MPEG-2 ou MPEG-4, telle était la question
La télévision numérique terreste (TNT) commencera en mars 2005. Avec quel format numérique ? Le MPEG-2 et le MPEG-4 étaient en lice.
- Le MPEG-2, déjà utilisé ailleurs, sans téléviseur spécial à acheter, sans décodeur trop coûteux.
- Le MPEG-4, pas totalement intégré à la chaîne de diffusion, nécessitant un téléviseur spécial et au décodeur plus coûteux, mais avec une qualité encore plus importante.
Finalement, c'est le MPEG-2 qui a été retenu le 21 juillet par le Premier Ministre. Ces formats sont fermés (avec notamment des brevets dessus). Mais même derrière ces deux formats fermés, en plus des aspects techniques, il y a aussi eu des luttes et des enjeux pour chacun des camps : politique (CSA d'un côté, ministère de l'industrie de l'autre), économique (TF1 et M6, et une concurrence prochaine).
Espérons tout de même que le problème d'archivage de l'audiovisuel sera au moins envisagé dès le début.
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
samedi 31 juillet 2004 à 23:40 :: Général
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Choisir DivX ou pas ?
Nouvelle version du format video DivX, la 5.2, publiée par DivX Networks le 19 juillet. DivX a été créé par un français, hors du circuit industriel. Il y a de nombreuses nouveautés dans la version 5.2, qui ont été reprises par des articles publiés à ce moment (voir plus bas).
En revanche, un point inédit est ressorti dans le papier de ZDNet, "DivX, l'âge de la maturité ?". La question de la maturité du format était posée, avec l'idée que ce format, né en dehors du cercle habituel, et ne bénéficiant pas d'assez de soutien d'industriels (même s'il est utilisé et installé sur des modèles de lecteurs video), aurait une mauvaise réputation, celle du MP3 de la video. Et malgré des qualités techniques indéniables et reconnues.
Or le MP3, comme le DivX, sont simplement des formats ayant proposés des compressions plus importantes que celles alors en place, mais sans être issues de l'industrie. Et c'est parfois l'utilisation qui a été faite de ces formats qui est critiquable, pas le format en lui-même, ni son origine.
D'où il ressort bien que le format est une chose. Son origine, son image et le soutien à sa diffusion en sont une autre. Avec pour le DivX et le MP3, des utilisations à leur actif (on parle de balladeur MP3, de lecteur DVD DivX). Mais il n'y a pas le label produit maison d'un gros éditeur qui le met en avant.
Cependant, même si'ls sont plus ouverts que les formats fermés concurrents (AAC, ATRAC, WMA, WMV,...), le MP3 et le DivX ne sont pas des formats réellement ouverts : il y a des brevets sur les techniques de compression.
En revanche, le Ogg Vorbis et le XviD sont ouverts. Et librement utilisables par les industriels, ce qui commencent à être le cas. C'est indispensable pour une vraie interopérabilité, bien plus bénéfique, comme le souligne l'appel récent de l'Open Group et d'IBM.
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Par Thierry Stoehr,
vendredi 30 juillet 2004 à 13:10 :: Général
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C'est la valse finale des "Maker" : après PageMaker, arrêt de FrameMaker !
Adobe arrête PageMaker. Cela a déjà été indiqué et développé avec les conséquences que cela a pour les utilisateurs : quid des fichiers créés au format fermé du logiciel désormais arrêté...?
D'ailleurs, l'information est indiquée (moins clairement) sur la page consacrée à PageMaker : "Si vous disposez d'une licence pour PageMaker, vous pouvez effectuer une mise à jour exclusive vers Adobe InDesign® CS PageMaker Edition".
Mais ce n'est pas tout ! En effet, en lisant la page consacrée à FrameMaker, on apprend ceci (tout en bas de ladite page) :
Remarque : le 21 avril 2004, Adobe a cessé de commercialiser FrameMaker pour Macintosh.
Utilisateurs du logiciel sur matériel Apple, fin de la vente. Fin du logiciel. Fin de l'utilisation de vos fichiers, créés avec un format fermé, indissociable du logiciel.
Voilà l'illustration de l'un des 5 dangers d'utiliser des formats fermés.
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Par Thierry Stoehr,
jeudi 29 juillet 2004 à 12:00 :: Logiciel
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Le 20 juillet, le consortium Open Group a annoncé avec IBM son appui à l'appel en faveur de l'utilisation des standards ouverts. But :
faire la promotion de l'utilisation des standards ouverts pour donner la liberté de choix aux clients des technologies de l'information et fournir l'interopérabilité parmi tous les vendeurs.
Le communiqué de presse souligne l'importance de l'adoption et la protection des standards ouverts pour les entreprises, gouvernements, organisations et particuliers.
Les standards ouverts sont considérés comme le point le plus important pour le futur de l'industrie liée aux technologies de l'information, face aux menaces des approches propriétaires.
L'appel, baptisé Developer Declaration of Independence (déclaration d'indépendance du développeur) souligne quant à lui :
- que les standards ouverts sont fondamentaux pour le développement de l'industrie des technologies de l'information ;
- qu'il est nécessaire de promouvoir la prise de conscience des possibilités offertes par les standards ouverts pour une meilleure concurrence, une liberté de choix et une meilleure offre ;
- que les standards ouverts doivent permettre de mobiliser l'énergie des acteurs et de l'accroitre ;
- que les standards ouverts sont à défendre face aux dangers des technologies propriétaires.
Rien à ajouter ! (si, le rappel de ce que sont les vrais standards ouvert)
Sources et liens :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 28 juillet 2004 à 14:40 :: Général
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Les 9 et 10 octobre 2003 se tenait à Lyon un séminaire de travail intitulé "Normes et standards pour les activités numériques dans l'enseignement".
Un programme riche, qui après avoir dressé un état des lieux, abordait les points suivants : "Faut-il des normes pour les TIC en éducation ?", "Identification et évaluation des initiatives TICE dans le domaine des normes et standards" et "Les industriels et les normes et standards".
Organisé par la Direction de la technologie (DT) du Ministère de l'éducation nationale, de nombreux intervenants (DT, AFNOR, ISO, Supélec, Sun, Microsoft, Hachette, CNDP, EUN,...) présentèrent leur point de vue, qui sont disponibles en ligne (pour la plupart au format fermé de PowerPoint, exception faite de quelques PDF).
La page de la manifestation : http://www.educnet.education.fr/tech/normes/seminaire-lyon-1003.htm
(S'il n'est pas possible de lire les fichiers fermés PowerPoint, la suite bureautique libre OpenOffice.org peut le permettre. Elle est disponible à cette adresse http://fr.openoffice.org/about-downloads.html.)
Par Thierry Stoehr,
mardi 27 juillet 2004 à 12:10 :: Manifestations
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Certaines publicités papier grand public changent un peu de l'habitude. Ainsi, c'est la chaîne de magasins Hyper-Media/Planète Saturne qui propose une unité centrale sans système d'exploitation installé et avec une distribution MandrakeLinux offerte... qui repose, comme l'ensemble des logiciels libres, sur de vrais formats et protocoles ouverts.
Autre publicité papier, celle de la chaîne de magasins Boulanger pour son opération "Le meilleur de l'audio en ballade". Outre les caractéristiques techniques des produits, certains encadrés d'explications sont intéressants. Celui sur "Les formats de compression" cite le MP3, le WMA, l'ATRAC3... et le Ogg Vorbis (le AAC d'Apple pour son iPod proposé dans la sélection est oublié). On lit :
OGG VORBIS est un nouveau format de compression venant concurrencer le MP3. Il est 40% plus performant que le MP3 en terme de compression. Il est encore peu répandu.
Même si qualifié de peu répandu, le Ogg Vorbis est cité, avec aussi un appareil proposé qui l'utilise. Ogg Vorbis est un vrai format ouvert pour l'audio. L'utilisation par les fabricants (ici c'est un modèle Samsung) est indispensable et rend encore plus crédible ce format ouvert.
Les industriels ont tout à gagner à utiliser des formats ouverts. Et certains le disent même clairement.
Sources :
Par Thierry Stoehr,
lundi 26 juillet 2004 à 12:05 :: Publicité
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Les sociétés Microsoft et Lindows (éditeur d'une distribution Linux) se sont mises d'accord pour régler leur différent juridique le 19 juillet dernier. La marque Lindows va devenir Linspire. C'est presque tout ce qu'indiquent les deux communiqués de presse identiques des deux sociétés. Les détails de l'accord restent confidentiels.
Cependant ces détails sont tout de même disponibles, et on apprend entre autres :
- que la somme de 20 millions de dollars est versée par Microsoft ;
- et aussi que Linspire va pouvoir utiliser les formats de fichiers multimedia de Microsoft (Windows Media).
Qu'un format (fermé) de fichiers fasse partie d'un accord important prouve bien le rôle joué par ce sujet. Il ne s'agit pas d'une décision anodine que de permettre d'utiliser Windows Media : pour l'un, c'est diffuser son format fermé ; pour l'autre, c'est permettre de lire les fichiers sur son système d'exploitation (alors que les autres ne le font pas).
Les formats sont bien au centre des batailles, et des accords.
Sources :
Par Thierry Stoehr,
dimanche 25 juillet 2004 à 02:20 :: Entreprise
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Le 22 juin, une loi française (la LCEN) définissait dans un de ses articles ce qu'est un standard ouvert.
Le 25 juin, le Conseil des ministres belges publiait un texte de sept paragraphes qui annonçait successivement :
- l'utilisation exclusive de standards ouverts ;
- l'emploi de logiciel libres ;
- la mutualisation des développements ;
- la non-dépendance vis-à-vis d'une plate-forme "propriétaire".
Concernant les standards ouverts, il est annoncé que les services publics fédéraux :
utiliseront désormais exclusivement des standards ouverts et/ou spécifications ouvertes pour les formats de données et les protocoles de communication lors de l'archivage, de l'échange et de la communication de données électroniques.
Cette décision prend effet immédiatement pour les nouvelles applications. Pour ce qui est de celles déjà existantes, une migration est lancée et devra s'achever. Le tout, afin de faciliter donc :
- l'archivage des données électroniques ;
- l'échange entre services ;
- la communication au public.
Enfin, avant la fin décembre 2004, une première liste de standards ouverts et/ou de spécifications ouvertes ainsi que les modalités de migration seront définies.
Sources :
Par Thierry Stoehr,
samedi 24 juillet 2004 à 15:20 :: Loi
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19 juillet 2004, annonce de la création du METCG par Microsoft. Avec un responsable de haut vol spécialement recruté. Avec une priorité importante dans la stratégie de la société. Une annonce parmi d'autres ?
Le METCG c'est le "Media/Entertainment & Technology Convergence Group", soit un groupe de travail pour la convergence entre le monde des technologies et les industries des médias et du divertissement.
Mais quelles technologies ? Celles des appareils utilisant Windows.
(...) the increasing consumer demand for access to high-quality audio/visual digital information, entertainment, news and sports programming via Windows Powered devices in the home.(...)
Et parmi les actions du groupe METCG , il s'agit d'établir des relations entre les différents acteurs : les pouvoirs publics (pour les aspects législatifs), les autres industriels partenaires... et les organismes de standardisation et d'établissement des normes.
Car, des formats (fermés) découleront tout : les outils pour les utiliser, les royalties pour les décoder, les technologies pour être présent sur le marché.
En fait, on peut distinguer deux grands secteurs du numérique (avec les formats des données comme élément clé) : le secteur professionnel et celui des loisirs.
- Le secteur professionnel, c'est celui qui touche au système d'information des entreprises (et des administrations et des particuliers), à la bureautique, aux réseaux ; les outils sont entre autres les traitements de texte, tableur, messagerie, navigateur, bases de données, serveurs.
- Le problème des formats y est crucial ; l'interopérabilité y est présente et y progresse plutôt.
- Le secteur des loisirs numériques, ce sont les divertissements à domicile (home entertainement), ce qui touche à l'industrie des media et des contenus : musique, télévision, cinéma, photographie, informations ; ses données seront à terme concentrées sur l'ordinateur, rebaptisé concentrateur numérique (digital hub), avec aussi les balladeurs numériques, les appareils photos numériques, les téléphones portables,...
- Le problème des formats y est encore plus crucial en regard des aspects liés aux droits d'utilisation ; l'interopérabilité y est peu présente et les industriels sont chacun à avancer leurs technologies fort de leur poids... qui correspond aux utilisateurs de leurs formats fermés. Comme le secteur est assez vierge et en croissance, il faut positionner ses technologies.
Interopérabilité en deça des intérêts commerciaux, non-interopérabilité au-delà. Sans oublier que celui qui contrôle le format fermé de l'information occupe une position bien importante vis-à-vis de cette information.
Sources :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 23 juillet 2004 à 14:15 :: Général
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Le 21 juillet, Michael Robertson, CEO et fondateur de la société SIPphone.com (et aussi de Linspire, anciennement Lindows), faisait l'annonce du lancement du logiciel PhoneGAIM :
- il comprend avec GAIM une partie téléphonie qui permet d'appeler ses correspondants via Internet ;
- le protocole d'échange de cette partie "voix sur Internet" (VoIP, Voice over Internet Protocol) est un protocole ouvert, SIP (Session Initiation Protocol) établi par l'IETF.
Ce choix de protocoles ouverts de la part d'une société pour développer son activité est-il le fait du hasard ? Certainement pas. Pourquoi par exemple réinventer ce qui existe ? Les protocoles ouverts, les standards vraiment ouverts sont donc clairement mis en avant dans l'annonce :
Standards means choice, and choice is good for everyone. Everything about SIPphone and PhoneGaim is standards-based. Proprietary systems may look attractive in the short term, but in the long run standards win. Why? Because standards allow every hardware company, software developer and network to work to advance the industry.(...)
Ce qui peut se traduire en français par :
Les standards (NdT : ouverts) sont synonymes de choix, et le choix est bon pour tout le monde. Tout ce qui concerne SIPphone et PhoneGAIM repose sur les standards. Les sytèmes propriétaires peuvent paraître attractifs à court terme, mais à long terme les standards gagnent. Pourquoi ? Parce que les standards permettent à chaque fabricant de matériel, à chaque développeur de logiciel et à chaque réseau de contribuer au développement de l'industrie.
Sources :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 22 juillet 2004 à 13:20 :: Entreprise
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Internet, c'est un ensemble de machines diverses et variées connectées entre elles et qui utilisent des protocoles pour échanger. Et pour permettre d'échanger réellement, ces protocoles sont réellement ouverts. Il en est ainsi du protocole IP, Internet Protocol, à la base des échanges. La version 6 a été mise en place hier 20 juillet sur les serveurs racine, machines à la base du fonctionnement.
La version actuelle, IPv4, n'est pas morte : elle va cohabiter pendant 20 ans avec IPv6, désormais lancé. Un élément de plus pour souligner le rôle crucial des protocoles ouverts.
Sources :
Par Thierry Stoehr,
mercredi 21 juillet 2004 à 12:36 :: Internet
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Dans une interview accordée à ZDNet, deux responsables de la société Novell expliquent la stratégie de l'éditeur, qui a acheté Ximian et SuSE à l'été 2003, deux éditeurs de logiciels libres.
Novell fait en interne ce qu'elle propose entre autres à ses clients : migration de ses utilisateurs vers OpenOffice.org, et aussi migration des systèmes d'exploitation des postes de travail vers du logiciel libre.
Là se pose le problème capital, celui des fichiers déjà existant. Comment ne pas perdre les données créées avec la suite Microsoft Office avec ses formats fermés (ou avec d'autres logiciels aux formats fermés) ?
Les responsables parlent de "portage" des documents sous OpenOffice.org. Et de rajouter que "l'interopérabilité avec les environnements Microsoft" est un critère important de ralliement des sociétés aux logiciels libres.
C'est en partie exact, mais c'est aussi en partie faux. Et source d'une approche erronée de ce qu'est l'interopérabilité. En effet :
- soit il y a échange avec des logiciels aux formats fermés du monde Windows : au vu de la position, cela recouvre un grand nombre de postes, et c'est une bonne chose. Mais à chaque nouvelle version de logiciel, un nouveau format fermé. Le travail pour l'échange est à refaire. Il ne s'agit pas d'interopérabilité.
- soit il y a interopérabilité réelle, basée sur de vrais formats ouverts : la disponibilité des spécifications de ces formats, leur libre utilisation, permet d'intégrer ces spécifications dans les outils et de ne plus avoir à se soucier des logiciels auteurs des fichiers ni de la plate-forme utilisée.
Par exemple, un calendrier de manifestations, au format ouvert iCalendar, est directement utilisable dans les logiciels qui intègrent ce format ouvert. Sans souci de version du logiciel, de système d'exploitation.
L'interopérabilité assure pérennité, indépendance, gain économique et facilité d'échange. Les acteurs qui s'appuient déjà sur les formats ouverts l'ont bien compris, notamment pour le Web (ce que vous lisez est du XHTML affiché dans un navigateur sachant utiliser ce format ouvert, quel que soit ce navigateur et son système d'exploitation).
Finalement, le travail fait par Novell est tout à fait intéressant. Mais ne parlons pas "d'interopérabilité avec". Bien plus d'interopérabilité ; tout simplement.
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Par Thierry Stoehr,
mercredi 21 juillet 2004 à 02:35 :: Interopérabilité
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En début d'année 2004, Adobe a annoncé une nouvelle version de son logiciel InDesign, intitulée "InDesign CS PageMaker Edition".
Derrière ce nom et à la lecture du communiqué de presse, on apprend que désormais le logiciel InDesign sera le seul outil d'Adobe pour le secteur de la PAO, et que PageMaker (son autre outil) y est désormais intégré sous la forme d'un plugin de prise en charge du format des fichiers de PageMaker.
Dit autrement et plus directement, Adobe abandonne PageMaker. Fin de son développement. "Recentrage de la gamme". Plus qu'un seul outil au lieu de deux. "Meilleure lisibilité des produits". "Outil plus puissant" avec le dernier en date. "Une évolution naturelle". Les arguments sont nombreux. Et classiques. Voire logiques.
Cependant, si on se penche un peu plus sur cette décision à propos des formats de fichiers :
- cela signifie que les documents réalisés avec PageMaker et enregistrés au format de PageMaker ne seront plus utilisables qu'avec InDesign ;
- mais à condition que la version de PageMaker soit bien prise en compte par InDesign ;
- et à terme, rien ne dit qu'Adobe n'incitera pas fortement (et logiquement) les utilisateurs à passer au format d'InDesign, abandonnant à terme totalement le format PageMaker.
Quid alors des fichiers faits avec PageMaker 4.0 par exemple ? Ils ne sont lisibles qu'avec PageMaker 4.0 --- qui n'est plus disponible ---, ni utilisables dans InDesign --- qui ne les prend (prendra) plus en charge. Malgré toute l'aide réelle pour effectuer la transition et le passage au nouvel outil.
Cet exemple peut s'appliquer à bien d'autres logiciels aux formats fermés. C'est l'illustration du principe du fichier au format fermé, fait par un logiciel ET fait pour ce logiciel. Le format fermé des données est contrôlé uniquement par la société éditrice, avec les risques :
- d'abandon d'une (ou plusieurs) ancienne(s) version(s) du logiciel, décidé unilatéralement par la société ;
- d'abandon du logiciel, décidé unilatéralement par la société ;
- de disparition de la société.
Entre la société auteur du format fermé et ses utilisateurs, cela peut ressembler à une liaison fatale.
Sources :
Par Thierry Stoehr,
mardi 20 juillet 2004 à 12:10 :: Logiciel
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Le 16 juillet, IBM a annoncé qu'il souhaitait standardiser les installations de logiciels en entreprises en proposant "Solution Installation Schema". Quand on lit standardisation de la part d'un acteur important du secteur de l'informatique :
- soit il considère que le standard c'est moi : hors de ma technologie, hors de mon format (fermé), rien n'existe (les exemples sont hélas nombreux par exemple pour les messageries instantanées, les fichiers musicaux) ;
- soit il a une approche réellement ouverte, basée sur des standards vraiment ouverts et se tournant vers une structure indépendante pour soumission et validation.
C'est ce second cas que IBM, Novell, InstallShield et ZeroG ont retenu :
- il s'agit d'un schéma XML dont les spécifications sont publiées ;
- proposé au consortium W3C pour avis ;
- librement utilisable (pas de royalties) ;
- avec un groupe de travail dédié au sujet.
Quand des industriels pensent vraiment standards ouverts... tout le monde y gagne.
Sources :
Par Thierry Stoehr,
lundi 19 juillet 2004 à 11:00 :: Général
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Un article de Benoît Sibaud publié sur Linuxfr, partant du principe d'interopérabilité, fait le point de l'affaire entre VirginMega et Apple à propos de leur affrontement pour la vente en ligne de musique.
http://linuxfr.org/2004/07/18/16834.html
Par Thierry Stoehr,
lundi 19 juillet 2004 à 10:56 :: Interopérabilité
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L'article L'INA a la mémoire qui flanche de Sophie Bourdais (Télérama n°2843 du 7 juillet 2004, page 64 à 66) souligne les problèmes rencontrés par l'Institut National de l'Audiovisuel pour passer au numérique... et pour le conserver.
Tout d'abord, l'INA doit transformer ses données analogiques en numérique :
Notre mémoire télévisuelle est en péril : les films et les bandes videos résistent mal à l'épreuve du temps. On estime entre douze et quinze ans l'espérance de vie des films, menacés par le "syndrome du vinaigre", et six ans celle des divers formats vidéo qui se sont succédésde 1962 à 1990 (...). Plus inquiétant encore, beaucoup de ces documents n'existent qu'en un seul exemplaire, et on ne trouvera bientôt plus de machines pour les lire. Avec un million sept cent mille heures d'archives radio et télé analogiques menacées de disparition, l'institut national de l'audiovisuel s'est lancé, dès 1999, dans une véritable course contre la montre pour sauver ce patrimoine en péril.(...)
Ensuite, ses stocks numériques doivent être conservés, en évitant de ne plus pouvoir les lire et en empêchant leur dégradation :
Dans une salle ultra-sécurisée, deux grosses "bibliothèques" informatiques stockent les programmes numérisés. Elles n'ont que trois ans et sont déjà pleines. L'une et l'autre renferment plus de mille six cents cassettes, qui contiennent chacune quarante-sept heures d'émission. Une troisième, plus petite et plus récente, contiendra à terme mille sept-cent cassettes d'un nouveau standard, Sony ne fabriquant déjà plus le précédent ! C'est un processus sans fin. On va bientôt devoir faire migrer le contenu des deux premières "bibliothèques" dans la troisième
, constate Bernard Rocher, responsable du SNC (projet Sauvegarde Numérisation Communication).(...)
Avant même le problème du format numérique retenu, c'est bien :
- le problème du format physique de stockage de ces données numériques qui est crucial : comment lire des supports dont on n'a plus les lecteurs ;
- le problème de l'entretien de ces stocks numériques : même les supports numériques subissent des dégradations, des altérations, que l'on doit éviter avec plusieurs exemplaires, régulièrement recopiés.
Et cela pour l'INA comme pour les autres structures qui ont (ou auront) des archives numériques. (Merci à Tristan pour avoir signalé l'article).
Par Thierry Stoehr,
dimanche 18 juillet 2004 à 12:50 :: Archivage
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Les messageries instantanées soignent jalousement leur non-interopérabilité. Pourtant une annonce de Yahoo, AOL et Microsoft va dans le sens contraire : il y a (aurait) possibilité d'échanger entre les messageries instantanées différentes de ces trois sociétés.
Cependant, quand on s'y attarde, il faut préciser et nuancer :
- cela ne concerne que les entreprises, rien n'est prévu pour les particuliers, aucun accord : "rien de tel sur le secteur grand public, pour lequel il n’est pas toujours pas question d’interopérabilité directe entre les trois principales messageries".
- l'opération n'est possible que par un serveur Microsoft LCS, pas via un serveur sur lequel un protocole commun serait déployé.
(article "Messagerie instantanée: Microsoft décroche l'interopérabilité avec AOL et Yahoo" d'Estelle Dumout http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39161387,00.htm)
En consultant le communiqué de presse sur le site américain, on y lit (le gras y est aussi) :
Standards-based architecture. Live Communications Server is built using industry-standard protocols Session Initiation Protocol (SIP) and SIP for Instant Messaging and Presence Leveraging Extensions (SIMPLE), enabling a broad partner and developer ecosystem. http://www.microsoft.com/presspass/press/2004/jul04/07-15EnterpriseIMConnectivityPR.asp
Il y a donc un "standard SIP/SIMPLE". Mais est-ce un standard ouvert, au sens légal comme défini dans la loi française et aussi comme admis par le monde de l'informatique ? Les spécifications sont-elles publiques, publiées, librement accessibles et librement utilisables ? Si oui, on a un standard ouvert, comme par exemple le XHTML affiché dans votre navigateur à cet instant. Si non, le standard est auto-proclamé. Et même s'il était largement utilisé, cela n'en ferait pas un vrai standard ouvert.
Or SIP/SIMPLE n'est pas le standard retenu par l'IETF, qui a choisi XMPP, utilisé par le logiciel Jabber et développé par la Jabber Software Foundation. Et déjà le 22 octobre 2003, on pouvait lire que la fondation essaye de :
promouvoir ainsi le standard ouvert XMPP face notamment à Sip/Simple (Session Initiation Protocol for Instant Messaging and Presence Leveraging Extensions), développé par Microsoft
(article L’outil "open source" de messagerie instantanée Jabber détrône ICQ, d'Estelle Dumout, http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39127846,00.htm?feed).
Et ce problème d'interopérabilité des messageries instantannées est assez ancien déjà, puisqu'en novembre 2002 on lisait :
Faute de consensus entre les principales sociétés éditrices de logiciels de messagerie instantanée, l'organe de normalisation technique de l'internet se tourne vers les développeurs "open source" pour mettre au point un standard commun.
(article "Messagerie instantanée: les logiciels libres au secours de l'interopérabilité" de Robert Lemos et Estelle Dumout, http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,2125361,00.htm)
En résumé, selon les intérêts, les mêmes sont prêts à saluer et à utiliser les formats ouverts ou à les saluer et à les ignorer... Interopérabilité en deça des intérêts commerciaux, non-interopérabilité au-delà.
Par Thierry Stoehr,
samedi 17 juillet 2004 à 12:00 :: Interopérabilité
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Le site OpenFormats.org était constitué d'une longue page détaillée qui traitait clairement des formats ouverts et donnait de nombreuses références. Il était rédigé en français et italien, par Bastien Guerry et Dario Taraborelli. Il avait déjà été logiquement cité ici.
Le site fait peau neuve :
- avec une nouvelle organisation : non plus une seule longue page mais 8 parties ;
- avec un Wiki ;
- avec les informations aussi en langue anglaise ;
- et enfin avec une nouvelle charte graphique.
Alors, que ce soit pour lire ou contribuer : http://www.openformats.org
Par Thierry Stoehr,
samedi 17 juillet 2004 à 00:05 :: Ressources
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ICQ, AIM, Yahoo Messenger, MSN Messenger, Messager, iChat : ce sont des logiciels de messagerie instantaneé de différents acteurs. Qui s'appuient sur des protocoles... fermés. Donc impossible de communiquer vraiment entre chacun : l'utilisateur de l'un de ces logiciels ne peut échanger instantanément qu'avec les autres utilisateurs du même logiciel. Communiquez, communiquez... mais uniquement avec ceux qui ont le même logiciel (ou "compatibles").
Pas d'interopérabilité. Il y a déjà les prisonniers d'appareils qui ne savent lire que certains formats musicaux. Ici ce sont des prisonniers de logiciels. Et pour résoudre ce problème ? Un vrai format ouvert ! Comme Jabber, http://www.jabber.org, qui est une norme de l'IETF (voir http://www.jabber.org/ietf/).
Un excellent article sur le sujet sur StandBlog.
Par Thierry Stoehr,
vendredi 16 juillet 2004 à 01:00 :: Interopérabilité
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Ma conférence du 11 mars 2004 ("Tout savoir, ou presque, sur les formats de données et tout ce que cela implique") a donné lieu a un enregistrement audio.
Il est disposnible au format ouvert Ogg Vorbis :
Par Thierry Stoehr,
jeudi 15 juillet 2004 à 23:50 :: Ressources
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Un article assez développé à propos de l'interopérabilité, dans l'encyclopédie libre, en ligne et en français, Wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Interop%C3%A9rabilit%C3%A9
Par Thierry Stoehr,
mercredi 14 juillet 2004 à 17:58 :: Interopérabilité
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Deux articles de ce jour tirent la sonnette d'alarme à propos des fichiers de musique.
Un fichier de musique brut, c'est lourd. Donc il faut le compresser. Surtout si on veut le faire circuler. Et encore plus le vendre, car le marché de la musique numérique est en pleine explosion. Mais le vendre avec le matériel pour l'écouter est encore mieux. En liant ce matériel d'écoute aux fichiers musicaux. L'un ne va pas sans l'autre.
C'est ce qui se passe dans le secteur de la musique numérique : il y a des formats qui donnent des fichiers lourds et il y a des formats compressés (mais avec altération de la qualité musicale) qui donnent des fichiers plus légers. Et ces fichiers plus légers permettent de stocker plus de musique sur les appareils d'écoute. Mais seulement pour les appareils qui peuvent lire les fichiers aux formats compressés retenus.
Ainsi, le nerf de la guerre est le format. Qui doit aussi permettre la gestion des droits numériques (les DRM : Digital Rights Management). Donc le format est fermé. Pas de standard ouvert.
Quatre couples format-non-ouvert/appareil s'affrontent actuellement :
- le format AAC et les iPod d'Apple
- le format ATRAC et les matériels de Sony (et quelques autres qui savent lire le format ATRAC)
- le format WMA, format de Microsoft, et les appareils qui l'utilisent (comme ceux Philips par exemple)
- le MP3, format plus ouvert mais avec brevet, utilisé sur de nombreux appareils
Face à eux, un format réellement ouvert, le Ogg Vorbis (qui n'utilise pas de technologie brevetée), utilisé par les matériels iRiver par exemple.
Alors, les formats vraiment ouverts comme solution pour régler cette foire d'empoigne et permettre l'interopérabilité ? Ce serait à souhaiter.
Articles de Florent Latrive dans Libération du 13 juillet :
Par Thierry Stoehr,
mardi 13 juillet 2004 à 13:40 :: Général
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Le 30 juin dernier, Stéphane Treppoz, PDG d'AOL France, quittait la tête de la société à la surprise générale.
Parmi les nombreux articles consacrés au sujet, celui de ZDNet signé Estelle Dumout donnait une information intéressante :
Ted Leonsis, numéro deux d’AOL, leur a sommairement exposé les arcanes d’un projet baptisé Copland. Selon lui, dès l’année prochaine, le fournisseur d’accès pourrait renoncer au modèle propriétaire, avec une version qui proposera un navigateur indépendant du gestionnaire de courrier électronique et du lecteur multimédia. (Source : http://rss.zdnet.fr/actualites/business/0,39020715,39159367,00.htm)
En cherchant avec les termes de Copland, AOL et Ted Leonsis, on apprenait qu'une conférence de presse avait eu lieu le 30 avril dernier au siège d'AOL, avec une annonce inattendue à la clé :
En quelques phrases, le big boss révèle ainsi que, l'année prochaine, AOL pourrait abandonner le modèle propriétaire, qui est sa marque de fabrique. La future version proposera un navigateur indépendant du gestionnaire de courriel et du lecteur multimédia. (Source : http://lemagchallenges.nouvelobs.com/articles/p225/a242009.html)
Toujours en mai, c'est 01net. qui indiquait à propos de cette annonce :
Il s'agit de rompre avec la sacro-sainte structure fermée d'AOL regroupant tous les logiciels au sein d'un seul contenant. (Source : http://www.01net.com/article/242434.html)
En d'autres termes, on passerait :
- d'une situation fermée : connexion propriétaire, interface tout en un verrouillée, avec un navigateur spécial AOL (qui intègre le moteur de rendu d'Internet Explorer), avec un logiciel de courriers électroniques propriétaire ;
- à une situation basée sur les standards ouverts permettant de se connecter de manière tout à fait standard (par exemple en ADSL avec PPPoA et PPPoE), de choisir son navigateur et son logiciel de courriers électroniques.
Service fermé par excellence par le passé, AOL ira (irait) donc vers les standards ouverts malgré (ou à cause de) la concurrence qui fait rage. (Merci à Tristan Nitot pour ses précisions).
Par Thierry Stoehr,
lundi 12 juillet 2004 à 22:55 :: Internet
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Le site du Jargon Français (de l'informatique), Jargonf, maintenu principalement par Roland Trique, est hébergé par l'excellent site Linux-France. Il donne des définitions intéressantes ainsi qu'une longue liste de formats de fichiers.
Format de fichier :
C'est la façon dont les données qu'il contient sont codées. (http://www.linux-france.org/prj/jargonf/F/format_de_fichier.html)
Format ouvert :
Un format de données est dit ouvert lorsque ses spécifications sont à la disposition du public et peuvent être utilisées à volonté, sans contraintes légales en limitant l'usage ou exigeant le paiement de royautés. (http://www.linux-france.org/prj/jargonf/F/format_ouvert.html)
Une longue liste non exhaustive de type de fichiers : http://www.linux-france.org/prj/jargonf/themes/TYPFICH.html
Linux France : http://www.linux-france.org
Le Jargon Français : http://www.linux-france.org/prj/jargonf/index.html
Et il y a aussi la définition donnée par la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004, traitée dans le premier billet de ce site.
Par Thierry Stoehr,
dimanche 11 juillet 2004 à 23:40 :: Ressources
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Comment conserver des informations pour au moins 300 ans ? Quel format de données retenir pour les archiver à long terme ?
Ces questions se sont posées au centre d'enfouissement de déchets radioactifs de la Manche, qui doit conserver les informations concernant son stockage.
Les responsables n'ont pas choisi un format ouvert. Ils n'ont pas choisi un format fermé. Ils n'ont pas retenu de logiciel : en fait aucun élément informatique. Les informations sont... sur papier, imprimées !
Certes, il s'agit d'un papier spécial, dit papier permanent, avec une encre spéciale pour ne pas se dégrader. Conservé dans des conditions favorables (température, hydrométrie) et en plusieurs exemplaires en des lieux différents (ici deux, Châtenay-Malabry et Fontainebleau).
Alors, le format ouvert le plus pérenne à long terme serait-il l'imprimé, avec le papier comme support et les yeux comme élément de lecture ?
En tout cas, dans cette situation bien particulière, pour assurer une pérennité la plus absolue à propos d'informations cruciales, il faudrait conserver chaque élément de la chaîne :
- le fichier avec un format (ouvert de préférence, même si cela n'est plus alors aussi important) ;
- le support mémoire (disque dur, CD Rom, DVD,...) et veiller qu'il ne se dégrade pas ;
- le logiciel utilisé pour créer le fichier ;
- le système d'exploitation de la machine et les autres éléments informatiques utilisés pour créer le document (polices par exemple) ;
- la machine en entier aussi pour la partie matérielle (en espérant que l'alimentation électrique actuelle restera la même...) ;
- le tout en plusieurs exemplaires.
Cela est sans doute trop exigeant, ce qui a fait retenir dans ces conditions le format papier à la place du format électronique.
Source : article de Transfert, http://www.transfert.net/a9475
Par Thierry Stoehr,
samedi 10 juillet 2004 à 23:35 :: Archivage
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En 2003, l'Association Lyonnaise pour le Développement de l'Informatique Libre a rédigé une série de documents d'une page, baptisés Fiche Libre et traitant d'un sujet précis.
La numéro 2 est intitulée "Les standards ouverts" : http://www.aldil.org/projets/fiches_libres/fiche2-standards.pdf
Par Thierry Stoehr,
vendredi 9 juillet 2004 à 17:50 :: Ressources
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Un site Web d'une page qui donne des réponses à cette question, en français et en italien : http://www.openformats.org/.
Clair, riche, écrit par Bastien Guerry et Dario Taraborelli, avec de nombreux liens.
Par Thierry Stoehr,
jeudi 8 juillet 2004 à 17:21 :: Ressources
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Depuis juillet 2001, avec une première intervention à propos des formats de fichiers (de données), et avant l'ouverture de Formats-Ouverts.org le 1er juillet, voici une liste (presque) exhaustive avec plus de 30 conférences en 3 ans (avec pour chacune, la date, le lieu, la manifestation).
- 2001 - juillet - Bordeaux - RMLL
- 2001 - novembre - Angers - une partie lors d'une formation CNFPT
- 2002 - vendredi 9 mai - Casablanca - Casablanca Linux Days
- 2002 - juin - Orsay - Parinux
- 2002 - lundi 1er juillet - Archamps - formation d'enseignants
- 2002 - juillet - Bordeaux - RMLL
- 2002 - Nantes - association Linux-Nantes
- 2002 - novembre - Montpellier - association ALL
- 2002 - Grenoble - école d'ingénieur
- 2002 - samedi 15 novembre - Soissons
- 2002 - décembre - Orléans - formation continue de l'éducation nationale
- 2003 - mai - Soissons - formation continue éducation nationale de bibliothécaires
- 2003 - samedi 14 juin - Paris - Léa Party
- 2003 - juin - Orsay - Parinux
- 2003 - juillet - Metz - RMLL
- 2003 - mars - Amiens
- 2003 - samedi 18 octobre - Paris La Villette - Parinux - Fête de la musique
- 2003 - samedi 25 octobre - Montpellier - Léa Party
- 2004 - mardi 3 février - Paris La Défense - Solutions Linux
- 2004 - jeudi 5 février (matin) - Paris La Défense - Solutions Linux
- 2004 - jeudi 5 février (après-midi) - Paris La Défense - Solutions Linux
- 2004 - jeudi 11 mars - Paris - conférence Parinux
- 2004 - vendredi 19 mars - Amiens
- 2004 - jeudi 1er avril - Paris Porte de Versailles - salon SETI
- 2004 - vendredi 9 avril - Limoges - Game Over
- 2004 - dimanche 25 avril - Marne la Vallée - Libr'East
- 2004 - vendredi 14 mai - Brest - Autour du libre
- 2004 - mardi 18 mai - Soissons - formation continue éducation nationale de bibliothécaires
- 2004 - mercredi 26 mai - Archamps - LinuxEdu
- 2004 - jeudi 27 mai - Archamps - LinuxEdu
- 2004 - samedi 5 juin - Orsay - Parinux
- 2004 - jeudi 24 juin - Lagarde - une partie lors d'une formation CNFPT
Par Thierry Stoehr,
mercredi 7 juillet 2004 à 22:53 :: Conférence
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(Le texte ci-dessous est celui diffusé dans le dossier de presse des RMLL 2004 et reprend ce que j'ai développé à l'occasion de ma conférence de ce jour.)
Lors de la cinquième édition des Rencontres Mondiales des Logiciels Libres (RMLL), du 6 au 10 juillet 2004 à Bordeaux, le mardi 6 juillet, conférence présentant l'importance capitale des formats de données, avec la définition donnée par la LCEN (loi sur la confiance en l'économie numérique) des standards ouverts et annonce du lancement du site "Pour les formats ouverts !", http://www.formats-ouverts.org.
Après l'ouverture de la partie "grand public et éducation" des RMLL 2004, la première conférence proposée expliquait le rôle crucial des formats de fichiers et ses répercussions, notamment ses dangers.
En effet, tout utilisateur de logiciel, lorsqu'il enregistre son travail (rédiger un texte, saisir un rendez-vous avec une adresse, établir un tableau mensuel de valeurs,...) il produit un fichier. Ce fichier est enregistré à un format, qui est souvent celui du logiciel, fait par le logiciel et fait pour le logiciel.
Et là, deux cas de figure se présentent :
- le format est fermé : on ne sait rien dessus, de son fonctionnement, uniquement déténu par l'éditeur du logiciel ; les coulisses sont inconnues ; la dépendance est totale.
- le format est ouvert : on connait son fonctionnement, ses coulisses techniques, qui sont publiées, connues, réutilisables librement ; il y a indépendance.
Les formats fermés sont par exemple ceux de Word (traitement de texte de Microsoft) ou de QuattroPro (tableur de Corel).
Le formats ouverts sont par exemple le HTML, le format des pages Web qui est connu, publié par le W3C (World Wide Web Consortium, http://www.w3c.org) ou le PDF, établi par Adobe, connu et librement utilisable, pour diffuser une version figée de son document.
Mieux : il existe des formats ouverts et structurés, ce qui est meilleur encore, tels que XML et ses dérivés, de plus en plus utilisés par l'ensemble de l'industrie informatique.
Dans le cas des formats fermés, les informations saisies ne sont pas maîtrisée par les auteurs, car dépendent des décisions de l'éditeur du format. On a ainsi 5 dangers, souvent rencontrés par les utilisateurs :
- Impossible de communiquer et d'échanger l'information :
- si le logiciel n'est pas présent sur les machines destinatrices : quand le logiciel n'existe pas pour sa machine ou est trop cher pour être acquis, pas d'accès à l'information !
- si le logiciel des destinataires n'est pas la même dernière version utilisée par l'auteur du document, le fichier, au dernier format fermé en date n'est pas utilisable par le logiciel dans ses versions précédentes.
- Aucune pérennité de l'information :
- si l'éditeur renonce à prendre en compte un format jugé trop ancien dans son logiciel actuel, les informations produites (par les particuliers, les entreprises, les administrations, les associations) ne seront plus exploitables ;
- si l'éditeur arrête le développement et la vente de son logiciel (pour recentrage de sa gamme de produits, pour rentabilité trop faible), les fichiers n'ont plus l'outil pour les lire : informations aussi perdues ;
- si l'éditeur disparait (faillite, rachat, fusion), les informations sur les fichiers au format fermé de ses logiciels dispaissent aussi... et donc la possibilité de les réutiliser.
Ces dangers des formats fermés peuvent-ils être encourus, alors que ces dangers sont connus et que des formats ouverts équivalents existent ?
Sans doute non, encore moins par les services publics, mais aussi par les entreprises ou les particuliers.
L'interopérabilité, c'est-à-dire l'utilisation possible sans logiciel exclusif, doit être assurée. Ainsi que la pérennité.
Tous ces points sont d'ailleurs indiqués depuis le 22 juin dernier dans l'article 4, titre Ier, chapitre Ier de la LCEN :
"On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre."
Source : http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=ECOX0200175L
Cette conférence s'est terminée par l'annonce de l'ouverture depuis le 1er juillet du site Formats-Ouverts.org, "Pour les formats ouverts !". Sous forme d'un journal (weblog ou blog), des informations, l'actualité liées aux formats ouverts (et aussi fermés) y sont reprises et développées.
Ce site se veut une contribution à l'utilisation des formats ouverts au côté de sites déjà établis comme StandBlog (http://www.standblog.org) et OpenWeb (http://openweb.eu.org) à propos des standards du Web, ou du groupe de travail Interop de l'AFUL sur l'interopérabilité (http://www.aful.org/gdt/interop).
Par Thierry Stoehr,
mardi 6 juillet 2004 à 23:00 :: Conférence
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L'excellent site OpenWeb, pour les standards du Web, http://openweb.eu.org, est né mi-2002 et propose des articles selon 4 profils : débutant, expert, gourou et décideur. Une douzaine d'experts traitent des formats ouverts du Web comme (X)HTML (mais aussi des CSS, PNG ou DOM) en expliquant, argumentant et informant.
Par Thierry Stoehr,
lundi 5 juillet 2004 à 10:00 :: Ressources
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Parmi les ressources en ligne sur les standards du Web (la conformité au HTML, les CSS, l'accessibilité,...), un site incontournable déjà connu, Standblog, ouvert le 18 juillet 2002, avec un rédacteur pertinent et talentueux, Tristan Nitot.
Standblog, Un journal sur les standards du Web et autres futilités,
http://www.standblog.org.
Et derrière Standblog, c'est le remarquable logiciel DotClear, aussi employé ici : http://www.dotclear.net.
Par Thierry Stoehr,
dimanche 4 juillet 2004 à 19:00 :: Ressources
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Sony lance son site d'achat de musique en ligne, Connect (http://www.connect-europe.com) le 5 juillet prochain (Apple ayant lancé le sien le 15 juin dernier, iTunes Music Store http://www.apple.com/fr/itunes/ et Virgin le 18 mai, VirginMega.fr, http://www.virginmega.fr). Guerre commerciale. Donc aussi guerre des formats, pour capter puis garder ses clients.
Le journaliste Jérôme Colombain de France Info, dans sa chronique hebdomadaire "France-Info.com" du samedi consacre donc un petit reportage à cette ouverture. Et de citer un point important : le nouveau format de musique utilisée par Sony, appelé ATRAC, est seulement utilisable avec les matériels Sony.
Les chansons vendues sur Connect ne seront pas en MP3 mais au format Atrac c'est-à-dire écoutables sur PC et sur des baladeurs numériques uniquement de marque Sony. Incompatibles avec les autres systèmes. Cependant, selon Robert Ashcroft, senior Vice-Pdt chargé des services de réseaux, Sony espère que toutes les technologies de musique numérique, aujourd'hui incompatibles entre elles, deviendront rapidement inter-opérables. (Les termes en italique sont de moi)
Source :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/hightech2/
De plus, comme pour le site de vente de Virgin, seuls les utlisateurs de Windows et avec Internet Explorer récent peuvent y accéder...
En résumé :
- aucune interopérabilité pour accéder au site : pas d'Internet Explorer, pas de musique Sony. Au lieu de s'appuyer sur un logiciel, il serait bien plus pertinent de s'appuyer sur les standards du Web, interopérables.
- aucune interopérabilité pour écouter les morceaux achetés : pas de matériel Sony, pas de musique au format ATRAC écoutable !
Mais nous devrions nous rassurer, nous dit-on : ces formats deviendront rapidement interopérables (dixit). Quand, pour quel format ?
Mystère.
Sans doute le temps que chacun se soit affronté, ait le plus d'utilisateurs pour ensuite faire passer son format comme le format à utiliser : mais en publiant les spécifications pour tous ou uniquement entre éditeurs ?
La guerre des formats fermés est bien là. Pas encore l'interopérabilité.
Par Thierry Stoehr,
samedi 3 juillet 2004 à 16:13 :: Interopérabilité
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Voici un article portant sur les formats de fichiers, leurs dangers, les caractéristiques.
Il a été publié en deux parties en 2002 (juin et septembre) dans Rése@ux.74, La lettre des technologies de l'information du CRI74 (Centre de Ressources Informatiques de Haute Savoie, http://www.cri74.org).
Il existe de très nombreux formats de fichiers. Mais tous les formats ne sont pas identiques : ils ont des caractéristiques propres, des avantages, des inconvénients, des limites, et même des dangers.
Partie 1 dans le n°12 :
Partie 2 dans le n°13 :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 2 juillet 2004 à 22:23 :: Ressources
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Le Groupe de Travail Interopérabilité de l'AFUL (GdT Interop) a été créé le 1er mai 2002. Il mène des actions de sensibilisation et propose des informations et des liens à propos des standards du Web et des formats de fichiers libres.
En plus des pages disponibles, une liste de diffusion est en place.
Références :
Par Thierry Stoehr,
vendredi 2 juillet 2004 à 13:00 :: Ressources
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Le Journal Officiel n° 143 du 22 juin 2004 publie la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique (référence NOR: ECOX0200175L).
On y trouve, Titre Ier (De la liberté de communication en ligne), Chapitre Ier (La communication au public en ligne), Article 4 :
On entend par standard ouvert tout protocole de communication, d'interconnexion ou d'échange et tout format de données interopérable et dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre.
Lire la suite
Par Thierry Stoehr,
jeudi 1 juillet 2004 à 22:20 :: Loi
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Le site Formats-Ouverts.org, (FOo), traite des formats, protocoles et standards ouverts, dans différents domaines (comme l'interopérabilité, l'archivage), depuis le 1er juillet 2004 (plus de 1500 jours) - Les formats se rencontrent presque partout - Il y a actuellement 1685 articles en ligne, dont 32 pour le mois de septembre et les notules - Les 1000 articles : le communiqué de presse (inédit et exclusif) - Les statistiques mensuelles du site - Attention : vote électronique - Les conférences - Les 4 ans ! - Le 1600e article - Un index du site - Où en est le patrimoine numérique ?
Notules express :
XML10 : les 10 ans de XML en 2008
Par Sylvain Lhullier,
jeudi 1 juillet 2004 à 17:01 :: Vie du site
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Premier billet... de présentation rapide en 3 points de formats-ouverts.org :
- un site Web sous forme de blog ;
- à propos des formats ouverts (et donc aussi des formats fermés) ;
- utilisant des logiciels libres, des technologies libres et des formats ouverts.
Bienvenue donc, bonne lecture et bonne utilisation !
Par Thierry Stoehr,
jeudi 1 juillet 2004 à 14:34 :: Vie du site
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Thierry Stœhr - courriel : contact AT formats-ouverts.org
Responsable d'édition et rédacteur en chef
Thierry est l'auteur de nombreuses conférences ou d'articles depuis 2001 sur les formats de données (ou les formats de fichiers), leur importance, leur rôle et les dangers possibles des formats fermés, au sens large.
Depuis 1998, il est fortement impliqué dans les logiciels libres, au travers essentiellement de l'AFUL, association francophone des utilisateurs de Linux et de logiciels libres. Les logiciels libres sont basés sur des formats ouverts et des protocoles ouverts. Un CV.
Sylvain Lhullier - courriel : webmaster AT formats-ouverts.org
Support technique de Thierry 
Auteur de plusieurs articles de presse, Sylvain donne des conférences sur ses sujets d'expertise et enseigne en université et école d'ingénieurs l'usage de langages et de logiciels Libres.
Secrétaire de l'AFUL et administrateur de Parinux et des Mongueurs de Perl, Sylvain est un membre actif de la communauté française du Libre.
Par Sylvain Lhullier,
jeudi 1 juillet 2004 à 10:34 :: Vie du site
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Coulisses techniques (ou Colophon, joli terme de l'édition papier)
La publication est effectuée dans des formats ouverts : les pages du site sont en XHTML avec feuilles de styles CSS et la syndication est assurée au format RSS.
Ce site est hébergé sur le serveur dédié de Sylvain Lhullier (loué via Network-Hosting) où sont utilisés les logiciels Libres suivants :
La principale machine utilisée pour la rédaction des articles fonctionne avec une distribution Linux Ubuntu (sur matériel Apple portable).
Historique et chronologie du site
- le 30 avril 2008 : les 1400 jours de Formats-Ouverts.org avec Iron Man
- 17, 18 et 19 décembre 2006, le « trio du millième » :
- le 1er décembre 2006 : bilan de novembre, avec 3 records ; 977 articles
- le 2 août 2006 : bilan de juillet, le 25e mois ; 849 articles
- du 25 au 28 décembre 2005 : quatre jours de pause imposée pour cause de formats
- le 6 décembre 2005 : Formats-Ouverts.org contre les menaces du projet de loi DADVSI à l'encontre des standards ouverts et de l'interopérabilité : bandeau et texte en tête des pages
- le 21 novembre 2005 : mise en place des lettrines, grâce à la feuille de style CSS (un format ouvert)
- le 27 octobre 2005 : des rétroliens de type spam sont massivement postés (300) sur Formats-Ouverts.org, d'où fermeture des commentaires et rétroliens pour les articles de plus de 15 jours, puis 1 jour