Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1582 articles en ligne, dont 14 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...
Notules express :
XML10, les 10 ans de XML en 2008
Du 1er au 5 juillet 2008, les neuvièmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL), à Mont-de-Marsan
3 autres conférences sur les standards ouverts aux RMLL 2006
(Voir le programme synthétique du thème).
Après le programme général, la liste des 16 conférences et conférenciers du thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » continue.
Le format ODF, à 2 reprises
Le format ouvert OpenDocument Format (ODF) sera l'objet de 2 interventions :
- une présentation générale plutôt technique de la part d'Emmanuel Seyman, président de Parinux et auteur de plusieurs conférences [1] ;
- une intervention d'un représentant officiel de l'ODF Alliance, Eric Mahé. Il exposera la vision stratégique de ce regroupement d'acteurs autour du format ouvert ODF [2].
Administration : la DGME, le RGI, les standards ouverts
La Direction Générale de la Modernisation de l'Etat (DGME) fera une intervention à propos de l'administration électronique, évoquant les standards ouverts, l'interopérabilité dans les programmes en cours, notamment le RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité). [3]
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 30 juin 2006 à 23:50 :: RMLL 2006 SO-I
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Programme général du thème « Standards Ouverts - Interopérabilité »
(Voir le programme synthétique du thème).
Le programme du thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » :
- 16 conférenciers pour 16 conférences ;
- réparties en 4 demi-journées sur 3 jours : les 6, 7 et 8 juillet ;
- le sujet des standards ouverts, de l'interopérabilité
- toutes les interventions en français
Les 16 sujets suivants seront présentés :
- l’administration électronique
- les logiciels Firefox et Thunderbird de la Fondation Mozilla
- la messagerie instantanée avec Jabber (XMPP)
- la VoIP (voix sur IP) avec OpenWengo
- le P2P (peer-to-peer ou pair-à-pair)
- le groupe de travail Interopérabilité (GdT Interop)
- Openweb, l’accessibilité et l’approche Opquast
- une intervention de l’ODF Alliance
- un témoignage de l’éditeur de livres O’Reilly France
- le livre électronique, les bibliothèques numériques
- un exemple de promotion des standards ouverts dans le milieu de la formation
- un panorama général pour faire le point sur les standards ouverts
- le format OpenDocument (ODF)
- l’accessibilité avec l’association Braillenet
- une intervention de Roberto Di Cosmo
- la video entièrement avec des standards ouverts
Sources et liens :
- Les Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2006, du 4 au 8 juillet 2006 à Vandœuvre-les-Nancy :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 30 juin 2006 à 13:50 :: RMLL 2006 SO-I
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Le document d'Ouagadougou
Le lundi 26 septembre 2005 à Ouagadougou (capitale du Burkina Faso), j'ai fait dans le cadre d'un séminaire francophone international une longue intervention : ayant toute l'après-midi, elle fut remplie et je pus être assez complet avec un auditoire attentif. La présentation s'appuyait sur mes notes manuscrites détaillées, sur la parole (mais sans le brio africain) et sur le tableau où je notais les principaux éléments, comme les personnes présentes le faisaient sur leurs feuilles.
L'intitulé exact de la conférence était : Les formats ouverts : leurs incidences sur la production, la conservation et la diffusion des documents numériques. Le séminaire était organisé par l'Agence intergouvernementale de la francophonie et un de ses instituts, l'INTIF (Institut francophone des nouvelles technologies de l'information et de la formation), coordonné par Danielle Bouhajeb (INTIF) et Jean-Paul Ducasse (Université Lumière Lyon 2).
Après « quelques délais » (assez long de ma part pour bien l'écrire et ensuite pour qu'il soit mis en ligne sur le site de la rencontre), c'est désormais chose faite : 9 mois et 3 jours après, l'accouchement a eu lieu pour tous ceux et toutes celles qui ne l'attendaient pas (ou plus) et le fichier est disponible. Il traite des standards ouverts, d'interopérabilité, d'archivage, de bibliothèques numériques.
Les formats utilisés dans ce fichier de la conférence : il s'agit d'un texte rédigé (ce n'est pas un diaporama, ni une liste de points comme ce lundi 26 juin), au format ouvert PDF. Dans les coulisses, ce sont les logiciels libres Emacs (pour la saisie) et surtout TeX-LaTeX (pour la mise en page, avec son format ouvert .tex) qui ont œuvré.
Bonne lecture du bébé !
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 29 juin 2006 à 23:50 :: Conférence
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Texte au format très court
Projet de loi DADVSI : en l'état actuel, c'est non.
Texte au format factuel et interrogatif
Le vendredi 30 juin 2006 aura lieu le vote du Parlement, suite à la CMP du 22 juin et à l'urgence du projet de loi DADVSI. Ce sera :
- le matin, vote au Sénat des sénateurs ;
- l'après-midi, à l'Assemblée nationale vote des députés ;
- et un jour très particulier :
- la veille d'une rencontre de football qui occupe le terrain de l'information...
- la veille de la plongée de la France dans 2 mois de moindre intérêt pour l'information...
- le dernier jour avant les congés parlementaires d'été ;
- un jour inabituel de session des sénateurs et des députés, qui cessent de siéger habituellement le jeudi soir.
Alors : qui sera sur les bancs ? quel parti sera le plus mobilisé ? quel futur candidat à l'élection présidentielle de 2007 fera au moins preuve de présence ? qui votera pour et qui votera contre ? Les questions sont posées, et il sera possible d'y répondre, car ces informations ont un format ouvert...
Texte au format appel
L'urgence a été décidée par le gouvernement en septembre 2005. Un texte a été voté par l'Assemble nationale le 21 mars. Un texte très différent a été voté par le Sénat le 10 mai. Malgré les différences entre ces 2 textes, aucun retour n'a été décidé devant l'Assemblée nationale. La Commission Mixte Paritaire s'est réunie le 22 juin, avec 55 amendements nouveaux proposés, nombre incroyablement élevé pour un texte qualifié de presque en termes identiques.
Formats-Ouverts.org s'est élevé contre ce projet, contre les DRM, contre ses conséquences, contre ses définitions de l'interopérabilité et a déjà manifesté en ce sens le 7 mai. Formats-Ouverts.org est pour les standards ouverts et l'interopérabilité.
Le 30 juin, ce sera aux sénateurs et aux députés d'être présents et de voter en leur âme et conscience en mesurant l'ampleur des conséquences de ce projet de loi. Et en l'état actuel du projet, seul un rejet du texte est envisageable.
Sources et liens :
- Communiqué de presse, DADVSI : le Parlement, dernier recours, des associations ADULLACT, AFUL, APRIL, CETRIL, FSF France, FFII France, SCIDERALLE, http://www2.aful.org/presse/dadvsi-parlement-dernier
- Article Projet Dadvsi: les opposants se mobilisent avant le vote final, de Estelle Dumout, le 27 juin 2006, ZDNet France, http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39361812,00.htm
- Article d'EUCD, Contactez vos élus, http://eucd.info/311.shtml
- DADVSI : Lettre ouverte à Bernard Accoyer, de 12 députés UMP : Yves Bur, Bernard Carayon, Richard Cazenave, Georges Colombier, Dominique Dord, Patrick Labaune, Pierre Lasborde, Lionnel Luca, Jean-Pierre Nicolas, Bernard Pousset, Jacques Remiller et Alain Suguenot, http://www.richardcazenave.com/?2006/06/21/166-dadvsi-lettre-ouverte-a-bernard-accoyer
Par Thierry Stoehr,
jeudi 29 juin 2006 à 03:30 :: Loi
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Le 26 juin à Paris, une journée marquée par les formats... tous les formats...
Le lundi 26 juin, Paris était un lieu fort intéressant à propos des formats, à plusieurs titres :
Le RGI de la DGME : réunion de présentation
Une réunion était organisée par la Direction Générale de la Modernisation de l'Etat (DGME) à propos du RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité). Une centaine de personnes étaient présentes, aussi bien des collectivités, d'administrations, d'entreprises que de l'Europe (IDABC).
Le RGI comprend actuellement 3 volets (technique, qui a reccueilli le plus de réactions ; sémantique ; organisationnel) et il devrait bientôt aussi proposer un volet géomatique et un autre sur l'ergonomie et l'accessibilité. Et l'importance des standards ouverts a été plusieurs fois citée. Les différentes lettres ouvertes (de grosses structures ou de plus petites) ont insisté sur ce point.
Conférences et interventions de la Gendarmerie et des Impôts : « que des standards ouverts »
Lors de Paris Capitale du Libre, de nombreuses conférences étaient organisées (en grande salle ou en de plus petites), avec aussi une remise de prix. La Gendarmerie nationale, la DGI (Direction Générale des Impôts) et la DGCP (Direction Générale de la Comptabilité Publique) ont entre autres eu la parole : et ce qui ressortait des choix était clair, « que des standards ouverts ». (Pour Firefox, lui aussi récompensé, l'approche est bien sûr celle-là).
Pour avoir une manifestation réussie : il faut avoir les bons formats et les utiliser
Un dernier point sur Paris Capitale du Libre... et son format. Car la manisfestation avait un format particulier, en rapport avec sa cible. En effet pour attirer les décideurs, les DSI, la presse économique et généraliste, les politiques... il faut des éléments en rapport avec leurs attentes et habitudes.
Ainsi : 1 lieu assez fort (le Palais Brongniart, ancienne Bourse, en plein centre de Paris) + des partenaires multiples (entreprises, presse,...) + 1 haut patronnage (la Ville de Paris) + des personnalités médiatiques et politiques (Jérôme Bonaldi, Patrick Bloche, Michel Rocard) + 1 descriptif au vocabulaire approprié (événement de prestige, enjeux stratégiques, rendez-vous incontrourrnable,...) + 1 bonne diffusion de l'information = une assez bonne combinaison qui a réussi à faire venir de nombreuses personnes (au format vestimentaire costume-cravate). Et ceci n'est pas une critique, mais une constatation : savoir utiliser « les bons formats », c'est sans doute aussi l'art de la communication et du marketing.
Sources et liens ;
Par Thierry Stoehr,
mercredi 28 juin 2006 à 23:50 :: Général
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3 sujets de plus à propos des conférences sur les standards ouverts, l'interopérabilité
(Voir le programme synthétique du thème).
L'annonce du programme des interventions se termine pour le thème « Standards Ouverts - Interopérabilité », SO-I, du 6 au 8 juillet des RMLL 2006 à Vandœuvre-les-Nancy [1]. Voici 3 nouveaux sujets qui portent sur les aspects communication et multimedia.
Téléphonie sur IP : OpenWengo
La téléphonie sur IP est un sujet important avec un marché en plein développement. Les protocoles et formats utilisés jouent un rôle capital : ouverts ou fermés ? Pour OpenWengo, le choix s'est volontairement porté sur des standards ouverts.
Julien Gilli, contributeur de la communauté OpenWengo employé par Wengo, interviendra donc pour dresser un tableau de la VoIP pour OpenWengo : comment, pourquoi, quelles conséquences, quelles perspectives. [2]
Messagerie instantanée : Jabber
La messagerie instantanée est l'un des domaines où règne volontairement la non-interopérabilité (totalement à l'opposé du téléphone, du fax, des SMS ou du courriel). La balkanisation repose sur l'utilisation de protocoles propres à chaque logiciel de messagerie instantanée (MSM Messenger, AIM, Yahoo! Messenger, Wanadoo Messenger,...). Pourtant, un protocole ouvert existe : Jabber/XMPP, développé par la Fondation Jabber.
Lucas Nussbaum, membre de la Jabber Software Foundation, un des administrateurs du serveur Jabber de l'association Apinc (le plus
gros serveur francophone non commercial), et à l'origine de jabberfr.org, fera une présentation. [3]
La video : un exemple de chaîne complète avec des formats ouverts
En mai 2006, les conférences données aux Journées Méditéranéennes du Logiciel Libre (JMLL) étaient retransmises en video en ligne, en n'utilisant que des logiciels libres et des standards ouverts.
Jérôme Alet et Régis Desneulin, du département NTIC de la Faculté de Médecine de l'Université de Nice-Sophia Antipolis, reviendront sur cette première et la détailleront. [4]
Sources et liens :
- [1] Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2006, du 4 au 8 juillet 2006,
Par Thierry Stoehr,
mardi 27 juin 2006 à 23:50 :: RMLL 2006 SO-I
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Conférence sur les standards ouverts
Le lundi 26 juin, dans le cadre de la manifestation Paris Capitale du Libre [1], je suis intervenu 2 fois : le matin dans une table ronde et l'après-midi était l'occasion d'une conférence d'une heure intitulée « Standards ouverts : 10 points pour faire le point ».
Sans tous les détails, voici les 10 points qui ont été développés (c'était au format tableau papier, sans transparent) :
- Tous et toutes sont pour : éditeurs, constructeurs, politiques,...
- Les expressions : standard, standard de fait, standard de facto, standard de l'industrie, standard du marché, standard ouvert,...
- La définition : les standards ouverts dans l'article 4 de la LCEN
- L'interopérabilité : elle repose sur les standards ouverts
- La théorie des dominos numériques : le format fermé nécessite un logiciel (dans une version) qui nécessite un système d'exploitation (dans une version) qui nécessite du matériel (spécifique)
- Les 3 niveaux de formats : format des données, format technique (les coulisses), format juridique (les licences)
- Les 5 avantages des standards ouverts : indépendance, innovation, concurrence, pérennité, coût
- Les 5 + 2 dangers des formats fermés : pas le logiciel, pas la version, plus la version, plus le logiciel, plus la société ; que fait le logiciel fermé ? que met le logiciel fermé dans le fichier ?
- Des exemples : txt, HTML, PostScript, RTF, PDF, ODF, EAD, RSS, DocBook, SMILE, XForms, SVG,...
- Le cas du XML : le XML n'est pas un standard ouvert, c'est une grande catégorie de formats, ouverts ou fermés.
Cette conférence sera présentée à nouveau prochainement.
Sources et liens !
Par Thierry Stoehr,
lundi 26 juin 2006 à 23:50 :: Conférence
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Les formats, élément clé entre les utilisateurs et les contenus
Le projet de loi DADVSI est toujours en cours : le 22 juin, ce fut la réunion de la Commission Mixte Paritaire (au lendemain des 2 ans des standards ouverts) et le 30 juin ce sera le vote du Parlement. Un article paru dans Le Figaro est à signaler [1] : signé Bernard Carayon (député UMP) et Michel Rocard (député européen PS, ancien premier ministre) [2], il traite de DADVSI, des formats et d'interopérabilité.
Deux points sont à relever. Tout d'abord, tous les contenus numériques (bureautique, video, musique, photo) ont des formats, qui sont ouverts ou fermés : et quand ces formats sont fermés, leur contrôle est entre les mains de leurs auteurs : celui qui contrôle les formats contrôle l'information.
En effet, la numérisation, en dissociant l'œuvre de son support physique, fait intervenir dans la relation entre artistes et public un nouvel intermédiaire, le créateur des formats d'encodage numérique et des logiciels capables de produire et de lire ces formats, qui se trouve ainsi en situation de contrôle des flux d'information.
Face aux formats fermés incompatibles, aux DRM, aux brevets logiciels, la notion d'interopérabilité devient capitale : il y a
émergence de l'interopérabilité comme un principe fondamental du droit de l'ère numérique, comme la liberté de parole et d'association l'ont été dans le passé pour la réalisation d'une société moderne, dégagée des féodalismes.
L'interopérabilité, principe fondamental du droit de l'ère numérique : on ne peut qu'y adhérer, et en utilisant des standards ouverts.
Sources et liens :
- [1] Article L'encodage des œuvres numériques, un nouveau Big Brother ?, de Bernard Carayon et Michel Rocard, le 23 juin 2006, Le Figaro,
- [2] Les auteurs :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 25 juin 2006 à 23:50 :: Général
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La Belgique et le format ouvert ODF
La Belgique et les standards ouverts : cela avait été déjà le cas 3 fois, en juin 2004 lors d'un Conseil des Ministres, en octobre 2004 dans un livre blanc et en mai 2005 avec le BELGIF. Voici une nouvelle décision qui va dans le même sens en cette fin juin 2006.
Le conseil des Ministres belges s'est réuni le 23 juin 2006 [1]. Il a pris une certain nombre de décisions. La dernière de la liste officielle est intitulée « Utilisation de standards ouverts pour l'échange de documents bureautiques » [2]. Ce texte est très important et le voici intégralement avec des commentaires et des questions :
Sur proposition de M. Peter Vanvelthoven, Ministre de l'Emploi et de l'Informatisation, le Conseil des ministres a approuvé la note sur l'utilisation de standards ouverts pour l'échange de documents bureautiques.
C'est l'introduction factuelle, il n'y a rien à préciser, sinon qu'il s'agit donc d'une approbation très officielle.
Aujourd'hui, l'échange de documents bureautiques tels que les documents texte et les feuilles de calcul se base surtout sur les suites bureautiques populaires comme Microsoft Office , Corel WordPerfect Office ; Les documents rédigés à l'aide de celles-ci ne peuvent souvent être lus que par ces produits. Dès qu'on veut échanger de tels documents avec une autre personne, on oblige presque celle-ci à acquérir la suite bureautique avec laquelle le document original a été rédigé. Afin de réduire la dépendance de ces formats "propriétaires", il est nécessaire d'utiliser un standard ouvert comme format d'échange.
La description faite est très bonne : on y cite avec nuance la lecture « souvent » possible qu'avec le logiciel utilisé pour créer le document, et la conclusion visant à « réduire la dépendance ».
XML est un tel standard pour l'échange d'informations entre différents systèmes informatiques. Un document basé sur XML est donc une garantie d'assurer l'accessibilité des informations à long terme.
C'est vrai et c'est faux ! Le XML permet d'échanger entre différents systèmes, c'est vrai ; mais le XML comme garantie à long terme, c'est faux. En effet, le fait d'être basé sur le XML ne signifie pas que le format est publié, qu'il est librement utilisable par tous et pour toutes activités... : XML n'est pas synonyme de standard ouvert. Et encore s'agit-il de savoir quel format de type XML on a, car XML en tant que tel ne signifie pas grand chose : il y a des formats XML fermés et des formats XML ouverts.
L'OpenDocument Format (ODF) est un format de document basé sur XML qui a été accepté par l'ISO (Organisation internationale de normalisation). C'est pourquoi nous proposons de retenir l'ODF comme standard pour l'échange de documents bureautiques comme les documents texte, les feuilles de calcul et les présentations, dès son approbation définitive par l'ISO.
L'ISO a accepté le format ODF en mai 2006, et l'approbation définitive est proche. Le format ODF avait auparavant été adopté par l'OASIS en mai 2005. Et « retenir l'ODF comme standard pour l'échange de documents bureautiques » est fort : mais entre qui exactement, entre administrations, entre administrations et citoyens ?
Chaque administration publique fédérale doit prévoir une fonctionnalité de lecture pour les documents ODF d'ici septembre 2007. Cela n'exclut pas l'utilisation d'autres formats.
« Lecture des documents ODF » : cela n'est pas produire des documents ODF. Qu'en sera-t-il sur ce point ?
L'administration en question détermine la manière dont la fonctionnalité de lecture est garantie.
Il y a donc une marge de manœuvre de la part de chaque administration : garantie systématique ou partielle ? Et pour les migrations ? Et pour les citoyens envoyant des documents en ODF ?
En fonction des résultats d'une analyse d'impact effectuée par Fedict, l'ODF sera utilisé comme format standard pour l'échange de documents bureautiques à partir de septembre 2008.
Il est bien écrit « En fonction des résultats d'une analyse d'impact » : donc beaucoup de choses dépendent du travail du Fedict, en charge « des projets d’e-government » [3]. L'échéance serait dans un peu plus de 2 ans (26 mois).
En conclusion
Cette décision est une très bonne chose et il faut la saluer. Elle se rajoute à la saga ODF avec très récemment en Europe le Danemark ou la France avec le RGI. Mais ce dossier sera à suivre, car il ne manquera pas de provoquer des réactions ouvertes ou en coulisses...
Sources et liens !
Par Thierry Stoehr,
samedi 24 juin 2006 à 23:50 :: Général
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Lancement du site Géoportail : qu'en est-il de ses formats ?
Vendredi 23 juin 2006 vers 14h : c'est l'ouverture du site Geoportail.fr, « Le portail des territoires et des citoyens » [1]. Le site est le fruit du travail entre l'IGN (Insitut Géographique National) et le BRGM (Bureau des Recherches Géologiques et Minières) [2]. C'est aussi une réponse au 3 services identiques de photographies aériennes que sont Google Maps, Yahoo! Maps et MSN Mappoint [3].
Et comme de bien entendu sur Formats-Ouvert.org... la question ELF : Et Les Formats ?
On lit en bas de la page d'accueil :
Site compatible avec les navigateurs IE6 et +, Mozilla1.7 et +, Firefox 1.0 et +, Safari 2.0 et +
IE6, c'est le navigateur pour Windows ; Safari c'est Mac OS X exclusivement ; Mozilla et Firefox c'est Windows, Mac OS X, BSD et Linux. Les principaux navigateurs des principaux systèmes d'explotation sont donc concernés. Bien sûr, les utilisateurs d'Opera ou de Konqueror seront déçus. D'ailleurs... pourquoi spécifier un navigateur Web particulier ? Si les pages respectent les standards ouverts du W3C, n'importe quel navigateur utilisant ces standards ouverts sait lire les pages... c'est l'interopérabilité. Et le format HTML de la page d'accueil est-il valide ? Le Validator du W3C fournit la réponse [4] : c'est non, site au format non conforme aux normes du W3C.
Site compatible avec les plates-formes Windows 2000, XP et +, Linux famille RedHat, Suse et Debian, MacOS X
Les trois principaux systèmes d'exploitation sont présents et mentionnés, Microsoft Windows, Linux et Apple Mac OS X. Les utilisateurs de Linux « famille » Mandriva, Gentoo, Slackware ou Ubuntu seront déçus de ne pas être cités.
Les liens des pages d'accueil indiquent que c'est PHP qui est utilisé, une technologie au format ouvert [5]. Cependant, victime du succès, le site connait pour ses premières heures un problème d'affluence trop importante, et c'est « le format excuses » qui s'affiche alors, avec une page dédiée, excuses.htm [6] :
Vous êtes incroyablement nombreux à vous connecter au Géoportail, portail des territoires et des citoyens depuis sa mise en ligne. Nous avons enregistré plusieurs millions de connexions en quelques heures. En raison de cette affluence, le site est actuellement saturé. Nos équipes mettent tout en œuvre pour vous permettre d'y accéder à nouveau dans des conditions de navigation satisfaisantes et vous remercient de l'intérêt que vous portez à ce site interministériel novateur.
Pour ce qui est du format des liens, la page des « Mentions légales » [7] n'indique pas d'envoyer une demande écrite pour établir un lien vers le site, contrairement à la FIFA, à la Fédération Française de Football ou à d'autres.
Enfin, pour les images, le format n'est pas déterminable, les pages n'étant pas disponibles pour l'instant en raison du succès.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 23 juin 2006 à 23:50 :: Internet
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L'article 4 de la LCEN a 2 ans
La loi n° 2004-575 pour la confiance dans l'économie (LCEN) du 21 juin 2004 a été publiée le 22 juin 2004 dans le Journal Officiel n°143, pages 11 168 à 11 182. Sur la page 11 169, dans la colonne de droite, ou en version électronique, l'article 4 est signaler.
En effet, cet article 4 dit :
On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre. [1]
Cela fait donc 2 ans qu'une définition des standards ouverts a été publiée dans la loi française. C'est elle qui sert de base aux articles de Formats-Ouverts.org et qui permet d'aborder efficacement le sujet, car ne sont pas forcément des standards ouverts ceux qui le clament (parfois sans le mot ouvert d'ailleurs). Problème de définition.
Et dans l'actualité... toujours plus présents !
Les standards ouverts, l'interopérabilité : ce sont des thèmes de plus en plus développés. Les industriels disent tous en avoir et en utiliser (Alcatel, AOL, IBM, Microsoft, Google). Les responsables politiques et des pays les exigent : en France avec le Référentiel GénéraI d'Interopérabilité (RGI), le parlement et le ministère des Sciences du Danemark, le Massachussets, la Belgique.
Et un double clin d'œil en ce 22 juin 2006, anniversaire des 2 ans :
- la Commission Mixte Paritaire (CMP), composée de députés et de sénateurs, se réunit à propos du projet de loi DADVSI, qui porte entre autres sur l'interopérabilité ;
- 7 associations cosignent et publient un communiqué de presse, Des formats ouverts pour l'interoperabilite dans les administrations, alors que l'information de la venue de Steve Ballmer de Microsoft circule (il rencontrerait le Ministre des Finances pour parler interopérabilité et standards ouverts à propos du RGI). [2]
Sans oublier les conférences du thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » lors des RMLL 2006, à Vandœuvre-les-Nancy, du 6 au 8 juillet prochains [3].
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 22 juin 2006 à 19:05 :: Anniversaire
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Danger : de la musique qui se joue sans protection...
Le 21 juin : c'est le solstice d'été avec la période de jour la plus longue de l'année ; à l'inverse, c'est aussi la veille du début du raccourcissement des journées, les nuits vont s'allonger jusqu'au solstice d'hiver. C'est en quelque sorte un point culminant, y compris pour la musique.
En effet, en ce jour, c'est la Fête de la musique : on en célèbre les 24 ans lors de cette 25e édition (et oui, il y a un décalage entre ces 2 manières de compter, le format âge ou celui du nombre d'éditions).
Et cette Fête de la musique est aussi le point culminant du danger : dans les rues, sur les places... interprétées par des artistes seuls ou en groupe, amateurs ou pas... on peut écouter de la musique sans aucune mesure technique de protection et dans un format totalement ouvert !
En effet, la musique peut alors se savourer sans avoir à se soucier du format utilisé : il est ouvert, c'est l'air, et cela va de l'instrument à l'oreille, voire au cœur. Et aucun dispositif ne peut interdire l'écoute des spectateurs : grand ou petit, homme ou femme, il n'y a pas de condition de matériel, de version, de logiciel ou de format.
Il semblerait bien que cela soit aussi le cas lors des concerts en général. Mais alors, la musique au format du direct, du vivant (le live) ne connaîtrait aucune restriction technique ? Le numérique est ici largement dépassé, ou trop laxiste. Mais que fait la technique ?
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 21 juin 2006 à 23:50 :: Général
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Les DRM empêcheraient le marché des contenus de se développer
Certains contenus numériques (musique, video, film, et même bureautique) ont des DRM et ces DRM contrôlent l'utilisation de ces contenus (pour les copies, les transferts, les diffusions,...). Les exemples sont nombreux.
Mais voici le syndrôme du trop : à trop contrôler, trop de consommateurs semblent montrer des réticences car trop de limitations compliquent trop les choses.
Ainsi la situation pourrait se retourner contre les objectifs de départ et les DRM pourraient freiner les ventes. C'est ce qu'avance un cabinet de conseil américain (iSuppli) : « le marché du divertissement numérique » serait « mis en danger à cause des défis posés par les DRM ». [1]
Le rapport de ce cabinet va dans le même sens que les déclarations de Hilary Rosen, ancienne responsable de la RIAA (Recording Industry Association of America) :
A propos de DRM, je pense qu'il est aussi nécessaire de repenser cette stratégie... [2]
Finalement, trop de protection des contenus nuirait à la bonne santé des revenus. Une opportunité pour utiliser des formats ouverts ?
Sources et liens :
- [1] Article Trop de DRM peut-il tuer le marché de la fourniture de contenus?, de Estelle Dumout, le 16 juin 2006, ZDNet France, http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39359258,00.htm
- [2] Article Quelques liens contre le DRM, de Tristan Nitot, le 12 juin 2006, Standblog, http://standblog.org/blog/2006/06/12/93114827-quelques-liens-contre-le-drm
Par Thierry Stoehr,
mardi 20 juin 2006 à 22:50 :: Général
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Comment être présent sur le Web et ne pas exister ? Avec le format Flash, bien sûr. L'exemple de Ten.
Mise à jour : ce qui est décrit ci-dessous a changé début septembre 2006.
Vous l'avez sans doute vu et lu : de pleines pages de publicité vantent Ten, « le nouvel opérateur qui met le mail et MSN Messenger en illimité sur votre mobile. »
Voici donc une offre avec de la téléphonie, des SMS, du courriel et de la messagerie instantanée. Et Les Formats ?
- a priori, le téléphone peut téléphoner à tous les téléphones, interopérabilité oblige ; comme pour les SMS ; a priori... ;
- a priori, le courriel doit être valable pour tous les comptes de courriers électroniques, là aussi du fait de l'interopérabilité ; a priori...
- pour la messagerie instantanée, c'est MSN Messenger pour échanger avec... MSN Messenger, format de MSN Messenger oblige (ou alors difficilement avec d'autres messageries instantanées).
Mais là où Ten est très original, c'est pour sa présence sur le Web avec son site, Ten-Mobile.com [1]. Toutes les « pages » sont au format Flash. Cela est très « flashy & sexy ». Mais le site n'existe pas : dans un moteur de recherche, quasiment aucune réponse avec le mot « ten » , « ten mobile » , « ten téléphone » , « ten forfaits »... Vraiment dommage... et impossible de vérifier les informations du site sans le greffon Flash.
Le format Flash est fermé, mais surtout il n'est pas visible pour les sites de recherche et d'indexation : Google, Yahoo!, MSN Search, Voilà et consorts ne savent pas que Ten existe ! Le format Flash n'est pas du texte, comme le HTML, le format ouvert du Web (le Flash peut contenir du texte, mais qui n'est pas vu par les robots logiciels qui parcourent le Web).
Le slogan de Ten est « Si votre mobile ne fait que téléphoner, il ne fait pas grand chose. » On pourrait aussi dire : « Comme votre site Web ne fait que du Flash, il ne fait pas grand chose. ».
Mais il ne s'agit peut-être que de la première version. Avec pour la suivante les standards ouverts du Web qui seront utilisés, et avec un exemple à signaler, celui des moules-frites (certes peu technologiques) qui peuvent en apprendre au téléphone (si technique) : le site Web de Léon de Bruxelles propose sur sa page d'accueil (en HTML) de choisir l'une des 2 versions de son site : « la version allégée » en HTML ou « la version gourmande » en Flash [2].
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Par Thierry Stoehr,
lundi 19 juin 2006 à 23:50 :: Internet
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Des lettres ouvertes de soutien et de félicitations pour la DGME sur le RGI
Il y eut en avril 2006 la publication de l'appel à commentaires sur le Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) de la Direction Générale de la Modernisation de l'État (DGME), puis ce furent les réactions, générales ou particulières, françaises et étrangères. Il y eut aussi récemment deux lettres ouvertes adressées à Monsieur Frank Mordacq, Directeur de la DGME, écrites par d'importantes structures internationales :
- le 14 juin, Marino Marcif, Directeur Général de l'ODF Alliance [1] ;
- le 15 juin, Ed Black, Président de Computer & Communications Industry Association [2].
Ces deux textes soutiennent le format ouvert ODF et félicitent la DGME pour ce premier RGI. Ils développent aussi les sujets de la concurrence plus forte, de gouvernement ouvert, des problèmes causés par les formats fermés, de l'innovation, de l'interopérabilité ou de la préservation de l'héritage culturel.
Le format ouvert ODF est en effet à soutenir. Cependant le RGI est bien plus large que la seule bureautique, et il ne faut pas oublier les formats ou protocoles dans tous les autres domaines (annuaires en ligne, messagerie, archivage,...) : pour chaque cas, retenir les standards ouverts est l'objectif, comme développé dans la lettre ouverte au titre de Formats-Ouverts.org.
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Par Thierry Stoehr,
dimanche 18 juin 2006 à 23:50 :: Général
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Adobe d'un côté, Microsoft de l'autre, le PDF au milieu
Le format PDF (Portable Document Format) : depuis quelques temps, il y avait des informations à propos d'un affrontement à son sujet entre Adobe, la société qui en est l'auteur, et Microsoft.
En octobre 2005 Microsoft a annoncé qu'il allait intégrer l'enregistrement en PDF comme l'une des fonctionnalités de sa suite bureautique Office 2007 : il serait ainsi possible de créer directement des documents au format PDF, sans avoir de logiciel tiers dédié (acheté par exemple auprès d'Adobe).
Mais des informations laissaient entendre que les rapports entre Adobe et Microsoft se déroulaient mal à ce sujet [1]. Finalement, avec le format très officiel du communiqué de presse, Adobe a publié le 12 juin un texte [2], et Microsoft y a répondu le 16 juin [3]. Qu'en est-il donc au travers des 2 positions officielles ?
Dans cette affaire, « le véritable enjeu est la protection des standards ouverts » (« the real issue is the protection of open standards. ») selon Adobe, qui rappelle que le format PDF est bien un format ouvert : « Adobe est attaché aux standards ouverts » (« Adobe is committed to open standards ») avec les spécifications du PDF « disponibles gratuitement, sans restriction, sans royalties pour tous ceux qui souhaitent les utiliser » (« available for free, without restrictions, without royalties, to anyone who cares to use it »).
Mais ce que redoute Adobe, c'est la position dominante de Microsoft et ses habitudes passées : « Microsoft a eu comme pratique d'utiliser son monopole pour saper des technologies multiplateforme et de limiter l'innovation qui menace son monopole. L'approche de Microsoft est d'"embrasser puis étendre" (en modifiant) les standards qui ne viennent pas de Microsoft » (« Microsoft has demonstrated a practice of using its monopoly power to undermine cross platform technologies and constrain innovation that threatens its monopolies. Microsoft's approach has been to "embrace and extend" standards that do not come from Microsoft. »)
La réponse de Microsoft : la société salue le fait que PDF soit un format ouvert « disponible gratuitement, sans restriction, sans royalties pour tous ceux qui souhaitent l'utiliser » (les termes utilisés par Adobe). Et que c'est à ce titre que Microsoft a décidé de proposer le PDF dans sa suite pour répondre à la demande des clients : « Microsoft s'attendait plus qu'Adobe applaudisse » (« Microsoft expected that Adobe would applaud ») cette décision que le contraire.
Microsoft précise qu'il « n'a pas étendu les spécifications du PDF et n'a aucun intérêt à le faire » (« Microsoft has not extended the PDF specifications and has no interest in doing so. ») et insiste : « Microsoft souhaite confirmer qu'il n'étendra pas les spécifications du PDF publiées par Adobe » (« Microsoft wishes to confirm that it will not extend the PDF specifications published by Adobe. »)
La crainte d'Adobe fait sans doute référence entre autres à la guerre des navigateurs Web avec Internet Explorer livré en standard avec Windows qui s'imposa ainsi face à Netscape, position dominante oblige. Cependant pour le PDF, d'après les décalarations ci-dessus, les spécifications resteront celles d'Adobe, qui peut voir baisser les ventes de ses logiciels générant le PDF, même si d'autres logiciels le font déjà.
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Par Thierry Stoehr,
samedi 17 juin 2006 à 23:50 :: Entreprise
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Annonce de conférencier du thème SO-I
(Voir le programme synthétique du thème).
Roberto Di Cosmo fait partie des personnalités du monde de l'informatique et du logiciel libre en particulier. Il interviendra dans le thème SO-I à propos des standards ouverts, de l'interopérabilité et des logiciels libres.
Roberto Di Cosmo est Professeur à l'Université de Paris 7, ancien membre du Laboratoire d'Informatique de l' École Normale Supérieure et auteur de nombreuses publications dont Piège dans le cyber espace qui le fit encore plus connaître en 1998.
Autres conférenciers et conférences du thème SO-I :
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 16 juin 2006 à 23:50 :: RMLL 2006 SO-I
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Une déclaration à signaler... Qui a dit...
« Le support des vrais standards ouverts signifie que les développeurs peuvent créer des contenus et des services innovants qui fonctionnent sur de multiples matériels, logiciels et plateformes réseau. La programmation peut se fait qu'une seule fois et peut alors facilement être optimisée pour les performances de tous réseaux TV. »
(The support of truly open standards means that developers can create innovative content and services that work across multiple hardware, software, and network platforms. Programming can be developed one time and then easily optimized for the performance advantages of any TV network.)
On lit donc bien « vrais standards ouverts » (avec ces 3 termes ensemble), cela pouvant signifier que certains « standards » peuvent ne pas être ouverts, ou que certains « standards ouverts » peuvent ne pas être vraiment ouverts.
Développer une seule fois pour utiliser ensuite partout est en effet un des avantages des standards ouverts, mais pas le seul.
La source de ces lignes ? Il s'agit de la réponse à la 9e question (sur 14) de la page de FAQ de Microsoft TV, « Why does Microsoft believe in open standards? » (Pourquoi Microsoft croit aux standards ouverts ?).
On a donc :
Et se pose toujours la question de la définition précise donnée aux standards ouverts.
Sources et liens :
Cet article est le 20e de juin 2006 et aussi le 800e publié sur Formats-Ouverts.org en 23 mois et 16 jours, soit depuis le 1er juillet 2004.
Par Thierry Stoehr,
vendredi 16 juin 2006 à 18:15 :: Entreprise
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Un seul commentaire à propos du RGI
Monsieur le Directeur de la DGME,
Je me permets de vous écrire ouvertement ici ces quelques lignes à propos du Référentiel Général d'Interopérabilité (RGI) à l'approche de la date butoir du 16 juin.
Je serai court et je ne ferai qu'un seul commentaire, outre le bravo déjà formulé pour le document en général et pour le format ODF en particulier : continuez ainsi en appliquant à chaque cas l'article 4 de la LCEN.
La Direction Générale de la Modernisation de l'État a proposé des recommandations à propos des très nombreux formats, protocoles ou standards détaillés dans le RGI. Pour que ce RGI soit la référence de l'interopérabilité, utilisez les standards ouverts.
Ces standards ouverts ont été clairement définis dans la loi française (article 4 de la loi sur la confiance en l'économie numérique). C'était il y a presque 2 ans, et cela reste le meilleur outil pour garantir une concurrence saine et loyale, une indépendance technologique, une innovation accrue, une gestion avisée des financements publics et une pérennité des informations.
Avec cette définition appliquée systématiquement, la DGME fournira sans aucun doute au Service Public et aux citoyens un référentiel de grande qualité, dans la continuité de la définition des standards ouverts.
Je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l'expression de ma haute considération,
Formats ouvertement, Thierry Stœhr, rédacteur en chef du site Formats-Ouverts.org
Par Thierry Stoehr,
jeudi 15 juin 2006 à 23:55 :: Général
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L'information brute
Le 14 juin 2006, Microsoft a publié un communiqué de presse intitulé : « Microsoft Establishes Customer Council on Interoperability », soit de manière non-officielle « Microsoft met en place un comité de clients à propos d'interopérabilité ». [1]
(Le 15 juin au soir, le communiqué de presse n'est pas disponible en français sur la page dédiée de Microsoft France, mais tous ne sont pas systématiquement traduits en français). [2]
En quelques mots
Ce comité, le Interoperability Customer Executive Council de Microsoft a pour objectif « d'identifier les domaines où l'interopérabilité peut être améliorée dans ses produits et dans l'industrie logicielle ». Il se réunira 2 fois par an. Il comprend des hauts responsables d'importantes sociétés et de gouvernements. En France, la Société Générale est citée comme en faisant partie.
Statistiques rapides
Les mots interopérabilité et interopérable sont plus qu'à l'honneur : 49 citations avec le titre ! On a aussi :
- standards : cité 2 fois ;
- standards ouverts : 0 (zéro) fois, comme protocoles.
Par rapport aux précédentes positions et déclarations
Le sujet de l'interopérabilité est de plus en plus présent, comme récemment encore avec le texte de Microsoft France publié début mai (avec une chronologie détaillée du sujet).
Le contexte de concurrence internationale
La France pense aussi à l'interopérabilité avec le Référentiel Général d'Interopérabilité. Le Danemark veut des standards ouverts, et le Massachussets aussi. Et comme par effet de miroir, le comité comprend une grande banque française, le ministère danois des finances et 2 états américains (Wisconsin et Delaware). C'est la guerre des formats...
De courtes remarques sur certains passages
Il n'y a donc aucune mention des standards ouverts. L'interopérabilité est considérée « comme faisant partie de l'engagement de Microsoft à propos du Trustworthy Computing (l'informatique de confiance) ». Et dans l'approche développée, il est question de diffuser des licences de propriété intelectuelle, ce qui a priori n'est pas le cas de formats ouverts.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 14 juin 2006 à 23:50 :: Entreprise
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Calendrier du thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » : 3J et 4DJ
(Voir le programme synthétique du thème).
Voici des précisions à propos du calendrier du thème « Standards Ouverts - Interopérabilité » (SO-I) [1] :
- 3 jours concernés : le 6, 7 et 8 juillet ;
- 4 demi-journées : 3 matinées, 1 après-midi, soit,
- le jeudi 6 matin ;
- le vendredi 7 matin et après-midi ;
- le samedi 8 matin.
D'autres moments à signaler lors des Rencontres Mondiales du Logiel Libre (RMLL) 2006 à Vandœuvre-les-Nancy [2] :
- Plénière d'ouverture : le mardi 4 juillet de 10h à 11h30 ;
- Conférence de presse : le mercredi 5 juillet à 11h ;
- Table ronde politique : le jeudi 6 juillet, 16h30, avec des responsables politiques de premier plan [3] ;
- Repas du Libre : le jeudi 6 juillet, 20h [4] ;
- Plénière de clôture : samedi 8 juillet à partir de 15h30.
Et aussi pour situer avec une concurrence des formats ouverts et de l'interopérabilité... le thème SO-I se déroulera après les mardi 4 et mercredi 5 (jours des demi-finales de la Coupe du monde de FOotball). La liste des conférenciers (après Tristan Nitot sur Mozilla et Fabrice Le Fessant sur le P2P) va continuer de se préciser aussi... à suivre... et à vous y retrouver.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 13 juin 2006 à 23:50 :: RMLL 2006 SO-I
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Paris Capitale du Libre, le 26 juin
Toute la journée du lundi 26 juin se tiendra la manifestation Paris Capitale du Libre [1]. Elle est organisée par l'ASS2L (Association des Sociétés de Services en Logiciels Libres [2]) et la Mairie de Paris [3], et se déroule au Palais Brongniart.
L'événement gratuit propose des conférences, des stands, des échanges. Parmi les conférences, j'interviendrai à 2 reprises :
- le matin, de 09h00 à 10h30, dans la conférence 2 , « Comprendre le logiciel libre », avec 5 autres intervenants ;
- l'après-midi, de 14h à 15h, dans une intervention en parallèle du programme en séance plénière : Les standards ouverts : faisons le point. Un tour d'horizon, au-delà du sujet à la mode, de l'actualité et des idées reçues, de ce que sont les standards ouverts (les vrais, et aussi de ce qu'ils ne sont pas).
L'occasion donc de traiter des standards ouverts, de l'interopérabilité et de leurs nombreux domaines.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
lundi 12 juin 2006 à 23:50 :: Conférence
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Vote américain pour un Internet avec des tuyaux dédiés fermés
Internet est l'exemple le plus flagrant de l'utilisation des standards ouverts : que ce soit pour le réseau de manière générale (avec TCP/IP), pour le Web (avec HTML, http, CSS, XForms), pour le courrier électronique (avec SMTP, POP, IMAP) ou pour les tranferts de fichiers (avec FTP), les protocoles et les formats sont ouverts.
Sans cette ouverture, il n'aurait sans doute pas connu une telle réussite et ne serait pas un exemple d'interopérabilité avec ses standards ouverts.
Pour ce qui est des « tuyaux », jusqu'à présent, ils traitent de manière égale les contenus transportés (pages Web, fichiers audio ou video, courriels,...) : ainsi il n'y a pas de site qui passe devant un autre car il aurait une priorité. On parle de neutralité du Net.
Mais cela est peut-être fini. En effet, le 8 juin, la Chambre des représentants des États-Unis a voté à la majorité un texte qui instaure un système de tuyaux dédiés. Ce sont les opérateurs et les équipementiers qui ont remporté la battaille face aux Google, eBay, Amazon ou Vint Cerf qui s'étaient élevés contre ce projet.
Il y aura sans doute toujours des standards ouverts d'Internet, mais plus uniquement sur des réseaux ouverts : il y aura un Internet privé. Ira-t-on vers un système sur le modèle de la télévision avec des chaînes-réseaux dédiés auxquels il faudra s'abonner ? Un réseau-des contenus est révolu, cela sera des réseaux-des contenus.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 11 juin 2006 à 23:50 :: Internet
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Un petit tour d'horizon des formats en FOotball
Entre le vendredi 9 juin et le 9 dimanche juillet, ce sont « 4 semaines en ballon » (titre de 20Minutes du 9 juin) et « pendant un mois, la planète va tourner rond » (L'Alsace du 9 juin) : le football et sa coupe déferlent [1]. ELF, Et Les Formats ?
Tout d'abord, la dénomination officielle en français est « Coupe du Monde de Football de la FIFA ». Y en aurait-il une autre que celle de la FIFA ? Non, mais cela permet de rappeler qui dirige, la FIFA.
Pour la dénomination internationale, c'est « FIFA World Cup Germany 2006 ». Le format anglais. Il fut un temps où la dénomination était celle dans la langue du pays organisateur, comme de 1978 à 1990 (Argentine, Espagne, Mexique et Italie) qui donnait quelque chose proche de « Mundial ». Mais en 2006, ce n'est pas « Deutschland » ni « Weltmeisterschaft » (WM en format abrégé pour les allemands [2]). L'anglais, format universel ?...
Le site de la FIFA est intéressant : c'est FIFA.com [3]. Pas de fifa.org, comme les structures plutôt non-commerciales. Le format .com semble plus approprié pour le format $ (ou £ ou €) au vu du chiffre d'affaires généré et des bénéfices escomptés... Et la FIFA n'a même pas réservé fifa.org, actuellement libre n'a pas mis en place de redirection de l'adresse fifa.org (qu'elle possède depuis le 11 janvier 1995) vers FIFA.com. Pourquoi pas...
Pour faire un lien vers FIFA.com il faut...
Ce site FIFA.com propose les informations officielles en allemand, anglais, espagnol et français (donc 4 formats officiels de langues). En revanche, vouloir faire des liens vers le site de la FIFA réserve une suprise :
Si vous souhaitez établir un lien vers le site Web, vous acceptez de manière explicite : (a) d’obtenir l’accord écrit préalable de la FIFA ; (point 11, Les liens, page Mentions légales [4])
Ah bon... encore un exemple d'une parfaite incompréhension du principe des liens hypertextes, qui sont des formats ouverts. Et quelle est l'adresse en question pour écrire ? Aucune indication sur la page... C'est la même approche que la Fédération Française de Football (FFF), cela est au moins cohérent (la FFF ne semble pas répondre au courriel envoyé fin janvier pour avoir le droit de mettre un lien).
Donc dès la fin de cet article, du fait du lien établi vers le site de la FIFA sans « accord écrit préalable », vous aurez lu un texte : (a) extrêment dangereux portant atteinte à la sécurité sportive ; (b) créant un trouble à l'ordre footballistique mondial ; (c) prouvant la nécesité impérieuse de contrôler tous les liens du Web. Au choix...
Site Web, video en ligne, télévision, radio,...
On peut aussi citer le format « accords exclusifs » avec des partenaires (Yahoo! étant! le! official! partner! Web! [5]), le format radiofréquence des billets avec puces RFID [6], voire le format des maisons closes.
Pour ce qui est des autres formats, on trouve :
- le format papier des journaux dopés par l'événement avec tirages en hausse et éditions spéciales ;
- le format radio hertzienne avec des stations couvrant de manière importante les matchs (avant, pendant et après) ;
- le format SMS des services proposés par les opérateurs ;
- le format électronique des informations en ligne, notamment sur les sites officiels ;
- le format video sur les sites Web avec Real Media Video contre Windows Media Video, notamment via la BBC [7] ;
- le format télé avec le hertzien, le câble ou la TNT dont les chaînes proposent moult émissions spéciales.
Papier, radio, télé, Web (sans la video) : voilà au moins des formats qui sont ouverts. L'interopérabilité est assurée. Pour ce qui est de la video en ligne ou sur téléphone portable, cela est moins le cas. Il faudra voir comment cela évolue.
Sources et liens :
- [1] Article Coupe du monde de football, encyclopédie Wikipédia, http://fr.wikipedia.org/wiki/Coupe_du_monde_de_football
- [2] Article Weltmeisterschaft, en allemand, http://de.wikipedia.org/wiki/Weltmeisterschaft
- [3] Site de la FIFA, http://www.fifa.com
- [4] Page Mentions légales, site de la FIFA, http://www.fifa.com/fr/organisationstatic/index.html
- [5] Site FIFA World Cup, http://fifaworldcup.yahoo.com/06/fr/
- [6] Article Les puces RFID s'incrustent dans les billets de la Coupe du monde 2006, de Christophe Guillemin, le 22 mai 2006, ZDNet France, http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39351138,00.htm
- [7] Retransmission de la BBC :
- site BBC Sport World Cup 2006, avec retransmission des matchs en video, format Real ou Windows Media, en anglais, http://news.bbc.co.uk/sport1/hi/football/world_cup_2006/default.stm
- dépêche Reuters La BBC diffusera gratuitement sur Internet les matches de la Coupe, le 5 juin 2006, Le Monde, http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3242,36-779668,0.html
Par Thierry Stoehr,
samedi 10 juin 2006 à 23:50 :: Général
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Un article du Monde, à recommander
Voilà, c'est fini : la mission est terminée. Le journal Le Monde a publié un article sur la Haute Définition (HD). Et vous savez quoi ? L'article traite de la HD en pointant les problèmes de verrouillage avec les câbles numériques (le HDMI), avec les écrans aux technologies de contrôle (HDCP) et avec la HD variable (Ready ou Full).
Pourquoi serait-ce donc fini ? Car publier ces informations dans un journal comme Le Monde, cela donne un gage de sérieux et une crédibilité importante. De plus, cela peut toucher les responsables et les décideurs : ils ne peuvent dire désormais qu'ils ignorent le sujet. « C'est paru dans Le Monde » : voilà aussi le bon format pour informer.
Alors, bravo à son auteur, Olivier Dumons, et voici 5 extraits avant d'aller lire l'intégralité :
Titre : « La haute définition cadenassée »
Intertitres : « UN CADENAS POUR CONTENUS NUMÉRIQUES » et « HEURS ET MALHEURS DU LABEL HD »
On comprend pourquoi ces dispositions restent pour l'instant peu médiatisées : qui voudrait acheter un produit interdisant la copie ou la diffusion des contenus, même à titre privé ?
A l'initiative de cette norme extrêmement pénalisante pour les consommateurs, la MPA (Motion Picture Association), qui considère chaque spectateur comme un pirate en puissance, et lutte donc pour protéger les revenus des majors et studios hollywoodiens.
Précision : en fait, le dossier n'est pas clos. Il y aura sans doute des réponses, des démentis, des communiqués de presse pour expliquer que la HD ne comporte ces technologies que pour « encore mieux satisfaire le consommateur » et lui « faire vivre une expérience numérique unique »...
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Par Thierry Stoehr,
vendredi 9 juin 2006 à 13:50 :: Général
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Annonce de conférencier du thème SO-I
(Voir le programme synthétique du thème).
Le peer-to-peer (P2P), vous connaissez ? Fabrice Le Fessant, il connaît et maîtrise parfaitement. Et il interviendra dans le thème « Standards ouverts - Interopérabilité » (SO-I) en traitant entre autres des protocoles ouverts du P2P, d'interopérabilité.
Fabrice Le Fessant est enseignant à l'école Polytechnique (en programmation système) et aussi polytechnicien. Il est également chercheur en informatique distribuée à l'INRIA (Institut national de Recherche en Informatique et Automatique), spécialisé dans les systèmes pair-à-pair (peer-to-peer). Il est le créateur du remarquable projet libre MLdonkey, un client pair-à-pair multi-réseau. Il est l'auteur du livre peer-to-peer, comprendre et utiliser, paru en mai 2006 aux éditions Eyrolles.
Autres conférenciers et conférences du thème SO-I :
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 8 juin 2006 à 23:55 :: RMLL 2006 SO-I
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Le service Google Spreadsheets est lancé. Et Les Formats ?
Le 6 juin, Google annonçait le lancement de son service en ligne Spreadsheets [1]. La question ELFFOO se pose : « Et Les Formats, Fermés Ou Ouverts ? » Voyons cela :
- spreadsheets, cela signifie tableurs (au format français), lui-même formé à partir des termes tableau et calculateur ;
- le tableur... c'est une catégorie de logiciels, pas un seul d'entre eux, n'en déplaisent aux soit-disantes informations ou aux pseudo formations qui ne parlent que d'Excel comme seul tableur (il y a aussi par exemple Gnumeric, KSpread, Quattro Pro, 1-2-3 ou Calc) [2] ;
- il s'agit d'un service en ligne, donc en quelque sorte au format Web : pas de logiciel tableur, mais un navigateur (et donc une connexion indispensable, c'est le travail via le réseau) ;
- le format des données (ou du fichier) intervient au moment de la récupération (l'importation) de ces données pour les utiliser dans un tableur installé sur une machine ;
- les 2 formats d'importation proposés par Spreadsheet sont : [3]
- le format CSV, Comma-separated Values (valeurs séparées par des virgules), c'est-à-dire les valeurs sur des lignes successives avec un séparateur entre elles (une virgule) : c'est un format ouvert et aussi le format le plus simple [4] ;
- le format XLS, le format utilisé par le logiciel Excel. Mais de quel XLS s'agit-il, de quelle version d'Excel ? L'information n'est pas donnée : on peut supposer qu'il s'agit ne s'agit pas du tout dernier format Excel et élaboré à rebours (en reverse engineering ou rétro-ingénierie [5]), car XLS n'est pas un format ouvert ;
- le format ouvert HTML est aussi possible pour conserver les informations en tant que page Web avec des tableaux (de chiffres ou autres).
Enfin, l'approche générale de ces services en ligne étant d'avoir des utilisateurs déclarés et enregistrés, il faut avoir un compte Google (le format Google ?), comme pour Google Calendar, comme pour Google Talk, comme pour Google Mail. Et dans une prochaine version, Google ajoute le format ouvert ODF pour tableur ? C'est la saga du moment.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 8 juin 2006 à 23:50 :: Entreprise
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Une conférence sur la bibliothèque numérique francophone, avec 2 éminentes personnalités
Le jeudi 8 juin 2006, à 18h30, se tient La Table à palabres, une rencontre organisée par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) [1]. Le thème est : La bibliothèque numérique francophone. J'ai été invité à y assister.
Les 2 intervenants pour traiter de ce sujet sont Lise Bissonnette, Présidente-dir