Pour les formats ouverts !

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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1692 articles en ligne, dont 7 pour le mois d'octobre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?


Notules express :


2008, les 10 ans de XMLXML10 : les 10 ans de XML en 2008


Le navigateur Firefox et les formats

Firefox version 1.5 et les formats (et son moteur)

Depuis le 29 novembre, la dernière version du navigateur Firefox est disponible : la précédente version majeure (1.0) était sortie il y a un peu plus d'un an, le 9 novembre 2004. Comme pour Netscape 8.0, la PSP, le logiciel Opera ou Windows Internet Explorer voici une fiche technique de Firefox 1.5 sous l'angle des formats :

  • Firefox, navigateur Web, logiciel libre, donc avec des coulisses à format ouvert (le code source)
  • Disponibles aux formats Windows (à partie de Windows 98), Mac OS (à partir de 10.2), Linux et aussi OS2 ou Solaris
  • Versions disponible aux formats anglais, allemand, français, italien, espagnol et de nombreuses autres langues
  • Des formats ergonomiques pour l'interface, la navigation par onglets (avec le nouveau déplacer l'onglet) et respectueux de la vie privée (bouton effacer mes données personnelles)
  • Des centaines d'extensions pour enrichir le navigateur (au format .xpi), avec par exemple le blocage des publicités ou des animations Flash, ; le blocage des fenêtres pop-up est présent sans extension.
  • Formats pris en charge :
    • XHTML : le format HTML de dernière génération, puissant et de la famille XML ;
    • RSS : meilleure détection des pages proposant la syndication ;
    • CSS : format qui va de pair avec le XHTML pour des mises en page avancées (le CSS version 3 est pris en compte) ;
    • l'élément canvas : il permet de dessiner en JavaScript ;
    • SVG : le format graphique de type XML, établi par le W3C et appelé à se développer ; le navigateur Opera propose aussi nativement le support du format Tiny SVG.
  • enfin pour le format purement technique, il faut citer Gecko, qui est un peu oublié. Or Gecko est le moteur de rendu, c'est-à-dire l'élément capital qui transforme le code reçu (les formats cités ci-dessus) en quelque chose de visible à l'écran (des colonnes, un formulaire, du texte, des liens, des lettrines, des images,...). C'est la version 1.8 de Gecko qui est utilisée, et c'est lui le cœur technique de Firefox.

Et le point commun clé de tous ces formats est qu'ils sont ouverts, des coulisses (le code source) au moteur (Gecko) en passant par ceux pris en compte (les standards ouverts du Web).

Sources et liens :

Lire aussi pourquoi Firefox est important.

Voici des réponses au format humour

Dix notules pour sourire et pointer le ridicule

L'humour est parfois un format de réponse à des idées ridicules, même si elles sont avancées sérieusement, comme les récents développements concernant les DRM obligatoires selon la loi DADVSI et l'interdiction des logiciels libres et des standards ouverts (définis dans une loi déjà votée). Voici 10 petites notes (des notules) pour répondre sur le ton de l'humour aux déclarations de certains responsables et au texte prévu :

  • « Vous allez changer vos licences. » dit la SACEM : le passage de GPL en CeCILL, cela convient-il ?
  • La SACEM ajoute : « Vous allez arrêter de publier vos logiciels. » : si on les vend, cela ira mieux ? Prix libre.
  • La SACEM se déclare prête à « poursuivre les auteurs de logiciels libres continuant de divulguer leur code source » : donc ce sont l'INRIA, le CNRS et le CEA, des villes (dont Paris), des départements, des régions... qui vont être attaqués en justice !
  • La police, la gendarmerie, les impôts, qui utilisent en France des logiciels libres et en publient, sont bien sûr aussi visés ?
  • Comment les sites Web vont-ils fonctionner sans les protocoles ouverts TCP/IP et HTTP qui ne contiennent pas de DRM : ils ferment tous ?
  • Interdiction totale du courrier électronique, car il repose sur le SMTP et le POP (!), des protocoles ouverts sans DRM !
  • Scoop : la SACEM sera obligé d'utiliser le logiciel libre Firefox 1.5 pour lire les textes au format ouvert SVG qui vont apparaître sur le Web et que seul Firefox 1.5 exploite au mieux !
  • Les logiciels libres Apache et Bind sont des fondations d'Internet : interdiction sera bien faite de les utiliser ?
  • Les éditeurs de livres qui publient des ouvrages sur des logiciels sans DRM mettent leur production au pilon ? O'Reilly, Dunod, ENI, Vuibert, Micro Application, Eyrolles et d'autres seront ravis - et le Syndicat national de l'édition aussi, dont le dirigeant est le patron d'Eyrolles.
  • Une dixième notule pour finir : s'il vous plaît, on aurait tout de même le droit de se souvenir (mais tout seul, à voix basse et pas plus d'une fois par jour) que les logiciels libres et les standards ouverts existaient ?

Bien sûr, cet article ne sort pas d'Internet et aucun autres pays ou structures (et encore moins les media) n'est au courant de cette situation : comme les nuages, ces informations s'arrêtent toutes seules aux frontières.

Les DRM obligatoires ?

Les DRM obligatoires sont envisagés dans la loi DADVSI

Le dossier DRM avec sa liste d'exemples est déjà impressionnant : ils sont présents via les câbles HDMI, dans les téléviseurs haute définition, dans les fichiers de musique des baladeurs ou des téléphones portables,... Il y a encore la possibilité de ne pas effectuer l'achat des produits concernés, même si cela n'est pas le pouvoir d'achat tel que définit habituellement.

Mais si les DRM étaient obligatoires ? Ce serait possible au travers d'un amendement de la loi DADVSI (Droit d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information) dont le vote est prévu en urgence et les 22 et 23 décembre... Ainsi l'amendement vise à interdire la mise à disposition de logiciels qui n'intégrent pas de gestion numérique des droits (DRM, aussi appelés mesures techniques de protection). Il sera aussi interdit de traiter de logiciels et techniques qui n'intègrent pas de DRM.

Et alors ? Seront hors-la-loi :

  • les standards ouverts (définis aussi dans la loi française et qui ne peuvent inclure des formats fermés comme les DRM) ;
  • les logiciels libres au format ouvert (plus de logiciels libres comme Firefox, Thunderbird, DotClear, OpenOffice.org, Linux,...) ;
  • les listes de diffusions, les publications et les conférences publiques évoquant ces technologies ouvertes sans DRM ;
  • les sites Web qui traitent des standards ouverts (donc Formats-Ouverts.org, parmi d'autres).

Dans un format plus direct : le DRM, le Droit de Rester Maître, OUI (sur sa machine, de ses données, avec les outils libres, avec les standards ouverts); le DRM, Devoir de Rester Manipulé, NON.

Sources et liens :

Voir aussi l'article avec 10 petites notes sur ce sujet pour rire (jaune).

Les formats ouverts aux JLM 2005

Rendez-vous à Montpellier

Du 8 au 10 décembre se tiendront les Journées du Libre à Montpellier, les JLM, organisées par l'ALL (Association Logiciel Libre). Pour l'édition 2005, la cinquième du nom, j'y interviendrai à 2 reprises (ce sera la deuxième fois ; la précédente, c'était en novembre 2002, à propos des formats de fichiers), sur le thème des formats ouverts, et donc aussi de l'interopérabilité, de l'archivage ou des DRM.

  • le vendredi 9 : un atelier démonstration, plutôt à destination des entreprises, de 16h30 à 17h30 ;
    • titre court : Avantages des formats de fichiers ouverts ;
    • titre long : Utiliser les standards, oui. Mais les standards ouverts, car sinon... ;
  • le samedi 10 : une conférence, plutôt orientée grand public, de 13h à 14h15 ;
    • titre court : Conférence Formats de fichiers : obligation des formats de fichiers ouverts ;
    • titre long : Toutes vos données numériques (textes, photos, musique, video) sont en danger : comment, pourquoi. L'utilisation des formats ouverts permet d'éviter de les perdre.

Les JLM 2005 se déroulent à l'Hôtel de l'Agglomération de Montpellier, Quartier Antigone, 50 place Zeus. L'entrée est libre et gratuite.

Sources et liens :

Le format blog à Soissons

Rendez-vous à Soissons

Le samedi 3 décembre se tient à Soissons une journée intitulée « Apprenez à créer votre blog ». Elle est organisée par CETRIL (Centre Européen de Transfert de Recherche en Informatique Libre) dans le cadre des Journées de formation gratuite de CETRIL, et se déroule de 10h à 17h.

J'interviendrai à 2 reprises, le matin (10h-12h) et l'après-midi (15h-17h), pour traiter des blogs et proposer un tour d'horizon du sujet en répondant aux interrogations (qu'est-ce exactement ? pourquoi ce nom ? quelle origine ? comment cela fonctionne ? pour faire quoi ? des exemples ? quels intérêts ? quels aspects juridiques ?) et aux questions des personnes présentes.

L'exemple du blog Formats-Ouverts.org et du logiciel utilisé, l'excellent DotClear, sera utilisé, avec d'autres, sans oublier le sujet des formats ouverts. L'entrée est libre, gratuite et ouverte à toutes et à tous, au 52 boulevard Jeanne d'Arc. Des démonstrations d'OpenOffice.org, de Firefox et d'installation et d'utilisation de machines avec Linux auront aussi lieu dans les locaux de CETRIL.

Sources et liens :

Installations discrètes de logiciels : de nouveaux cas sont signalés

Ces autres logiciels qui s'installent lors d'une installation...

Lorsque vous installez un logiciel, il arrive que d'autres logiciels s'installent aussi en même temps : l'article Ces opérations sur votre ordinateur qui voudraient rester plutôt discrètes donnait dans ses exemples celui de Yahoo! Messenger.

L'utilisateur n'est pas forcément très clairement averti de ces autres installations, même s'il peut les éviter en utilisant l'installation « détaillée » plutôt que celle proposée « par défaut » (appelée aussi « standard »).

La liste des exemples s'allonge : un article de 01net signale ainsi la barre d'outil de Yahoo! qui est installée avec Adobe Reader et Flash Player ; la barre Google et son Dektop Search s'installent avec Winzip, WinDVD et RealPlayer ; le navigateur maison AOLExplorer s'ajoute en installant AIM (AOL Instant Messenger) ; et des options d'Internet Explorer sont modifiées par l'installation de MSN Messenger. (Selon toute vraissemblance, cette description concerne les versions pour Windows).

Il s'agit bien sûr d'accords commerciaux entre les sociétés éditrices de ces logiciels qui sont parfaitement informées. Comme le dit l'article :

Décidément, il devient de plus en plus hasardeux de télécharger et d'installer un logiciel sur son ordinateur.

D'où l'intérêt des installations détaillées, de la lecture des licences des logiciels (pour savoir ce qui est accordé comme droits) ou de savoir ce que contient et fait le logiciel (ses coulisses) : comme pour les formats ouverts, c'est bien d'ouverture et de transparence dont il s'agit.

Sources et liens :

Les documentalistes et le cahier du gendarme

Une conférence devant des documentalistes : l'exemple du cahier du gendarme

Jeudi 24 novembre, de 9h45 à 10h55, je suis intervenu devant une centaine de documentalistes de l'éducation nationale lors la journée professionnelle d'Ile de France, qui était organisée par le CRDP (Centre Régional de Ressources Pédagogiques) de Paris. Elle se tenait au salon Educ@tice, où j'intervenais aussi l'après-midi dans une table ronde publique.

La présentation portait sur 3 points :

  • les données (avec leurs formats ouverts ou fermés) et les 5 dangers possibles en voulant les utiliser : vous n'avez pas le seul logiciel qui sait les lire, vous n'avez pas la bonne version, la société qui fait ce seul logiciel capable de lire les données arrête une ancienne (selon elle) version de format, la société arrête le logiciel, la société disparaît.
  • les licences qui régissent les données ou les logiciels, avec la nécessité de bien les lire et de les comprendre, que ce soit pour les logiciels libres ou propriétaires.

Les sujets de l'interopérabilité, de l'archivage ou les premiers pas ont été cités pour comprendre les formats ouverts définis dans la loi française. Mais il n'a pas été possible, faute de temps, de signaler de nombreux points, comme les dossiers de synthèse sur les bibliothèques numériques ou les DRM de plus en plus présents.

Et le cahier du gendarme ?

Le point de départ de mon intervention reposait sur un fait divers récent mis en avant dans l'actualité de cette semaine. Et le sujet des formats y était là aussi présent. L'histoire ? Dans la commune de Gresse-en-Vercors, un meurtre de 1913 a enfin été élucidé, à la suite de la découverte des restes d'ossements de la victime et des analyses ADN pour l'identifier, 92 ans après. Et les formats ?

Il y avait aussi un autre élément clé pour résoudre l'affaire : les notes prises à l'époque par un gendarme, qui mentionnaient dans son journal une altercation entre la victime et son futur assassin. Le cahier du gendarme, le livret militaire de la victime (qui a confirmé des faits) ou le dossier de l'époque furent capitaux... tous au format papier.

Et maintenant... pensez à 2097, dans 92 ans. Comment lira-t-on la clé USB, le CD Rom gravé ou le disque dur où quelqu'un aura enregistré ses notes prises en version numérique ? Et si la lecture du support est possible, comment ouvrir et consulter le fichier au format fermé impossible à comprendre ? Nous sommes dans un monde numérique, donc avec une mémoire numérique... et avec ses aspects problématiques : les formats des supports et les formats des données face au temps, pour l'archivage. Les formats numériques ne sont pas pérennes, ils nécessitent eux aussi un suivi et une gestion.

Sources et liens :

Un article dans la revue Elenbi Strategic Review

Une reprise d'un dossier de synthèse

Le 5 octobre dernier, la revue en ligne Elenbi Strategic Review de l'Electronic Business Group (EBG) publiait un article que j'avais rédigé, Le PDF dans Office : un bon début... pour aller plus loin !, qui portait sur la décision de Microsoft de proposer le format PDF dans Office 12 prévu fin 2006 (il est également en ligne sur Formats-Ouverts.org).

Le 23 novembre, un nouvel article a été publié, Les Etats et les standards ouverts, à propos des états qui ont pris des décisions en faveur des standards ouverts. Il s'agit de l'article Dossier Les états et les standards ouverts de la catégorie Synthèse.

Sources et liens :

Mesdames, messieurs, voici les validateurs

Le W3C et ses Validator, des outils bien utiles

Les formats HTML, XHTML, RSS et Atom sont des formats ouverts promus par le World Wide Web Consortium (W3C). Ils concernent respectivement les pages Web, ces mêmes pages Web mais dans un format de la famille XML et la syndication via des flux (RSS ou Atom).

Comme ces 4 formats sont des standards ouverts, ils sont publiés (très souvent en ligne), librement accessibles et utilisables. Il est donc possible de vérifier si les formats HTML, XHTML, RSS ou Atom d'un site Web sont conformes aux spécifications officielles établies.

Cette comparaison est techniquement assez simple : il s'agit de vérifier si la liste des indications techniques utilisées (dénommées balises et présentes dans les coulisses des documents) ne propose pas d'autres indications que celles admises. Pour un être humain, cela serait fastidieux, mais pour un programme informatique, cette comparaison est assez aisée et rapide.

Ainsi, le site du W3C propose-t-il deux programmes de validation automatique :

  • le Markup Validation Service pour les pages Web, aussi appelé Validator ou HTML Validator ;
  • le FEED Validation Service pour les flux de syndication, disponible depuis le 21 novembre 2005.

Il suffit de saisir l'adresse du site Web, ou celle d'un flux de syndication, et la réponse est presque immédiate : valide ou pas. En cas de réponse positive, il est possible de placer sur la page un logo pour signaler cette conformité. (Pour Formats-Ouverts.org, les pages Web en XHTML et les fils de syndication Atom et RSS sont valides, grâce au logiciel DotClear qui est utilisé pour le site.)

Mais pourquoi ces validations ? Elles permettent de garantir l'interopérabilité : les documents dans ces formats ouverts sont utilisables quel que soit le navigateur Web ou le lecteur de flux de syndication qui respectent ces spécifications ouvertes. Cette validation est un bon point de départ pour ce qui concerne la qualité des sites ou des services en ligne, notamment l'accessibilité, comme le développe la liste des bonnes pratiques d'Opquast.

Sources et liens :

Joyeux Noël les chevaliers du ciel !

Deux films et des formats, au sens large

Cet article est un peu long, je m'en excuse, et j'espère tout de même retenir votre lecture. Malgré son titre, il ne parle pas vraiment de Noël. En ce 22 novembre 2005, il traite du 11 novembre, même si la date est passée depuis onze jours. En fait, le point de départ de cet article est deux films sortis au cinéma le 9. Ils ne traitent pas des formats, mais leurs histoires et leurs coulisses y baignent. C'est un article qui me semble important, premier des deux volets prévus sur les formats au sens large, et qui me tient à cœur.

Questions derrière un clavier

Comment passer de la petite note prise pour ne pas oublier une information liée aux formats, généralement au style télégraphique, à un article publié comme vous les lisez ? Quel titre donner pour inciter à lire, mais sans être racoleur ? Quel sous-titre indiquer pour éclairer un peu et amorcer la lecture ? Quelle forme de texte retenir : liste de points, chronologie, article long ou court,... ? Quel ton et quel vocabulaire employer ? Ces questions se posent pour cet article comme pour les autres, avec le fol espoir à chaque fois de trouver la bonne formule, le bon équilibre. Et les formats ? Patience, continuons.

La promotion de deux films

Pour ces lignes, la petite note de départ est une campagne de promotion. Fin octobre, Dany Boon était l'invité de l'émission dominical de France 2, Vivement dimanche, où il a parlé du film sur la première guerre mondiale dans lequel il joue, Joyeux Noël. Quelques jours après, des affiches de ce même film dans le métro annonçaient sa sortie, à côté d'autres affiches de films, dont Les Chevaliers du ciel. Enfin le 9 novembre, la première page du journal Métro proposait une photo de film, avec des soldats dans des tranchées, dont Dany Boon au premier plan : le film Joyeux Noël sortait ce jour-là... comme Les Chevaliers du ciel. Et les formats ? Je vais y venir.

On pouvait lire dans le journal Métro une critique du film Joyeux Noël, avec ce passage :

« C'est en fouillant dans les archives que j'ai compris que tout avait été fait pour que ces faits de fraternisations ne refassent jamais surface », confie Christian Carion. L'armée française a d'ailleurs refusé de prêter ses terrains pour relater ce passage tabou de son histoire. Si plusieurs scènes ont été tournées dans le Nord, la plus grande partie du film a été filmée en Roumanie et en Ecosse.

D'un côté, des faits de fraternisation ; de l'autre, une version officielle qui ne les mentionne pas. Et qu'en est-il de ce « refus » d'aider ? Une fiche descriptive en ligne donne pour le film cette phrase du réalisateur Christian Carion : « l'armée française nous a refusé l'autorisation de recréer le no-man's land sur un de ses terrains ». Un article du Monde va dans le même sens en résumant la sortie simultanée de Joyeux Noël et Les Chevaliers du ciel :

Deux films français mettant en jeu l'armée française sortent sur les écrans, mercredi 9 novembre. Et on peut se demander s'il n'y a pas deux poids deux mesures, de la part du ministère de la défense, selon que l'on veuille exalter nos vaillants militaires ou évoquer un sujet qui dérange.

Deux films à propos de l'armée, mais deux sujets opposés et deux attitudes

L'article du Monde parle « de l'appui du ministère de la défense et de la complicité de l'armée de l'air » pour Les Chevaliers du ciel, et d'« un fait occulté par l'Histoire officielle » pour Joyeux Noël. Le 11 novembre, l'émission de France Inter 2000 ans d'histoire traitait de cet épisode de fraternisation à Noël 1914, et parlait pour la France de « mutisme », « occultation » « voire de censure ». A l'opposé, les invités indiquaient que la Grande Bretagne n'avait pas eu la même attitude. Mais où sont les formats ? Ils arrivent.

Concernant Les Chevaliers du ciel, le soutien de l'armée de l'air pour le tournage est logique dans une approche de communication et d'attention portée à son image. D'ailleurs l'armée américaine propose depuis plusieurs années d'aider l'industrie du cinéma, avec un de ses services qui est en charge des relations avec Hollywood. Il s'agit de s'appuyer sur l'impact des films pour diffuser des informations les plus positives. Certains films mettent en avant des marques en les intégrant dans leur histoire après avoir négocié avec les fabricants ces véritables « espaces publicitaires ».

Mais cet épisode de Noël 14 n'était pas aussi secret

Il est intéressant de noter à propos des fraternisations comme celle racontée dans Joyeux Noël que cela n'était pas aussi secret : au moins un documentaire sur un match de football entre soldats ennemis avait déjà été diffusé à la télévision, mais pas forcément aux heures de grande écoute. En recherchant sur le Web, on trouve même le communiqué de presse de l'annonce du match commémorant le 90e anniversaire de celui entre soldats ennemis de 1914 : c'était à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), le 15 décembre 2004, entre une équipe d'anciens joueurs internationaux (anglais, allemands, écossais, belges) et le Variétés Club de France. Cependant il n'y eut pas forcément de retransmission télévisée, ni même d'équipe de télévision, voire aucune reprise de l'information.

Et les formats ? Les voilà

Non, il ne s'agit pas de formats ouverts électroniques ou informatiques, ni des problèmes d'interopérabilité. En revanche, en reprenant le fil du texte de cet article, il me semble que les formats planent entre les lignes :

  • pour écrire un texte, pour retenir l'attention du lecteur, quel sytle, quelle forme lui donner... quels formats utiliser ?
  • pour les campagnes de promotion, il y a la télévision, les affiches, les journaux, la radio, le Web... c'est-à-dire différents types de formats ;
  • pour nombre d'évènements, il a version la version officielle... celle au bon format ;
  • pour faire largement connaître une information, les outils à disposition sont plus ou moins puissants : l'horaire très tardif d'une émission de télévision ne joue pas en sa faveur, alors qu'une diffusion à une heure de grande écoute est bien plus favorable, sans parler du film de cinéma à succès... ce sont là aussi différents formats ;
  • les communiqués de presse, même s'il sont sont plus ou moins repris... sont aussi un format de communication ;
  • enfin pour tenter d'informer et d'expliquer, il faut trouver la bonne présentation, parfois penser à ce qui est d'actualité ou à la mode... en quelque sorte les formats du moment.

Ce dernier point, expliquer, a-t-il été réussi ici ? Impossible à savoir. Alors, même si le sujet de l'armistice du 11 novembre n'est plus au format du moment, date oblige, une pensée tout de même pour les soldats qui sont tombés, notamment dans l'Artois, avec ses nombreux champs de batailles, dont ceux dans les environs d'Arras, comme Vimy et Lorette : impossible d'oublier, cela reste fort.

Sources et liens :

Notules sur la guerre des formats d'OpenOffice.org et de Microsoft Office

Quelques courtes notes sur la guerre des formats XML des suites OOo et MSO (pour de futurs articles, ou pas)
  • 21 novembre, Microsoft publie un communiqué de presse annonçant qu'il va soumettre à l'ECMA son format Office Open XML
    • le communiqué de presse, en anglais, Q&A: Microsoft Co-Sponsors Submission of Office Open XML Document Formats to Ecma International for Standardization, http://www.microsoft.com/presspass/features/2005/nov05/11-21Ecma.mspx
    • la British Library soutient fortement l'initiative : une suite de l'annonce du 4 novembre de Microsoft aidant à numériser la biliothèque
    • Apple, Essilor, BP, Intel sont cités comme entreprises partenaires de cette proposition de normalisation devant l'ECMA
    • Groklaw a publié un article : MS Offer File Formats as Open Standards, Sorta Open, http://www.groklaw.net/article.php?story=20051121172833342
    • il se peut que cette annonce soit relayée en France, alors que la décision du Massachussets est restée très discrète
    • la volonté est de créer « un standard ouvert », « sans barrière, avec ou sans les produits Microsoft » (to create an open standard that will enable both public and private-sector customers, technology providers and developers around the globe to work with the Office Open XML formats without barriers, with or without Microsoft products.)
    • cette possibilité existe aussi avec OpenDocument, déjà normalisé auprès de l'OASIS et en cours auprès de l'ISO
  • au Massachussets, après la décision de retenir le format ouvert OpenDocument comme format officiel, c'est un véritable affrontement à distance qui a lieu : remise en cause de la décision via l'entrée en jeu d'homme politiques. C'est une véritable saga (titre d'un prochain dossier de synthèse).
  • fin mars, le Massachussets avait reconnu le format XML de Microsoft Office comme ouvert : un communiqué de presse du 11 avril saluait cette décision : « Governments such as Massachusetts are prominent among the wide variety of organizations embracing XML as used in Microsoft Office to exchange data among heterogeneous systems, platforms and applications », http://www.microsoft.com/presspass/features/2005/apr05/04-11paoli.mspx

Le format du CD audio, son interopérabilité et trois réactions à l'affaire Sony

Cinq remarques à propos du format du CD audio : son interopérabilité, sa fin, et 3 réactions

Le CD audio et son format continuent d'être en vedette avec ceux de Sony BMG, même si cela est plus médiatisé dans les pays anglo-saxons (l'Europe n'est pas concernée par les CD en question, comme expliqué dans le troisième point). Voici donc des remarques en 5 temps à propos de ce dossier des CD audio Sony BMG avec leur technologie de protection de contenu XCP.

Le CD audio, un exemple d'interopérabilité

Il y a 20 ans, au début des années 80, des industriels, dont Philipps et Sony, se sont mis d'accord pour établir une nouvelle forme de support de musique, dénommée Compact Disc Digital Audio, plus connu sous le nom de CD audio. C'était à la fois un nouveau format physique de support (un disque fin de 12 cm de diamètre) et un nouveau format pour le son, le numérique.

Fin donc du format des disques vinyle en 33 et 45 tours, avec les acheteurs qui firent parfois attention au type de son numérique proposé : était-ce un CD en AAD, ADD ou DDD ? A pour Analogic (son analogique), D pour Digital (son numérique), chaque lettre décrivant l'une des 3 étapes de la chaîne : l'enregistrement, le mixage et le son final (toujours en numérique).

Une des caractéristiques des CD audio était d'être utilisables avec tous les appareils affichant le logo et la dénomination Compact Disc Digital Audio. C'était le cas des platines de CD, des lecteurs de CD des chaînes haute-fidélité, des baladeurs de CD, des autoradios avec CD et aussi des ordinateurs. On insérait le CD audio, il était joué, sans distinction du type d'appareils, de marque ni de CD. De plus il était possible de graver des CD audio, le format étant ouvert.

La fin de l'interopérabilité (?)

Cependant le problème des contrefaçons (la copie numérique est très facile, c'est même une de ses caractéristiques) et le problème de de diffusion illégale sur Internet ont mis les CD à mal. Au point d'avoir des CD audio qui finalement ne sont plus des CD audio : ils ne sont lisibles que dans certaines conditions bien précises (ce fut par exemple le cas l'été dernier avec le CD audio du dernier album des Rolling Stones remis à la presse), et plus sur tous les lecteurs.

Le cas des CD audio de Sony BMG est un exemple ultime : ils embarquent leur propre lecteur pour une utilisation sur ordinateur (du moins sous Windows) et aussi leur technologie de protection de contenu XCP. La fin de l'interopérabilité des CD audio ? En un sens, oui. La FAQ publiée par Sony à propos de ses CD audio concernés par le problème de la technologie XCP est assez explicite : on est loin du « il suffit de glisser le CD audio dans n'importe quel lecteur pour l'utiliser ».

Réaction de Sony : rappel des CD, mais l'Europe n'est pas concernée

Mesures importantes, Sony BMG a d'abord publié le 16 novembre un communiqué de presse consacré à ce sujet, avant de décider le 18 de lancer un programme d'échange et de rappeler les CD concernés. Enfin Sony BMG France a réagi à propos de cette affaire et a diffusé un communiqué de presse que le site Toolinux reprend :

Sony BMG US fait l’objet d’importantes critiques de la part de la presse américaine sur la mise en place de systèmes permettant la gestion de la copie privée sur certains CDs commercialisés aux USA et Canada. [...] Le marché français n’est donc en rien concerné par ce problème purement américain.

Réaction américaine : le danger de grippe aviaire rend vital l'utilisation des ordinateurs

Le ministère de la sécurité intérieure (Department of Homeland Security, DHS) des Etats-Unis a lui aussi fait part de sa réaction et de son inquiétude face à cette situation. Stewart Baker, du DHS, fit un commentaire rapporté sur le blog du Washington Post :

C'est très important que rappeler que c'est votre propriété intellectuelle - ce n'est pas votre ordinateur. Et dans les efforts de protection de la propriété intellectuelle, il est important de ne pas contrer ou sous-estimer les mesures de sécurité que les gens doivent adopter en cette période. (It's very important to remember that it's your intellectual property - it's not your computer. And in the pursuit of protection of intellectual property, it's important not to defeat or undermine the security measures that people need to adopt in these days.)

Mais la raison de cette protestation officielle n'est pas liée aux problèmes de sécurité ni au respect de la vie privée :

Si nous avons une épidémie de grippe aviaire et même si elle est à peine moitié moins importante que la grippe de 1918, nous serons énormément dépendant de notre capacité d'avoir des accès à distance via ordinateur pour de nombreuses personnes, et conserver l'infrastructure en état de fonctionnement sera une raison de vie ou de mort, et nous considérons cela de manière très sérieuse. (If we have an avian flu outbreak here and it is even half as bad as the 1918 flu, we will be enormously dependent on being able to get remote access for a large number of people, and keeping the infrastructure functioning is going to be a matter of life and death and we take it very seriously.)

Réaction de la RIAAA : les CD audio Sony BMG ont des « protections », et alors ?

Cary Sherman, président de la RIAA (Recording Industry Association of America), puissante association américaine de l'industrie du disque a lui aussi réagi à cette affaire. Interrogé lors d'une conférence de presse en ligne le 18 novembre, le site Groklaw rapporte et analyse le passage à propos de Sony et sa technologie XCP :

Il n'y a rien d'inhabituel concernant le fait d'utiliser la technologie pour protéger la propriété intelectuelle. Vous ne pouvez tout simplement pas faire une copie du système d'exploitation de Microsoft, ou virtuellement de n'importe quel autre logiciel diffusé commercialement. C'est la même chose pour les jeux video. Les films, eux aussi, sont protégés. Pourquoi cela serait-il différent pour les CD ? (There is nothing unusual about technology being used to protect intellectual property. You can't simply make an extra copy of a Microsoft operating system, or virtually any other commercially-released software program for that matter. Same with videogames. Movies, too, are protected. Why should CDs be any different?)

Sources et liens :

Le format d'encodage des lettres (et les utiliser toutes)

Le format d'encodage et les lettres accentueés, sans oublier les majuscules

ASCII, ISO 8859-1, UTF-8... voilà des termes un peu barbares, qui pourtant décrivent ce que vous lisez sur les pages Web et sur bien d'autres documents : ce sont les caractères (les lettres, les chiffres et les symboles). Mais ces caractères sont codés de différentes manières, en utilisant différents formats d'encodage, qui permettent d'avoir plus ou moins de possibilités : seulement 128 caractères sans accent (ASCII), ceux du français (dont les lettres accentuées ; ISO 8859-1) ou ceux de beaucoup plus de langues notamment celles à alphabets différents (UTF-8). Et ces jeux de caractères ont des formats ouverts.

Encore faut-il utiliser les bons caractères, dont ceux accentués (ou avec cédille), y compris les majuscules. Car les majuscules en français peuvent être accentuées (ou avec cédille), et doivent même l'être, notamment pour éviter des erreurs d'interprétation ou des confusions. Certains exemples seront plus clairs :

  • LE PRESIDENT A 52 ANS (on reconnait le mot président, mais a-t-il 52 ans ou est-ce tel qu'il était à 52 ans ?) ;
  • TRAVAUX DE MACONNERIE (rarement écrit comme telle sur les pancartes d'artisans en maçonnerie) ;
  • PALAIS DES CONGRES (poissonnerie ou lieu de congrès ?) ;
  • ELEVES EN PLEIN AIR (version scolaire avec des élèves ou agricole avec des animaux élevés ?) ;
  • UN INSECTE TUE (auteur ou victime ?).

D'ailleurs sur les documents officiels français comme la carte d'identité ou le passeport, les caractères majuscules sont bien écrits pour République française.

Avec l'approche des fêtes de fin d'année, le mot Noël s'affichent, y compris en majuscules. La petite note de départ de cet article était le slogan Noël féerique imprimé sur des milliers de prospectus, d'affiches et visible sur les sites Web de Carrefour. Et trois vérifications dans des dictionnaires confirmèrent que l'orthographe était bonne... et que la prononciation est « férique » : il n'y a pas d'oubli d'accent (féérique est aussi admis). Du bon usage du format d'encodage, et aussi de l'usage des bonnes lettres.

Sources et liens :

La radio sur son baladeur numérique

La radio au format numérique et baladodifusée

La télévision est touchée par le numérique, la radio aussi. Qui dit numérique, dit forcément formats. Pour la radio numérique, on trouve principalement deux possibilités :

  • l'écoute en direct via l'utilisation ; cela implique l'utilisation d'une lecteur audio, parfois imposé du fait du format utilisé (Real et Windows Media sont les plus souvent rencontrés du fait de l'utilisation de leur format respectif) ;
  • le téléchargement pour une écoute en différé : en fait il s'agit souvent d'écoute derrière son ordinateur, car le fichier est lu au fur et à mesure (streaming), le fichier n'est pas récupéré ni conservé sur l'ordinateur.

Une troisième possibilité se développe : le podcasting, aussi traduit par baladodiffusion. Le terme podcasting est formé de iPod, le nom des baladeurs numériques à succès d'Apple, et de broadcasting, terme anglais qui signifie diffusion. La baladodiffusion est basée sur l'utilisation des baladeurs numériques, du haut débit et des fils RSS.

Le baladeur numérique contient donc les fichiers numériques des émissions téléchargées selon le même principe que les fils RSS : si l'émission que l'on souhaite suivre propose un nouveau numéro, il est récupéré sur le baladeur via l'ordinateur.

Le podcasting, c'est la possibilité de constituer votre radio avec vos programmes préférés et de les écouter où vous voulez, quand vous le voulez !

La définition ci-dessus est d'ailleurs celle donnée par la radio Europe 1... qui a justement lancé un vaste programme de podcasting (7 chaînes mises à jour très régulièrement) depuis le mardi 8 novembre 2005, avec l'émission Génération Europe 1 Nouvelles technologies consacrée spécialement au sujet (avec le directeur Jean-Pierre Elkabbach en invité, et enthousiasmé).

Et quel est le format de ces émissions baladodiffusées, c'est-à-dire des fichiers audio téléchargés ? Pour Europe 1, le format est le MP3, qui peut être récupéré de deux manières selon qu'il s'agisse d'un baladeur iPod ou pas. Le MP3 est utilisable par le plus de baladeurs, même si le format n'est pas ouvert. Au moins n'y a-t-il pas ici le verrouillage de la musique numérique, avec un format pour un baladeur (et un site d'achat en ligne) : il y a une certaine interopérabilité.

On peut souligner que cette interopérabilité est totale avec la radio hertzienne. En effet tous les postes savent recevoir et restituer pour un type de fréquences (FM, GO, PO, OC) les émissions, sans distinction de marque d'appareil ni de station radio : on n'imagine pas une station de radio qui exigerait un seul appareil précis pour être écouté (alors que c'est bien plus le cas en musique numérique).

Sources et liens :

Les formats et la télévision

La télévision, elle aussi lieu de lutte des formats

Presque chaque appareil électronique ou informatique est une illustration de l'importance et de la guerre des formats. Outre l'ordinateur (avec par exemple le format de la messagerie instantanée), le téléphone portable (avec le format des SMS ou du répertoire), le baladeur numérique (avec le format de la musique), le lecteur de CD audio (avec le format de certains CD particuliers) ou l'appareil photo numérique (avec le format des clichés) en sont aussi des exemples.

Et la télévision ? Elle est bien sûr concernée : il y a le format des images (16/9 ou 4/3), la télé par ADSL, satellite, câble, décodeur ou ondes hertziennes ; et même la télé au format téléphone portable. Sans oublier la Télévision Numérique Terrestre (TNT) gratuite, la TNT payante et la télévision Haute Définition (la HD). Pour chaque cas, on rencontre des formats particuliers... qui nécessitent des appareils particuliers :

  • la TNT gratuite : elle a débuté le 31 mars à 18h avec 14 chaînes, et nécessite l'ajout d'un boitier spécial pour décoder le format video MPEG-2 (et vous me permettrez de trouver qu'il y a un format de date spécial pour le lancement de deux des quatre dernières chaînes : ainsi le 17 octobre à 17h17 canal 17 pour Europe 2 TV et le 18 novembre à 18h canal 18 pour Gulli) ;
  • la TNT payante : elle démarre en novembre 2005, et nécessite un autre boitier capable de décoder le format video MPEG-4 ;

Pour la TNT, il y avait eu un affrontement entre les formats MPEG-2 et MPEG-4 pour savoir lequel serait utiliser, avec une décision fin décembre 2004. Mais aucun de ces formats n'est un format ouvert. Avec aussi le problème de l'archivage de ces données video, comme évoqué par l'INA.

Sources et liens :

Conférence au salon Educ@tice lors du salon de l'éducation

« Les enjeux de l'interopérabilité »

Le salon Educ@tice, salon professionnel des usages et applications des TIC pour l'enseignement, se déroule du mercredi 23 au vendredi 25 novembre 2005. Il est organisé par Tarsus Groupe MM et se déroule dans le cadre du salon de l'éducation. En plus des stands et des nombreux espaces, plusieurs conférences sont au programme des trois jours, dont une à laquelle je participe, le jeudi 24 novembre de 14h30 à 16h, intitulée Les enjeux de l'interopérabilité :

L'interopérabilité, un véritable enjeux technologique et économique. Quel est l'état des pratiques à l'heure actuelle ? Les avancées réelles et les obstacles à surmonter en particulier dans le secteur éducatif.

La conférence est animée par Philippe Davy (01 Informatique), avec Richard Ramos (Apple), Stéphane Kimmerlin (Microsoft), Jérôme Relinger (mairie du 13e arrondissement de Paris), Jean-Pierre Laisné (ObjectWeb et Bull), Benoît Labrousse (Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche) et moi-même (Formats-Ouverts.org et AFUL).

Avec l'interopérabilité, la question des formats et protocoles ouverts sera traitée. L'entrée est libre et gratuite.

Sources et liens :

Ces opérations sur votre ordinateur qui voudraient rester plutôt discrètes

Outre Sony, les cas de Blizzard, de Yahoo et aussi de quelques autres...

L'affaire des CD de Sony fait parler d'elle. Ce cas illustre les dangers des formats fermés dans les logiciels, avec les DRM et dans les textes des licences d'utilisation. Les formats ouverts sont bien loin. Mais d'autres cas doivent aussi être mentionnés pour rappeler que ce n'est pas le seul exemple...

Blizzard installe un logiciel espion pour empêcher la tricherie... mais qui a aussi d'autres actions

L'expert en sécurité Bruce Schneier a révélé mi-octobre que la société Blizzard installait un logiciel espion (spyware) qui vérifie que les joueurs de ses jeux en ligne (comme World of Warcraft) ne trichent pas et respectent sa licence d'utilisation. Mais le logiciel récupère aussi des adresses de personnes en contact via messagerie instantanée ou ouvre le logiciel de messagerie. Le respect de la vie privée n'est pas à l'ordre du jour, ni l'annonce claire de l'installation du logiciel espion et de ses actions.

Yahoo! installe d'autres services avec son Messenger

Début septembre 2005, des utilisateurs de la messagerie instantanée Yahoo! Messenger se sont manifestés en protestant contre son mode d'installation. En effet, d'autres services étaient aussi mis en place sur l'ordinateur de l'utilisateur : page d'accueil Yahoo! et barre de recherche Yahoo! rajoutés dans le navigateur Internet Explorer, module Live Words. La raison avancée : montrer « toute l'intégration entre ces différents services ». Pourtant l'installation personnalisée permet d'éviter ces installations supplémentaires, encore faut-il y recourir au lieu de celle par défaut. De l'intérêt d'explorer les détails de l'installation...

Les licences à clauses peu claires a priori mais capitales : déjà le CLUF de Microsoft

Les textes des licences avec leurs clauses souvent assez fermés ne sont pas une nouveauté, comme dans le cas du Contrat de Licence Utilisateur Final (CLUF) de Microsoft était déjà signalé dès septembre 2004 à propos du Service Pack 2 de Windows XP, et de l'acceptation des DRM. De l'intérêt de bien lire les licences...

Des imprimantes très indiscrètes chez HP et Lexmark

Lors de l'installation des logiciels nécessaires pour utiliser une imprimante HP et Lexmark, d'autres programmes étaient aussi installés, qui renseignaient via Internet (par exemple sur le nombre pages imprimés, les logiciels depuis lesquels on imprime, les quantités d'encre,...). C'était il y a un an.

Des imprimantes laser très indiscrètes sur le papier

En août 2005, l'association EFF a dénoncé que des imprimantes laser couleur ajoutent aux documents imprimés un code unique d'indentification qui permet d'établir quel appareil a été utilisé. Et le 17 octobre l'EFF est allée plus loin en arrivant à décoder certains marquages ajoutés.

Un exemple de réaction face aux logiciels fermés : l'éducation nationale interdit Skype

Le haut fonctionnaire de Défense du ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche a demandé fin septembre 2005 que le logiciel de téléphonie via Internet Skype soit interdit au sein de ce ministère et de ses structures (comme les laboratoires ou les universités). L'information a été révélée par la revue en ligne Ratiatum et confirmée officiellement. La raison : un logiciel au format fermé avec des protocoles fermés rend impossible de savoir ce qui se passe et de garantir la sécurité.

En conclusion, on peut avancer deux points :

  • Sony et ses CD audio ne sont qu'un exemple parmi d'autres de ces actions qui sont (et hélas sans doute seront) menées discrètement sur les ordinateurs ;
  • comme celle de Skype, d'autres interdictions pour cause de sécurité sont-elles envisageables ? Car des logiciels fermés utilisant des protocoles fermés ne sont pas si rares, comme le souligne un article du site Urfist Info.
Sources et liens :

Mise à jour : un article de ZDNet à propos des imprimantes, Comment les imprimantes couleur marquent les documents d'un identifiant invisible, de Christophe Guillemin, le 17 novembre 2005, http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39288238,00.htm

Lire aussi l'article Installations discrètes de logiciels : de nouveaux cas sont signalés

Vous allez être épaté par «la trousse du grand chef»

Une présentation de l'affaire des CD audio de Sony

Beaucoup de choses ont été dites sur le Web à propos de ce qui est appelé le Rootkit de Sony-BMG (il était dans mes notes pour un article depuis son apparition fin octobre). Pour ma part, l'excellent article de Tristan Nitot sur Standblog est celui à signaler : il présente parfaitement les choses, sans crier à l'unique fauteur Sony, malgré son titre DRM Sony-BMG : chronique d'un massacre. Voici simplement ici une présentation sous l'angle des formats, car c'est un parfait exemple des dangers des formats fermés, dont les DRM.

La partie visible de vos actions...

Vous achetez un CD audio d'un artiste de chez Sony-BMG. Vous l'insérez dans le lecteur de votre ordinateur qui utilise Windows. Un texte apparait à l'écran, la licence d'utilisation du CD qui vous indique des clauses, en termes peut-être assez peu clairs. Vous acceptez cette licence. Vous êtes aussi connecté à Internet avec cet ordinateur, même si ce n'est pas en permanence. Et vous écoutez la musique que vous avez achetée.

La partie immergée dans votre ordinateur...

La liste est assez impressionnante :

  • le CD a installé un logiciel particulier, appelé rootkit, que l'on pourrait-on traduire par « la trousse du grand chef » (de l'ordinateur) : il s'installe sans que vous (chef de la machine) ne vous en rendiez compte, vous croyez votre machine saine ;
  • ce logiciel donne la possibilité à Sony de savoir quel CD est écouté et quand, car des informations peuvent être transmises lors de la connexion Internet ;
  • le rootkit est utilisé par des pirates pour prendre le contrôle de l'ordinateur sans que son chef (vous en théorie) ne s'en rende compte ;
  • vous avez accepté que si des problèmes de sécurité surviennent, Sony ne sera pas tenu pour responsable : c'était dans la licence ;
  • vous n'avez pas le droit d'écouter le CD sur la machine d'un ami ou d'un parent : elle doit vous appartenir... c'était dans la licence que vous avez acceptée ;
  • vous avez accepté aussi d'autres clauses ahurissantes qui étaient écrites dans la licence (en cas de vol, en cas de déménagement à l'étranger, en cas de faillite,...).
Des explications

Pour verrouiller sa musique, Sony, comme d'autres éditeurs (et les exemples sont nombreux, en musique et ailleurs), placent des DRM sur ses fichiers audio. L'interopérabilité n'est plus de mise. En plus du format fermé de ces DRM, le CD audio installe sous Windows ce rootkit de façon fermée : impossible de savoir ce que le logiciel fait a priori. Enfin, la licence peut sembler à un format assez fermé avec son vocabulaire peu clair, mais qui est acceptée. Les formats fermés en action, pourrait-on dire, le contraire des formats ouverts.

Deux derniers points

Si cela se trouve, outre le tollé provoqué actuellement, ce sont peut-être d'autres industriels qui ne félicitent pas Sony pour avoir été aussi maladroit et s'être fait prendre. Et pour avoir ainsi attiré l'attention sur une telle technique, qui en soit n'est pas nouvelle. Ici, elle a été décelée puis divulguée, et comme il s'agit d'une société connue dont on n'attend pas cette attitude, cela a pris de l'ampleur.

Enfin, un dernier point, le plus capital : il faut saluer le travail de Mark Russinovich, celui qui a détecté et analysé ce rootkit. Et aussi qui l'a publié, car imaginez qu'il soit interdit de divulguer des informations sur les techniques mises en œuvre par des logiciels... alors cette affaire n'aurait jamais vu le jour, tuée dans l'œuf.

Sources et liens :

Voir aussi l'article à propos d'autres exemples d'actions du même type menées sur les ordinateurs

Le défi est aussi technique, avec les formats et les protocoles

Une intervention du président de la BnF sur la Bne

Il y a un mois et une semaine, le président de la Bibliothèque nationale de France (BnF), Jean-Noël Jeanneney, intervenait au cours de la douzième édition annuelle du Forum de la GEIDE, qui se tenait du 4 au 6 octobre au CNIT de Paris La Défense.

Le site Silicon.fr a consacré un article à son intervention : il rappelle l'historique du projet de Bibliothèque numérique européenne (Bne) en réaction à l'annonce du projet Google Print. « Le génie de la Toile c'est sa diversité » a déclaré à juste titre Jean-Noël Jeanneney. Et cette diversité est possible grâce aux standards ouverts d'Internet : les formats ouverts (dont les incontournables HTML et XHTML, et les prochains XForms ou SVG basés sur XML) et les protocoles ouverts (TCP/IP, HTTP, SMTP, POP, IMAP,) en garantissent l'interopérabilité. Souhaitons donc que le projet de Bibliothèque numérique européenne s'inscrive également dans l'utilisation de standards ouverts.

La conclusion de l'article avance que « le dernier défi est principalement celui de la technologie à mettre en place notamment en ce qui concerne l'organisation des méta donnés ». Ces métadonnées peuvent et doivent être à des formats ouverts (et une rencontre le 7 juin dernier à la BnF les a très clairement expliqués). Mais ce défi technique n'est pas à considérer en dernier : il doit être pris à égale importance avec la volonté politique, dont il est en fait une traduction, comme le soulignait la lettre ouverte du 1er juillet 2005.

Peut-être que le compte-rendu du troisième comité de pilotage du 17 octobre dernier et celui du conseil des ministres européens de la culture du 14 novembre apporteront des réponses en ce sens, comme celle très claire (« oui, bien sûr ») de Jean-Noël Jeanneney le 13 octobre à Bordeaux.

Sources et liens :
  • Site du Forum de la GEIDE, forum des solutions de Gestion Electronique d'Informations et de Documents pour l'Entreprise (GEIDE et GED), de gestion de contenu, de lecture automatique de documents (LAD), de workflow, d'archivage et de stockage électroniques, http://www.forum-geide.com

Comment la publicité présente certains formats

Carrefour mentionne les WMA DRM, OGG, HDMI et HDCP

Pourquoi s'intéresser aux publicités à propos des formats ? Pour 3 raisons :

  • d'abord car elles sont généralement largement diffusées pour tenter de toucher le plus de clients potentiels, donc nombreux sont ceux qui vont les voir, les lire ou les entendre ;
  • ensuite car pour beaucoup de produits, les formats sont des caractéristiques mises en avant, et le texte d'accompagnement joue parfois dessus (plus c'est mystérieux, mieux c'est...) ;
  • enfin car les publicités constituent un bon baromètre pour voir apparaîtres des formats, et un indicateur de la manière dont des formats sont présentés.

Voici donc le catalogue Carrefour Multimedia, 32 pages, valable du 9 au 26 novembre 2005. La partie Son et video présente 6 baladeurs numériques : le format MP3 est présent sur tous. On trouve aussi les formats WMA et WAV. Et le produit de Samsung propose quant à lui « WMA DRM (protégés), WAV, OGG ».

On a donc 2 formats ouverts, le OGG pour Ogg Vorbis, et le WAV, pour Wave. Et 2 formats fermés, le MP3 (sujet à brevets) et le WMA (Windows Media Audio) avec DRM : non seulement il y a la mention claire des DRM, mais elle est complétée par le terme « protégés ». Il ne sera possible de dire que les utilisateurs potentiels n'auront pas été prévenus.

Du côté des téléviseurs, 6 produits sont présentés, avec par exemple les formats « 16/9 » ou « 4/3 ». Autre format, le HDMI, avec la HD, le HDCP et le logo HD Ready. D'ailleurs le catalogue propose page 26 un encadré d'explications sur fond orange, intitulé Conseil, à propos du seul appareil HD Ready proposé (Philips) :

A quoi ça sert ? La HD, pour haute définition, vous permettra de bénéficier d'une qualité d'image exceptionelle via le satellite pour être à la pointe du progrès et ainsi disposer d'une image de haute qualité.

De là à penser que seul le satellite fournit la HD... mais le plus intéressant est dans le second point de l'encadré (gras ajouté) :

Comment ça marche ? Grâce à un téléviseur prêt pour la haute définition, vous pourrez disposer pleinement d'une qualité d'image exceptionnelle. Le label HD Ready est conforme à des normes strictes à savoir : être capable d'afficher une image d'au moins 720 lignes, une connexion analogique en YUV et une connexion numérique en DVI ou HDMI, une protection à la diffusion et à la copie baptisée HDCP. Vous pouvez reconnaître les produits disposant de la technologie HD dans nos magasins grâce à ce logo HD Ready (image du logo).

Il serait intérressant d'avoir des précisions des vendeurs en magasin : le DRM du WMA protège contre quoi ? contre l'effacement ? Je ne peux pas faire des manipulations avec ? Et la protection à la diffusion et à la copie du HDCP, c'est quoi concrètement ? Je peux bien tout afficher sur ma télé ? C'est l'interopérabilité des fichiers de musique et des téléviseurs dont il est en fait question.

Sources et liens :

Le ministre de la culture parle de bibliothèques numériques

Par deux fois, des informations sur la Bne

Discours de Renaud Donnedieu de Vabres à l’occasion de Lire en Fête, le 12 octobre 2005 (gras ajouté)

Autre bataille qu’il convient de mener à l’échelle européenne et mondiale : la diffusion du livre français et l’exportation. Aujourd’hui cette bataille passe par la technologie. Vous le savez, j’ai constitué, à la demande du Président de la République, un comité de pilotage pour la création d’une Bibliothèque numérique Européenne, dont les travaux avancent, pour prendre en compte les évolutions technologiques majeures de notre temps. J’ai souhaité m’entourer des meilleures compétences et de l’indispensable regard des professionnels privés de l’édition. Nous avons eu raison d’associer dès le départ les représentants des ayants droits. C’est par eux et pour eux, comme pour tous les lecteurs, que nous travaillons aujourd’hui pour forger les outils de diffusion et d’accès au savoir de demain.

Inauguration de la maquette de la Bibliothèque nationale de Lettonie Visite officielle de Madame Vaira Vike-Freiberga, Présidente de la République de Lettonie Bibliothèque nationale de France 7 novembre 2005 (gras ajouté)

Une bibliothèque nationale, c'est en effet " le carrefour de tous les rêves de l'humanité ", selon la belle expression de Julien Green, et le lieu, à vocation encyclopédique, où l'on vient chercher " tous les savoirs du monde " selon le titre de l'exposition inaugurale présentée dans cet établissement à l'occasion de son ouverture au public, il y a neuf ans.

La Bibliothèque nationale de Lettonie, résolument tournée vers l'avenir, répond à cette ambition pour notre temps, de mobiliser les techniques et les systèmes d'information les plus modernes pour proposer non seulement l'accès aux savoirs mais aussi, un nouveau partage, de nouveaux échanges, de nouvelles découvertes. En cela, votre projet s'inscrit pleinement dans la perspective de la " bibliothèque numérique européenne " qui vise à mettre à disposition notre patrimoine culturel et scientifique sur les réseaux informatiques mondiaux. En quelque sorte, c'est une bibliothèque où les livres parleraient.

Le Président Jacques Chirac et cinq autres chefs d'Etats ou de gouvernements d'Allemagne, d'Espagne, de Hongrie, d'Italie et de Pologne ont présenté ensemble au Président de la Commission européenne cette initiative exemplaire de l'Europe des projets, de l'Europe concrète à laquelle aspirent nos concitoyens. Le Président Barroso y ayant répondu favorablement, notamment lors des Rencontres européennes pour la culture, que j'ai eu le plaisir d'accueillir à Paris les 2 et 3 mai et qui se prolongeront prochainement à Budapest, ce projet a été inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres de la Culture et de l'Audiovisuel du 14 novembre 2005.

La France souhaite que tous les pays intéressés puissent s'y associer. Devant vous, Madame la Présidente, qui maîtrisez parfaitement tant de langues, je tiens à dire que son caractère multilingue est une dimension essentielle de ce projet, représentatif de la diversité linguistique et culturelle de l'Europe.

La France serait honorée que la Lettonie rejoigne le groupe des Etats membres initiateurs de ce projet qui est un projet ouvert. La participation de la Lettonie au groupe de travail européen que nous allons constituer d'ici quelques semaines à des fins opérationnelles offrirait un nouveau témoignage concret du renforcement de notre coopération.

Après les annonces européennes de soutien du 30 septembre dernier, le 14 novembre sera à surveiller. Avec les standards ouverts et l'interopérabilité cités comme pierres angulaires du dossier ? Peut-être le travail du comité de pilotage pour la création d'une bibliothèque numérique européenne (Bne) y sera-t-il aussi évoqué, notamment sa dernière réunion du 17 octobre qui n'a pas donné lieu à communication.

Sources et liens :

Formats ouverts : un extrait et différents cas

Un paragraphe sur les formats ouverts, et quelques précisions

Gepi est un logiciel de gestion et de suivi des résultats scolaires. Sur son site, la partie Informations sur Gepi fournit des indications sur le logiciel, avec ce passage à souligner, Des formats ouverts pour une véritable pérennité des données (gras ajouté) :

Lorsque l'on fait le choix d'un systéme informatisé pour la gestion des notes, on s'inscrit en général dans une logique de moyen ou long terme, et il n'y a rien de plus désagréable que se rendre compte en passant à une version nouvelle d'un logiciel que l'on ne peut plus lire les données des précédentes versions ! Cela pose un probléme majeur lorsque les formats des fichiers en question sont des formats dits fermés, c'est-à-dire propriétaires, dont personne ne connaît la méthode pour les rendre lisibles. Dans le cas des formats ouverts en revanche, c'est-à-dire dont la structure est connue de tous, les données seront toujours exploitables, et il est bien rare qu'il ne se trouve pas un programmeur proposant un petit programme de conversion, le cas échéant.

Parmi les différents types de formats, on a les formats ouverts qui s'opposent aux formats fermés, appelés aussi formats propriétaires, c'est-à-dire propriété d'une société qui n'indique rien sur son format. Cependant un format peut être ouvert mais établi par une seule société (cas d'Adobe pour le PDF). Avec aussi les formats ouverts structurés (comme ceux basés sur du XML ouvert) ou pas (le texte brut, le HTML). Sans oublier les expressions comme formats du marché, les formats de fait ou les formats standard... qui ne signifient pas forcément formats ouverts. Quant au XML, cela dépend de quels types de XML : certains sont ouverts (XHTML, EAD, SVG,...), d'autres fermés.

Sources et liens :

Les formats OGG, WMA DRM, HDCP et autres en publicité

Les formats s'affichent et se montrent

Que ce soit au sens de dimensions et caractéristiques physiques ou au sens de codage des données, les formats sont régulièrement en bonne place dans les publicités. Ainsi voici trois exemples récents qui touchent un large public.

Affiches dans le métro parisien pour des cartes mémoires de la société Sandisk : elles montrent 4 cartes mémoires à 4 formats différents (et il en existe 7 actuellement !). Il faut souligner qu'au moins ces cartes ne sont pas vendues que par un seul fabricant qui se trouverait alors être le seul fournisseur possible une fois son produit acheté (ce qui est le cas pour les capsules des machines à café, les lames de rasoir ou les cartouches de jeux).

Double page de Carrefour dans l'hebdomadaire Télérama sorti le 9 novembre : on y montre la clé USB audio qui « lit les formats MP3, WMA DRM, WAV, OGG » et le téléphone « lecteur audio (MP3, AAC, AAC+) ». OGG est le Ogg Vorbis, format ouvert audio de cette liste, avec le WAV, a priori dépourvus de DRM.

Prospectus des magasins Planète Saturn : une télévision avec écran plat de grande dimension, avec haute qualité d'affichage et « technologie HDCP ». Les écrans HDCP vont de pair avec des DRM et souvent une prise HDMI.

Ces indications techniques sont importantes pour informer en décrivant précisément le produit. Elles jouent sans doute aussi un rôle au niveau marketing avec ces sigles ou ces termes étranges qui plongent dans un univers mystérieux et fermé, où il est difficile d'entrer, sauf avec l'aide du vendeur ou en se renseignant au préalable (on pourrait presque parler de format marketing).

Et de manière aussi publicitaire, le format papier (un peu en opposition au format électronique et numérique) se manifeste lui aussi : ce sont des pages entières dans des magazines pour des agendas papier, des affiches en magasin pour les carnets, les outils d'écritures et autres bloc-notes... avec des grammages, des dispositions, des reliures, des réglures, des marques,... et aussi des formats différents.

Sources et liens :

3 formats ouverts et 2 notions expliqués

Le site BlogOKat explique et donne des liens

Le riche site BlogOKat (« Documentation, technologies de l'information, internet, etc,... ») a fêté sa première année le 29 octobre dernier. Il propose régulièrement entre autres des ressources et des explications claires, avec souvent les formats comme sujet. Voici donc 3 formats ouverts et 2 notions liées aux formats et au monde de l'information :