Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1582 articles en ligne, dont 14 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008 RMLL, du 1er au 5 juillet 2008Du 1er au 5 juillet 2008, les neuvièmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL), à Mont-de-Marsan


Des sites à signaler, une suite

Quatre sites de Microsoft

Après l'article à propos d'un quatuor de sites sur les standards ouverts et l'interopérabilité, voici 4 autres sites à consulter... de Microsoft. Mais pourquoi cet éditeur ? Car il est presque incontournable, et on le retrouve entre autres,

  • dans les systèmes d'exploitation des particuliers et des entreprises (postes et serveurs) : les différents Windows,
  • dans la bureautique avec sa suite de traitement de texte, tableur, présentation : MS Office avec Word, Excel et Powerpoint,
  • dans les jeux video : avec ses consoles, l'ancienne XBox et l'actuelle XBox360,
  • dans la musique et la video numériques : avec son logiciel Windows Media Player,
  • dans la messagerie instantanée : avec son logiciel dédié Windows Live Messenger,
  • dans le courrier électronique et les agendas électroniques : avec Outlook et Exchange,
  • dans la télévision numérique haute définition : avec sa solution MSTV,
  • dans les communications sur IP (comme la voix) : avec ses accords avec de grands industriels,
  • et dans de nombreux autres domaines (téléphonie mobile, PDA, sécurité,...) où Microsoft est soit présent soit souhaite le devenir plus.

Et derrière tout cela, encore une fois, il y a la guerre des protocoles ou des formats (.doc, .xls, .ppt, WMA, WMV,...). Alors, pour suivre les communiqués et autres informations officielles de Microsoft, voici 4 ressources :

  • Microsoft and Interoperability (« Connecting people, data, applications and systems to each other is something that Microsoft's products do by design. »), en anglais, http://www.microsoft.com/interop/
Et sur Formats-Ouverts.org :

Des sites à signaler

Un quatuor de sites pour suivre l'actualité des formats et des standards

Comment suivre l'actualité des formats, de l'interopérabilité, des standards ? Il y a les sites de la presse en ligne, générale ou spécialisée, en informatique et autres technologies de l'information et de la communication. Mais c'est parmi de nombreuses autres informations.

Et puis il y a aussi 4 sites qui traitent de manière bien plus importante des standards ouverts et d'interopérabilité : ils sont à souligner, car sources d'informations (traitées sur Formats-Ouverts.org, et souvent pas, hélas... faute de temps), avec des analyses pertinentes, des commentaires et des réactions :

Voilà pour une petite présentation avant leur mise en avant dans le « blogroll » de Formats-Ouverts.org (ce sont les sites mentionnés comme références utilisées et conseillées, qui apparaissent dans une partie de la page d'un blog).

Et sur Formats-Ouverts.org :
  • il y a 1 an : Le format Leopard et le format Vista (les formats dans les annonces des logiciels Apple Mac OS X Leopard et Microsoft Windows Vista, prévus pour 2006)
  • il y a 2 ans : Un séminaire lyonnais (Normes et standards pour les activités numériques dans l'enseignement, en octobre 2003)

La date de fin de l'analogique est connue : 2011

Fin de la télévision au format analogique après le 30 novembre 2011

Que se passera-t-il le jeudi 1er décembre 2011 ? Comme déjà évoqué, normalement il n'y aura plus de diffusion des programmes de télévision au format analogique : la diffusion hertzienne, qui demeure le mode le plus répandu, se fera au format numérique.

C'est ce qui a été annoncé lors du Conseil des ministres du 26 juillet 2006 [1] avec la présentation du Projet de loi relatif à la modernisation de la diffusion audiovisuelle et à la télévision du futur, faite par le Ministre de la culture et de la communication, Renaud Donnedieu de Vabres [2].

La télévision numérique terrestre (TNT) devra donc avoir remplacé le hertzien analogique. Le projet de loi comporte aussi une partie sur la télévision haute définition (TV HD) et sur la télévision mobile (sur des appareils nomades).

Et encore une fois... la question ELF FOO se pose : « Et Les Formats, Fermés Ou Ouverts ? ». Réponses :

  • pour la TNT gratuite, format fermé MPEG-2 (et besoin d'un décodeur dédié) ;
  • pour la TNT payante, format fermé MPEG-4 (et besoin d'un décodeur spécifique et d'un abonnement) ;
  • pour la TV HD, format fermé avec DRM (et besoin d'un décodeur, d'un abonnement et d'une télévision HD Ready ou alors Full HD) ;
  • pour la télévision sur mobile plusieurs formats fermés sont encore en lice.

Et pendant ce temps là... à Nice, l'université de Sohia Antipolis continue ses diffusions avec le format video Ogg Theora, un format ouvert.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Des vols sans électronique ni numérique !

Le pilotage de précision et le rallye aérien : les championnats du monde à Troyes

Du 16 au 31 juillet 2006 se déroulent la manifestation Troyes 2006 [1] à l'aéroport de Troyes-Barberey près de Troyes [2] avec :

  • les 17es championnats du monde de pilotage de précision [3] ;
  • les 15es championnats du monde de rallye aérien [4].

Ces deux championnats mondiaux sont organisés par la Fédération Française Aéronautique, FFA [5], et la Fédération Aéronautique Internationale, FAI [6].

La particularité de ces 2 rencontres internationales est que les participants effectuent des vols en avion (seul pour le pilotage de précision ; en équipage de 2 pour le rallye aérien) sans aucun appareil électronique ni numérique, donc pas de moyen de radionavigation, pas de GPS. La carte au format papier, la navigation au cap et à la montre sont les seules utilisées.

Au moins dans ce cas n'y a-t-il pas de problème de formats, celui du papier étant ouvert et l'interopérabilité étant en action.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une émission de télévision sur un format ouvert...

Sur Arte le mardi 25 juillet 2006 à 21h40

Oyez, oyez, il y a un programme télé à propos de protocole (et de format) ! Cependant, ce n'est pas « Sauve qui peut le numérique » (diffusé en octobre 2004) à propos des archives numériques. C'est sur le protocole. Je réécrits : le protocole, donc pas TCP/IP mais « le protocole » au sens de la diplomatie, et donc dans le domaine non-informatique. Et avec le protocole aussi, il est question de format...

Il s'agit du documentaire Le Protocole, réalisé par Aymeric de Dampierre, diffusé mardi 25 juillet, de 21h40 à 22h30 sur Arte dans le cadre d'une soirée Grandes causes et petits secrets d'État [1].

De quoi s'agit-il ? « Petit voyage amusant au cœur de la diplomatie officielle : avec ses codes de conduite et de bienséance, le protocole est une grammaire savante. De la qualité d'une poignée de main à l'ordre des entrées, tout fait signe. Décryptage. » dit le site d'Arte.

Ce sont les règles, les usages et les coutumes codifiés et en action lors des rencontres officielles où tout a son importance et constitue un signe : la disposition des convives à table, la durée du discours, l'endroit où est déposé l'invité (juste au bas du perron ou à l'autre bout de la cour avec celle-ci à traverser à pieds...).

Il y a là un langage codé à décrypter pour comprendre le sens donné aux gestes et aux dispositifs. C'est là qu'intervient le format : les règles du protocole doivent être connues pour pouvoir être correctement interprétées. En d'autres termes, le protocole doit avoir un format ouvert, de manière à ce qu'il soit utile et efficace en s'y référant.

Cependant, ces règles protocolaires détaillées ne semblent pas vraiment disponibles en ligne... Sans oublier que ce qui est geste de haute estime dans un pays peut ne pas avoir la même valeur sous d'autres cieux...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Deux sites de musique avec un format ouvert

Le format ouvert Ogg Vorbis, utilisé sur Jamendo et IndeMusicShop

De la musique sans DRM avec le format Ogg Vorbis : voici un trio inhabituel mais que l'on rencontre sur des sites de musique en ligne, mais pas FNACMusic, ni VirginMega, ni iTunes Music Store, ni Connect, ni Yahoo! Music (chacun ayant un des formats fermés parmi l'ATRAC de Sony, l'AAC d'Apple et le Windows Media Audio de Microsoft, très souvent avec DRM).

Le premier site est Independent Music Shop [1], avec :

  • des labels indépendants ;
  • pas de DRM ;
  • et le format ouvert Ogg Vorbis [2].

S'ajoute à ces caractéristiques un service classique de vente de musique avec téléchargement des morceaux [3].

Le deuxième site, Jamendo [4], propose :

  • des morceaux sous licences Creatives Commons ;
  • une diffusion via la technologie P2P (pair-à-pair) ;
  • pas de DRM ;
  • et le format ouvert Ogg Vorbis [5].

Pour l'aspect économique, le système est ouvert : les morceaux sont proposés gratuitement, avec un appel à la publicité pour les artistes ainsi découverts, à la participation au réseau P2P et aussi au don.

Volonté d'une interopérabilité maximum par l'utilisation du format ouvert Ogg Vorbis et absence de DRM se retrouvent pour chacun, avec la différence notable de l'approche économique. Deux sites à suivre.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Yahoo! Music vend un morceau sans DRM, et le clame (mais sur son blog)

Les DRM ne sont pas une bonne chose pour le marché, dit Yahoo!, sur son blog

Fin juillet 2006 : Yahoo! Music vend une chanson au format MP3, sans DRM, en parle sur son blog et se positionne contre les DRM [1] :

Notre position est simple : les DRM n'apportent aucune valeur ajoutée pour l'artiste, le label (qui vend de la musique non protégée chaque jour sur CD) ni même pour le consommateur. Les seuls qui bénéficient des DRM, ce sont les entreprises technologiques qui cherchent à verrouiller leurs clients sur leur plate-forme technologique.

Le contenu sans DRM a implicitement plus de valeur pour le consommateur. [2]

Le site Yahoo! Music américain n'indique pas pour autant l'information [3], ni la version française du site [4]. En fait, il n'y est pas fait mention de l'absence de DRM, mais c'est « la chanson personnalisée » (intitulée A public affaire, de Jessica Simpson [5]) au format MP3 qui est mise en avant, avec cette phrase : « Ce fichier MP3 peut être écouté sur tous les appareils, y compris les iPod, ou gravé sur CD ». Cela est peut-être un format trop brutal d'annoncer sur le site une chanson « DRM-free », pour l'instant...

Il faut rappeler 2 autres éléments récents à propos de la musique numérique et des DRM, qui ne permettent pas l'interopérabilité :

Février 2006 : David Goldberg, Vice-President and General Manager Music, critique les DRM lors de la conférence Music 2.0 : « Les restrictions dues aux gestions des droits ont créé des barrières pour les consommateurs, rendant difficile de transférer la musique vers des appareils portatifs, et en créant des incompatibilités entre services de musiques et les lecteurs MP3. »

Juin 2006 : trop de DRM compliquent trop les choses, et « A propos de DRM, je pense qu'il est aussi nécessaire de repenser cette stratégie... » dit Hilary Rosen, une ancienne responsable de la RIAA (Recording Industry Association of America).

Et après cette absence de DRM, des formats ouverts comme Ogg Vorbis ?

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Une formation professionnelle, avec les standards ouverts très présents

L'éof et les standards ouverts

Connaissez-vous l'éof ? Et bien :

  • c'est l'école ouverte francophone [1] ;
  • elle délivre des formations en ligne [2] ;
  • elle propose un Module de Certification Professionnelle (CERT) de 300 heures en 6 mois [3].

Le cursus de cette certification professionnelle comprend 3 grands modules : Usage de l’Internet, Système/Réseau et Système d’Information, chacun comprenant plusieurs sous-modules.

Et dans les intitulés de ces sous-modules, les standards ouverts sont omniprésents, même si le terme n'y figure pas. Ainsi on trouve le format LaTeX ; la DTD XML DocBook ; les logiciels GNU/Linux, Apache, PHP, MySQL et PostgreSQL ; les protocoles TCP/IP et HTTP ; les formats HTML, XHTML et CSS ; les langages PHP, Perl, Python ; les technologies SPIP, XSL et Zope. Toutes et tous sont ouverts (formats, protocoles, langages, logiciels).

Le début de la prochaine formation de 6 mois est fixée... en septembre 2006 (et se terminera donc en février 2007). Avec peut-être un point encore plus explicite sur les formats ouverts et sur l'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Entretien Royal-Stallman et les standards ouverts

Quand MSR et RMS se rencontrent...

Marie-Ségolène Royal (MSR au format abrégé, et véritable prénom complet, comme relaté par Le Monde [1]) se prononce à propos des standards ouverts. En effet, le 28 juin 2006, elle a eu « un entretien » avec Richard M. Stallman (RMS), président de la FSF (Free Software Foundation, [2]).

A l'issue de cette rencontre, un communiqué de presse commun a été publié [3]. On y lit notamment (gras et liens ajoutés) :

Les standards ouverts (comme Open Document Format) et le recours aux logiciels libres contribuent à l'indépendance, à la qualité et à l'efficacité des administrations centrales et des collectivités locales.

Il y est aussi question des DRM et de la loi DADVSI. En revanche l'interopérabilité n'est pas mentionnée.

Cette information est l'occasion d'un deuxième article de la nouvelle catégorie « Politique », après celui sur la prise de position des 4 personnalités politiques lors des RMLL 2006 (Mme Billard, MM. Bayrou, Cazenave et Rocard).

Deux anciens articles relèvent aussi de la catégorie « Politique », mais elle n'était alors pas encore créée :

  • en mars 2006, sur la décision des Verts de n'utiliser que des standards ouverts ;
  • en juin 2006, l'article dans Le Figaro de Bernard Carayon (député UMP, Tarn) et de Michel Rocard.
Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Les 2 ans de Formats-Ouverts.org

C'est fou, déjà 2 ans de FOo

La première moitié de juillet 2006 est passée : cela fait donc plus de 2 ans et 2 semaines que Formats-Ouverts.org (FOo) a été lancé. Alors, après les bilans des 6 mois, des 1 an, des 1 an et demi, voici un bilan-retour en arrière pour marquer les 2 ans du site... à différents formats !

Des mots : un sujet en pleine explosion

Depuis juillet 2004, les formats ouverts, l'interopérabilité ou les standards ouverts sont des sujets de plus en plus présents dans l'actualité : les éditeurs, les États, les industriels, les associations les citent, les exigent, les utilisent.

Que ce soit au travers des exemples d'Internet, de la musique numérique, des futurs DVD video, des archives numériques, de la loi DADVSI, de la bureautique ou de la messagerie instantanée, les cas se multiplient pour souligner le rôle crucial des formats et la guerre qu'ils provoquent, formats fermés contre formats ouverts.

Des chiffres et des statistiques
  • en 2 ans, ce sont 817 articles (413 cette deuxième année, contre 404 la première) ;
  • du 1er juillet 2004 au 30 juin 2006, en moyenne plus d'un article quotidien, excepté pour 13 jours (6 en décembre 2004, 3 en juin 2005 et 4 en décembre 2005) sur les 730 ;
  • 27 catégories et 7 dossiers de synthèse ;
  • plus de 2,3 millions de visites ;
  • 6,5 millions de pages vues ;
  • 9 millions de hits.
Le palmarès des articles

Les 10 articles les plus lus depuis 2 ans :

  1. La définition des standards ouverts dans la loi française (l'article 4 de la loi LCEN, la définition utilisée depuis 2 ans)
  2. Prisonnier d'une capsule (ou comment aider aux Premiers pas pour expliquer les dangers des formats fermés - et je n'ai rien contre le café !)
  3. Les formats de la PSP (la console de Sony et ses formats comme l'UMD)
  4. Le dossier DRM (une longue liste d'exemples d'utilisation des DRM...)
  5. Les formats interdits à Athènes 2004 (un article sur des choses incroyables des JO d'Athènes, relayé par ZDNet)
  6. Le câble HDMI et sa face cachée... (quand il y a des DRM dans les câbles HDMI...)
  7. Le dossier Bibliothèque numérique (une chronologie détaillée de la Bibliothèque numérique européenne ou pas)
  8. Les DRM déclarés en urgence (l'annonce de l'urgence du projet de loi DADVSI)
  9. Les surprises des écrans HD Ready (quand l'affichage n'est pas ce qu'on attend...)
  10. J'ai été obligé de casser votre format pour consommer (ou comment faire pour lire un DVD avec Linux)
Les articles : scoop et évolution

Les photos de Sony et ses « droits d'fauteur », de Microsoft et ses « gênes », et du site du Premier Ministre avec « la conférence sur les éditeurs de logiciels libres en France » sont 3 exemples d'informations qui ont été publiées en avant-première.

L'objet de Formats-Ouverts.org reste d'informer, d'illustrer et d'expliquer le rôle capital des formats, et de promouvoir les standards ouverts. Pour ce qui est de l'évolution des articles depuis 2 ans, on peut dire qu'ils sont devenus plus longs et plus étoffés, avec systématiquement l'indication des sources en allant à la source (notamment au travers des communiqués de presse ou des blogs officiels).

Les conférences

Il y a les pages du site Web, mais aussi des interventions en chair et en os :

Ainsi, depuis 5 ans (la première intervention était à Bordeaux aux RMLL en juillet 2001), ce sont plus de 60 conférences, soit en moyenne une par mois.

Quelques références
  • Sites Web : reprise du fil RSS ou mention de Formats-Ouverts.org sur plusieurs sites, en plus d'articles comme ceux pour Elenbi Strategic Review ou pour Flash Informatique (de l'école polytechnique fédérale de Lausanne, EPFL)
  • Google : Formats-Ouverts.org est en première position des réponses pour la requête « formats ouverts » et dans les premiers pour « formats » et « interopérabilité »
  • Télévision : un des inivités de l'émission 8-Fi sur Direct8
  • Radio : interviewé sur le problème des formats de la video à la demande (VoD) pour un dossier spécial de Radio France
  • Logiciel : le logiciel de lecture de flux RRS Liferea propose dans sa sélection FOo par défaut
  • Livres : cité en référence pour les formats ouverts dans les livres La bataille du logiciel libre de Thierry Noisette et Perline et Bibliothèques et documents numériques de Alain Jacquesson et Alexis Rivier
  • Manifestation : organisateur du cycle de 16 conférences sur le thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » lors des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2006

Enfin, un rappel (voire un appel...) : ce travail est effectué bénévolement, avec le suivi technique impeccable de Sylvain Lhullier, mais avec hélas bien plus de sujets non-traités (par manque de temps) que les articles publiés... Alors, si un fin mécène ou un sponsor avisé cherche un projet à soutenir... il y a ici matière et un investissement pertinent.

En avant pour la troisième année ! (Et la cinquième pour Standblog de Tristan Nitot avec ses 4 ans depuis le 18 juillet).

Et sur Formats-Ouverts.org :

Les 4 politiques aux RMLL et les standards ouverts

4 personnalités politiques en faveur des standards ouverts et de l'interopérabilité

Dans le programme des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL) 2006 à Vandœuvre-lès-Nancy, il y avait différents thèmes, dont Standards Ouverts - Interopérabilité, mais aussi une table ronde politique [1].

Elle s'est déroulée le jeudi 6 juillet 2006 après-midi, avec :

  • M. François Bayrou, Député (UDF, Pyrénées-Atlantiques), président de l'UDF ; [2]
  • Mme Martine Billard, Députée (Verts, Paris) ; [3]
  • M. Richard Cazenave, Député (UMP, Isère) ; [4]
  • M. Christophe Espern, EUCD.info ; [5]
  • M. Michel Rocard, Député européen (PS), ancien Premier ministre, ancien président de la commission Culture du Parlement Européen ; [6]
  • le débat était animé par François Pellegrini, de l'ABUL. [7]

Le sujet était Quel environnement juridique pour les logiciels libres ?

Il y eut de nombreuses déclarations au cours des presque deux heures d'interventions : à propos des stratégies à tenir, sur la vie politique en générale et en particulier, concernant Internet, sur les logiciel libres et la loi DADVSI. Avec des formulations à des tons très sérieux (« C'est un sujet de civilisation », « Le lobbying, ce n'est pas gênant. Ce qui est gênant, c'est quand ce n'est que d'un seul côté. ») mais aussi des clins d'œil et des formats moins habituels (« Faites gaffe, les gars ! »).

Et de la part de tous les intervenants, et notamment des 4 personnalités politiques, les standards ouverts ont été plusieurs fois cités, que ce soit au travers de la définition dans la loi française ou en soulignant leur importance capitale et le besoin d'interopérabilité. Le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) lancé par la DGME a aussi été cité et soutenu. [8]

Les standards ouverts et l'interopérabilité, sujet politique ? Oui, et même enjeu politique, en prenant le mot politique au sens (au format ?) noble.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

TF1 et la video en ligne : si vous n'avez pas la panoplie Microsoft, alors circulez ! Et alors ?

TF1 diffuse de la video en ligne, mais vous devez avoir le bon format !

TF1 propose de la video à la demande [1]. C'est une évolution du marché, avec des problèmes pour les formats. Et le site TF1 Vision est presque clair sur sa page Aide (mais c'est écrit dans un format moins direct que « vous devez utiliser » ou « il est obligatoire de ») [2]:

  • « Afin d'optimiser le visionnage des films avec TF1VISION » la « configuration minimale requise » est « Système d'exploitation : Windows XP »
  • Player : Windows Média Player uniquement, à partir de la version 10
  • Navigateur : Internet Explorer uniquement, à partir de la version 5.5
  • Connexion dite "Haut-Débit" pour le streaming (min. 2 Mb/s)
  • Pas de limitation pour le téléchargement
  • Type de poste : PC uniquement (notre service ne fonctionne pas sous Mac)

Nous voilà informé et prévenu. Il faut aussi rajouter, toujours sur la même longue page :

  • Vous devez posséder au minimum la version 9.0 de Windows Média.
  • b. Mise à jour DRM Microsoft Allez sur l'adresse internet suivante : http://drmlicense.one.microsoft.com/indivsite/fr/indivit.asp afin de mettre à jour ce composant dans sa dernière version.

La panoplie complète est donc décrite. Hors l'équation Windows XP + Internet Explorer + Windows Media Player + gestion des DRM + pas d'anti-popup, pas d'épisode de Zodiaque ni de Lost (mais la série 24 Heures Chrono n'est pas proposée).

Et alors ? Et bien, est-ce si dramatique :

  • on peut refuser et éviter ses contraintes, très légalement et très simplement (d'un point de vue technique) :
    • ne pas regarder ces programmes ;
    • se les procurer en DVD plus tard (achat ou location) pour son lecteur de DVD ;
    • regarder les émissions en direct ;
    • enregistrer sur un magnétoscope ;
    • faire pour soi un enregistrement numérique (sur ordinateur ou sur magnétoscope numérique) lors de la diffusion en direct
  • en termes de chiffres d'affaires, on peut signaler qu'exclure le navigateur Firefox c'est perdre 20% des internautes potentiels (ah ces parts de marché...), donc des clients, donc des rentrées financières...
  • TF1 est une société privée, qui n'a pas d'obligation de service public de permettre l'accès à tous, mais au plus grand nombre solvable ;
  • en termes d'image, on peut écrire à partir des faits ci-dessous :
    • que TF1 se contredit sur sa page (version 9 ou version 10 pour Windows Media Player ?) ;
    • que TF1 n'est pas assez professionnel (en parlant de « Mac », qui est un abus de langage, à la place de machines Apple ; ou en indiquant « PC », qui signifie Personnal Computer et peut être une machine de marque Apple, HP, Dell,...).

Cela peut éventuellement entraîner une prise en compte... Et puis, contradiction ou pas, le site TF1 Vision utilise... la technologie PHP, technologie libre et ouverte [3], pas du tout celle de Microsoft.

Et un jour, peut-être lira-t-on que « l'interopérabilité et les formats ouverts sont une préoccupation majeure qui mobilise les équipes de TF1 pour répondre au mieux aux demandes des utilisateurs » (mais s'il s'agit de la même réponse d'ARTE VOD...). En tout cas, allô TF1, il y a un problème : mauvaise communication et surtout perte de clients. Mais bon, c'est sans doute stratégique...

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Lecture d'été au format papier

Un livre de référence

Vous cherchez un document complet sur les bibliothèques numériques et les documents numériques, qui traitent des formats, des archives et d'autres thèmes liés à ce sujet très riche ?

Il existe ! C'est au format papier, c'est un livre, intitulé Bibliothèques et documents numériques, écrit par Alain Jacquesson et Alexis Rivier.

Ce livre est même une référence et une somme : ses auteurs sont des professionnels du domaine, le livre était déjà reconnu, et cette nouvelle édition mise à jour propose un contenu très riche, avec une bibliographie en fin de chaque chapitre et avec de nombreuses références de pages Web très régulièrement proposées en notes de bas de page.

Vous aurez donc 573 pages, 3 parties et 19 chapitres, avec entre autres les formats SGML, PDF/A ou XML, les bibliothèques numériques européenne ou pas, l'EAD (et le rôle joué par Catherine Dhérent pour sa diffusion en France) et bien plus de sujets développés.

La partie du livre qui traite du sujet des « formats ouverts » indique en note de bas de page Formats-Ouverts.org comme site à consulter. L'un des auteurs, Alain Jacquesson, était aussi intervenu au séminaire francophone international d'Ouagadougou. Bonne riche lecture.

Sources et liens :
  • Livre Bibliothèques et documents numériques - concepts, composantes, techniques et enjeux, de Alain Jacquesson et Alexis Rivier, 2005, nouvelle édition, Éditions du Cercle de la librairie, 573 pages, ISBN-10 2-7654-0915-3, prix 42 euros
  • Une critique du livre, de Catherine Cyrot, site du Bulletin des Bibliothèques de France (BBF), dossier Bibliothèques sur le web
Et sur Formats-Ouverts.org :

On nous prend pour des idiots

Les messageries de Yahoo! et de Microsoft communiquent entre elles ! C'est une victoire ? Non, un début d'avancée.

Le 12 octobre 2005, suite à l'annonce, la question était posée : « sommes-nous idiots ? » La réponse est sans doute : on nous prend pour des idiots...

En effet, il faudrait sauter de joie, entonner des chants de louanges et s'extasier sur les merveilles de la technologie (et gloire aux sociétés qui en sont les auteurs) : Yahoo! parle avec Microsoft !

En effet, imaginez... les personnes qui utilisent la messagerie instantanée Yahoo! Messenger vont pouvoir échanger avec ceux qui utilisent Microsoft Windows Live Messenger ! Joie ô combien immense...

Vous lisez bien : ils vont communiquer ensemble ! Car avant, impossible, cela ne collait pas ensemble... ou plutôt les formats et les protocoles utilisés n'étaient pas identiques ni compatibles, volontairement : chacun avait les siens, chacun ne pouvait échanger qu'avec ceux ayant le même logiciel...

Cela s'appelle de la communication ? Et désormais c'est une victoire ? Ah bon... Et le fax ? Et le téléphone fixe ? Et le téléphone portable ? Et les courriels ? On ne se soucie pas de savoir quelle est la marque de l'appareil, ni quel modèle est utilisé : cela fonctionne.

Donc, reformulons : il ne s'agit là que de 2 sociétés qui ont décidé de ne plus dresser de barrière entre leurs clients. Elles rendent compatibles une version de leur logiciel (pas toutes les versions, et ce n'est pas de l'interopérabilité mais de la compatibilité). Elles décident d'accorder de leur haute bienveillance le droit à leurs clients respectifs de parler entre eux... Et aussi de peser sur les autres utilisateurs (« ah, tu n'as pas cette messagerie instantanée ?? »). Car le monde doit se diviser en deux : ceux qui ont (Yahoo! Messenger ou Windows Live Messenger) et ceux qui n'ont pas. Les seconds ne peuvent pas échanger avec les premiers.

Comme déjà détaillé en octobre 2005, on verrouille pour garder ses clients et les empêcher de partir. Foin des standards ouverts et de l'interopérabilité. Du moins dans ce cas, car autrement « nous en sommes de fervents défenseurs », dixit l'un et l'autre, chacun la main sur le cœur.

L'exemple des messageries instantanées Jabber ou Google Talk finiront bien par donner des idées...

Sources et liens :
Autres articles :
Et sur Formats-Ouverts.org :

C'est la révolution, grâce à un protocole ouvert

Le protocole ouvert Internet révolutionne le téléphone fixe et mobile

Un article du Monde du 10 juillet traitait de la téléphonie sur Internet : elle peut utiliser des protocoles ouverts (Wengo) ou fermés (Skype), mais elle utilise à la base le protocole ouvert Internet Protocol (IP).

Deux autres articles du Monde sont à signaler. Le premier, Téléphoner sur Internet, la révolution invisible [1], est encore consacré au téléphone sur Internet en soulignant l'importance du rôle joué par le protocole IP : « Les opérateurs téléphoniques ne s'y sont pas trompés. Ils ont transformé leurs réseaux, naguère commutés (RTC), en généralisant d'abord le numérique puis en adoptant progressivement le protocole Internet (IP). » On devrait passer à la voix totalement transportée par le numérique, avec la généralisation de la gratuité actuelle des appels entre ordinateurs. Avec cette conclusion pour le futur :

La voix sur Internet constituera alors la règle, et les communications entre téléphones fixes seront probablement devenues gratuites. Il restera le service mobile GSM, dernier bastion de la téléphonie payante. A moins que le WiFi ne grignote son territoire en parachevant l'hégémonie d'Internet.

Le second article, On s'occupe de l'avenir de vos mobiles [2], se penche sur le marché du téléphone mobile, « le quatrième écran » (après celui du cinéma, de la télévision et de l'ordinateur). Il faisait l'objet d'attention particulière lors de l'Assemblée Générale du 28 juin de l'EBG (Electronic Business Group, avec sa revue Elenbi Strategic Review), un groupement d'entreprises liées aux nouvelles technologies, dont Le Monde était le « partenaire presse » (avec LCI et ZDNet). [3]

Et pour le téléphone mobile aussi, la question ELF se pose : « Et Les Formats ? ». Réponse des 3 catégories d'acteurs (de l'informatique, des télécommunication, des contenus) :

A quoi va donc va tourner le mobile de demain ? Blue-tooth ? Wi-fi ? Wi-max… 2.5G, 3G, 3.9G ? A tous répondent les augures des nouvelles technologies. Le client est au centre de notre activité et le client fait toujours le choix de la simplicité, précise Ansy Vanjoki, vice-président de Nokia. L'usage du mobile hors du champ initial de la téléphonie deviendra massif s'il demeure intuitif, accessible à tous. L'ensemble des réseaux doit être reconnu et exploité le plus aisément possible.

Sans parler des formats des contenus, notamment musique, télévision ou video (les SMS ont des formats utilisables par tous, comme les appels... heureusement !).

Finalement, sans protocole ouvert IP, pas d'Internet, pas de Web, pas de téléphonie via IP, pas télé via ADSL, pas d'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Google et le format ODF

Google rejoint l'ODF Alliance : mais où est la source ?

Depuis le 12 juillet, on lit dans la presse que la société Google est membre de l'ODF Alliance : les articles à ce sujet sont nombreux [1].

Ces articles expliquent ce qu'est l'ODF Alliance (un regroupement international d'acteurs concernés par le format ouvert ODF : éditeurs de logiciels, entreprises informatiques et même associations) [2].

Ces articles dressent un tableau de la saga ODF avec la guerre des formats (ODF contre Microsoft Office Open XML, et ses derniers développements).

Ces articles indiquent qu'il s'agit là d'un acteur de poids : en raison de l'image de la société, en raison de sa présence dans le secteur et en raison de ses logiciels en ligne (le traitement de texte Writely et le tableur Spreadsheets) [3].

Mais il il y a une chose gênante : où est l'information officielle ? quelle est la source ? En effet :

  • aucun lien vers une page servant de référence de départ...
  • aucun communiqué de presse sur le site de Google... [4]
  • aucune information sur le site de l'ODF Alliance... [5]

Finalement, la seule indication est la page des membres de l'ODF Alliance, qui mentionne « Google Inc » [6].

L'information doit donc être vraie. Cela est une bonne chose pour les formats ouverts et pour l'interopérabilité. Mais cette absence de communication officielle est fort dommage : un oubli ? un excès de réserve ? les vacances des services communication ? autre ?

Sources et liens :
  • [6] La page About the ODF Alliance, avec la liste « Current Members of the Alliance Include », site de l'ODF Alliance, en anglais, http://odfalliance.org/about.php
Et sur Formats-Ouverts.org :

Microsoft et le format ODF

Le format ODF dans Microsoft Office 12

La matinée du jeudi 6 juillet 2006 fut une journée avec le format ODF en vedette. D'une part, c'était le premier jour du cycle de conférences du thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » aux RMLLL de Vandœuvre-les-Nancy, avec 2 interventions sur ODF : une présentation générale du format et une mise en perspective de la part du consortium ODF Alliance.

D'autre part, ce 6 juillet, une rumeur s'était répandue aux RMLL : « Microsoft adopterait le format ODF », « il y aurait un plug-in », « ce serait une société française qui serait derrière »,... Voici différents points sur ce sujet.

Avoir l'information à la source

Pour suivre l'actualité, autant aller à la source, comme par exemple avec le site Microsoft Corporation [1], le blog de Brian Jones [2], le site de Microsoft France [3] et ses blogs officiels français [4].

Et pour cette information, il y a bien un communiqué de presse en ligne sur le site américain, daté du 5 juillet, et intitulé Microsoft Expands Document Interoperability [5].

Avant le 5 juillet : rumeurs, critiques et déclarations précédentes

Le format ODF dans Office 12 ? Déjà en octobre 2005 on en parlait, de la part de la société française Clever Age. Il y eut aussi des déclarations de Microsoft à propos du format ODF disant qu'il n'était pas assez riche ni complet par rapport au format Microsoft Office Open XML.

Le contexte à la mi 2006 : l'ODF est très présent

En ce milieu d'année 2006, le format ODF est de plus en plus présent : la saga ODF concerne par exemple des pays comme la France, le Danemark, le Massachussets ou la Belgique qui décident de l'utiliser offciellement.

Le communiqué de presse de Microsoft du 5 juillet

Il est intéressant de relever certains points de ce communiqué officiel :

  • en termes statistiques :
    • « ODF » ou « OpenDocument Format » sont cités 9 fois, « Open XML » 15 fois
    • « standard ouvert » est cité 0 fois, « interopérabilité » est cité 17 fois (un peu comme pour le comité de clients sur l'interopérabilité) ;
  • il s'agit d'un convertisseur, ODF Converter [6], qui s'installera en tant qu'ajout (add-in) avec la suite Microsoft Office (il y aura aussi un ajout pour le PDF)
  • le convertisseur n'est pas développé par Microsoft mais en externe
  • les auteurs : les sociétés Clever Age (France), Aztecsoft (Inde) et Dialogika (Allemagne)
  • le calendrier : « attendu pour fin 2006 » pour Word, et en 2007 pour Excel et PowerPoint
  • la licence du produit : BSD, en « projet open source »
  • le passage du format Microsoft Office Open XML vers OpenDocument Format ne sera pas possible pour certaines caractéristiques.
Réactions et questions

Microsoft répond enfin en partie à une demande du marché qui ne pouvait plus être ignorée. Et il se replace ainsi sur le marché en annonçant ce convertisseur. Il y a de nombreuses questions possibles (pourquoi pas un développement en interne, quand la version définitive sera-t-elle disponible,...) et des analyses de référence (en anglais) sur les sites Ongoing (blog de Tim Bray de Sun, [7]), Standards Blog (sur ConsortiumInfo.org, de Andy Updegrove, [8]) et Groklaw (tenu par Pamela Jones, [9]).

Mais s'il ne fallait dire qu'une chose ce serait la suivante, assez triviale : faire vraiment de l'ODF. En d'autres termes, respecter entièrement les spécifications du format ODF, sans ajout dans le logiciel de fonctionnalités qui ne permettent pas d'enregistrer en ODF. Sinon, cette utilisation possible d'ODF ne sera que partielle et l'interopérabilité ne sera pas de mise.

Encore une fois, c'est la guerre des formats, avec le danger du « embrasser puis étendre », que Microsoft a récusé pour l'affaire du format PDF et qu'il récusera peut-être ici aussi. Et pourquoi pas participer à l'élaboration d'un standard ouvert bureautique, comme ODF ? (format rêve ?...)

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Skype, Wengo, Microsoft et le téléphone via Internet

Un article du Monde à propos de la téléphonie sur Internet

Wengo est un logiciel semblable à Skype mais, contrairement à ce dernier - qui fonctionne en mode fermé et ne permet pas de communiquer avec un membre de MSN ou de Yahoo Messenger -, il joue la carte de l'interopérabilité, sauf avec... Skype. Wengo donne la possibilité de disposer au sein d'un même logiciel de tous ses contacts utilisant différentes messageries. [1]

Tel est le paragraphe d'un article du journal Le Monde consacré au téléphone sur Internet, avec 3 acteurs et leur logiciel :

  • Skype, logiciel permettant de téléphoner gratuitement d'ordinateur muni de Skype à ordinateur... muni de Skype ; il y a aussi la possibilité d'appeler un téléphone fixe ou mobile ; le format utilisé est fermé ; [2]
  • Wengo, s'appuyant sur des standards ouverts (SIP par exemple) et avec une ouverture via sa structure OpenWengo [3] ;
  • Microsoft, avec son logiciel Windows Live Messenger et son format, disponible en téléchargement, fonctionnant sur un téléphone fixe (Philipps) mais aussi (et surtout) installé par défaut dans le prochain Windows Vista, une manière d'être facilement présent, choisi et utilisé... [4]

Une société + son logiciel + son format : c'est de nouveau cette équation en action, sans forcément utiliser des standards ouverts et sans interopérabilité... ce qui est un comble pour communiquer (alors qu'avec le téléphone classique ou le fax ces questions ne se posent pas).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Apple et Microsoft : c'est le même qu'on bat

C'est l'utilisateur qu'on bat (mais c'est pour son bien)

La discrétion, tel est le maître mot dans certains jeux video dits d'infiltration (les Metal Gear Solid, Splinter Cell et autres Thief) [1].

Toujours en informatique, la discrétion envers l'utilisateur est aussi l'objectif de certaines sociétés à propos des actions de leurs logiciels. Voici les deux derniers cas : Apple et Microsoft.

Pour Apple, en ce début juillet, il s'agit de la dernière version de son système d'exploitation, Mac OS X 10.4.7. Une fois installé, le logiciel se connecte à un serveur d'Apple toutes les 8 heures pour vérifier l'état des widgets, de petits programmes : cette fonction, Dashboard Advisory, a pour but de s'assurer que les widgets présents sont bien authentiques. Mais apparement ce fonctionnement n'avait pas été très clairement indiqué... [2]

Pour Microsoft, en juin dernier, c'est son système WGA (Windows Genuine Advantage) qui était en cause : lors du démarrage, il vérifiait chaque jour un fichier de paramètres pour s'assurer de l'authenticité du logiciel Windows et si besoin récupérait ce fichier. Mais apparemment ce fonctionnement n'avait pas été très clairement indiqué... [3]

Pour essayer d'être complet, et pour ne pas se cantonner à Microsoft ni à Apple, on peut rappeler que ces actions censées rester discrètes ne sont pas nouvelles, avec par exemple :

Si la lutte contre les contrefaçons est légitime, l'information des utilisateurs l'est aussi : il s'agit du principe d'ouverture, sur lequel s'appuie les formats ouverts (y compris pour les coulisses techniques des logiciels).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le thème «Standards Ouverts - Interopérabilité» des RMLL 2006 : c'est fini

Un premier bilan du thème SO-I des RMLL 2006

Du 6 au 8 juillet 2006 se sont déroulés les 3 jours de conférences du thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » (SO-I) des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL) de Vandœuvre-les-Nancy.

En voici un premier bilan :

  • c'était la première fois qu'un tel thème était organisé : merci aux organisateurs ;
  • 16 conférences : en 4 demi-journées, en français, sans annulation, sans déplacement de dernière minute : merci aux conférenciers ;
  • un programme de conférences avec :
    • des structures importantes : le Ministère du Budget (DGME), l'ODF Alliance
    • des sujets variés : le P2P, la téléphonie sur IP, la video, la messagerie instantanée, le livre numérique
    • des inédits : O'Reilly France, BrailleNet, Temesis/Opquast/OpenWeb, Apitux
    • des personnalités : Roberto Di Cosmo, Tristan Nitot
    • des bilans sur : le format ODF, les standards ouverts, le GdT Interop
  • entre un minimum d'une quinzaine et un maximum d'une cinquantaine de personnes par conférence ;
  • en moyenne, environ 30 personnes par conférence, pour un total d'environ 480 personnes ;

Au risque de contrarier les 15 autres conférenciers, la présentation de l'Université de Nice Sophia Antipolis est à signaler : elle a prouvé que la video, domaine a priori verrouillé, existe en production et concrètement avec le format ouvert Ogg Theora. Un superbe cas.

Les présentations devraient être disponibles en ligne, le temps pour moi de tout rassembler. Et rendez-vous début juillet 2007 à Amiens pour les 8e RMLL !

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Le XML en 10 points

Expliquer le XML au travers de 10 caractéristiques

Le XML est une famille de formats. Le XML c'est bien. Mais le XML avec des formats ouverts, c'est mieux.

Mais pour expliquer le XML, quelles ressources utiliser ? Le XML a été créé en 1998 par le W3C (World Wide Web Consortium). On peut se pencher sur le XML grâce au chapitre très clair d'un livre (Comprendre XSLT) : cela est assez complet et concret, mais cela est assez long (42 pages).

Voici donc un document plus concis : XML en 10 points, écrit par l'équipe de communication du W3C. Il s'agit d'une page Web claire avec 10 caractéristiques du XML développées en un paragraphe. L'abus d'utilisation est bon pour l'interopérabilité.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

Ne dites plus que le XML est fermé

De l'importance du format de formulation des choses...

Le XML (Extensible Markup Language) est de plus en plus présent. Le XML est vanté, mais le XML peut être à double tranchant, ouvert ou fermé : je l'ai indiqué par exemple dans le document d'Ouagadougou ou dans des conférences.

Seulement voilà : dire « le XML n'est pas ouvert » est trop restrictif et négatif, et peut aller à l'encontre des explications en faveur du XML, notamment envers des décideurs ou des responsables non-techniciens.

Alors ? Et bien, il faut sans doute préférer une formule comme « le XML est un ensemble de formats à prendre en compte, et encore plus s'il s'agit de formats ouverts qui permettent ainsi l'interopérabilité. »

La manière de formuler les choses revêt elle aussi différents formats, et mieux vaut ici une forme positive de l'information.

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :

La Commisssion européenne et l'interopérabilité : un rapport

Le rapport de la Commission au Conseil et au Parlement sur l'interopérabilité

Viviane Redding l'a indiqué dans son interview à Citizen-e : la Commission européenne a remis le 13 février une « communication » au Conseil européen et au Parlement européen à propos du sujet de l'interopérabilité.

Sous le titre L'interopérabilité des services paneuropéens d'administration en ligne, le document de 13 pages comprend 4 parties :

  • Introduction ;
  • Mise en œuvre de l'interopérabilité paneuropéenne pour les services d'administration en ligne ;
  • Répondre aux exigences en matière d'interopérabilité ;
  • Conclusions.

L'interopérabilité y est définie : c'est la capacité de connecter des systèmes de traitement de l'information et des flux de travail, ainsi que l'aptitude à comprendre et à réutiliser des informations provenant d'autres organisations.

De plus, 3 niveaux sont considérés :

  • l'interopérabilité organisationnelle ;
  • l'interopérabilité technique ;
  • l'interopérabilité sémantique.

Une remarque : il y a un petit oubli. En effet, contrairement aux déclarations de l'interview de Mme Redding (« Les services e-gouvernement interopérables doivent s'appuyer sur des spécifications, des interfaces et des standards ouverts. »), il n'est pas du tout fait mention des « standards ouverts » dans le document : ce sont les termes « d’interfaces, de normes et de protocoles ouverts » et de « spécifications ouvertes » que l'on retrouve.

Il faut souhaiter que les propositions qui seront faites d'ici au 31 décembre 2006 les mentionneront, avec une définition (d'autant que cela est le cas pour IDABC, pour le casier judiciaire, pour le système ferroviaire ou pour la signature électronique).

Sources et liens :
Et sur Formats-Ouverts.org :