La Chine, les DVD et les brevets sur les formats
Lorsqu'un brevet s'applique à un format, cela oblige à verser des sommes (royalties) pour l'utiliser (comme le lire avec un logiciel sachant décoder ce format). Il y a donc une charge financière constamment présente. Comment s'affranchir de cette situation ? En utilisant des technologies sans brevet, quitte à les développer.
C'est ce que la Chine a fait : elle a créé pour les DVD un format video équivalent à celui du MPEG-2 utilisé actuellement, mais sans les brevets détenus par le consortium en charge du MPEG. Ainsi est né l'EVD (Enhanced Versatile Disc) pour les DVD destinés en premier lieu au marché chinois. Plus de brevets à rémunérer pour les utilisations.
Avec aussi :
- une expertise technologique ainsi acquise ;
- une indépendance par rapport à ces technologies brevetées ;
- une possibilité, vu la situation de la Chine, pour même diffuser ce format hors de ses frontières.
On peut souligner que la taille du marché intérieur chinois est pour beaucoup dans ce type de décision. Et ce format EVD sans brevets pour la Chine ne signifie pas que ce sera le cas pour les autres utilisateurs intéressés. L'EVD n'est pas forcément un format ouvert. Mais c'est une illustration d'une réaction ferme et possible par rapport aux problèmes posés par les brevets sur les formats.
Quant à la France, la TNT gratuite utilise le MPEG-2, la TNT payante le MPEG-4, la Chaîne Parlementaire le WMV, l'Assemblée nationale le WMV et le RealVideo, France 3 le WMV. Des formats fermés et avec des brevets.
Sources et liens :
- Article La Chine choisit l'EDV pour ses DVD, (coquille dans le titre : c'est bien l'EVD) ZDNet France, le 25 février 2005, http://zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39208690,00.htm
- Article La Chine se dote de son propre format de DVD, de Christophe Guillemin, ZDNet France, le 18 novembre 2003, http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39130608,00.htm
- Article Nation to Issue EVD Standard, du China Daily, 28 octobre 2003, en anglais, http://www.china.org.cn/english/scitech/78549.htm
Par Thierry Stoehr,
lundi 28 février 2005 à 23:55 :: Général
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Toujours pas de traduction du dernier texte de B. Gates ni de nomination publique du NTO France
Microsoft est un acteur incontournable et majeur dans le secteur des technologies de l'information. Aussi ses annonces sont-elles suivies avec intérêt, puis analysées, commentées.
Dans le domaine des standards ouverts et de l'interopérabilité, l'annonce de Bill Gates du 3 février dernier a connu un certain retentissement. Mais 25 jours après, toutes les traductions ne sont pas au rendez-vous : en effet,
- le texte est traduit en espagnol ;
- le texte est en japonais ;
- le texte est traduit en coréen ;
- mais toujours rien en français, pourtant une des autres langues indiquées sur le site américain.
Au niveau communication, il y a eu l'annonce de la nomination des Microsoft NTO (National Technology Officer) dans de nombreux pays, en donnant leurs noms pour certains. Mais rien concernant le NTO France, qui pourtant est dans la liste des pays concernés : aucun communiqué de presse, pas d'interview, rien dans l'organigramme de la filiale française.
Sources et liens :
- Le texte du 3 février de Bill Gates :
Mise à jour : le texte en français a été mis en ligne 4 mois après sa version originale, le 2 juin 2005, http://www.microsoft.com/france/apropos/entreprise/bulletins/20050531-interoperability-fr.asp
Par Thierry Stoehr,
lundi 28 février 2005 à 23:50 :: Entreprise
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Les Smarties changent de format d'emballage
Les Smarties, ces bonbons chocolatés, sont des confiseries bien caractéristiques avec leur forme, leurs couleurs, et aussi avec leur emballage en forme de tube, au bouchon coloré incrusté d'une lettre. Des signes distinctifs du produit au point d'être revendiqués en cas de copie par des concurrents.
A contrario, ces signes distinctifs sont parfois rejetés. Ainsi en est-il du tube de Smarties : fin du format en cylindre si reconnaissable. Ce sera prochainement un emballage en « hexatube », plus attrayant pour les enfants qui sont soumis à de nombreuses sollicitations, selon le fabricant. Et ainsi rester « frais et intéressant », avec désormais des angles pour l'emballage à ce nouveau format.
Ce format d'emballage est un format ouvert, certes non-électronique, mais ici connu (forme, dimensions, matériaux, fabrication). Et copiable, et alors défendu (comme les plagiats dans la presse). Ou abandonné, comme ici. Le format est aussi au cœur des décisions marketing et commerciales.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 27 février 2005 à 23:50 :: Non-électronique
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Un CENS pour les SHS utilise des standards ouverts
Un Centre d'édition numérique scientifique (CENS) créé par le CNRS a été inauguré le 18 février à Lyon à l'Ecole normale supérieure. Ce centre est destiné à l'édition numérique des revues françaises de sciences humaines et sociales (ou sciences de l'homme et de la société, SHS).
La raison de cette création est la faible diffusion des revues françaises sur Internet, 2% d'entre elles, alors qu'elles représentent 20% de la production mondiale.
On lit dans le communiqué de presse :
Le Centre d'édition numérique scientifique (CENS) bâtit également une plateforme de diffusion compatible au plan international. Les choix technologiques adoptés reposent sur un accord avec le consortium canadien Erudit, dernier-né dans le domaine.
Il est évident que les technologies utilisées sont importantes, et encore plus les formats des documents disponibles. Les formats ouverts sont dans ce cas les plus à même de répondre aux exigences : puissance, souplesse, richesse, indépendance technologique. Et justement, en note de bas de page, on lit :
Initié par trois universités du Québec pour encourager de nouveaux modèles d'édition et de communication scientifique, le consortium Erudit a déjà produit et diffusé en ligne une cinquantaine de revues de SHS. Il a développé une plate-forme spécifique à la structuration des articles de revues, basés sur des normes et des standards ouverts.
Le site du consortium Erudit est lui aussi clair :
Érudit à été conçu selon les recommandations normatives du W3C.
Ce qui n'est pas tout à fait exact quand on fait passer le site au Validator du W3C, mais les erreurs semblent minimes et la volonté bien réelle.
Si les formats utiliés sont vraiment ouverts et s'ils sont employés le plus en amont (par les auteurs), alors les possibilités sont les plus importantes (Web, mais aussi édition en ligne spéciale, impression papier,...) comme avec le vrai XML, par exemple celui du traitement de texte d'OpenOffice.org retenu par l'Europe.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 26 février 2005 à 23:50 :: Internet
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Comment numériser des archives de presse ?
Google l'a annoncé sans trop de détails, la BnF le fait, tout en s'en inquiétant. La Bibliothèque nationale de France (BnF) a annoncé le 16 février qu'elle lance un programme de cinq ans (2004-2009) de numérisation de la presse quotidienne française du dix-neuvième siècle et de la première moitié du vingtième siècle.
Objectif : d'ici à 2009, proposer 4 titres nationaux (Le Figaro, L'Humanité, Le Temps, La Croix) et 18 titres régionaux en version numérisée et consultable en ligne, soit 2,1 millions de pages.
Et les formats ? Le dossier de presse en parlent en détails :
- Tout d'abord du format physique du support, avec les problèmes de la conservation du papier (problèmes des manipulations, de l'acidité, de température, d'humidité, de poussière) ;
- Ensuite du format des images micrographiques des journaux, support qui était utilisé depuis la fin des années cinquante : là aussi problèmes de détérioration du support suite aux manipulations, problèmes de duplication et avenir incertain de la photo argentique (à la base de la migrographie) ;
- Enfin, le format numérique retenu : la BnF a choisi la numérisation en mode « image » à partir des documents originaux. Avec des techniques complémentaires de reconnaissance optique de caractères en vue des recherches plein texte au sein des documents numérisés. Le Sénat va aider financièrement pour ce point particulier.
Ces images numériques des journaux seront consultables simultanément par de nombreuses personnes, sans dégradation du support par manipulation ni perte lors des duplications. Bien sûr, cela n'enlève en rien au coût du stockage de ces données numériques ni au suivi des supports informatiques. Le dossier de presse ne le précise pas, mais il serait logique que le format des images numériques soit à un format ouvert.
Sources et liens :
- Le communiqué de presse de la BnF (court, que en PDF), http://www.bnf.fr/pages/presse/communiques/numerisation.pdf
- Le dossier de presse de la BnF en PDF, http://www.bnf.fr/pages/presse/dossiers/num_presse.pdf
- Article La BNF va numériser plus d'un siècle de presse, de François Rivière, le 18 février, http://www.liberation.fr/page.php?Article=276573
- Article La BNF numérise les archives de la presse française, de Estelle Dumout, ZDNet France, 18 février 2005, http://zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39207270,00.htm
Par Thierry Stoehr,
vendredi 25 février 2005 à 23:55 :: Archivage
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On trouve 4 formats pour les films sur le site de l'ADAE
Le site de l'ADAE (Agence pour le Développement de l’Administration Electronique) est entre autres le site de référence du programme gouvernemental ADELE (Administration ELEctronique 2004/2007). Ce programme a été lancé par le Premier ministre, le 9 février 2004 à Lyon. (L'ADAE organise aussi des conférences, comme celle dernièrement début février).
Pour illustrer les possibilités d'ADELE, de petits feuilletons sont disponibles, mettant en scène deux personnages symboliques, Adèle (l'usagère) et Marc (l'agent public). Et quels sont les formats des films proposés ? Quatre :
- le format Flash (de Macromedia, le premier film de lancement) ;
- le format MPEG (ou Quicktime, d'Apple) ;
- le format Real Player (de Real Networks) ;
- le format Windows Media Video (WMV, de Microsoft, le dernier à être proposé).
Certes, ces 4 formats ne sont pas ouverts. Cependant, une diversité est présente. Une situation à souligner, bien plus complète que France 3 (journaux télévisés au seul format Windows Media) ou que l'Assemblée nationale (deux formats pour les retransmissions des séances, Real Player et Windows Media ; mais un seul pour la Chaîne parlementaire, Windows Media).
Souhaitons que cela continue, pour un accès à l'information le plus large possible. Et si le site de l'ADAE devenait même le premier site gouvernemental à proposer aussi des animations à des formats ouverts ?
Sources et liens :
- Le film La nouvelle vie d’Adèle et Marc, 3 formats, Flash, Real Player et MPEG, http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=313
- Le fim Le congé de paternité, 2 formats, MPEG et WMV, http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=699
- Le fim Le passeport, 2 formats, MPEG et WMV, http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=697
- Le fim La carte grise, 2 formats, MPEG et WMV, http://www.adae.gouv.fr/article.php3?id_article=698
Par Thierry Stoehr,
jeudi 24 février 2005 à 23:50 :: Général
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Filmer en numérique ou avec des bobines ?
Le film La Marche de l'empereur est sorti en France le 26 janvier 2005. Il montre la vie du manchot empereur pendant un an, du rassemblement pour les amours jusqu'à la dispersion des adultes et de leurs petits.
Une question s'est posée avant le tournage : utiliser des caméras numériques ou classiques ? Quel format de support utiliser ? Quel format d'image employer ? Le disque dur avec des images numériques d'un côté, les bobines de l'autre.
Il y avait trois grandes contraintes : d'une part les conditions climatiques de froid extrême et d'intempéries lors du tournage ; d'autre part le froid (moins important mais constant) présent dans les locaux de stockage pendant plusieurs mois (l'équipe était sans lien logistique pendant tout le séjour) ; enfin avoir du matériel facilement réparable en cas de problème.
Verdict : ce sont les bobines qui ont été retenues, le numérique n'étant pas asssez résistant, les caméras numériques étant trop fragiles et plus assez mécaniques pour être facilement réparées si besoin. Les pellicules des bobines résistaient bien au froid, avec les images fixées par réaction chimique selon le principe à la base de cette technologie (comme pour la photo argentique). C'est ce qu'a déclaré le réalisateur du film, Luc Jacquet, interviewé sur France Info fin janvier.
Entre un format numérique et non-numérique, les technologies les plus récentes ne répondent pas toujours à toutes les contraintes (ainsi entre le papier et le disque dur, c'est le papier qui a été retenu pour certaines archives). Avec aussi l'importance capitale du support, comme ici, avant même les formats ouverts des données numériques quand il y en a.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 24 février 2005 à 12:00 :: Non-électronique
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Des brevets dans des standards : un recul absolu
Cette nouvelle est un coup de tonnerre : l'organisme de normalisation OASIS envisage d'accepter des brevets dans ses standards.
Les standards établis par l'OASIS sont des standards ouverts, c'est-à-dire sans brevets. Cette absence de brevet facilite, encourage et accélère l'adoption du standard ouvert, disponible et utilisable par toutes les structures. Le dernier prix Turing décerné aux inventeurs du standard ouvert TCP/IP le soulignait par exemple clairement. L'absence de brevet dans les standards ouverts est un fondement d'une vraie interopérabilité.
L'OASIS (Organization for the Advancement of Structured Information Standards) envisage donc à partir du 15 avril prochain d'appliquer une nouvelle politique et d'accepter la possibilité que certains de ses standards disposent de brevets.
Une attaque déjà rencontrée dans le passé... et aussi très récemment...
Il est à noter que cette décision a connu un précédent similaire : le W3C avait aussi envisagé d'accepter des brevets dans ses recommandations (terme qui désigne ses standards), mais la réaction internationale de protestation l'avait fait revenir sur sa décision. En décembre 2004, le W3C a lancé un groupe de travail sur les brevets et les standards (le PSIG), mais apparemment en tenant compte de l'expérience précédente.
Et plus récemment encore, le 17 février dernier, l'association BSA (un regroupement de gros éditeurs informatiques) a fortement critiqué la volonté de l'Europe d'avoir des standards ouverts sans brevet. En effet l'Europe veut employer de vrais standards ouverts, pour lesquels elle a établi un cahier des charges qui indique absence de brevets. Or deux formats sont finalement en lice : celui de Microsoft MS XML (mais qui a des brevets), et OpenDocument d'OpenOffice.org... qui est soutenu par l'OASIS !
Que faire ?
Comment réagir et agir concrètement ? Une lettre ouverte, signée par des personnalités du monde des technologies de l'information a été publiée. Elle appelle à prendre clairement position contre ce projet :
- en diffusant largement l'information ;
- en écrivant à l'adresse open arobase rosenlaw.com pour indiquer son soutien.
Ce projet de l'OASIS va à l'encontre de ce qu'est l'interopérabilité. C'est un refus du principe même de l'échange et de la circulation des informations.
Sources et liens :
Voir aussi les billets sur les réactions AFUL, AFPRIL, FSF France et OpenOffice.org ; et le billet sur le soutien de l'EIfEL.
Par Thierry Stoehr,
mercredi 23 février 2005 à 08:00 :: Interopérabilité
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Action en justice contre Apple, Sony et leurs DRM
Les DRM, système de gestion des droits numériques, rendent les formats audio incompatibles et peuvent limiter les usages (copie, transfert,...). Les DRM sont utilisés par Apple (dans son format AAC), par Microsoft (dans son format WMA) et par par Sony (dans son format ATRAC). Des formats principalement utilisables avec leurs baladeurs respectifs, et en vente uniquement sur leurs sites.
De ce fait, pas d'interopérabilité et une situation cacophonique largement dénoncée en 2004. C'est pourquoi l'association UFC-Que choisir a décidé le 14 février de porter plainte contre Apple et Sony (gras ajouté) :
Cette absence totale d'interopérabilité entre les DRM enlève non seulement au consommateur son pouvoir de choisir indépendamment ses matériels et son lieu d'achat, mais constitue aussi un frein réel à la libre circulation des œuvres de l'esprit.
Et Microsoft ? Pas avec cette procédure, indique Julien Dourgnon, chargé de mission pour l'association, repris par ZDNet. Et ajoute (gras de mon fait) :
Apple et Sony cherchent à créer des vases clos limités et superétanches avec leurs systèmes, tandis que Microsoft a une stratégie inverse, de cannibalisation. Il tente de conquérir le marché en cherchant à imposer son lecteur multimédia et sa DRM dans tous les baladeurs numériques.
Les DRM ne sont pas interopérables ? C'est déjà ce que dénonçait un groupe de travail européen en août 2004. Les DRM sont une menace pour les libertés individuelles ? C'est aussi ce qu'écrit la Commission Européenne en janvier 2005. Les DRM ne fonctionnent pas ? Cela a été expliqué. Les DRM font parler d'eux ? Cela était bien le cas en 2004.
Face à cette situation, des sites de vente de musique en ligne existent, sans recourir aux DRM : MP3tunes.com depuis le 19 février, mais aussi neophoniques.com, audiolunchbox.com ou godon.org. Ils misent sur des formats plus ouverts car sans DRM, voire vraiment ouverts car sans brevets comme avec le Ogg Vorbis.
Sources et liens :
- Le communiqué de l'UFC-Que choisir, Vente de musique en ligne Les consommateurs sont pieds et poings liés par Apple et Sony !, le 14 février 2005, http://www.quechoisir.org/Position.jsp;jsessionid=7BC0ECEFE6E5018F3D08467CF24B704C.tomcat-1?id=Ressources:Positions:4381AADB2DDCA920C1256FA8004926FD&catcss=IMA101
- Article Musique en ligne : l'UFC poursuit Apple et Sony, par Estelle Dumout, ZDNet France, le 14 février 2005, http://zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39206572,00.htm
- Sites neophoniques.com http://www.neophoniques.com (problème de navigation car fenêtres limitées, avec Mozilla), audiolunchbox.com http://www.audiolunchbox.com et godon.org http://www.godon.org
Par Thierry Stoehr,
mardi 22 février 2005 à 23:50 :: Interopérabilité
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Les XML, PDF, HTML et autres MP3 sont à la baisse ?
Ce billet de la catégorie Humour ne dira rien sur Firefox et la propriété intellectuelle ni sur les vrais formats ouverts.
En revanche, voici un titre bien accrocheur reçu dans un courrier électronique : -15% sur tous les formats ! Avec à la clé une « page » et une image explicatives...
Question : cette réduction s'applique-t-elle vraiment à tous les formats ? (Y compris à ceux des dimensions et des dates du texte ? Cela donne alors des dimensions réduites et une date limite en 1704...)
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
lundi 21 février 2005 à 23:55 :: Humour
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Les standards ouverts, la sécurité, les logiciels libres
Hervé Schauer, directeur du cabinet de sécurité HSC, dans l'article Sécurité : verrouiller sans enfermer de 01 Informatique qui traite de l'univers de la sécurité (IDS, pare-feu, PKI, filtrage,...) et des logiciels libres :
« C'est dans le logiciel libre que l'on retrouve les implémentations de référence des standards. C'est normal, puisque ces normes constituent leur cahier des charges. A contrario, un éditeur recherche l'incompatibilité avec la norme, moyen de garder ses clients captifs. »
Il s'agit bien sûr de formats ouverts, de protocoles ouverts, c'est-à-dire de standards ouverts. Sécurité-standards ouverts, logiciels libres-standards ouverts, des couples qui vont bien ensemble.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
lundi 21 février 2005 à 23:50 :: Général
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Les cartouches d'encre et leurs formats
Les cartouches d'encre des imprimantes sont comme les rasoirs à lames jetables (ou les capsules de machines à café) : un format propre à chaque marque et à chaque modèle. Un marché ainsi captif. Il y a la solution des cartouches compatibles ou rechargées, fabriquées par un autre industriel que celui de l'imprimante. Or pour le fabricant de l'imprimante, les consommables sont une source de revenus non-négligeables...
Pour contrer ces cartouches d'encre non-officielles :
- il y a la campagne de communication et marketing mettant en avant l'importance de l'origine : même marque, même maison, meilleure qualité ;
- il y a eu l'ajout d'une puce électronique, indispensable au fonctionnement de la cartouche avec le logiciel dédié de l'imprimante, comme cela a été le cas de Lexmark. Une affaire qui a été portée en justice car une puce tierce faisant la même chose « contourne la mesure technique qui contrôle l'accès » au logiciel, selon Lexmark. Et cela viole, selon Lexmark, la loi DMCA aux Etats-Unis. La chose a été jugée : gain de cause de Lexmark en février 2003, mais la société a perdu en appel en octobre 2004. En effet, le DMCA indique que l'on peut contourner une mesure technique et élaborer une opération d'ingénierie à rebours pour assurer l'interopérabilité entre programmes ;
- et il y a dernièrement, lancé par HP, la cartouche avec une puce comportant le code de la zone de fabrication : si les codes imprimante-cartouche sont identiques, cela fonctionnera. HP bride ses cartouches d'encre pour qu'elles ne fonctionnent qu'avec des imprimantes achetées dans la même région du monde (HP définit 4 zones : Europe de l'Ouest, Europe de l'Est, Amériques, Orient).
Encore une fois ici, le format, pas vraiment ouvert, est au centre du sujet. Ce format des cartouches d'encre qui est à la fois non-électronique dans sa partie matérielle, et informatique-électronique pour son aspect logiciel et puce.
Sources et liens :
- Article Etats-Unis: Lexmark n’a pas le droit d’imposer ses cartouches maison dans ses imprimantes, de Declan McCullagh, CNET News.com, le 28 octobre 2004, http://www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39179913,00.htm
- Article HP starts to strangle grey imports, de Dinah Greek et Anthony Dhanendran, Computeractive, le 25 janvier 2005, en anglais, http://www.vnunet.com/news/1160754
Par Thierry Stoehr,
dimanche 20 février 2005 à 23:55 :: Général
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Une des quinze introductions de la rétrospective 2004
L'association APRIL propose une Rétrospective 2004 établie à partir de sa revue de presse à propos des logiciels libres, de la documentation libre et des sujets afférents, Sélection libre. Pour chacun des thèmes, une introduction est proposée, dont celle sur interopérabilité et formats ouverts.
L'introduction que j'ai écrite est en ligne, suivie des articles (de la revue de presse) correspondants pour l'année écoulée. Voici ci-dessous des compléments pour une lecture encore plus complète de cette introduction :
- Absence d'interopérabilité dans la vente de musique en ligne : la cacophonie dénoncée,
Bonne lecture de cette rétrospective.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 20 février 2005 à 23:50 :: Ressources
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Un excellent document sur la situation du format d'OpenOffice.org
L'excellent site anglais Groklaw a publié le 30 janvier un document écrit par Daniel Carrera, du projet OpenOffice.org. Il décrit en détails la situation du format ouvert OpenDocument d'OpenOffice.org, retenu par l'Union Européeenne, avec le format Microsoft XML, comme finalistes au titre de format ouvert officiel. (La volonté d'avoir des formats ouverts est aussi celle par exemple de l'état du Massachussets).
En 5 parties, il fournit la chronologie du dossier, avec le rapport Valoris donnant les critères de formats ouverts, les réponses de Sun, IBM et Microsoft, la situation actuelle. Les avantages de OpenFormat d'OpenOffice.org par rapport à celui de Microsoft sont :
- pas de contraintes légales, et soutien de l'OASIS ;
- réutilisation de standards ouverts quand cela est possible (SVG, Dublin Core, MathML, etc) ;
- fidélité plus importante du format ;
- très proche de XSLT et autres outils basés sur le XML.
Le document se termine par une partie sur Ce que vous pouvez faire pour aider : deux points sont indiqués,
- adopter et utiliser OpenOffice.org, pour avoir encore plus d'utilisateurs, de filtres ;
- soutenir, écrire, informer le plus largement.
Pour ce qui est du dernier point, c'est ainsi un peu logiquement chose faite.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 19 février 2005 à 23:55 :: Général
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Nominations dans 15 pays des NTO de Microsoft
Le sujet de l'interopérabilité est capital. Il est aussi en vedette depuis l'annonce de Microsoft le 3 février dernier de placer ce sujet comme principal pour la société. Une annonce qui a suscité des questions, des surprises, des interpellations.
Microsoft a aussi annoncé le 21 janvier la nomination de 15 NTO dans différents pays. Un NTO est un National Technology Officer, c'est-à-dire un responsable en charge des relations au niveau national entre le secteur public et gouvernemental et Microsoft. Pour les aider à « atteindre leurs objectifs dans le secteur des technologies de l'information ». Avec entre autres les sujets comme « la sécurité, la vie privée, les standards et l'interopérabilité. »
Les pays concernés par la nomination de NTO d'après les informations disponibles :
- Grande Bretagne : Jerry Fishenden ;
- Australie : Greg Stone ;
- Europe : Jonathan Murray, depuis Zurich, qui supervise les NTO d'Europe ;
- Etats-Unis : Stuart McKee ;
- Japon : Sam Furukawa ;
- Allemagne, Suisse, Inde, Chine : mais pas encore de nom connu ;
- France : pas encore de nom connu.
Sans être NTO, rappelons ici que ce sont les vrais standards ouverts qui sont les plus à même d'assurer une vraie interopérabilité, ainsi qu'indépendance, qualité technique et pérennité.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 19 février 2005 à 23:50 :: Général
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Les systèmes d'information géographique et les formats ouverts
La lettre d'information de janvier 2005 de l'association ADULLACT traite des SIG, les systèmes d'information géographique. Avec une approche qui traite du trio logiciel-format-donnée , en mettant en avant celui constitué par les logiciels libres, les standards ouverts et les données publiques :
- les données publiques, qui devraient être un bien public, libre et accesible ;
- les logiciels libres, qui sont ouverts (licence ouverte, code source ouvert) et assurent technique puissante, indépendance et pérennité ;
Pour chaque élément de ce trio, le document donne des exemples pour les systèmes d'information géographique. Et il pointe de manière pertinente que seule la combinaison de ces trois éléments répond vraiment à une approche de SIG financés par des fonds publics.
Enfin, cette approche rappelle combien les formats et les données sont liés (surtout si le format des données est fermé), tout comme les logiciels libres et les standards ouverts sont intimes (comme développé lors de la conférence de l'ADAE).
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 18 février 2005 à 23:55 :: Général
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Il y a 1 format video et aussi 2 formats video...
Sur le site de l'Assemblée nationale :
- on trouve les pages de La Chaîne Parlementaire Assemblée Nationale, qui proposent de suivre ses émissions avec seulement le format Windows Media (pour les retransmissions en direct, reportages, journaux,...) ;
- mais on trouve aussi la page La séance publique en direct qui propose : « Regardez la séance publique en direct », avec le choix entre deux formats, Real et Windows Media.
On a donc sur un même site, un seul format format video sur l'une des pages, et deux formats video sur une autre page. Des formats qui ne sont pas des formats ouverts. Mais qui en offrant deux possibilités dans le second cas permettent à plus de visiteurs citoyens de suivre les débats. Une autre possibilité serait un format ouvert (donc sans brevet).
Si au moins le choix actuel demeure sur la page qui le propose, et s'il revient sur La Chaîne Parlementaire, une certaine ouverture et diversité demeureront sur ce site public, qui est l'un des plus symboliques.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 18 février 2005 à 23:50 :: Général
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Un document de la Commission Européenne
Les DRM sont des dispositifs limitant certaines opérations (copie, transfert) sur les fichiers qui en sont pourvus. Les DRM sont dénoncés par des associations de consomateurs, par des responsables techniques.
Nouvel élément : un document de travail du 18 janvier 2005 de la Commission Européenne, signalé et traité dans l'article Les DRM sont une menace pour les libertés individuelles de Luc Saint-Elie :
En version courte la Communauté craint que les dispositifs de contrôle n’empiètent sur la vie privée en s’adjoignant d’autres données qui ne sont pas directement liées à l’œuvre protégée, données concernant les individus.
Une situation à l'opposé des formats ouverts, et un article à lire.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 17 février 2005 à 23:55 :: Interopérabilité
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Lancement de MP3tunes.com
Le 9 février 2005 a été lancé le site de vente de musique en ligne MP3tunes.com. Un de plus après les iTunes (Apple), MSN Music (Microsoft), Connect (Sony), FNACMusic (de la FNAC) et autres VirginMega (Virgin) ? Un de plus à proposer des fichiers musicaux à un format fermé propre à un seul type de baladeur et avec des limitations d'utilisation en raison des DRM ? Un site de plus qui enferme et donc sans interopérabilité ?
Pas exactement, puisque la volonté est clairement de se démarquer en annonçant des fichiers :
- au format MP3 (et non pas Atrac de Sony, WMA de Microsoft, AAC d'Apple), format lisible par de très nombreux baladeurs, y compris ceux des marques précédentes (pour presque tous, Sony y vient) ;
- sans DRM, système de gestion des droits numériques, qui limite le nombre de copies ou de transferts entre ses appareils (ordinateurs, baladeurs, CD audio, clé USB) ;
- sans logiciel spécial, sans système d'exploitation particulier, sans navigateur privilégié.
De plus, les fichiers sont aussi proposés moins chers que les prix en vigueur et sont disponibles au sein d'un compte depuis le site une fois achetés, pour autant de téléchargement que voulu (cela évite de ne plus rien avoir en cas de perte, vol ou crash de vos appareils).
Une autre approche commerciale d'envergure donc, avec une ouverture quant à l'accès au site et des formats musicaux moins fermés, même si le MP3 n'est pas totalement un format ouvert du fait de brevets dessus. Au contraire du Ogg Vorbis, utilisé par exemple par Radio Canada. L'initiateur de cette entreprise est Michael Robertson qui a lancé MP3.com, Linspire, et SIPPhone.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 17 février 2005 à 23:50 :: Interopérabilité
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Viol des PI des sites Web
Le navigateur Firefox et la suite Mozilla « violent les propriétés intellectuelles des sites Web ».
Un regroupement de plusieurs sites Web professionnels, de secteur d'activités très différents (informatique, presse en ligne, voyages, petites annonces et Webmail principalement) dénonce les possibilités des navigateurs Firefox et de la suite Mozilla.
Le texte publié par les responsables des sites indique que « les navigateurs mentionnés précédemment violent les propriétés intellectuelles des sites Web en modifiant grandement leurs caractéristiques propres. Or ils sont le fruit d'heures de développement, ainsi totalement détournées et bafouées au mépris des droits les plus élémentaires ».
Le texte se poursuit en détaillant « les violations des formats » par les navigateurs incriminés :
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Par Thierry Stoehr,
mercredi 16 février 2005 à 23:50 :: Humour
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Le prix Turing à V. Cerf et R. Kahn pour TCP/IP
Le 16 février, le prix Turing 2004, haute récompense de l'informatique, a été décerné par l'ACM (Association for Computing Machinery) à Vinton G. Cerf et Robert E. Kahn pour leur travail pour l'élaboration des protocoles de communication à la base d'Internet. C'est-à-dire le protocole TCP/IP. Ils publièrent entres autres en 1974 le texte A Protocol for Packet Network Interconnection, qui spécifiait en détails la structure du Transmission Control Protocol, TCP (Protocole de contrôle de transmission).
Et l'une des particulatités de TCP (comme de IP), est qu'il s'agit d'un protocole ouvert, donc dépourvu de brevets (extrait du New York Times cité par Groklaw, emphase ajoutée) :
Le docteur (ndt : le titre universitaire) Vinton Cerf a déclaré qu'une partie de l'explication quant au succès rapide et mondial de leur protocole était que lui et le docteur Kahn ne réclamèrent aucune propriété intellectuelle sur leur invention. Il ne gagnèrent aucun argent dessus, même si cela aida leur carrière. « C'était un standard ouvert auquel nous permettions à quiconque d'accéder sans contraintes », déclara-t-il.
Une preuve supplémentaire de la puissance et de l'intérêt des vrais standards ouverts, protocoles ou formats.
Sources et liens :
Mise à jour :
Plusieurs personnalités lauréates du prix Turing se sont prononcées contre les brevets sur les logiciels, dont Donald E. Knuth (prix Turing 1974). Robin Milner (prix Turing 1991) est l'un des signataires d'un appel de 30 scientifiques contre la brevetabilité du logiciel.
Par Thierry Stoehr,
mercredi 16 février 2005 à 21:30 :: Internet
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Les 7 ans du format ouvert des formats ouverts
Le 10 février 1998, le World Wide Web Consortium (W3C), alors âgé d'un peu plus de 4 ans, a publié la recommandation 1.0 du format XML, ce « méta-langage qui vous permet d'élaborer des langages à balises qui décrivent ce qui est important pour vous. »
Il connait 7 ans plus tard un succès indéniable, avec un nombre très important de formats qui se basent sur lui, que ce soit des formats nouveaux (SSML ou SMIL par exemple) ou des formats antérieurs réécrits en XML (MARCXML, XHTML par exemple). Et le XML est un format ouvert, même le format ouvert des formats ouverts, à condition d'avoir du vrai XML, publié, documenté, sans restriction d'usage, et permet l'interopérabilité.
Parmi les formats XML, citons de manière non-exhaustive :
- XHTML et CSS (pages Web)
- RSS (syndication Web),
- DocBook (documentation)
- EAD (archives)
- TEI (métadonnées)
- BiblioML (notices de bibliothèques)
- MARCXML (catalogue de bibliothèques)
- SSML (voix)
- SMIL (présentations multimédias interactives)
- XML Include (fusion de XML)
- XForms (formulaires Web)
- XOP (binaire en XML)
- ou encore bien d'autres (SVG, MathML,...).
Joyeux anniversaire XML !
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Par Thierry Stoehr,
mardi 15 février 2005 à 23:50 :: Anniversaire
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La Chaîne Parlementaire-AN : que du WMV
Voici le texte de la page La chaîne parlementaire en direct :
Retransmission en direct de La Chaîne Parlementaire
Regardez la Chaîne Parlementaire en direct.
Au format Windows Media
Pour accéder à la retransmission en vidéo, le plug-in audio & video est indispensable.
AVERTISSEMENT :
Depuis le vendredi 23 avril 2004, la diffusion audiovisuelle des programmes de La Chaîne Parlementaire - Assemblée nationale est effectuée au format Windows Media Player.
France 3 avait décidé de ne proposer que Windows Media Player fin novembre 2004, LCP-Assemblé Nationale fin avril 2004. Et les questions demeurent :
- La Chaîne Parlementaire-Assemblée Nationale est destinée à tous, avec comme slogan en page d'accueil du site, La chaîne qui aime la République et qui l'affiche : peut-elle alors écarter de l'accès à l'information une partie des citoyens ?
- Peut-elle contraindre ses utilisateurs-citoyens à n'utiliser qu'un seul format (celui de Windows Media) ?
- Peut-elle ne retenir qu'un seul logiciel, Windows Media Player, dont le retrait a été exigé et obtenu sur décision de justice par la Commission européenne pour abus de position dominante ?
- Enfin, dans un souci d'indépendance et ici encore plus d'archivage, un format fermé comme celui de Windows Media est-il le plus pertinent alors que les recommandations d'archivage parlent de formats ouverts ?
La télévision hertzienne classique a au moins un format qualifiable d'ouvert car utilisable par tous les téléviseurs. Souhaitons que cette situation évoluera pour un accès de tous.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mardi 15 février 2005 à 14:00 :: Général
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Après le DVD Blu Ray et le HD DVD, voici le DVD HVD
C'est la guerre des formats : en musique pour lire les fichiers, en video pour lire les futurs DVD video. Dans ce dernier secteur, il y avait déjà deux formats en concurrence, le DVD Blu ray et le HD DVD : et en voici un troisième, le DVD HVD !
Ainsi, des entreprises spécialisées dans le disque optique ont créé le 3 février le consortium HVD Alliance, pour promouvoir le HVD, Holographic Versatile Disc. Il a une capacité plus élevée que les deux autres concurrents, mais aussi un autre format, pour d'autres matériels. Donc pour chacun des formats, c'est une guerre accrue pour la commercialisation grand public la plus rapide, avec le plus de matériel disponible et avec le catalogue le plus riche. Les acheteurs sont spectateurs, et les formats ne sont pas ouverts.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
lundi 14 février 2005 à 23:50 :: Général
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Une sommité du Web répond à Bill Gates
Depuis l'annonce de Microsoft le 3 février plaçant l'interopérabilité au premier plan, il y eut en 10 jours :
Sans oublier Stanblog avec deux articles... plus un troisième à souligner : il propose en partie une traduction de l'excellent texte de Håkon Wium Lie, Chief Technology Officer chez Opera Software et sommité du Web. Ce dernier réagit de manière encore plus pertinente et détaillée à l'annonce faite par Microsoft et il pose des questions à propos d'une dizaine de points, montrant combien il n'y a pas eu jusqu'ici d'interopérabilité (ni de formats ouverts).
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 13 février 2005 à 23:50 :: Interopérabilité
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Après le vote définitif, voici la parution officielle
Il y a eu le vote du projet de loi (le 24 janvier), puis le vote de la loi (le 3 février), et voici maintenant la loi n° 2005- 102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées parue au Journal Officiel du 12 février 2005. Avec les 3 paragraphes de l'article 47 :
Les services de communication publique en ligne des services de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées.
L'accessibilité des services de communication publique en ligne concerne l'accès à tout type d'information sous forme numérique quels que soient le moyen d'accès, les contenus et le mode de consultation. Les recommandations internationales pour l'accessibilité de l'internet doivent être appliquées pour les services de communication publique en ligne.
Un décret en Conseil d'Etat fixe les règles relatives à l'accessibilité et précise, par référence aux recommandations établies par l'Agence pour le développement de l'administration électronique, la nature des adaptations à mettre en œuvre ainsi que les délais de mise en conformité des sites existants, qui ne peuvent excéder trois ans, et les sanctions imposées en cas de non-respect de cette mise en accessibilité. Le décret énonce en outre les modalités de formation des personnels intervenant sur les services de communication publique en ligne.
Cela signifie...
...pour les sites publics :
- appliquer les recommandations internationales liées à l'accessibilité pour être accessible ;
- achever cette mise en conformité d'ici à 3 ans, sinon des sanctions sont prévues ;
- former les personnes impliquées.
...pour l'application technique de la loi, l'utilisation de standards ouverts, comme ceux du Web et du WAI (Web Accessibility Initiative) du W3C (World Wide Web Consortium).
La prochaine étape est le décret du Conseil d'état fixant les détails de la loi.
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Par Thierry Stoehr,
samedi 12 février 2005 à 23:50 :: Loi
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Le fichier PDF de la présentation du 1er février 2005
Le fichier de la présentation, Les standards ouverts et les logiciels libres, faite lors de la conférence de l'ADAE du mercredi 1er février, est disponible en suivant le lien ci-dessous. Il est au format ouvert PDF animé (avec menu cliquable et effets d'apparition), utilisable avec un lecteur PDF, et réalisé avec LaTeX, puissant logiciel de composition de documents.
(ll y a dans cette présentation des listes à puces critiquables, qui ne donnent que les principaux points, sans tout le développement oral. Toujours est-il qu'il y a ainsi tout de même une trace disponible.)
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 11 février 2005 à 23:50 :: Conférence
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Conséquences de l'utilisation du format des listes à puces
Il y avait déjà eu la question : quel format d'informations préférez-vous ? En voici une deuxième à ranger dans la catégorie non-électronique : écoutez-vous vraiment attentivement les présentations au format liste à puces ?
La réponse développée, expérience à l'appui, est non, selon le très intéressant article En avez-vous assez des présentations PowerPoint ?. En fait, pour les auditeurs de la présentation, c'est le format de listes à puces (que ce soit avec PowerPoint, mais aussi avec Keynote ou avec OpenOffice.org Impress) « qui les incite à ne pas faire leur propre travail de prise de notes, donc d'appropriation du contenu, donc de compréhension. »
La conclusion avancée : préférez donc une communication sans listes à puces, pour que l'audience écoute vraiment. Finalement, un format ouvert non-électronique pour bien communiquer. Une bonne lecture à méditer.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 10 février 2005 à 23:50 :: Non-électronique
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Suite de la saga des DTD, avec les catalogues de bibliothèques
Le monde des archives a EAD, celui des bibliothèques BiblioML, les ouvrages ont DocBook et pour les documents électroniques, c'est TEI. Ces formats ouverts sont basés sur du vrai XML, c'est-à-dire avec des DTD publiés et sans restriction d'utilisation.
En plus de ces 4 DTD, le site BlogOKat continue « sa saga »en présentant un article complet sur MARCXML, format ouvert XML des catalogues de bibliothèques. On trouve donc dans l'article qui lui est consacré une présentation, un historique, des explications, des liens.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 9 février 2005 à 23:55 :: Ressources
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Comment les machines comme les ordinateurs, les imprimantes, les serveurs, équipées de logiciels différents, communiquent-elles et échangent-elles leurs informations ? En ayant un langage commun, ce qui ne signifie pas le même langage, mais avec des éléments identiques pour tous. C'est le rôle des protocoles.
Et les protocoles ouverts se révèlent être les plus puissants pour être facilement et efficacement mis en œuvre : c'est ainsi le cas pour Internet, dont le succès s'appuie sur les standards ouverts comme XHTML, CSS (pour le Web) et aussi sur les protocoles ouverts comme SMTP, POP, IMAP (pour le courrier électronique) ou TCP, IP, HTTP (pour le Web). En utilisant ces protocoles ouverts, n'importe quelle machine (sans tenir compte de la marque, des logiciels employés, de l'âge,...) peut dialoguer avec les autres.
Mais comment dialoguer avec une machine quand on n'en connait pas le langage utilisé, non dévoilé par les fabricants (constructeurs de matériel et/ou éditeurs de logiciels) ? A priori difficile voire impossible sans aide. Et pourtant cela est possible, cela existe et cela donne même le protocole ouvert de référence dans son domaine : le protocole Samba, permettant d'échanger avec les machines sous Windows. Or ce protocole ne bénéficie à ce jour d'aucune aide de l'éditeur, Microsoft. Même s'il serait ensisageable que cela change suite à l'annonce de placer l'interopérabilité comme priorité (et malgré les questions qui se posent).
Toujours est-il que les méthodes utilisées par l'équipe de Samba, agissant en aveugle par rapport à des versions de Windows changeant de fonctionnement, sont à mettre en avant. Et l'article Interopérabilité : Microsoft et le protocole SMB du site Standblog explique très bien le parcours visant à « ôter les barrières de l'interopérabilité. »
Sources et liens :
Voir aussi :
Le billet à propos des questions posées par Opera.
Par Thierry Stoehr,
mercredi 9 février 2005 à 23:50 :: Interopérabilité
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Le style d'un texte est aussi un format ouvert
Un billet avec son style, son vocabulaire, utilise un format ouvert (non-électronique), dans la mesure où il applique des règles connues d'écriture. Voici trois exemples à propos de deux informations jusque ici pas encore relevées concernant l'annonce et les questions soulevées sur Microsoft et l'interopérabilité, priorité de la société.
Format devinette : qui suis-je ?
- Je suis une organisation d'élaboration des standards du Web pour favoriser l'interopérabilité. Je m'occupe de XML, de DTD et de Schema. Et je ne suis même pas une seule fois mentionnée dans le texte en faveur de l'interopérabilité (et du XML) de l'une des entreprises les plus puissantes du secteur (l'IETF, l'IEEE, l'OASIS ou l'ISO, mes structures cousines de normalisation, sont aussi oubliées). Qui suis-je ?
- Je suis un logo présent sur les sites qui s'attachent à utiliser les standards ouverts du Web pour appliquer l'interopérabilité. Et je ne peux être décerné au site Web dédié à l'interopérabilité d'une des sociétés les plus importantes qui soutient l'interopérabilité dans sa dernière déclaration. Qui suis-je ?
Format factuel : l'information
- Le long texte en faveur de l'interopérabilité, publié par Microsoft le 3 février, ne mentionne que des « organisations de standardisation » mais sans jamais en citer une : ainsi le World Wide Web Consortium (W3C) est oublié, pourtant à la base du succès du Web, alors qu'Internet est mentionné dans le texte comme « l'exemple le plus évident de cette interopérabilité ».
- Le site lancé par Microsoft et dédié à l'interopérabilité n'est pas conforme aux normes du World Wide Web Consortium (W3C) : le code des pages n'est pas validé par l'outil de validation du W3C, le HTML Validator. Or cette mention de site valide avec son logo est une garantie reconnue et indépendante d'interopérabilité.
Format lapidaire
- Le W3C n'est jamais mentionné dans le texte de Microsoft sur l'interopérabilité, le XML et les services Web.
- Le site de Microsoft sur l'interopérabilité, www.microsoft.com/interop, n'est pas conforme W3C (No doctype found).
Sources et liens :
- Le texte de Microsoft du 3 février, en anglais, http://www.microsoft.com/mscorp/execmail/2005/02-03interoperability.asp
- Le site dédié à l'interopérabilité, non-valide, en anglais, http://www.microsoft.com/interop
- Le HTML Validator du W3C avec son logo de validation en cas de succès, en anglais, http://validator.w3.org
- Le site du groupe de travail Interopérabilité de l'AFUL, site valide XHTML, CSS et WAI, http://www.aful.org/gdt/interop
Voir aussi :
Les billets sur le travail de Samba et sur les questions d'Opera.
Par Thierry Stoehr,
mardi 8 février 2005 à 14:00 :: Interopérabilité
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Après la déclaration, les questions
Il y eut différentes déclarations, en 2005 ou l'année dernière, de responsables Microsoft à propos d'interopérabilité, de standards ouverts, de XML. Et le 3 février, Bill Gates y est revenu en fixant l'interopérabilité comme priorité de Microsoft.
Après l'annonce, que l'on peut a priori saluer, il y a les questions que cela soulève. Ainsi, le site StandBlog dans un billet de ce jour en pose déjà 5. Complétons :
- le format XML de la suite Office 2003 : il est sujet à brevets et licences, et l'état du Massachussets a publiquement indiqué que cela ne lui permettait pas de le considérer comme un format ouvert qu'il peut utiliser ; ces limitations seront-elles levées pour permettre une réelle interopérabilité en ayant du vrai XML?
- les protocoles ouverts : seront-ils respectés encore plus, sans y implanter des modifications avec brevets et qui les détournent de leur objectif d'ouverture (comme par exemple pour le SMTP et le projet SenderID rejeté une première fois par l'IETF) ?
- les brevets déposés : ils constituent un frein pour interopérer avec les technologies Microsoft ; pour assurer l'interopérabilité vont-ils être levés ou au contraire restés et ainsi confirmer les textes pessimistes ?
- les standards ouverts du Web du W3C : les XHTML, CSS, et autres recommandations élaborées de manière coopérative (y compris avec Microsoft) seront-elles encore mieux supportés en comblant les manques actuels ?
- le site dédié, www.microsoft.com/interop :
- s'ouvre par un texte qui parle de licence sur la propriété intellectuelle comme moyen de permettre l'interopérabilité : ces licences ne limitent-elles pas au contraire l'utilisation ?
- ne cite en ouvertute que les sociétés (companies) comme interlocuteur ; or il existe aussi des structures qui ne sont pas des sociétés et pourtant des acteurs majeurs (Apache, Samba, Debian,...) : quid pour ces structures qui ne peuvent établir de contrats en tant que sociétés ?
- propose un encadré « interopérable avec... » suivi de 5 possibilités (UNIX, Novell NetWare, Java/J2EE, IBM WebSphere, BEA WebLogic) : or le monde informatique ne se réduit pas seulement à ces 5 cas. L'interopérabilité est en fait générale, et non pas au cas par cas, sinon il s'agit de compatibilité, mais bien plus limitée.
- les formats ouverts XML bureautique : ceux de la suite bureautique OpenOffice.org, de plus en plus utilisés (toute la Gendarmerie nationale par exemple), demandés (par l'Europe par exemple) sont de vrais formats ouverts disponibles ; seront-ils pris en charge dans les produits Microsoft afin d'augmenter l'interopérabilité ?
Sources et liens :
Voir aussi les billets : à propos des deux informations surprenantes concernant cette annonce, à propos du travail de Samba et à propos des questions d'Opera.
Par Thierry Stoehr,
lundi 7 février 2005 à 20:00 :: Entreprise
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