numérique, avec d'autres ?

Les cartes et le numérique...

Et si c'était vrai... Et si les cartes au format numérique inquiètaient ? Une réunion pourrait se tenir entre les prinicipaux éditeurs de cartes, discrètement, dans le 6e arrondissement, quartier de l'édition. Le sujet ? La défense des cartes géographiques et topographiques.

Les cartes et les plans, avec de nombreux modèles et échelles, représentent un marché important et touchent de nombreux secteurs :

  • les plans de villes, très utilisés pour les grosses agglomérations ;
  • la carte routière pour le grand public, avec des ventes importantes à l'occasion des vacances ;
  • la carte touristique avec ses déclinaisons par thèmes, elle aussi très achetée lors des congés notamment d'été ;
  • enfin la carte professionnelle, pour les nombreux utilisateurs de la route (transporteurs, taxi, livreurs,...) ou pour des professions dans des niches.

L'une des caractéristiques des cartes est qu'elles nécessitent une actualisation régulière, ce qui garantit un renouvellement et assure ainsi les ventes.

Il y a quelques années encore, les cartes et plans étaient presque au seul format papier, et cela depuis très longtemps. Ce support est pratique, assez robuste, facile à transporter et à utiliser.

Mais voilà le numérique qui bouscule tout : avec le Web et ses sites qui proposent les itinéraires ou les plans de villes ; avec les ordinateurs de poche et les agendas électroniques qui contiennent des plans détaillés ; et aussi avec le GPS en pleine explosion qui propose d'avoir en temps réel à son volant le plan détaillé du trajet emprunté, avec des services annexes (localisation de restaurants, de station service, de sites touristiques,...).

Les répercussions pourraient être importantes : les ventes papier diminueraient pendant que le numérique exploserait. Il serait donc hors de question de ne pas réagir en désignant les coupables : le numérique et les entreprises du secteur logiciel. En effet, les sociétés informatiques emprisonneraient progressivement les données dans des formats numériques utilisables qu'avec leur logiciel : aucun format ouvert et aucune interopérabilité comme avec le papier.

Il y aurait même plus : la Défense nationale pourrait s'inquiéter. « Comment imaginez des soldats professionnels qui ne savent pas lire une carte car incapables de faire sans le GPS ni l'ordinateur ? Quel fiasco en opérations que de ne pas savoir s'orienter à la boussole et à la carte. On ne peut pas du tout avoir une confiance aveugle en l'électronique ! » pourrait déclarer un haut responsable militaire sous couvert d'anonymat, dont l'avis serait largement partagé en haut lieu.

L'éducation nationale serait donc appelée à la rescousse pour insister à tous les niveaux de la scolarité sur l'apprentissage et la maîtrise de la lecture de cartes. Avec aussi le soutien du Ministère des sports et de la fédération française de course d'orientation pour assurer une présence importante de cette pratique. Bien sûr, cette description est au conditionnel, et dans la catégorie Humour.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format du vrai

Marylin Monroe et sa cicatrice : retoucher la photo ou pas ?

Fin juillet 1962, Marilyn Monroe [1] fit une séance de photographies avec Bert Stern [2] pour le magazine Vogue [3]. Certaines étaient des nues et Marilyn demanda au photographe si on verrait la cicatrice qu'elle avait à la suite d'une opération de la vésicule biliaire 6 semaines auparavant. Réponse :

Si c'est le cas, on pourra toujours la retoucher. [4]

Le dimanche 5 août 1962, Marilyn Monroe fut retrouvée morte dans son lit. La publication du reportage photos de Bert Stern était prévue le lendemain, et elle eut lieu.

C'était il y a 44 ans (le format des 15 ans ou des 40 ans est passé). Déjà alors la possibilité de retoucher une photo pour en supprimer des éléments était une pratique possible. Bien avant, les photos officielles dans certains pays appliquaient aussi cette technique pour enlever des personnes tombées en disgrâce.

Pourtant, il y a près d'un demi siècle, pas de photo numérique, pas de logiciel de retouche photo. Mais déjà la possibilité de corriger le réel ou de modifier le vrai, car si la photo ne montrait pas la cicatrice, elle ne correspondait pas à la réalité. De nos jours, retoucher les photos au format numérique est facile et puissant, que ce soit pour des amateurs comme pour des professionnels (yeux rouges, éclairages, luminosité, contraste,...).

Mais alors, qu'est-ce qui est réel ? Quel est le format du vrai ? Est-ce ce la réalité vue de ses propres yeux in situ plutôt que sur des photos retouchées ou des films aux images travaillées (et même cette réalité est différente par exempe entre une personne daltonienne ou pas) ? Les outils et les possibilités des formats numériques, ouverts ou pas, peuvent ne pas représenter fidèlement le monde de manière importante.

Sources et liens :
  • [4] Magazine L'œil de l'exposition, Marilyn La dernière séance The Last Sitting, page 3, éditions Artclair, 2 euros
  • Exposition, Marilyn Monroe La dernière séance The Last Sitting, du 29 juin au 30 octobre 2006, avec 59 photographies de Bert Stern de 1962, pour la revue Vogue, Musée Maillol - Fondation Dina Vierny, Paris, http://www.museemaillol.com (format Flash)
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format box

Voici la FreedentBox

Heureusement que le mot Box (mot au format anglais) est comme le mot ordinateur, c'est-à-dire à un format ouvert qui n'en limite pas l'utilisation (contrairement à Caddie, fermeture Eclair, et d'autres) : box n'est pas une marque déposée, proriété d'une société et aux droits réservés.

En effet la mode des box à propos d'Internet (Alicebox, AOLbox, Club-InternetBox, Freebox, Livebox, Neuf Box, Tele2-Box) touche d'autres domaines : la FreeDENTbox est en vente dans les rayons [1]. Il s'agit d'une boite en plastique - car oui, c'est une boite ! mais FreeDENTBoite ce n'est pas le bon format... - avec des chewing-gums [2], amusante à ouvrir, colorée et au format des tasses à café pour se ranger dans les porte-gobelets.

Il semblerait que le concurrent de Freedent (détenu par Wrigley) [3], Hollywood Chewing-gum (détenu par Cadburry France) [4], se lance aussi dans le créneau des box avec un produit similaire. Mais il est difficile d'en dire plus sur Hollywood Chewing-gum : le site est au format Flash (donc pas d'indexation possible : le site est invisible), et de plus les liens hypertextes sont interdits sans autorisation (« La création de liens hypertextes vers le site web Hollywood Chewing-gum ne peut être faite qu'avec l'autorisation écrite et préalable de Cadbury France. ») [5]. Une poésie sur le sujet...

Peut-être faudrait-il envisager la Formats-Ouverts.orgBox, la FOoBox, la FormazouverBox ou la FormatBox, selon le format de dénomination retenu...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Site Web et archive : un cas concret

Un an après : plus rien...

Il y a un an, le 23 août 2005, l'article de Formats-Ouverts.org traitait d'un débat du jeudi 23 août 2001, et aussi du projet MyLifeBits et des 60 ans du Memex. En ce 23 août 2006 il est intéressant de revenir sur cet article pour parler de l'archivage de site Web.

Le débat il y a 5 ans était intitulé « Classer/Détruire : comment émerger des océans de données ? » : il se déroulait lors de la 22e Université d'été de la communication (UEC) de Hourtin [1] et comprenait 3 intervenants (de l'Université de Paris VIII, de Kleio.net et du CNRS) et 1 intervenante, Catherine Dhérent (de la Direction des Archives de France, Ministère de la culture et de la communication).

Et quel est le nom des 3 intervenants ? A priori, il suffit de cliquer sur le lien indiqué dans l'article de 2005, (www.crepac.com/Hourtin-2001/calendrier/evenement.asp?numero=498). Et le programme de cette 22e UEC ? A priori, il suffit de consulter le site (Crepac.com). Et les Universités d'été de la communication de 2002 ou 2003 ? A priori, elles sont sur le site aussi.

Erreur ! On obtient « Site introuvable » car il n'y a plus de site ! Depuis un an, plus aucune page officielle, plus aucun contenu...

L'université d'été de la communication était une manifestation reconnue. Elle a cessé en 2005 : la dernière a donc eu lieu en 2004, c'était la 25e du nom. Un thème particulier était le fil rouge de chaque édition qui constituait un rendez-vous important juste avant la rentrée, avec des exposants, des visiteurs, des ministres, des annonces et des journalistes.

Mais avec la fin de l'UEC, malgré l'importance, fin aussi du site Web. Il ne reste donc presque rien en ligne du site officiel : pas de cache Google, et quelques pages sur le site d'Internet Archive [2]. L'archivage électronique n'est pas encore aussi systématique, et les informations sur le Web sont finalement assez fragiles.

Heureusement, il peut y avoir des pages sauvegardées sur sa machine (à condition aussi de les gérer) et aussi des documents au format papier (programmes, cartes, dépliants, notes,...), lui aussi format ouvert et faisant preuve d'interopérabilité.

Et cet exemple n'est presque rien en comparaison de l'incroyable histoire prochaine...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une réponse ministérielle à une question parlementaire

Une réponse du gourvernement sur les formats dans l'administration électronique

Le Journal Officiel de la République Française, JORF dans un format abrégé mais JO de manière plus courante, est une source d'informations on ne peut plus officielle (un format très sérieux). [1]

Dans le JO du 20 décembre 2005, se trouvait une question parlementaire du député Patrice Martin-Lalande (UMP, Loir-et-Cher) [2], dont la réponse a été publiée au JO du 13 juin 2006, rédigée par le Ministère délégué au budget et à la réforme de l'État. [3]

L'intérêt de cette question écrite est d'être officielle et de porter sur les formats et les protocoles utilisés dans l'administration électronique : en l'occurrence ici, quelle norme employer dans les échanges électroniques (entre collectivités, administrations, citoyens, entreprises) ? FAST, F-Linlt ou ebMS2 ? La dernière étant une norme ISO (ISO 15000-2:2004) [4] et retenue dans d'autres pays, il faut que « notre pays [...] fasse le choix de l'avenir, de l'ouverture et de l'évolutivité en adoptant la norme ISO ».

La réponse officielle indique le travail méné par la DGME, Direction Générale de la Modernisation de l'État, pour élaborer un référentiel général d'interopérabilité (RGI) et un référentiel général de sécurité. Un groupe de travail a été constitué pour définir un protocole d'échanges. De plus « les réponses à l'appel à commentaires ont confirmé l'intérêt des acteurs de ce marché pour l'utilisation de normes et standards non-propriétaires qui présentent des gages d'ouverture et d'évolutivité. ».

Quelques remarques :

  • on note l'importance d'avoir une reconnaissance par un organisme, ici l'ISO, et cela illustre encore mieux les « courses à la normalisation » auprès d'organisme du domaine (par exemple Microsoft pour son format Microsoft Office OpenXML avec l'ECMA puis l'ISO, et le format OpenDocument, ODF, avec l'OASIS puis l'ISO) ;
  • cependant tous les standards ouverts ne sont pas forcément des normes de structures de normalisation, nationale ou internationale ;
  • l'accès à ces normes ne correspond pas forcément stricto sensu à la définition de standard ouvert donnée dans la loi française : il peut y avoir paiement pour se procurer les spécifications, donc pas une ouverture totale ;
  • on peut regretter que la définition de standard ouvert à l'article 4 de la LCEN ne soit pas citée dans la réponse comme dans la question : l'importance capitale de cet article 4 est sans doute encore à faire connaître ;
  • enfin, avoir plusieurs formats ou protocoles n'est pas forcément un frein, si ce sont bien des formats et protocoles ouverts permettant les mêmes choses ; à l'inverse, un seul format ou protocole n'est pas pertinent, car s'il est fermé il y a danger, comme illustré très récemment encore... ; dans chaque cas, l'interopérabilité est l'un des enjeux.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le jour où votre fournisseur décide de vous abandonner...

...vous réalisez que vous étiez bien à sa merci, avec son format fermé, mais il est peut-être bien tard

Ce qui suit n'est pas un scenario catastrophe, ni le fruit d'une imagination trop pessimiste : c'est hélas la réalité.

Soit des entreprises et des particulier qui utilisent des ordinateurs Apple avec la suite bureautique Microsoft Office pour Apple. Soit des utilisations dans MS Office basées sur des macro-commandes, appelées aussi macro ou script : par exemple des calculs spécifiques dans le tableur, des actions particulières avec le traitement de texte, des liaisons entre différents éléments, etc.

Et bien c'est fini ! Microsoft, par l'intermédiaire de Erik Schwiebert, Software Design Lead à la Macintosh Business Unit (MacBU) [1], a expliqué dans un article [2] que le langage permettant de réaliser ces tâches, Visual Basic [3], ne sera plus présent dans la prochaine version de Microsoft Office pour Apple (Mac Office). Donc tout ce qui a été créé ne sera plus utilisable avec la nouvelle version d'Office, ni ailleurs : le langage Visual Basic est fermé et propre à Microsoft Office.

Voilà clairement l'un des dangers des formats fermés : être totalement dépendant des décisions de l'éditeur du produit au format fermé, sans possibilité d'autre choix, sans mise en concurrence possible, sans interopérabilité. Le contraire des formats ouverts. Et les leçons à tirer de cette décision sont nombreuses, comme l'explique l'excellent article de Louis Naugès [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Orange : c'est au format anglais ou français ?

Défense et illustrations du format anglais ?

Family Talk, Livebox, Orange World, Orange Business Services, NExT (New Experience in Telecom services) [1]

Ces 5 expressions sont en anglais : les 3 premières visent les particuliers, la quatrième est pour les entreprises et la dernière est utilisée en communication. Elles désignent des produits, des services ou la stratégie d'Orange-France Télécom en France. [2]

Peut-on échapper au format anglais dans les dénominations commerciales et promotionnelles ? Encore une question de format : l'anglais dans ce type de noms est à la mode (le format du moment) ; l'anglais est utilisé comme langue (format) de communication internationale ; et l'anglais peut donner l'impression de « faire bien » (être au bon format sérieux).

Là où cela devient amusant - d'où la catégorie Humour pour cet article, et mieux vaut le prendre comme tel - c'est lorsque France Télécom envoie un document à ses salariés pour expliquer à leur « voisin » et leur « entourage » « Pourquoi nos produits et services portent-ils des noms anglais ? », avec 2 « règles »:

Règle N°1 : Nous devons nous adapter à un contexte mondialisé [...] Or l'anglais est la langue qui facilite le mieux la compréhension et l'appropriation par chacun. Windows, par exemple, a une dénomination identique en France, en Inde ou au Brésil. [...]

L'exemple de Windows est sans doute à rapprocher de l'accord entre France Télécom et Microsoft fin juin 2005 [3]. Mac OS X et Linux (ou encore BSD) ont aussi le même nom dans de nombreux pays, mais il n'y a pas d'accord stratégique pour ces systèmes d'exploitation.

Règle N°2 : Nous privilégions le français dès que cela est possible Quand notre offre vise uniquement la France, le nom de notre produit est français. C'est notamment le cas de nos offres Atout Plus ou Optimales. [...]

en savoir plus : e-connect (ces mots sont en gros en bas du document)

Le site e-connect est plus mystérieux : quelle est l'adresse exacte de ce site Web pour en savoir plus ? Introuvable, cela ne donne rien en rapport avec le sujet.

Voilà : « à ceux qui s'inquièteraient de voir notre Groupe ne favoriser que la langue de Shakespeare » c'était « quelques arguments pour les rassurer ». Signalons que France Télécom est détenteur du prix 2005 de La carpette anglaise [4].

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Trouver le bon format d'écriture pour une information importante

Le fond et la forme...

Quel format utiliser pour donner une information avec succès ? Quelle forme employer pour réussir à retenir l'attention et informer clairement ?

Cela peut sembler secondaire, mais ne l'est pas du tout : la forme donnée à la présentation de l'information, le titre, le ton, le style, le vocabulaire utilisés sont capitaux pour toucher les personnes suivant leurs caractéristiques (temps disponible, support employé, utilisations, préférences,...). Il faut adapter le format aux interlocuteurs qui ont eux aussi des formats... (il y a des formats partout).

Voici donc un exemple concret avec un sujet qui le nécessite vu l'importance de l'information (même si cette importance est relative en fonction des centres d'intérêts et des sensibilités).

Alors vont suivre 3 articles sur la même information incroyable, et vous allez pouvoir choisir entre :

  • un format ultra-sobre : pour aller à la source, qu'à la source...
  • un format uniquement factuel : rien que les faits, sans mise en forme...
  • un format développé : une manière plus attrayante et riche de présenter l'information (qui n'est pas pour autant au format « article du Monde », ni « dépêche AFP », ni « chronique humoristique ») ;

et aussi un 4e article au format explications : cette histoire est une histoire de formats.

En espérant que l'un de ces formats sera efficace pour faire passer cette incroyable information et attirer l'attention sur le rôle des formats. Donc, à suivre....

Et sur Formats-Ouverts.org :

La bibliothèque numérique européenne à Séoul, ainsi que les formats

Le 72e congrès IFLA à Séoul

Du 20 au 24 août 2006 se tient à Séoul, Corée du Sud, le 72e congrès de l'IFLA, International Federation of Library Associations and Institutions (Fédération internationale d'associations de bibliothécaires et d'institutions), fondé est 1927 et dont le siège est à La Haye (Pays-Bas). [1]

Le sujet est intitulé Libraries: Dynamic Engines for the Knowledge and Information Society (Les bibliothèques : moteurs dynamiques pour la société du savoir et de l'information).

Qui dit bibliothèques dit aussi bibliothèques numériques, bibliothèque numérique européenne et aussi formats ouverts ou pas, ou archivage.

Parmi les interventions et conférences, on relève ainsi « Le projet de bibliothèque numérique européenne », présenté le dimanche 20 par Lucien Scotti (et non pas Jean-Noël Jeanneney) de la Bibliothèque nationale de France (BnF), lors de l'UNESCO Open Forum qui porte sur les biliothèques numériques dans le monde.

Il y a aussi 2 autres interventions de la BnF :

  • l'accès à long terme des contenus multimedia, lundi 21, de Grégory Miura (BnF) ;
  • les formations professionnelles sur la préservation et la conservation, lundi 21, de Guillaume Niziers (BnF).

Enfin, le sujet des standards dans le monde des bibliothèques et de l'interopérabilité est aussi présent dans plusieurs thèmes (gras ajouté) :

  • 102 SI - IFLA-CDNL Alliance for Bibliographic Standards ICABS
  • 136 Classification and Indexing ; Interoperability of subject access for multilingual and multi-script networked environment, particularly for Asia
  • 137 Library Theory and Research with Division VII ; The role of IFLA in promoting professional norms and standards: Results from an LTR-project

Mise à jour : un autre présent à signaler, la fondation Bill & Melinda Gates. De 16h30 à 18h, il y eut le 21 août l'annonce officielle et la présentation du vainqueur du « 2006 Access to Learning Award » : il s'agit du projet READ (Rural Education and Development), un réseau de bibliothèques dans les villages du Népal. [2]

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Définition : l'interopérabilité au format humour

Une définition de l'interopérabilité originale...

Prenons cette information sous l'angle de l'humour (comme ce fut déjà le cas de la « gêne » à propos de Visual Basic) : le site de Microsoft France propose Le Jargonaute dans ses pages Microsoft Communautés.

Le titre de la page dans le navigateur est : « Le Jargonaute : le langage IT... comme vous n'avez jamais osé le parler ». Sur la page, on lit :

Le Jargonaute proposé par MicrosoftTechNet et msdn

Ce Jargonaute propose des définitions de termes, le format est presque toujours le même : le mot, suivi de sa prononciation en alphabet phonétique et le genre, une définition et enfin un exemple un peu décalé. Pour la définition du mot Interopérabilité on lit :

Interopérabilité - adj

Capacité de plusieurs systèmes à fonctionner ensemble.

- Réu de débrief de demain quinze heures avec Valentine
- Ah non ! Le débrief, je veux bien, mais pas avec Valentine, on est juste pas interopérable, tous les deux.

Questions : des systèmes différents ou pas ? Car si tous les systèmes sont tous identiques, ils fonctionnent forcément ensemble. Et les formats et protocoles utilisés : des standards ouverts ou pas ?

Quant à être « juste pas interopérable, tous les deux », on devrait plutôt écrire « compatibles » (comme par exemple « Steve Ballmer n'est juste pas compatible avec Larry Page et Sergey Brin »). D'ailleurs la compatibilité est souvent confondue avec l'interopérabilité.

Pour ce qui est d'« adj », soit adjectif au format abrégé, interopérabilité est un nom commun masculin (nm au même format abrégé). C'est interopérable qui est un adjectif.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (4/4) : parmi le règne du vivant

« Il voit des formats partout » car il en a en (presque) partout

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique ;
  3. les formats dans l'univers non-technique ;
  4. les formats parmi le règne du vivant : ci-dessous.

Le règne du vivant peut aussi être considéré sous l'angle des formats, que ce soit chez l'Homme, les autres animaux ou les végétaux. Et le contrôle de ces formats liés au vivant peut signifier le contrôle du vivant.

Biométrie, ADN

Il y a d'un point de vue sociologique la phrase « Vous avez un format ! » de l'article prédédent sur les formats dans le monde non-technique. Et dans le règne du vivant, la phrase devient « Vous êtes le format ! ».

En effet, que ce soit les êtres humains ou d'autres êtres vivants, notamment animaux, chaque individu constitue un format unique de par sa signature biologique et génétique.

Pour l'Homme, ce format biologique est la base de la biométrie [1] : les empreintes digitales, l'iris de l'œil ou la voix constituent les éléments d'identification au format unique. Une exposition à la Cité des Sciences et de l'Industrie, Biométrie : le corps identité, traite du sujet. [2] Avec des dangers dans les utilisations faites de cette biométrie.

Autre élément propre à chaque être humain, sa signature génétique, son ADN [3]. Il est dans la réalité la clé de nombreuses enquêtes policières ; et à la télé, l'ADN est la vedette des feuilletons de séries de police scientifique (c'est le format télé à la mode).

Cet ADN est un format ouvert une fois décodé, sauf si des parties sont déposées et brevetées. Un danger identique au format de fichiers numériques, mais portant ici sur la vie.

De plus, on peut estimer qu'avec l'ADN, la nature a utilisé une technique à souligner : pour assurer la pérennité de ce format, elle l'a diffusé le plus largement possible (dont 6 milliards d'exemplaires humains actuellement en vie) en le croisant avec d'autres pour des enrichissements et des améliorations en vue aussi de diversité. Cette idée a été exposée par Jean-Claude Guédon [4] lors des questions-réponses après une conférence sur les formats que j'ai donnée à Brest en mai 2004.

Gènes, semences, graines

Quand des gènes sont déposés, brevetés, leur utilisation devient limitée, et c'est le vivant dont le format ne reste plus aussi ouvert.

Quand des semences une fois plantées ne donnent plus de nouvelles graines mais obligent à être rachetées à leur vendeur, alors c'est la caractéristique intrinsèque naturelle du format qui est modifié. [5]

Quand il est interdit de diffuser ou d'échanger des semences non-inscrites dans un registre officiel payant, alors le format devient fermé et la diversité limitée. [6]

Médicaments

Ce ne sont pas des éléments vivants, mais ils sont cités dans cet article car ils sont en rapport direct avec le vivant, plus que l'univers technique.

Et dans ce monde des médicaments, on peut considérer les génériques comme ayant un format ouvert car non soumis à conditions particulières (comme des royalties) qui limitent les utilisations.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (3/4) : dans l'univers non-technique

« Il voit des formats partout » car il en a en (presque) partout

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique ;
  3. les formats dans l'univers non-technique : ci-dessous ;
  4. les formats parmi le règne du vivant.

Excluons tout de suite le règne du vivant (Homme, animaux, végétaux), objet du quatrième article de cette série. En revanche, dans de nombreux autres domaines non-techniques, on peut retrouver les formats. Petit tour d'horizon... et si ces formats sont ouverts, alors on sait comment ils fonctionnent, on sait et on peut les utiliser.

Les vêtements portés donnent un format à la personne, différemment perçue suivant les situations : le costume-cravate et le short-Tshirt ne sont pas voués à la même utilisation et parfois « L'habit fait le moine »... Il peut s'agir aussi d'avoir le bon format avec ses interlocuteurs pour s'en faire accepter et écouter.

Il y a aussi les vêtements et les accessoires du moment, ceux à la mode, qui constituent un format très présent et utilisé : la mode, les tendances établissent des formats.

On peut aussi attribuer un format à la voix en fonction de ses caractéristiques : grave ou aigüe, hésitante ou ferme, avec ou sans accent, triste ou gaie,... Et le pire dans la chanson est la voix « formatée », celle sans particulatité.

Les langues vivantes comme mortes, sont un format et ont un format. Pour celles qui sont mortes, les dictionnaires, grammaires et syntaxes permettent de les comprendre dans nos langues vivantes. Et quand on n'a pas (ou plus) d'outils pour les traduire, le format de ces langues est alors fermé.

Quant aux langues vivantes, il faut utiliser le bon format avec ses interlocuteurs. Le français avec des personnes ne le comprenant pas du tout est bien inefficace : c'est trivial, mais y pense-t-on en informatique lorsqu'on envoie un document dans la langue du logiciel utilisé ? Les langues ont a priori des formats ouverts : on en connait (ou on peut en connaître) le sens, la construction.

Parfois cependant, les langues, y compris sa langue maternelle, ont des formats plutôt fermés :

  • à cause du vocabulaire utilisé, parfois un vrai jargon ;
  • à cause des expressions basées sur des termes assez communs mais dont l'assemblage n'est pas du tout clair, y compris volontairement ;
  • à cause des tournures, des styles, du ton, des niveaux de langue utilisés.

D'un point de vue sociologique et même juridique, les us et coutumes, les usages, les conventions, les traditions, les convenances, les habitudes, les règles, les règlements, les codes, les traités, les accords et les lois fixent les formats de comportement qui sont en vigueur et qu'il faut utiliser, sous peine de dénoter, de ne pas se conformer et de ne pas appartenir au groupe voire d'être hors-la-loi.

Sans oublier les homologation, accréditation, certification, agrément, conformité et autre habilitation qui signifient être respecter des critères, un cahier des charges.

On peut même avancer que « les canons de la beauté » et autres modèles esthétiques constituent aussi des formats : les concours de beauté ou les tops modèles correspondent par exemple à des formats et en même temps participent à leur élaboration.

Les caractéristiques des œuvres (titre, style,...) peuvent aussi en définir un format : la parodie, l'imitation, la copie, le détournement, le plagiat, la caricature et le pastiche sont des reprises de ces caractéristiques plus ou moins détournées.

De nos jours, l'une de ces caractéritiques porte sur le numérique (parfois appelé autrement) : photo numérique (ou argentique), vote électronique (ou papier), jeux video, livres électroniques (ou papier), boite de vitesse électronique (ou uniquement mécanique)... la liste est longue.

Comme format est un frère presque jumeau de forme, comme dans le fond et la forme, le sujet du format se retrouve dès qu'il s'agit de la manière de faire passer un message. Quel format retenir pour en assurer la promotion et la diffusion : livre, télévision, affiches, radio, cinéma, presse, Internet ?

Dans l'écriture de documents, quel format utiliser pour retenir l'attention : poésie, questions-réponses, texte long, tableau, liste de points, diaporama, communiqué de presse, photo, video, message audio ? Style télégraphique, style SMS, style littéraire, style abrégé,... Les possibilité sont nombreuses.

D'un point de vue sociologique et surtout aussi marketing, « Vous avez un format ! » : profession, âge, sexe, lieu d'habitation, salaire, situation familiale, loisirs, sites Web consultés... plus les informations sont fines et nombreuses, plus elles sont intéressantes pour atteindre la « cible » définie.

Enfin, le bon format peut renvoyer à la version officielle d'un événement, vraie ou fausse, mais celle en vigueur, politiquement correcte.

Pour tendre vers ces formats, il est tentant de vouloir formater personnes et objets pour avoir ainsi des choses uniformisées, standardisées, calibrées, normalisées, normées, voire clonées et finalement interchangeables, sans diversité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (2/4) : dans l'univers technique

« Il voit des formats partout » car il en a en (presque) partout

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique : ci-dessous ;
  3. les formats dans l'univers non-technique ;
  4. les formats parmi le règne du vivant.

Dans l'univers technique, les formats (et les protocoles) sont omniprésents et donc incontournables. Entre autres en informatique. Avec toujours cette question ELFFOO : « Et Les Formats, Fermés Ou Ouverts ? », avec comme réponse des formats ouverts bien plus avantageux que fermés, car qui contrôle les formats...

Les formats en informatique

Les dimensions physiques : c'est un cas très souvent rencontré que de parler de format pour donner des mesures (format 5 pouces ou 3 pouces pour les disquettes).

Les supports physiques et leurs lecteurs : disquettes (de différents formats ou disquettes Zip), clé USB, CD Rom, DVD,... nécessitent obligatoirement des appareils pour les lire. Plus d'appareils de lecture, plus de données utilisables.

La connectique : les prises avec leurs formes et leurs dimensions sont sources de dangers car elles peuvent disparaître : comment alors connecter ensemble les appareils (prise parallèle pour imprimante par exemple).

Le matériel : modem, scanner, appreils photos, écrans,... les informations sur le fonctionnement des matériels peuvent être à un format ouvert ou pas. Dans ce second cas, on peut être bien gêné car impossible d'utiliser ces matériels largement.

Les claviers : au format français (AZERTY), anglo-saxon QWERTY, et il y en a bien d'autres, avec plus ou moins de touches, y compris certaines touches propes à certaines machines et utilisables qu'avec certains logiciels.

Les systèmes de fichiers : le premier format assez peu visible, c'est la manière dont les supports (disques durs, clé USB,...) sont structurés suite au formatage en FAT16 ou ext2 ou HFS et d'autres encore. Un format très important.

Les fichiers : les formats des fichiers, voilà LE format le plus souvent rencontré et très souvent vécu comme problématique (le fichier ne s'ouvre pas, il n'y a pas la bonne version du logiciel, le logiciel n'existe plus,...). C'est le format des données, avec les 3 catégories (texte, image fixe ou animée et son), où se trouvent les fichiers de traiment de texte, les fichiers video, de photo ou de musique... avec leurs formats et leurs extensions connues ou pas (.html, .doc, .jpeg, .mp3, .ogg, .tex, .pdf,...).

Les métadonnées : autre format assez peu visible, le format des métadonnées est capital pour fournir des données sur les données (titre, auteur, date, type de document,...) et permettre de se retrouver dans un océan d'informations. Si le format des métadonnées est ouvert, il est exploitable facilement et largement (comme TEI).

Le codage de caractères (aussi appelé encodage) : c'est le troisième format presque invisible, celui qui code des caractères saisis, y compris ceux qui sont particuliers (e dans l'o, œ, et autres majuscules accentuées, sans parler des signes absent de nos alphabets latins) et ceux que l'on ne voit pas vraiment (espace, retour à la ligne).

Les logiciels : eux aussi ont un format, ouvert ou fermé. Dans le premier cas on parle de logiciels libres (avec sa licence, voir plus bas) et de son code source ouvert. Un logiciel au format fermé est souevnt appelé propriétaire.

Les interfaces de programmation : aussi appelés API, ce sont les petits programmes qui permettent d'accéder et de travailler avec les gros. Si ces interfaces sont ouvertes, alors cela peut inciter à utiliser le programme.

Les langage de programmation : s'ils sont presque tous ouverts (pour que les programmeurs les utilisent), certains le sont moins car dédiés à un environnement (problème de portabilité) ou alors on peut rencontrer une écriture de code volontairement « obscure » (pas de documentation, pas de respect des mises en forme,...).

Traiter d'informatique sans traiter d'Internet n'est pas concevable. Et là aussi les formats et les protocoles sont présents.

Les échanges entre machines, petites ou grosses, personnelles ou professionnlles, reposent sur le protocole ouvert TCP/IP. Pour le Web, le protocole ouvert HTTP et le format ouvert HTML sont à la base. Pour le courriel, les protocoles ouverts SMTP, POP et IMAP sont systmétiquement utilisés. Sans parler du protcole ouvert FTP.

Et à l'opposé de cela, on a des cas comme la messagerie instantanée que les industriels essayent de faire reposer sur des protocoles et formats fermés, les leurs, propres à chaque logiciel.

Le monde de l'électronique et des télécommunications

Le courrier électronique, les données au format électronique ou le vote électronique sont des sujets liés à l'informatique. Où le problème des formats se pose, notamment pour le vote électronique.

Les télécommunications ne peuvent quant à elles reposer sur des formats et protocoles propres à chaque appareil, sinon comment faxer facilement, comment télépéhoner (en fixe ou mobile) sans se soucier de 'appareil du correspondant, comment envoyer des SMS simplement.

La radio et la télévision ne reposent pas sur des formats propres à chaque appareil, sinon il n'y aurait pas eu une telle adoption et une telle pénétration des appareils faciles d'emploi.

Le monde juridique

Le monde juridique est-il un monde technique ? Sans vouloir lancer de débat ni de polémique, il est pris ici dans ce sens à propos des licences d'utilisation des logiciels et des données.

Et encore une fois, il y a des questions de formats concernant ce que ces licences, rédigées en termes techniques, autorisent ou pas : si elles sont ouvertes ou pas.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout» (1/4) : au pays du vocabulaire

« Il voit des formats partout », car il y en a (presque partout)

Après la présentation générale :

  1. les formats au pays du vocabulaire : ci-dessous ;
  2. les formats dans l'univers technique ;
  3. les formats dans l'univers non-technique ;
  4. les formats parmi le règne du vivant.

Le terme « format » se retrouve dans certains mots, tout comme sa racine « form- » qui y renvoit bien souvent. Une petite visite...

La famille préfixe + «format» + suffixe

Le format : le point de départ, lié à la forme, comme le duo du fond et de la forme, donc incontournable

formater : le fait de donner un format à un disque dur (ou une disquette, ou une clé USB), et au sens figuré (et péjorativement) à des esprits, de la musique, etc.

Le formatage : l'action de donner un format de fichier en informatique, mais aussi d'imposer une manière, un style, un comportement,... (au figuré).

La formation : elle donne un format.

Le formateur ou la formatrice : eux, ils dispensent un format lors de formation.

L'information : ces données qui ont un format...

L'informatique : et oui, la science du traitement de l'information automatique

Et l'informateur : qui livre des informations...

Enfin, la reformation, qui reconstitue un format, la déformation, quand on modifie un format et la transformation pour passer d'un format à un autre.

La famille préfixe + «forma» + suffixe

formaliser et la formalisation s'en tiennent aux formes de base.

Et le formalisme peut se formaliser des manquements aux formes.

La famille préfixe + «form» + suffixe

Avec les voyelles « i », « o » et « y » : rien n'est à signaler, exception faite du « i » avec la conformité, le conformisme, l'uniformisation et uniformiser. Il y a bien aussi les formats qui sont formidables ou qui sont dangereux et formiques comme les acides ; ou le formol pour conserver les formats ? Mais non, rien à voir vraiment avec eux ; et rien pour le y.

Avec le e :

  • La forme : la garder ou en donner une pour avoir quelque chose de formée, avec aussi le tournevis cruciforme ou le talent protéiforme.
  • formelle est la logique ou la politesse et formel le démenti, qui s'attachent tous aux formes.
  • informer consiste à donner des informations, et mieux vaut être bien informé.
  • informel, qui refuse les formes, et informe, sans forme, sans format défini.
  • conforme, se conformer, conformément (et la conformité) vérifient que la forme est respectée.
  • former (et sa déformation), reformer (et sa reformation) et transformer (et sa transformation) change de forme, en reconstitue une et font passer de l'une à l'autre.
  • la réforme et réformer consiste à changer de format ; et on réforme, ou on met à la réforme, ce qui n'est plus au format, ou qui ne peut plus y être mis : les personnes (dans les armée ou les entreprises) ou les choses.
  • l'uniforme n'a qu'une seule forme ou format pour tous.
  • Sans oublier la mise en forme d'un texte et la remise en forme physique.

Finissons avec le u :

  • une formule : chimique, mathématique ou de magie, elle a la bonne forme.
  • formuler : donner une forme à une idée.
  • le formulaire : il a une forme et un format, même sur le Web.
  • la formulation donne une forme.

Bien sûr, tout ce qui est ci-dessus est ouvert et reformulable.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

«Il voit des formats partout»

« Il voit des formats partout », car il y en a (presque) partout

« Il voit des formats partout » : telle est la phrase qui peut venir à l'esprit à la lecture de l'article précédent sur l'été ou des autres articles de Formats-Ouverts.org. Alors : est-ce une déformation (quel mot intéressant...) ou peut-on dire qu'il y a des formats (presque) partout ?

On rencontre les formats dans les domaines informatique (comme pour les fichiers, le codage des caractères), d'Internet (comme pour le courriel, le Web) mais aussi l'électronique ou les télécommunications : des domaines techniques en général. Mais aussi dans bien d'autres domaines.

Et à chaque fois, la question ELFFOO se pose : « Et Les Formats, Fermés Ou Ouverts ? ». Si on a des formats ouverts cela signifie que les informations sont disponibles, complètes, claires, pour tous et utilisables par tous pour toutes activités. Que ce soit dans les domaines techniques ou pas. Avec des conséquences importantes (archivage, interopérabilité,...) si le format est ouvert ou pas.

Pour tenter d'être complet, va donc suivre une série de 4 articles de synthèse : « Il voit des formats partout » (IVDFP), car il y a des formats (presque) partout :

  1. les formats au pays du vocabulaire ;
  2. les formats dans l'univers technique ;
  3. les formats dans l'univers non-technique ;
  4. les formats parmi le règne du vivant.
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le format spécial été

Ah ces formats estivaux...

Non, Formats-Ouvert.org ne plonge pas dans le grand sommeil d'août, qui plus est lors du long week-end du 15 août. Et pas de tournée des plages, ce « format été ».

Le bon format, c'est en effet « la tournée des plages » ou (format plus accrocheur en anglais) les « Beach Tour » : les radios avec leurs partenaires le font, même les partis politiques s'y mettent. Il y a aussi « le format été » appliqué aux sports.

Ainsi, il y a la tournée du Mondiale de billes [1], ou encore le rugby, le football et le volley :

  • avec un nouveau nom au format plus « plage » : cela donne le beach rugby, le beach soccer et beach volley [2] ;
  • des tenues « au format été » : ainsi les joueuses ont des vêtements bien plus estivaux...
  • une communication adaptée, là aussi avec les termes et les outils au format adéquat.

Mais cela va plus loin : il y a même des sports d'hiver... « au format été » ! Ainsi en est-il du saut à ski ou du biathlon (qui sont peu connus en France : ils n'ont pas le bon format...) [3]. Pour le saut à ski d'été, prenez un tremplin, un skieur... mais avec une pente et une aire d'attrissage en herbe, pas la moindre neige ! Et pour le biathlon en été, on a des aires de tir... avec des athlètes sur skis à roulettes pour glisser sur le goudron ! Et ainsi obtient-on une saison en été, des compétitions, des spectateurs, des sponsors.

Enfin, même la presse, la radio ou la télé se mettent « au format été » avec la grille du même nom : nouvelles émissions (souvent ainsi testées), un ton plus libre, des sujets moins sérieux, ou les séries télé de l'été (celles du moment se nomment Les Experts, Lost ou Desperate Housewife, qui bénéficient du meilleur format de diffusion, le 20h50, la première partie de soirée - alors que 24 est « diffusé » à l'heure de son titre, minuit... mais 24 n'est peut-être plus le format à la mode...).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Un sudoku spécial XML

Un jeu et des informations : une grille sudoku spéciale XML

C'est l'été, avec ses jeux de plage, de terrasse à la montagne ou de bureau. Après le petit jeu inspiré du texte de DADVSI et après le premier sudoku de Formats-Ouverts.org (un FOoDoku), voici une nouvelle grille.

Mais comme en mars dernier, pas de nombre, pas de simple lettre mais 9 noms de formats, cette fois de type XML. Avec sous la grille quelques explications et des références sur les format en question, ouverts ou pas.

Il est bien sûr possible de passer directement aux informations sur ces 9 formats, sans être obligé de résoudre la grille : il n'y a pas un tel verrouillage ! Bonne utilisation.

. . . . .  . . . . .  DocBook
. . . . .  . . . . .  XHTML
. . . . .  . . . . .