Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1400 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1582 articles en ligne, dont 14 pour le mois en cours et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 3 ans et demi ! - Le 1500e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ? - Bientôt 4 ans, bientôt 1600 articles...


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10, les 10 ans de XML en 2008 RMLL, du 1er au 5 juillet 2008Du 1er au 5 juillet 2008, les neuvièmes Rencontres Mondiales du Logiciel Libre (RMLL), à Mont-de-Marsan


Notules du 28 février 2006

Notules, pour de futurs articles (pdfa), ou pas

Après les 10 notules à propos des 2 dernières semaines de février, en voici 6 autres.

15 février - Lors du salon 3GSM, des opérateurs téléphoniques ont annoncé la signature d'un accord pour assurer « l'interopérabilité » entre leurs messagerie instantanée. On devrait plutôt parler de compatibilité entre ces opérateurs. Mais avec quel protocole : ouvert ou pas ? Jabber ? De plus comme le dit l'article « tous les grands noms de l'internet (Microsoft, Yahoo, AOL...) qui se sont constitués une base d'utilisateurs web pour leur messagerie instantanée ne laisseront pas échapper leur part du gâteau sur la mobilité. Déjà tous jouent des coudes pour être présents par défaut sur les téléphones portables 3G. Sans compter qu'ils sont également réticents à toute forme d'interopérabilité. »

17 février - La video à la demande (la VOD au format abrégé et anglais, comme proposée par ARTE VOD) sur le téléviseur, l'ordinateur et le téléphone mobile ? Oui c'est possible, et France Telecom le propose dans ses services, à condition d'avoir le lecteur multimedia maison (basé sur Windows Media Player) ou les puces Intel Viiv. Là aussi, il faut le bon format, au prore comme au figuré.

17 février - Au-dessus de HCDP et HDMI il y a AACS, Advanced Access Content System (AACS), qui vise à protéger les futurs DVD, les HD DVD et Blu-Ray DVD. Mais ce système n'est pas encore intégré dans tous les matériels : le DVD sera acheté, mais impossible de l'afficher sur les écrans, même HD Ready. Cependant une chose semble sûre : le verrouillage de la chaîne est à l'ordre du jour pour tout contrôler, y compris empêcher le trou analogique.

7 février - Avoir accès à toute la musique sous forme de forfait ? Cela peut faire penser à certaine idée de licence... C'est ce que propose le site MusicMe : écoutez tout (du moins le catalogue) mais uniquement le temps de votre abonnement. Car il s'agit finalement de location. Le tout basé sur les DRM Janus de Microsoft.

20 janvier - Konica-Minolta arrête de produire des appareils photos argentiques, activité depuis plus de 100 ans. Pour les pièces, problème en vue. Pour les pellicules, il existe des formats standards (on n'a pas une dimension de pellicule par appareil !), à condition de continuer d'être fabriqués.

11 janvier - Nikon a annoncé un peu à la surprise générale (même si cela s'inscrit dans un mouvement d'ensemble de l'industrie) qu'il arrêtait le format argentique et ne proposait plus que des appareils photo numériques, sauf pour le F6 qui reste encore vendu et fabriqué. C'est le format papier (même imprimé) contre le format numérique stocké sur les disques durs et le problème de l'archivage qui se pose.

Windows : 6 formats pour Vista

La future version de Windows, en 6 formats techniques, commerciaux et marketing

Fin 2006, sortie de 2007 Microsoft Office et de Windows Vista. Pour ce dernier, Microsoft a publié le 27 février les premières informations sur les différentes versions : 6 seront proposées,

  • 3 pour les particuliers, Windows Vista Home Basic et Windows Vista Home Premium et Windows Vista Ultimate ;
  • 2 pour les entreprises, Windows Vista Business et Windows Vista Enterprise ;
  • 1 pour « emerging markets », Windows Vista Starter, soit pour les marchés émergents : format politiquement correct pour désigner « le système d'exploitation 32-bits spécialement établi pour les ordinateurs à bas coût » des utilisateurs débutants de certains pays.

Chaque version aura (ou pas) certains logiciels, certaines technologies et fonctionnalités, et nécessitera certaines caractéristiques techniques (peu de mémoire vive ne sera pas le bon format).

Pour ce qui est des concurrents, Mac OS X (qui adopte le format des puces Intel) ou Linux, ils sont également diffusés avec une segmentation du marché entre particuliers et professionnels et avec des formats de communication et des outils propres à chaucun, voire avec des segmentations encore plus fines.

Mais pour ce qui est des marchés émergents ou pas, des pays en voie de développement ou des pays du Sud (selon le format de langue), Mac OS X et Linux sont les mêmes, y compris pour le coût.

Et de l'utilisation d'un système d'exploitation découle des logiciels qui utilisent des formats ouverts ou pas.

Sources et liens :

Notules du 26 février 2006

Notules de fin février 2006, pour de futurs articles (pdfa), ou pas

L'actualité est très riche à propos des formats ouverts (et fermés) et de l'interopérabilité. Comme déjà annoncé, il y a les catégories En bref et Notules pour au moins citer les informations. Voici donc vraiment, il faut se lancer (mais sans les développer), 10 notules (de petites notes ou commentaires d'information), qui feront ou pas l'objet d'articles, mais qui au moins seront indiquées et partagées.

  • 26 février - Le timbre écrase le numérique - La fête du timbre 2006 se déroule les 25 et 26 février. Le timbre et son format papier est ou sera toujours rare, même produit à des millions d'exemplaires, par rapport au numérique, qui est copiable à l'infini.
  • 23 février - Arte se met à la video à la demande (VOD pour Video On Demand) depuis le 23 février, mais que pour utilisateurs avec Internet Explorer et Windows et Windows Media Player. Service public, mais format fermé (ce n'est pas le seul).
  • 24 février - Google et les archives nationales américaines : partenariat pour archiver des films en numérique. Question : Et Le Format ?
  • 22 février - Définition de l'interopérabilité selon le site LesTelechargements.com : « Il s'agit de la possibilité de lire une œuvre achetée légalement sur tous les supports que l'on possède. Par exemple, un fichier même mp3 pourra être lu sur un autoradio ou sur un baladeur sans que cela ne pose de problème d'ordre technique. » Et s'il n'y a pas d'achat, pas d'interopérabilité ? Et l'interopérabilité n'est pas présente dans d'autres domaines ? (radio, télévision, téléphonie non-numériques ; et Web aussi !).
  • 27 février - Rencontre annuelle d'une semaine des groupes de travail du W3C, du 27 févier au 3 mars, à Mandelieu en France. Ces groupes du W3C sont à l'origine de nombreux standards ouverts.
  • 21 février - Vote électronique utilisé en interne à l'UMP à partir du mardi 21 février lors du scrutin pour désigner les candidats pour les prochaines élections municipales à Paris. Le vote électronique soulève lui aussi des questions de formats.
  • 26 février - Emission de télé 8-FI de la chaîne Direct8 sur le cinéma numérique : « Cinéma numérique : bientôt dans les salles ? Fini les bobines et bienvenue dans le tout numérique ! La projection numérique des films de longs-métrages arrive dans les salles et c'est pour bientôt. » : Et Les Formats ?
  • 25 février - Un haut responsable de Yahoo!, David Goldberb (Vice-President and General Manager Music), critique les DRM lors de la conférence Music 2.0 : « Les restrictions dues aux gestions des droits ont créé des barrières pour les consommateurs, rendant difficile de transférer la musique vers des appareils portatifs, et en créant des incompatibilités entre services de musiques et les lecteurs MP3. » (traduction de Tristan Nitot, Standblog)

Il y a aussi des formats en soirée

Maître Eolas lors de la soirée LesTelechargements.com et les formats

Mercredi 22 février 2006 : soirée de lancement du site Web LesTelechargements.com au Palais de Tokyo, en présence du Ministre de la culture et de la communication et de celui de l'économie, des finances et de l'industrie.

Une multitude d'invités : des chanteurs, des producteurs, des acteurs, des responsables économiques du secteur de la culture.,... Et des blogueurs. Ces derniers sont presque le dernier format à la mode : le ministre de l'intérieur en avait déjà invités, comme aussi celui de la culture, à propos du projet de loi DADVSI, objet justement du site Web lancé officiellement ce soir-là.

Maître Eolas est avocat et blogueur, avec son très bon site Journal d'un avocat, au talent d'écriture indéniable. Il était invité à cette soirée de lancement. Et il a lui aussi , pour l'occasion, vu des formats (numériques ou pas) partout (ou presque)... avec de l'incompatibilité, de l'interopérabilité. Extraits de son compte-rendu intitulé La soirée LESTELECHARGEMENTS.COM, ou : fallait pas l'inviter. (gras ajouté) :

Il [le ministre] considère que l'internaute a un droit à pouvoir écouter sa musique sur n'importe quel support : l'incompatibilité des formats (Sony - Apple par exemple) est donc une anomalie qui doit disparaître. Là, je ne peux qu'approuver mais las ! je suis juriste et quand on m'indique un objectif, je ne puis m'empêcher de me demander « et concrètement ça se passe comment » ? Mais le format de cette soirée était incompatible avec le débat juridique : encore un problème d'interopérabilité.

Des offres légales n'apparaissent qu'en 2005, pour proposer des fichiers limités, incompatibles entre eux, nécessitant impérativement un programme précis seul compatible, pour un euro le fichier, en espérant que du coup, les internautes qui depuis trois ans avaient pris l'habitude de télécharger gratuitement des formats hautement compatibles allaient se retourner vers ces nouvelles plates-formes. Ébénon. Et de deux trains de ratés.

Un très bon texte, où les formats (ouverts ou pas) et l'interopérabilité sont justement replacés en situation. Pour ce qui est des 180000 euros indiqués (prix qui aurait été payé à Publicis par le(s) ministère(s) clients), un logiciel libre, même s'il peut être gratuit, et des prestations de services peuvent être facturés le prix demandé par le fournisseur, au client de décider avant en comparant. Et comme indiqué dans un des nombreux commentaires de ce très bon texte de Maître Eolas, le mot espace est féminin quand il désigne le blanc entre les signes (le format typographique).

Sources et liens :

Dossier futurs DVD : HD, Blu-ray et les autres

Guerre des formats pour les prochains DVD

Avertissement : dossier de la catégorie Synthèse, publié le 25 février 2006, mis à jour le 28 février 2006.

Sur le marché des DVD video, il y avait un format commun utilisé par tous et qui a sans doute permis d'obtenir le succès rencontré. Des millions de DVD video vendus pour des lecteurs de tous types, qu'ils soient portables, de salon ou d'ordinateur : l'interopérabilité en action.

Et puis vint le temps des divisions : pour les DVD video de la génération suivante, plus riches, plus performants, « pour plus de confort » et « pour une expérience numérique encore plus unique », les acteurs du marché anciens partenaires sont devenus des adversaires, avec deux grands camps : celui du HD-DVD et celui du Blu-ray DVD, pas vraiment des formats ouverts.

Ce dossier consacré à cette guerre HD contre Blu-ray propose une liste chronologique des articles de Formats-Ouvert.org publiés sur le sujet, avec aussi des articles autres.

Des photos de Verdun

Des photos qui suscitent aussi des questions d'archivage

Le 21 février 1916 débutait la bataille de Verdun. Pour le 90e anniversaire, de nombreuses cérémonies sont organisées jusqu'en octobre (concerts, pièce de théâtre, inaugurations, commémorations officielles).

Le journal La Croix a publié dans son numéro du 21 février 2006 des photos inédites de cette bataille. Des photos au format papier, et non pas au format issu d'un tirage classique. Des photos qui ont aussi été numérisées, indiquait un journaliste du quotidien.

Cette numérisation peut susciter 4 questions-réponses liées à l'archivage :

Ces questions, ici présentées dans un format abrégé, et leurs réponses, sont des indications que l'on peut retrouver plus en détails notamment dans le livre Les archives électroniques, Manuel pratique de Catherine Dhérent.

Pour ce qui est de ces lieux d'hécatombe, le champs de bataille de Verdun a un statut particulier, mais d'autres lieux similaires sont aussi très forts, notamment ceux de l'Artois, comme Vimy ou Lorette, évoqués lors d'un précédent article.

Sources et liens :

Un an et un mois après...

22 janvier 2005 - 22 février 2006 : 1 an et 1 mois de bibliothèque numérique du côté français (dossier mis à jour)

22 janvier 2005 : Jean-Noël Jeanneney, Président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), réagit à l'annonce de Google dans un article intitulé Quand Google défie l'Europe publié dans le journal Le Monde.

Qu'en est-il 13 mois après ? Le dossier a beaucoup de développements, et de nombreuses informations sont déjà en ligne dans les articles de la catégorie Bibliothèques numériques mais surtout dans le Dossier bibliothèques numériques. Voici des informations supplémentaires pour la chronologie de ce début d'année 2006 :

  • Février 2006 : la revue mensuelle La lettre d'information du Ministère de la culture et de la communication, n°134 de février 2006, consacre sa couverture et un dossier à la bibliothèque numérique : La bibliothèque numérique européenne entre dans sa phase opérationnelle, 3 pages (7 à 9)
  • Février 2006 : l'organigramme de la Bibliothèque nationale de France (BnF) mentionne un « département de la bibliothèque numérique », dont la directrice est Catherine Lupovici, dépendant du Président de la BnF, Jean-Noël Jeanneney.

Avec toujours les questions des formats (ouverts ou pas), de l'interopérabilité ou des bibliothèques francophones en cette année du festival francofffonies.

Il y a des formats plus certifiés que d'autres

Le télégramme en France : toujours bien là, car certifié

Depuis le 27 janvier 2006, la société Western Union ne propose plus d'envoi de télégramme : fin des messages à ce format là, place désormais pour communiquer au téléphone (fixe), aux courriels, au portable (téléphone), aux SMS, plus répandus, plus rapides ou meilleur marché.

La fin réelle ? Et en France ? Il n'en est rien, ce service est toujours en place et toujours utilisé (malgré une légère baisse), principalement par les professionnels. En effet le télégramme a une valeur juridique aux yeux de la justice : devant un tribunal, il peut constituer une preuve. En effet il y a un enregistrement reconnu indépendant et garanti par France Telecom. Le télégramme permet aussi de joindre systématiquement, par téléphone (liste rouge ou pas), ou par courrier papier classique (adresse postale).

Si le télégramme peut être qualifié de format ouvert (on sait comment cela fonctionne, accessible par tous, sans contrainte technique spéciale - une adresse et pouvoir lire - même si payant) ne posant pas de problème d'interopérabilité, il a donc aussi un format juridiquement reconnu (ce qui ne signifie pas que le numérique n'en a pas, cela sera développé). Pour ce qui est d'autres formats officiels et légaux déjà traités, il y a le mètre et le sytème métrique.

Sources et liens :

Trois nouvelles sur les DRM

Du nouveau depuis Standblog.org, Casualtek.com et Jerome.Colombain.com

Voici 3 éléments nouveaux à propos du dossier des DRM, illustration de l'absence d'interopérabilité et de formats pas vraiment ouverts.

Et de un : Tristan Nitot se met un peu en retrait et passe la balle...

L'incontournable site Standblog de Tristan Nitot l'a annoncé le 20 février : « Je n'ai pas le temps de traiter tout cela » à propos des retours d'exemples qu'il avait sur des problèmes posés par les DRM. Il avait notamment illustré et vécu ces problèmes avec le Noël de son fils Robin à qui on avait offert CD audio et lecteur tout neufs... mais CD inutilisable car avec DRM, ce qui lui avait fait lancer : « Si un des patrons de cette auguste major venait à passer par là, je crois bien que je lui offrirais un bain de minuit dans la Seine toute proche, avec des charentaise en béton de ma confection. ».

Même s'il continuera de les citer, Tristan ne peux traiter les DRM comme il le voudrait et il indique : « Je vous recommande deux endroits pour vous informer sur les dangers des DRM : Formats-Ouverts.org, et en particulier son billet récapitulatif Dossier DRM

Merci beaucoup pour cette recommandation, mais hélas je ne vais pas non plus tout suivre ni tout restituer. En revanche le dossier DRM continuera de s'allonger avec des articles comme celui-ci pour illustrer concrètement les DRM.

Et de deux : le site Casualtek, à consulter

Le second site annoncé ci-dessus est « La catégorie DRM de Casualtek, le blog d'un journaliste qui fait un vrai travail d'investigation sur les DRM ». Il s'agit de Valéry Marchive, journaliste de presse informatique professionnelle et grand public depuis 1996.

Sa rubrique « drm & co » fait le point, étudie de manière détaillée et technique les différentes technologies utilisées et qui emploient les DRM : HDCP, HDTV, HDMI, CPRM,... Une très bonne ressource, à consulter régulièrement.

Et de trois : Jérôme Colombain, sa musique et les DRM, la suite... pire...

Jérôme Colombain, journaliste, expliquait comment il avait perdu toute sa musique numérique en changeant de matériel.

Bonne nouvelle : il a tout récupéré ! Les deux enseignes chez qui il avait acheté ses fichiers lui ont permis de tout débloquer. Est-ce dû à la célébrité de l'histoire qui s'est propagée très rapidement, à sa notoriété légitime, à la réaction habituelle des enseignes face à ce problème sans doute pas aussi rare ? Sans doute toutes ces raisons.

Mauvaise nouvelle : c'est pire ! Car à peine retrouvée, sa musique n'est pas utilisable ailleurs que sur son ordinateur de bureau ! Ainsi :

Impossible d’écouter dans mon salon la musique que j’ai achetée dans mon bureau !

En effet, les DRM présents sur les fichiers de musique peuvent interdire à l'ordinateur de salon (les fameux media-center) de jouer la musique sur un autre ordinateur que celui qui a servi pour l'achat et le téléchargement. Cette approche une utilisation-un achat des contenus avec DRM qui limitent et contrôlent les usages pose la question suivante : n'est-ce pas de la simple location de musique ? Et plus encore :

Finalement, la notion de possession en ce qui concerne les biens culturels n’est-elle pas désuète ?

Un excellent article, qui est même plus dur que le précédent : « Le problème, c’est que le consommateur devra payer à tous les étages ».

Sources et liens :

Le salon Documation 2006 et les formats

Le salon Documation : l'archivage dans son programme et sur les stands

Comme pour l'édition 2005, le salon Documation 2006, « Le rendez-vous annuel de la Gestion de Contenu et du Document », se déroulera le 15 et 16 mars au CNIT de Paris La Défense.

Comme mentionné l'année dernière, le sujet de cette manifestation traite directement (ou pas) de l'archivage, des supports, des formats ouverts ou pas, de l'interopérabilité.

Cette édition 2006 propose dans son volet exposants :

  • des association, comme l'ADBS et l'AAF (l’Association des Archivistes Français) ;
  • des entreprises du secteur informatique, comme Adobe, Google, IBM, Microsoft ou Quark ;
  • des magazines, comme Veille magazine et Archimag.

Il faut aussi souligner les 12 conférences (payantes), avec notamment 2 d'entre elles :

  • le mercredi 15 matin : L’archivage électronique : obligations, responsabilités et T.I.C, avec notamment des représentants et des représentantes de la Direction des Archives de France (DAF ; 2 personnes), de la DGME (1 personne) et de la BnF (Bibliothèque nationale de France ; 3 personnes), et 3 interventions :
    • Présentation du programme gouvernemental sur l’archivage électronique
    • Enjeux Juridiques et aspects opérationnels
    • Cas Particulier du dépôt légal des sites internet
  • le jeudi 16 matin : L'open source et les plateformes documentaires : enjeux technologiques et juridiques avec la SNCF, l'ADULLACT, la Communauté d’Agglomération de la Rochelle et la société Clever Age, et 4 exposés :
    • Jusqu’où peut-on aller avec les logiciels libres ?
    • Etude de cas : la gestion de contenu de voyagescnf.com
    • Etude de cas : Plateformes e-administration libre
    • La décentralisation électronique, stratégies bottom-up vs top-down en matière d’administration électronique
Sources et liens :

L'émission 8-FI en ligne à différents formats

La video de l'émission La guerre des formats

Le dimanche 12 février 2006 à 18h était diffusée l'émission 8-FI sur Direct8. Elle portait sur les prochains DVD au format Blu-ray et HD, et était intitulée La guerre des formats. L'émission est visible par différents moyens, qui ont des formats différents (et qui nécessitent différents matériels et logiciels) :

  • le direct, lors de la diffusion ou des rediffusions :
    • sur la TNT : une télévision (format transparent), un récepteur TNT (et être en zone de couverture) ;
    • via ordinateur depuis le site Web : format Windows Media ;
  • le site de ZDNet, partenaire de 8-Fi, et qui propose en ligne la video en Flash ;
  • le site iTunes, rubrique des émissions, chercher 8-Fi, en ayant le logiciel iTunes (certaines version de Windows et de Mac OS X) ;
  • le peer-to-peer, de manière volontaire de la part des responsables de l'émission.

Et si vous regardez attentivement, on y voit un ordinateur portable tout blanc (oui, Apple) avec 2 logos Ubuntu (son système d'exploitation)... sans doute une première ;-) Pour ce qui est des propos tenus, je reviendrai dessus dans un prochain article à propos de certains d'entre eux.

Et l'émission du 26 février de 8-Fi portera sur le cinéma numérique : là aussi il est question de formats (sans doute pas vraiment ouverts).

Sources et liens :

Congrès mondial 3GSM : la téléphonie et les formats

Dans le monde de la téléphonie, les formats et les protocoles sont aussi la clé

Du 13 au 16 février 2006, se tenait à Barcelone le vingtième 3GSM World Congress 2006, le salon mondial consacré à la téléphonie mobile.

La téléphonie mobile est un marché qui s'annonce en forte expansion. Avec le développement du haut débit pour téléphones portables, de nombreuses nouvelles possibilités apparaissent. Ainsi de nouveaux services sont proposés sur les appareils de dernière génération, véritables téléphones mini-ordinateurs portables multimedia, qui permettent :

  • de téléphoner, de faire de la visiotéléphonie, de communiquer via messages texte (SMS) et encore plus via messages multimedia (MMS) ;
  • de photographier, de filmer, de lire des photos et des video ;
  • d'écouter de la musique ;
  • de surfer sur le Web, de télécharger des informations, de faire du chat, de suivre ses courriels, de gérer son agenda ;
  • de regarder la télévision.

Pour fournir ses possibilités, il faut des protocoles de transmissions et d'échanges, des logiciels de traitement et des formats pour les données. Car encore une fois, les formats et les protocoles sont capitaux : ils peuvent permettre de contrôler et de verrouiller le marché s'ils sont fermés. Certes, des standards ouverts sont aussi utilisés : le protocole IP, les standards du Web (utilisé dans le navigateur Opera très présent) ou les logiciels à format ouvert (comme dans Linux embarqué).

Parmi les nombreuses annonces lors du salon, il faut souligner celles de Microsoft avec plusieurs partenaires : ce sont 8 communiqués de presse à propos de Windows embarqué, de MS Office sur téléphone portable, de Windows Media comme logiciel multimedia avec ses formats de fichiers et ses protections, de la messagerie instantanée ou des courriers électroniques.

La question ELF se pose encore plus : Et Le(s) Format(s) ? Il s'agit de WMA avec DRM, de ceux de MS Office, de ceux de MSN, de ceux liés à Windows... qui ne sont pas vraiment des formats ouverts. La guerre des formats a bien lieu.

Sources et liens :

«... les standards vont encore en prendre un coup !!!»

Une déclaration à prendre au premier ou au second degré ?

Sur le site de Microsoft France, on trouve la partie MSDN, Microsoft Developer Network, avec des informations destinées aux développeurs. La rubrique consacrée à la technologie ASP.net est agrémentée de dessins d'une jeune femme, la Coach ASP.net, qui « guide à la découverte du développement Web sur la plateforme .NET de Microsoft ».

Sur la page d'accueil, la Coach en queue de cheval, lunettes, tshirt, pantalon de jogging et chaussures de sport s'adresse au visiteur en 6 bulles :

Hé toi !!

Tu pense qu'il n'y a que PHP sur le Web ?

Je te propose de découvrir ASP.Net 2.0 ! C'est trop cool !!

T'es un pro d'ASP, tu te dis que ça va être trop dur de se mettre à jour...

Je sais ce que tu penses, c'est Microsoft... les standards vont encore en prendre un coup !!!

Allez, fais moi confiance, laisse toi guider...

Faut-il considérer cela comme un aveu à ranger dans la catégorie Général, ou comme de l'autodérision ? En tout cas les standards (ouverts ou pseudo ouverts) au format humour, ce n'est pas trop courant.

Sources et liens :

Ah ces numéros : format dièse ou pas ?

Numéro, en format abrégé : # ou n° ?

Il fallait partir d'un exemple : c'est le cas du nouveau magazine au format papier Netizen. Mais il n'est pas le seul, et la remarque développée ici est aussi possible par exemple pour la fiche intitulée Les standards ouverts de l'association ALDIL.

De quoi s'agit-il ? De l'indication « #01 » sur la couverture de Netizen ou « #2 » pour la fiche de l'ALDIL : le signe dièse pour désigner le mot numéro, alors que « n° » (ou « N° ») existe aussi. Derrière ces petits signes typographiques, il s'agit du sujet des règles d'usage de ponctuation et de typographie (comme à propos des lettres accentuées).

En effet, « # » est plutôt utilisé dans les pays anglo-saxon, et « n° » en France. Et cet usage est à un format ouvert : on connait les règles d'usage typographiques, qui sont publiées et utilisables par tous. Ainsi l'Imprimerie nationale diffuse un guide et d'autres ouvrages officiels proposent aussi ces règles.

Et que lit-on ? Que le mot numéro s'abrège plutôt au format français et non pas #, même si ce dernier est souvent utilisé en informatique (anglais oblige), même si cela ne représente plus qu'un signe au lieu de deux, et même si la langue anglaise est très présente. Cela ne signifie pas obligation absolue, il ne s'agit pas d'une loi : c'est considéré comme plus correct, voire plus agréable comme signe, et cela sans chercher à provoquer de débats sans fin.

De la même manière, les guillemets en français, les « », ne sont pas les guillemets en anglais, les " ". Les règles à propos des espaces entre les signes diffèrent aussi entre les langues. La diversité est une excellente chose indispensable : une diversité dont on connait les règles car avec un format ouvert.

Sources et liens :

Le format 14/02

Texte d'aguichage : le 14/02 est un format et a un lien avec les formats !... à suivre...

Le format de la saint Valentin appliqué aux standards ouverts...

Le hasard du calendrier et de la production des articles sur Formats-Ouverts.org font qu'après le côté diabolique du 666e article, c'est un côté plus clair que voici pour le suivant !

Mais pourquoi 14/02 ? Car c'est le 14 février, au format de date jour/mois (et non pas mois/jour, ce qui n'est ici pas possible). C'est donc le jour de la Saint Valentin.

Et pour ce jour, certains formats (de slogans, de tournures) sont fortement mis en avant (c'est le format du moment). Et il est possible de les reprendre pour les réutiliser, voire les détourner pour évoquer les standards ouverts...

  • Les protocoles ouverts et les formats ouverts : les deux bijoux qu'il faut lui offrir !
  • Pour une déclaration d'amour inoubliable, en texte, en photo, en video ou en musique, faites-la exclusivement avec des formats ouverts !
  • Pour la Saint Valentin, un restaurant, des fleurs, le gadget informatique idéal ? Mieux : sa mémoire numérique éternelle avec les formats ouverts.
  • Le voyage en amoureux qui va l'étonner : offrez lui une croisière sur la mer des formats ouverts, pour des souvenirs impérissables.
  • Quand on a que l'amour, on a bien plus fort que des standards ouverts comme secours.

Dernière remarque subsidiaire (et non-informatique) : que ce soit avec l'autre, ou avec les autres, il peut là aussi être question de son format... : est-il assez ouvert pour accepter les autres et leurs formats différents, ou est-il plutôt fermé voire trop formaté ?

Sources et liens :

Le format du 666

Texte d'aguichage : le 666 est un format et a un lien avec les formats !... à suivre...

Il y a format ouvert et format ouvert : c'est une diabolique question de définition

Mais pourquoi avoir écrit « aguichage » ? Car c'est la recommandation officielle pour le terme anglais « teasing », qui pourrait aussi être traduit par « accroche » ou « titillement » dans le format français.

Mais pourquoi avoir fait de l'aguichage ? Car pour cet article (et le prochain), c'est un autre format de publication qui est testé : annonce un peu énigmatique... puis mise en ligne.

Mais pourquoi le 666 ? Car c'est ici le 666e article de Formats-Ouverts.org... 666 : voilà un nombre à 3 chiffres un peu singulier (du moins écrit au format en base dix) ne comportant que des 6 (y compris avec (6 x 6 x 6) + 6 + (6 x 6 x 6) + 6 + (6 x 6 x 6) + 6 = 666), même s'il n'est pas le seul. La sonorité du mot aussi est un peu originale : six-cent soixante-six siffle...

Mais encore ? Il y a aussi la connotation culturelle du nombre : 666 se trouve qualifié de « nombre de la Bête » dans l'Apocalypse (chapitre 13, verset 18, soit Ap 13,18) du Nouveau Testament. Le nombre 666 serait donc un nombre marqué par les ténèbres.

Et alors ? Et bien sans parler de religion ni de Malin, parlons dans ce 666e article de ceux qui sont bien malins à propos des formats et de l'interopérabilité...

Ils écrivent « formats ouverts » ... ils disent « protocoles ouverts »... ils vantent « les standards ouverts »... ils « soutiennent l'interopérabilité »... On peut aussi trouver les expressions « standards de l'industrie »... « les standards » (seuls)... « les standards du marché »...mais ce ne sont pas forcément des standards ouverts !

En effet, la question qui doit être posée est : standard ouvert, c'est-à-dire ? (socad, au format abrégé) Quelle est votre définition ? Est-ce publié, accessible, réutilisable, modifiable et qui l'a en charge ? Y a-t-il a une licence qui précise des conditions d'utilisation ?

Il y a eu une réponse truculente : « Nous sommes interopérables avec tous les standards de notre société »... Mais si la définition est plus restrictive que celle de la loi française, alors on peut appeler cela être malin, habile, voire sournois. C'est alors une approche diaboliquement perverse.

Sources et liens :

Interopérabilité des mesures techniques de protection

Discours du Ministre de la culture

Avant l'éditorial du président de VirginMega du 25 janvier, c'est le Ministre de la culture et de la communication qui a traité des DRM et de l'interopérabilité. Ainsi, le 17 janvier 2006, lors de la deuxième réunion de l'Observatoire des usages numériques culturels, il a recensé 4 « obstacles à franchir » (gras ajouté), dont :

L'interopérabilité C'est un objectif poursuivi et atteint dans le domaine des télécommunications et dans le domaine de l'audiovisuel. C'est un horizon qui paraît toujours repoussé en matière de mesures techniques de protection. Je souhaite proposer au Premier Ministre, qui en a accepté le principe, de désigner un parlementaire en mission pour que nous soyons plus offensifs en la matière. Nous devons jouer un rôle pionnier au niveau européen.

L'interopérabilité est atteinte dans les télécommunications et dans l'audiovisuel ? C'est exact pour :

  • téléphoner à un correspondant, ce qui ne nécessite pas de connaître la marque de son appareil ni d'avoir le même opérateur ;
  • envoyer un SMS ou une télécopie, qui se fait sans autre contrainte que le numéro de téléphone ;
  • écouter ses 78, 45 et 33 tours (à condition d'avoir un lecteur), ses cassettes et ses vrais CD audio (ceux qui respectent le format CD Audio sans ajout ou modification des caractéristiques) ;
  • regarder la télévision à réception hertzienne : cela ne nécessite pas de se demander quelle marque reçoit chaque chaîne ou pas ;
  • écouter la radio, quelle que soit la fréquence hertzienne : l'appareil capte les stations ;
  • visionner une cassette video (VHS voire Betamax) ou un DVD video normal (sans modification du format DVD ni ajout) : on glisse le support ;
  • voir un film au cinéma : un écran suffit ; pour l'exploitant de la salle, le matériel de projection non-numérique est standardisé avec la bobine.

Cependant pour ce qui est de la téléphonie sur Internet, de la musique numérique, de la radio numérique, de la télévision numérique, de la video numérique et du cinéma numérique, la question ELF se pose : Et Le(s) Format(s) ? Quel est le lecteur nécessaire en raison du format, quelles sont les conditions techniques précises requises, qui est en charge des formats ?

Et avec les nombreux formats différents, peuvent se trouver des mesures techniques de protection (les DRM et leurs nombreux exemples), qui a priori ne reposent pas sur des standards ouverts.

Sources et liens :

«Interopérabilité des systèmes de sécurisation»

Citation du président de Virgin Megastore

Dans l'« Édito » du magazine Virgin ! du 25 janvier 2006, n°60, intitulé La loi du peer, Jean Noël Reinhardt, président de Virgin Megastore, traite du projet de loi DADVSI. Et plus précisément de la licence globale, avec ce passage (le gras est présent dans le texte) :

L'une des solutions pour pallier les dommages de la copie pirate passe par une meilleure interopérabilité des systèmes de sécurisation de contenu grâce aux logiciels de DRM (en français : gestion de droits numériques). L'idée est ici de « tracer » les œuvres et de préserver les droits des auteurs en limitant le nombre de copie par utilisateur. Cette technologie éprouvée est déjà utilisée sur les sites légaux mais les systèmes ne sont pas encore complétement harmonisés entre les opérateurs. Des progrès dans le sens de la simplicité pour le consommateur ne peuvent que consituter une avancée positive.

Normalement jusqu'à présent, le droit à la copie privée ne fixe pas de limite de copie par utilisateur et pour son usage strictement privé (baladeur CD, baladeur numérique, auto-radio, ordinateur portable, lecteur de salon,...). Outre ce point, ce passage peut être transposer dans un format plus clair :

  • il y a « les sites légaux » comme VirginMega, FNACMusic Store, Sony Connect ou Apple iTunes Music Store ;
  • chacun propose son format « non harmonisé » de fichiers avec son « système de sécurisation de contenu » (un exemple d'utilisation des DRM) ;
  • ainsi les 3 formats de fichiers (WMA-Virgin-FNAC, AAC-Apple et ATRAC-Sony) sont incompatibles sans manipulation et incitent à utiliser un baladeur dédié ;
  • « des progrès » pourraient être faits, déjà en informant clairement (chez nous, c'est tel format, donc voici les conditions techniques requises et le(s) baladeur(s) dédiés).

Pour ce qui est de l'interopérabilité basée sur des formats ouverts comme le Ogg Vorbis, cela ne semble pas encore envisagé... même si des fabricants de baladeurs numériques proposent ce format Ogg Vorbis.

Sources et liens :

Le format des mots : à vendre ou déjà achetés

Quand des noms communs et propres sont à vendre, ils peuvent être achetés !

Le sous-titre ci-dessus est une belle lapalissade commerciale. Il ne s'agit pas ici des noms qui sont déjà enregistrés (Bonnat, Apple, Ubuntu, Clairefontaine,...) et dont certains sont même devenus des noms communs suite au succès rencontré (kleenex, caddie, Rolls, frigidaire, bic, walkman, technicolor,...) : ils sont protégés et appartiennent à un détenteur.

Il s'agit dans ces lignes de signaler le cas de noms communs, ouverts comme la plupart de ces mots, qui peuvent être achetés temporairement auprès du moteur de recherche Google : leur format passe en quelque sorte d'ouvert à fermé (car acheté). De ce fait, en les cherchant, un lien vers le site acheteur va apparaître dans les résultats fournis. Il n'y a pas forcément de rapport direct entre le site et le mot : par exemple pour le mot « adhérent », pourraient figurer comme liens commerciaux la FNAC, Formats-Ouverts.org, une association ou autre.

Depuis fin 2005, cette possibilité d'achat a été utilisée de manière importante dans le marketing politique qui se lance sur le Web : ainsi, ce sont des termes comme banlieue, émeute, mais aussi RATP ou Netizen qui ont été temporairement achetés. Le très bon site Technologies du langage de Jean Véronis en traite de manière détaillée.

Sources et liens :

Ushuaïa au format Haute Définition

Diffusion en télévision HD de l'émission Ushuaïa Nature : cela signifie...

Le mercredi 8 février 2006, à 20h50, était diffusée l'émission Ushuaïa nature, proposée et présentée par Nicolas Hulot. Sur TF1, diffusion classique, que ce soit en hertzien numérique (TNT) ou pas. Sur TPS, la chaîne diffusait l'émission en qualité Haute Définition (HD), avec donc une meilleure qualité de l'image et du son.

Pour recevoir l'émission en HD, cela signifie être un client abonné à TPS, option HD, et aussi posséder les différents maillons de la chaîne Haute Définition qui savent utiliser le format HD :

  • une parabole ;
  • un terminal spécial haute définition ;
  • un câble HDMI, reliant le terminal et la télévision spéciale ;
  • une télévision haute définition, dite HDReady.

En conséquence, cela signifie renouveller une partie de son matériel, notamment la télévision. Soit.

Mais encore ? Cela signifie aussi que l'ensemble des éléments sache utiliser le format haute définition : et dans ce format peut être inclus un système de contrôle de ce qui est diffusé, via des fichiers DRM. Sur la télévision, cela s'appelle le système HDCP.

Et alors ? Cela signifie que rien n'interdit que le contenu puisse être contrôlé voire bloqué : autorisation de visionnage, nombre de diffusion, marque de l'appareil utilisé,... Techniquement cela est possible. Autant le savoir, même si les extrêmes du contrôle ne sont pas en vigueur (pas encore ?). Mieux vaut un utilisateur informé.

Et donc ? Cela signifie que ce format HD avec DRM ne peut être qualifié en l'état de formats ouverts, et il n'y a pas vraiment l'interopérabilité rencontrée avec la télévision (TNT ou pas) où en cas de réception, on allume et on regarde, sans considération de la marque de l'appareil, du contenu,...

Sources et liens :

Un triste exemple concret de plus

Il a acheté de la musique en ligne, il a changé de matériel et il a perdu ses fichiers musicaux, à cause des DRM

Voici la mésaventure du journaliste de France Info Jérôme Colombain. Et comme il ne s'agit pas de M. Tout Le Monde, ce fameux anonyme, l'information est relayée ailleurs et ici : mais à combien d'autres personnes cela est-il déjà arrivé ?...

Donc : il n'a pas perdu sa musique car il aurait abimé le disque dur (fragile) ou les CD-DVD gravés (fragiles) qui la contenait. Il a simplement changé son matériel en reprenant son disque dur avec ses données. Et alors ? Et bien les DRM, ces protections, entrent en action :

En effet, les DRM s’appuient sur la configuration matérielle de l’ordinateur et dès que l’on change un petit paramètre dans la config, hop, tout part en vrille.

Résultat : perte des données musicales, plus de fichiers musicaux utilisables avec Windows Media Player sous Windows XP. Et un nouvel exemple des DRM, et aussi le troisième journaliste victime de ce type de mésaventure bien que du domaine des nouvelles technologies : il y eut le téléphone portable qui traitait son possesseur de voleur et le nombre d'ordinateurs personnels qui passait dangeureusement de 5 à 6.

Musique et DRM : pas d'interopérabilité , pas de formats ouverts...

Sources et liens :

Voir la suite : comment Jérôme Colombain a retrouvé sa musique, mais...

Licence globale ou SI.LA.BI.QUE ?

La globale semble de côté, la SI.LA.BI.QUE est souhaitée (par l'industrie)

Le débat fait rage : pour la musique en ligne, licence globale ou pas ? C'est l'un des aspects du projet de loi DADVSI qui a surgi en décembre, l'un des plus médiatisés, mais pas forcément l'un des plus importants. Dans ce débat, qu'en est-il ? On pourrait dire en forme de clin d'œil humoristique au débat sur les méthodes de lecture, qu'il y a presque aussi la licence globale et la syllabique...

En musique, la globale semble écartée et la syllabique SI.LA.BI.QUE est souhaitée : « SI vous voulez de la musique, LA règle change : BIpèdes mélomanes, QUE votre porte-monnaie s'ouvre à chaque utilisation ! » dirait bien l'industrie de la musique.

Dans un format plus clair : le souhait de l'industrie musicale basée sur la vente des morceaux serait d'avoir un paiement pour chaque utilisation : le baladeur audio numérique, l'autoradio, l'ordinateur, le téléphone portable, le baladeur video, la sonnerie de téléphone, le lecteur de salon,... Au point de bloquer le transfert, la copie et l'utilisation des fichiers via les DRM, sans interopérabilité...

Sources et liens :

27 janvier - STOP - Western Union - STOP - plus télégramme - STOP

Fin format télégramme proposé par société Western Union

Depuis vendredi 27 janvier 2006 - STOP - société américaine Western Union - STOP - plus d'envoi de télégramme - STOP - fin de son service de télégraphie - STOP - proposait cela depuis plus de 150 ans - STOP

Commentaires - STOP - on dit format télégraphique quand texte court omission de mots - STOP - de nos jours format SMS - STOP - télégraphie repose sur Morse - STOP - Morse est format ouvert - STOP - alphabet radio international aussi est ouvert - STOP - si pas ouvert impossible communiquer ni échanger - FIN

Sources et liens :

Une émission de télé sur « La guerre des formats »

La prochaine émission 8-Fi de la chaîne Direct8 sera consacrée aux formats des nouveaux DVD

Le dimanche, de 18h à 19h, la chaîne de télévision (TNT gratuite) Direct8 diffuse son émission 8-Fi (il en avait déjà été question le 15 mai 2005). Elle est animée par Dominique Delport et se consacre aux nouveaux media et aux nouvelles technologies, avec pour « ambition de donner à tous les moyens de se repérer dans cet univers en rapide évolution en donnant la parole aux acteurs qui le composent ».

Le 12 février prochain, le sujet de l'émission est intitulé « La guerre des formats », avec comme chapô :

Après l'informatique, puis la musique, la multiplicité des formats est en train de toucher la vidéo. Le DVD, format le plus utilisé pour visionner un film, devrait être remplacé bientôt.

Il y aura 4 invités : une journaliste de ZDNet, Estelle Dumout, une avocate du cabinet Bensoussan, Laurence Tellier-Loniewski, un responsable de Microsoft, Xavier Bringué, directeur du développement media, et moi-même au titre de rédacteur du site Formats-Ouverts.org.

Ce sera donc l'occasion, de traiter du cas des 2 nouveaux formats de DVD, le HD-DVD et le Blu-ray DVD, et aussi d'interopérabilité et de standards ouverts, avec les très nombreux exemples et domaines où on les rencontre, ou pas.

Sources et liens :

Voir l'émission en ligne à différents formats.

Le format ouvert OpenDocument, la matinée d'Adèle

Deux informations en provenance du CNIT La Défense

Du 31 janvier au 2 février, le salon Solutions Linux au CNIT de La Défense fut l'occasion de nombreuses présences, conférences ou annonces. Dans chacune des deux dernières catégories, un sujet en bref est à signaler :

La société Ars Aperta au comité technique de l'OASIS sur l'OpenDocument Format

Annoncé le 2 février par la société Ars Aperta à propos du OpenDocument Format (ODF) :

Ars Aperta rejoint le Consortium OASIS et intègre le Comité Technique OpenDocument Format.

Donc à siéger avec IBM ou Sun à propos du format ODF qui est depuis le 1er mai un standard ouvert du consortium OASIS. Avec pour ODF, des utilisateurs et des références comme la Gendarmerie nationale en France (entre autres).

La conférence Adèle sur les standards ouverts

Au dire des personnes qui ont assisté à la matinée du 1er février de 9h30 à 12h30, la conférence Adèle sur les standards ouverts a été un moment fort avec des invités qui n'ont pas ménagé les déclarations et qui ont avancé des réalisations conséquentes, dont notamment :

Sources et liens :

Exclusif : le code de Windows, l'interview jamais diffusée

Une interview pour i>Télé et Canal+ suite à l'annonce de Microsoft du 25 janvier, mais...

Je vais décevoir : l'interview jamais diffusée dont il est question ici n'est pas celle de Bill Gates à propos d'interopérabilité suite à son annonce d'il y a un an. En revanche elle porte sur l'annonce de Microsoft à propos de Windows et de son code source, avec donc une interview télé de l'auteur de ces lignes. Mais...

Reprenons dans l'ordre : Microsoft et l'Union Européenne sont en procès, il y a eu condamnation de Microsoft sur le plan financier et aussi des demandes en matière d'interopérabilité. Dans ce cadre, le 25 janvier 2006 après-midi, Microsoft a publié un communiqué de presse, intitulé « Microsoft Goes Beyond EU Decision by Offering Windows Source Code », soit « Microsoft va au-delà de la décision de l'UE en offrant le code source de Windows ».

Les premières réactions se sont arrêtées au titre du communiqué de presse, et on a donc lu que Microsoft offrait le code source de Windows.

En fin de journée du 25, un journaliste travaillant pour i>Télé et Canal+ m'a contacté pour avoir une réaction. Une heure après j'étais près de Montparnasse dans le hall de l'immeuble des deux chaînes pour une interview filmée en vue des 40 secondes prévues dans le reportage. Cinq à dix minutes devant la caméra et c'était dans la boite, comme on dit dans le jargon du métier (un format non-informatique de langue...).

Cependant, le reportage qui aurait dû passer dans les journaux du matin du 26 janvier (tranche 7h-9h) ne semble pas l'avoir été. Il ne s'agit pas ici de vous proposer la video inédite, mais voici 3 points qui ont été à la base de l'interview en réaction à l'annonce :

  • Prenons le communiqué de presse : en allant donc à la source de l'information, il est indiqué que seul Windows Server est concerné, pas d'autres versions de Windows. De plus l'offre est une offre payante, ce qui n'a pas le même sens que celui mis en avant dans le titre.
  • Que peut-on faire avec ce code source de Windows Server ? La licence juridique l'indique : on peut regarder le code, à condition d'avoir payé pour ce droit. Plus de 20 entreprises jusqu'à présent aux États-Unis l'ont fait à propos des protocoles de Windows Server. Mais pas de modification ni de rediffusion, et le monde du logiciel libre est exclu.
  • Ce code source est-il suffisant ? Non, car outre la licence, il faut aussi la documentation du code et les outils techniques pour passer de ce code à un logiciel utilisable. Cela s'appelle compiler le logiciel pour en obtenir la version exécutable (celle que chacun utilise). Sans le compilateur et sans droit d'utiliser vraiment, avoir le code source ne sert à rien : on a juste quelque chose en vitrine.

Donc pas de formats ouverts au niveau du logiciel, et rien vraiment en commun avec l'approche des logiciels libres, ouverts techniquement et juridiquement. Finalement, on peut presque dire Nihil novi sub sole (Rien de neuf sous le soleil)... au format latin.

Sources et liens :